Camille SPIESS, né en 1878 à Genève

Voir Traces inédites: lettre à Armand Quinot


Médecin et sexologue suisse, écrivain sur l’homosexualité et théoricien de l’ « androgénie », Spiess pensait que ce dernier était le « troisième sexe » et représentait une stade supérieur de l’humanité (« Le Troisième Sexe est la trinité de l’Homme parfait, qui est à la fois lui-même, sa femme et son fils! »).

Anarchiste individualiste de droite, ses idées philosophiques et sociales furent un mélange de racialisme, de psycho-sexualité et de nationalisme français. La double influence de Nietzsche et de Gobineau fut omniprésente dans son œuvre. Il fut l’auteur de La Vérité sur F. Nietzsche en 1910 (Paris, Librairie Vanier), qui était une réponse à l’ouvrage de V. de Pallarès contre le nietzschéisme de l’époque, Le Crépuscule d’une idole (Paris, Grasset, 1910). Une biographie sur Camille Spiess fut écrite par son ami, Joseph Rivière. En 1917, Spiess se montre comme farouche patriote français dans Impérialismes: la conception gobinienne de la race: sa valeur au point de vue bio-psychologique (Paris, E. Figuière et Cie).

SPIESS Camille, "Le génie de Nietzsche", in Soi-même, 15 août 1917.

 

SPIESS Camille, "Nietzsche contre la barbarie allemande", in Revue contemporaine, juin et août 1918.

 

SPIESS Camille, Nietzsche contre la barbarie allemande, Paris, Ed. de la Revue contemporaine, 1919. In -8 de 28 pages.

Nietzsche contre la barbarie allemande parut d’abord en forme d’article dans la Revue contemporaine de Paris, dans le numéro de juin-août 1918; l’article fut réédité en plaquette en 1919. Dans l’ouvrage, Spiess reprend les idées déjà énoncées dans Impérialismes: la conception gobinienne de la race: sa valeur au point de vue bio-psychologique (Paris, E. Figuière et Cie): prenant la défense de Nietzsche, il condamne le « machiavélisme de Bismarck », le « patriotisme matériel », la « folie nationale » et la « politique stérile » de l’Allemagne, son « esprit débile » et l’ « anarchie [de ses] valeurs intellectuelles ». Selon lui, Nietzsche avait discerné très tôt que l’Allemagne était une société en dégénérescence raciale, politique et culturelle, une société « judaïsée ».

 

SPIESS Camille, "Humanisme et individualisme", in Un, août 1920.

L’article prolonge les réflexions de Spiess sur l’humanisme nietzschéen, commencées autour de 1900 et qui continueront jusqu’à sa mort. « J’ai trop aimé Nietzsche », dira-t-il plus tard, en 1942, « que je considère comme mon père spirituel ». -[Don Longo, 2014]

 

SPIESS Camille, "Nietzsche et la France", in L'ordre naturel, 6, 13, 20 janvier 1921.

 

SPIESS Camille, "Gobineau et Nietzsche", in L'ordre naturel, 9 juin 1921.

 

SPIESS Camille, "Gobineau et Nietzsche", in L'ordre naturel, 15 septembre 1921.

 

SPIESS Camille, "Nietzsche et la pensée française", in La pensée française, 14 juin 1923, p. 9-11.

 

SPIESS Camille, "Nietzsche et la pensée française", in La pensée française, 28 juin 1923.

 

SPIESS Camille, "Nietzsche et la pensée française", in La pensée française, 12 juillet 1923, p. 9-12.

 

SPIESS Camille, "Nietzsche et la syphilis", in Comoedia, 7 juillet 1928, p. 2.

 

SPIESS Camille, "Lettre sur le cas Nietzsche", in Comoedia, 23 juillet 1928, p. 2.

 

SPIESS Camille, Nietzsche et Nice, Nice, Athanor, 1942.

EXPOSITION: Übermensch - Friedrich Nietzsche et les conséquences 16 octobre 2019 - 22 mars 2020 voir

 

NOUVEAU:

 

Nietzsche et Zola

(Jean-Pierre Dumont, septembre 2019)

 

Que pensait Emile Zola de Nietzsche? de Wagner? lire

 

"Nietzsche wirkt in die populäre Breite, und man muss in die Breite gehen" (Andreas Urs Sommer, Nietzsche und die Folgen, 2017)

 

"Viele neue Nietzsches sollen zutage treten? - Ein paar wenige würden genügen..." (Reto Winteler, Friedrich Nietzsche, der erste tragische Philosoph, eine Entdeckung, Basel Schwabe Verlag, 2014)

NOUVEAU

Laure Verbaere

Nietzsche et l'agrégation de philosophie (avril 2019) lire

OUTIL: Nietzsche et les philosophes français: traces empiriques et paroles 1889-1903 lire

Les éditions de Zarathoustra de 1920 à 1935 voir

et de 1935 à 1950 voir

 

Nouvelle trace inédite

Lettre d'Eric Blondel à Don Longo lire

  

Dominique de Gaultier de Laguionie, petit-neveu du philosophe français Jules de Gaultier (1858-1942) met à disposition les archives dont il dispose. voir

Jules de Gaultier et Nietzsche

Don Longo:

Les pèlerins à Sils-Maria voir

 

Alan Schrift:

“Le nietzschéisme comme épistémologie”, extrait de Patrice Maniglier (dir.), Le Moment philosophique des années 1960 en France (PUF, 2011) lire

 

Alan Schrift:

French Nietzscheanism lire

The Nietzsche Canon: a publication history and bibliography (William Schaberg) lire

" (...) [l]es philosophes de profession [...] oublient que Nietzsche ne promulgue pas un catéchisme nouveau mais nous invite à créer nous- même le système des valeurs auquel nous voulons dévouer notre vie. Dosons en nous la quantité de dionysisme et de christianisme mystique qui va nous inspirer. Il y aura autant de solutions qu'il y aura d'individus et c'est de leur collaboration que naîtra la vie nouvelle." (Charles Andler, 1932)

Becoming a Destiny: The Nietzsche Vogue in French intellectual Life, 1891-1918 (Christopher E. Forth, Dissertation, State University of New York, Buffalo, 1994)

Traces orales

Nietzsche « n'est pas allé assez loin dans le sens de sa propre doctrine ; il n'a pas été assez nietzschéen. (…) Nietzsche n'a pas encore un sens suffisant de la relativité : il est encore trop systématique. » (Frédéric RAUH, extrait de cours à la Sorbonne, 1904)

 

"Chaque doctrine nouvelle présente certaines arêtes et extrémités outrancières autour desquelles la curiosité frivole de la multitude voltige hâtivement mais ce n'est pas l'exactitude ou la fausseté de quelques points particuliers, ce sont l'étendue et la profondeur de la création qui doivent retenir notre attention. Je ne me suis jamais demandé si les théories nietzschéennes du «surhomme » ou de l'« éternel retour » sont justes ou non: et qui se le demanderait encore, en dehors de quelques ratiocineurs et éplucheurs de livres ? Une grande œuvre ne nous intéresse toujours que par ce double côté: l'homme créateur et l'action créatrice." (Stefan Zweig, L'Humanité, 21 mai 1926)

Comoedia, 28 mars 1914
Comoedia, 28 mars 1914

Le Rire, 10 décembre 1910