Gabriel BRUNET (1889-1964)

Gabriel Brunet fut critique littéraire au Mercure de France dès 1890. Il publia des études sur Nietzsche (1919), sur Pascal (1923), sur Malherbes (1928), entre autres. Ses Evocations littéraires (Paris, Ed. À l’étoile, 1932) obtinrent le Grand Prix de la Critique en 1932. Sur Brunet, voir Silvio Tissi, Gabriel Brunet: romancier de la tragédie et de l’ironie (Paris, Mercure de France, 1938). Il faut se rappeler qu’avant la Grande Guerre le Mercure de France fut très lié au mouvement symboliste; en plus, la revue publia les premières traductions de Nietzsche en français à partir de 1895. - [Don Longo, 2014]

Lire l'article sur Gabriel Brunet dans la Lanterne du 21 mars 1927.


BRUNET Gabriel, "Une énigme. Nietzsche et la guerre", in Mercure de France, tome 131, n°495, 1er février 1919, p. 385-406.

Dans cet article, Brunet relève le paradoxe au cœur de la pensée nietzschéenne: Nietzsche aime la guerre autant qu’il déteste les positions nationalistes, et surtout le nationalisme de l’Empire allemand. Selon Brunet, la guerre chez Nietzsche avait une valeur de « symbole » de « l’affirmation de la vie… » (p. 393); en plus « Si Nietzsche fait l’apologie de la guerre, c’est donc uniquement parce qu’elle est capable de tremper les caractères individuels » (p. 391). Pour Brunet Nietzsche est l’ami du « génie » français et l’ennemi du militarisme allemand qui lui « répugnait » (pp. 405-406). Le Nietzsche de Brunet est le « Nietzsche français ».

 


BRUNET Gabriel, "Préface" de F. Nietzsche, Saint-Janvier, Paris, Stock, 1923.

 

BRUNET Gabriel, "Création et critique", in Mercure de France, tome 172, n°622, 15 mai 1924, p. 5-29.

 

BRUNET Gabriel, "Les Grecs, toujours les Grecs!", in Je suis partout, 11 avril 1931, p. 2.

 

BRUNET Gabriel, "Nietzsche", in Je suis partout, 28 janvier 1933, p. 4.

 

BRUNET Gabriel, "Racine, par Th. Maulnier", in Je suis partout, 18 mai 1935, p. 5.

 

BRUNET Gabriel, "Un livre de Nietzsche", in Je suis partout, 20 janvier 1939, p. 8.

 

 

 

Novembre 2019

Biennale Nietzscheana

Nietzsche et la France. La France et Nietzsche

 

NOUVEAU:

 

Nietzsche et Zola

(Jean-Pierre Dumont, septembre 2019)

 

Que pensait Emile Zola de Nietzsche? de Wagner? lire

 

"Nietzsche wirkt in die populäre Breite, und man muss in die Breite gehen" (Andreas Urs Sommer, Nietzsche und die Folgen, 2017)

NOUVEAU

Laure Verbaere

Nietzsche et l'agrégation de philosophie (avril 2019) lire

OUTIL: Nietzsche et les philosophes français: traces empiriques et paroles 1889-1903 lire

Les éditions de Zarathoustra de 1920 à 1935 voir

et de 1935 à 1950 voir

 

Nouvelle trace inédite

Lettre d'Eric Blondel à Don Longo lire

  

Dominique de Gaultier de Laguionie, petit-neveu du philosophe français Jules de Gaultier (1858-1942) met à disposition les archives dont il dispose. voir

Jules de Gaultier et Nietzsche

Don Longo:

Les pèlerins à Sils-Maria voir

 

Alan Schrift:

“Le nietzschéisme comme épistémologie”, extrait de Patrice Maniglier (dir.), Le Moment philosophique des années 1960 en France (PUF, 2011) lire

 

Alan Schrift:

French Nietzscheanism lire

 

Nouveaux outils

The Nietzsche Canon: a publication history and bibliography (William Schaberg) lire

 

"Viele neue Nietzsches sollen zutage treten? - Ein paar wenige würden genügen..." (Reto Winteler, Friedrich Nietzsche, der erste tragische Philosoph, eine Entdeckung, Basel Schwabe Verlag, 2014)

" (...) [l]es philosophes de profession [...] oublient que Nietzsche ne promulgue pas un catéchisme nouveau mais nous invite à créer nous- même le système des valeurs auquel nous voulons dévouer notre vie. Dosons en nous la quantité de dionysisme et de christianisme mystique qui va nous inspirer. Il y aura autant de solutions qu'il y aura d'individus et c'est de leur collaboration que naîtra la vie nouvelle." (Charles Andler, 1932)

Becoming a Destiny: The Nietzsche Vogue in French intellectual Life, 1891-1918 (Christopher E. Forth, Dissertation, State University of New York, Buffalo, 1994)

Traces orales

Nietzsche « n'est pas allé assez loin dans le sens de sa propre doctrine ; il n'a pas été assez nietzschéen. L'attitude où il veut qu'on se place est bien celle qui convient ; mais nous ne pouvons pas dire d'avance qu'on doive, en s'y plaçant, aboutir à l'exaltation de l'individu plutôt qu'à son absorption dans la société : cela dépend des cas et des moments. Nietzsche n'a pas encore un sens suffisant de la relativité : il est encore trop systématique. » (Frédéric RAUH, extrait de cours à la Sorbonne, 1904)

 

"Chaque doctrine nouvelle présente certaines arêtes et extrémités outrancières autour desquelles la curiosité frivole de la multitude voltige hâtivement mais ce n'est pas l'exactitude ou la fausseté de quelques points particuliers, ce sont l'étendue et la profondeur de la création qui doivent retenir notre attention. Je ne me suis jamais demandé si les théories nietzschéennes du «surhomme » ou de l'« éternel retour » sont justes ou non: et qui se le demanderait encore, en dehors de quelques ratiocineurs et éplucheurs de livres ? Une grande œuvre ne nous intéresse toujours que par ce double côté: l'homme créateur et l'action créatrice." (Stefan Zweig, L'Humanité, 21 mai 1926)

Comoedia, 28 mars 1914
Comoedia, 28 mars 1914

Le Rire, 10 décembre 1910