Quelques cours, communications, entretiens... après 1940


(Laure Verbaere, mis à jour le 13 janvier 2026)

Nietzsche et le national-socialisme (1941)

Conférence donnée le 12 février 1941 par Charles Le Verrier (Grandes conférences des ambassadeurs,  Paris).

 

Nietzsche et le National-Socialisme 1941
Gazette de Bayonne, de Biarritz et du Pays basque (1941)
Charles Le Verrier sur Nietzsche
L'Express de l'Est et des Vosges (1941)
Pariser Zeitung (1941)
Pariser Zeitung (1941)

Nietzsche et Schopenhauer (mars 1941)

Conférence donnée par E. Rothacker (professeur à l'Université de Bonn), organisée par l'Institut allemand le 26 mars 1941, dans la salle de la Maison de la Chimie de Paris (d'après le résumé publié dans L'Œuvre)

Nietzsche et sa critique de l'homme moderne (mai 1941)

Conférence donnée par Werner Bokenkamf, organisée par l'Institut allemand le 3 mai 1941, dans la salle de la Maison de la Chimie de Paris (d'après le résumé publié dans L'Œuvre)

Aussi dans La France au travail, 4 mai 1941:


Nietzsche et la France (1941)

Conférence donnée par Philippe Lavastine, d'après le résumé et les extraits publiés dans Les Nouveaux Temps, 15 octobre 1941.

Bonheur et Héroïsme (Montaigne,Montesquieu, Nietzsche, Jaspers, Heidegger) (octobre 1941)

Conférence donnée par Dolf Sternberger, organisée par l'Institut allemand, le 30 octobre 1941, dans la Maison de la Chimie de Paris (d'après le résumé publié dans L'Œuvre)

Les prophéties de Nietzsche (9 mars 1942)

Conférence donnée par Charles Le Verrier (Sociétés savantes, Paris)

"Pendant longtemps, Frédéric Nietzsche, par le double jeu d’une pensée enjuivée qui faisait le silence autour de son nom, et d’une presse nationale-cocardière qui ne voulait voir en lui qu’un Prussien barbare ne fut connu sous sa figure réelle que par une petite élite.

D’un côté, le prétentieux youpin Julien Benda, qui se répandait sous lui dans « Marianne » et autres « Nouvelles Littéraires », faisait la pluie et le beau temps en certains cercles « intellectuels » auxquels d’abondants moyens financiers permettaient de diffuser largement leurs théories déliquescentes parmi la jeunesse estudiantine. De l’autre, « bien-pensants », panachards, poincaristes et tardieusards, obnubilés par le clairon de Déroulède, et congénitalement intoxiqués de germanophobie considéraient un peu Nietzsche comme un dangereux énergumène de la philosophie...

A tel point qu’il eût été bien difficile, durant l’entre-deux-guerres, de trouver une étude ou un article sur Nietzsche qui ne fût pas empreint de subjectivité plus que tendancieuse, quand ce n’était pas d’opposition systématique.

(...)

Un des Français qui connaissent le mieux l’œuvre nietzschéenne, le professeur Charles Le Verrier, a prononcé récemment, salle des Sociétés Savantes au cœur du Quartier Latin, une conférence « Sur l’auteur de « La Volonté de la puissance » qui fut suivie avec ferveur par une assistance vibrante et enthousiaste. (...)"


Ainsi parlait Zarathoustra, de Nietzsche (juillet 1943)

Emission de la Radio nationale, le mercredi 7 juillet 1943 (programme de philosophie de l'éducation nationale 9h-9h45)

Nietzsche moraliste (décembre 1943)

Emission de la Radio nationale, le 7 décembre 1943: questions de littérature et de langage, par André Thérive, avec Marcelle Schmitt. Lectures de Spenlé (programme)

Frédéric Nietzsche et la tragédie de l'Europe contemporaine (décembre 1943)

Conférence donnée par Edmond Vermeil, le mardi 7 décembre 1943, à 5h30, au Hyde Park Hotel, sous les auspices de la Fédération britannique du Comité de l'Alliance Française.

D'après l'annonce dans France du 1er décembre 1943.

Lire "Nietzsche et le nazisme", in France (Londres), 13 décembre 1943.


Nietzsche (10 mars 1945)

Conférence donnée par l'abbé Raymond Vancourt, professeur de philosophie à l'Université Catholique de Lille (d'après l'annonce dans La Croix du Nord)


Nietzsche: le Surhumain et la Religion des Religions (16 novembre 1945)

Lundi 26 novembre 1945 à 20h30 à l'ancienne Faculté des lettres: I. - Henri Lefebvre: La Pensée Moderne. II. - Nietzsche: Le Surhumain et la Religion des Religions (Textes lus par Mme Ricard et M. Marcan). L'exposé sera suivi d'une discussion. (annonce dans La Démocratie du 26 novembre 1945)

L'existentialisme: conférence de Simone de Beauvoir (mai 1946)

Conférence prononcée à Alger au cours de laquelle Simone de Beauvoir évoque Nietzsche, d'après un article publié dans L'Effort algérien du 17 mai 1946. Extrait:

