Bibliographie inédite des publications françaises sur Nietzsche 1868-1940

(Laure Verbaere et Donato Longo)

 

(en savoir plus)

Edmond Huot de Goncourt (1822-1896)

Nadar — Musée des beaux-arts du Canada
Nadar — Musée des beaux-arts du Canada

Ecrivain français, frère de Jules Huot de Goncourt (1830-1870).

Les deux frères sont connus pour leur journal intime: Journal, Mémoires de la vie littéraire, commencé en 1851 qu'Edmond de Goncourt poursuit seul après la mort de son frère.

De 1884 à 1888, Nietzsche évoque à de nombreuses reprises les frères et leur Journal, comme ici, par exemple, dans une lettres à Peter Gast du 10 novembre 1887:

Der 2.te Band des „Journal des Goncourt“ ist erschienen: die interessanteste Novität. Er betrifft die Jahre 1862—65; in ihm sind die berühmten dîners chez Magny auf das Handgreiflichste beschrieben, jene Diners, welche zwei Mal monatlich die damalige geistreichste und skeptischste Bande der Pariser Geister zusammenbrachten (Sainte-Beuve, Flaubert, Th<éophile> Gautier, Taine, Rénan, les Goncourts, Schérer, Gavarni, gelegentlich Turgenjew usw). Exasperirter Pessimismus, Cynismus, Nihilismus, mit viel Ausgelassenheit und gutem Humor abwechselnd; ich selbst gehörte gar nicht übel hinein — ich kenne diese Herrn auswendig, so sehr daß ich sie eigentlich bereits satt habe. Man muß radikaler sein: im Grunde fehlt es bei Allen an der Hauptsache — „la force“. (Nietzsche Source)



GONCOURT Edmond de, Journal. Mémoires de la vie littéraires, 1891-1896, volume 4, Paris, Fasquelle et Flammarion, 1956. [L.V.]

A titre indicatif, je signale cette édition qui contient deux passages sur Nietzsche en 1892 et 1894, même s'ils ne figuraient pas dans les versions antérieures expurgées (édition de 1887-1896 et édition de 1935-1936).

10 avril 1892

"[...]

Puis il [Daudet] nous peint des intérieurs parisiens étranges, comme l'intérieur où la femme dit: « Pardon, avant de sortir, j’ai encore une heure de traduction de Nietzsche », le philosophe allemand de la dernière heure.

[...]" (Edition 1956, p. 228)

j'ai encore une heure de traduction de Netche
j'ai encore une heure de traduction de Netche

Jeudi 11 octobre 1894

"[...] Là-dessus, Jeanne la [Henriette de Bonnières] déclare insupportable et nous la peint, à ses jours, parlant tout le temps de ses traductions de Nietzsche et de ses levers dès patron-minette pour l’étude de toutes les langues qu'elle prétend parler.

Au fond, cette petite de Bonnières n'est qu'une perruche bruyante et jacassante, qui répète les mots allemands que lui a appris Wyzewa.

[...]" (Edition 1956, p. 644)

parlant tout le temps de ses traductions de Netsche
parlant tout le temps de ses traductions de Netsche