Friedrich Nietzsche et Gabriel Monod


Des "relations amicales et superficielles": exercice de révision

Dans l'historiographie traditionnelle de la réception française de Nietzsche, de Geneviève Bianquis (1929) à Jacques Le Rider (2001) en passant par de nombreux autres, Gabriel Monod occupe une place assez limitée.  Les deux hommes n'auraient eu que des "relations amicales et superficielles". Dans les années 1870, il serait l'auteur d'un compte-rendu "tout à fait isolé" en 1874 et il aurait rencontré Nietzsche au festival de Bayreuth en 1876. Dans les années 1880, il aurait "le mérite" d'avoir parlé de Nietzsche à Jean Bourdeau, qui lui-même aurait publié le premier article sur Nietzsche en 1888. Dans le cadre d'un travail en cours sur les premiers contacts français peu "fructueux" de Nietzsche, j'ai essayé de cerner la place de Gabriel Monod dans la vie de Nietzsche et dans la diffusion de ses idées. Pour cela, je rends à Nietzsche son prénom car je me replace à l'époque où Gabriel Monod l'a connu, à cette époque où on appelait Nietzsche: "Monsieur".

(Laure Verbaere, juin 2026)




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