"J’ai déjà mentionné Nietzche. Mlle de Beauvoir l’a cité dans sa conférence, mais pour l’exclure immédiatement du monde existentialiste. Certes, les personnages, — j'allais écrire les héros de Sartre, mais je me suis rappelé Roquentin, de la « Nausée », et Mathieu, des « Chemins de la Liberté » — les personnages de Sartre luttant seuls, libres et incompris dans un monde hostile, rappellent par certains traits, la factice grandeur du surhomme. Mais non, il y a complète exclusive contre Nietzche... et je pense que celui qui le rejette ainsi hors du monde sartrien n'est autre que Hegel. Nietzche s'est servi de Hegel — personne ne l'ignore, — mais malgré cette influence, il est demeuré individualiste; et ce que Hegel a apporté à Sartre est précisément ce que Nietzche ne pouvait lui apporter: je veux dire un certain « sens du collectif ». Je crois d'ailleurs que ce « sens du collectif » est la seule direction que Sartre ait emprunté à Hegel, mais cela est d'importance. Dans une de ses œuvres, Hegel avait esquissé l’histoire du développement d’une pensée qui serait celle de l’espèce humaine et non plus celle de l’individu. Avec beaucoup plus de vie, lui infusant plus de chaleur, Sartre a fait sienne cette idée. Et liant, fondant la pensée de l'homme dans un grand courant de pensée collective, il ébauche soudain une lointaine communauté, grâce a laquelle Mlle de Beauvoir a immédiatement parlé de solidarité et nous a affirmé qu’ « un homme ne peut pas être libre tout seul ». Mlle de Beauvoir nous avait d'ailleurs préparé à cette idée de solidarité. Dans son roman, « Le sang des autres », qui est un commentaire de cette phrase de Dostoïewski : « Chacun est responsable de tout devant tous » — elle nous a montré qu'il n'est pas un pouce de notre route qui n'empiète sur la route des autres. Elle est même allée plus loin, et nous a fait déboucher dans un univers où la communication entre les êtres était possible, quand ils dépassaient leur égoïsme."

Nietzsche au procès de Nuremberg (1946)


Nietzsche et les Juifs (1947)

Le « Chema », organisme indépendant, se devant de concentrer toutes les tendances du jeune judaïsme lyonnais, poursuit le cycle de ses causeries « au coin du feu ». Jeudi soir 8 février, il nous fut donné d'assister à un exposé d’une

puissance et d’une technicité remarquables. Le sujet: « Nietzsche et les Juifs » fait logiquement suite au débat reporté dans notre précédente chronique. [Voir le sujet: L'homme moderne peut-il être juif?]

Par la clarté dialecticienne du conférencier et son habileté de scientifique, nous avons suivi pas à pas l’évolution intellectuelle de Nietzsche et avons disséqué, avec son aide, l’œuvre abhorrée, mais historiquement juste, du grand maître allemand.

Perspicace, un peu teinté de mimétisme, notre jeune ami M. Hosanski s’efforça d’atteindre à l’objectivité, au «fair play», puis s’abandonna à sa faconde, à une griserie de comparaisons qui ne sont pas raisons, mais dont la cascade diaprée fut continuellement traversée d’éclairs de vérité.

Vu la particularité de cet exposé et le rejaillissement qu’entraînerait la diffusion de sa conclusion, nous ne pouvons vous en faire un fidèle compte rendu. Toutefois, il a permis à nos jeunes juifs lyonnais, sinon de raffermir leur foi en la mission du judaïsme, tout au moins de prendre nettement position à cet égard." (Bulletin mensuel de la Circonscription consistoriale israélite de Lyon, 1er mars 1947)

L'art de Wagner jugé par Nietzsche, février 1947, salle Gaveau

Maurice Boucher avec le concours de Joy Mac Arden (d'après le programme publié dans la Revue musicale)

Nietzsche (Radio-Sorbonne, 1947/1948)

Diffusion du cours de licence et d'agrégation d'Edmond Vermeil, le jeudi à 14h, sur le Poste Radio-Sorbonne inauguré en décembre 1947 (annonce publiée en janvier 1948) Mention d'un possible premier cours le 19 décembre 1947.


Le procès de Nietzsche (1948)

Quatre conférences de Geneviève Bianquis en février 1948, dans le cadre des cours publics 1947-1948 de la Faculté des lettres de Dijon (annonce)

Nietzsche et sa responsabilité (mars 1948)

Conférence donnée par Edmond Vermeil, à l'Athénée, sous les auspices de la Société genevoise d'Etudes allemandes.

Lire H. Schweizer, "Selon M. le professeur Vermeil. En dépit de ses responsabilités, Nietzsche reste grand"in Journal de Genève, 1er mars 1948, p. 5.


Nietzsche und seine Verantwortung (février 1949)

Conférence donnée par Edmond Vermeil en février 1949 au Musée des Beaux-Arts, sous les auspices de la Société Industrielle.

Voir E. Erhard, "Nietzsche und seine Verantwortung", in Le Républicain du Haut-Rhin, 13 février 1949, p. 3.