Pierre Mendousse (1870-1933)


En 1909, il est professeur chargé de cours au Lycée de Digne. Il est docteur ès lettres en 1909 avec cette thèse dédiée à Frédéric Rauh.

La deuxième édition en 1911 signale qu'il est professeur de philosophie au Lycée de Digne.

Il publie en 1928 le "complément" de sa thèse: L'âme de l'adolescente (Alcan)


MENDOUSSE Pierre, L'âme de l'adolescent, Paris, Alcan, 1909.

Thèse soutenue en 1909. 2ème édition en 1911, 3ème édition en 1914.

Nietzsche et les adolescents. Selon l'édition de 1911. Note que  l'adolescent "est presque mûr pour les doctrines individualistes : de seize à vingt ans, il n'est pas nécessaire de bien comprendre les idées de Stirner, de Nietzsche ou de M. Barrès pour les adopter avec enthousiasme" (p. 54).

Constate que "lorsqu'une pensée nouvelle semble devoir éclairer le problème de la Destinée, c'est sur les jeunes intelligences

qu'elle rayonne d'abord. Par exemple, parmi les études qui ont rendu quelque temps Nietzsche populaire en France, on peut

citer comme ayant été des premières celles parues dans le Mercure de France, le Banquet, la Revue blanche, L'Effort et autres

périodiques où cherche à se définir l'âme confuse de nos jeunes contemporains. On peut même affirmer qu'il y a plus de souci

des problèmes philosophiques dans chacune de ces revues que dans tous les périodiques rédigés exclusivement par des adultes,

les publications spéciales mises à part" (p. 146).

Rapporte que Jean Bourdeau "cite le cas d'un jeune homme timide et rougissant, plein de respect pour ses maîtres, qui, après la lecture de Nietzsche, tenta de faire violence à une Frau Professorin sous prétexte d'appliquer à la lettre le fameux précepte : « Rien n'est vrai : tout est permis. »". Note à ce sujet: "Il va sans dire que de telles conséquences sont rares, même chez les sujets claquemurés dans leur idéologie" (p. 167).