Camille Mauclair (1872-1945)


Camille Mauclair est le pseudonyme de Camille Laurent Célestin Faust, poète, romancier, historien d'art et critique littéraire français.

Collaborateur pendant la deuxième guerre mondiale, son nom est mis par le Comité national des écrivains sur la liste des auteurs interdits.

Lire Simonetta Valenti, Camille Mauclair, homme de lettres fin-de-siècle, Milan, Vita e pensiero, 2003 et Rosemary Yeoland, La Contribution littéraire de Camille Mauclair au domaine musical parisien, New York, Edwin Mellen Press, 2008.


MAUCLAIR Camille, "Conférence sur Solness le constructeur", in Mercure de France, tome 11, n˚53, mai 1894, p. 16-27.

Pièce d'Ibsen. Utilisation de "surhumain" en relation avec le génie (p. 22).

 

MAUCLAIR Camille, "Chants de la Pluie et du Soleil, par Hugues Rebell", {Les livres}, in Mercure de France, tome 11, n˚56, août 1894, p. 385.

"M. Rebell s'est épris de l'individualisme absolu de Nietzsche, et est allé vers une aristocratie cruelle, un paganisme esthétique et violent, un matérialisme jouisseur qui l'entraîne de plus en plus".

 

MAUCLAIR Camille, « Ibsen en France », in Arte, Revista internacional, n°1, 1895-1896, p. 189-194.

Sur les querelles puériles autour de la réception de Ibsen et Nietzsche en France.

 

MAUCLAIR Camille, « L’état actuel de la critique littéraire française », in Nouvelle Revue, tome 5, 1er août 1900, p. 349-362

Cite Nietzsche (p. 359).

 

MAUCLAIR Camille, « Eugène Carrière et la Psychologie du Mystère », In Nouvelle Revue, tome 7, 1er décembre 1900, p. 349-358.

Note que l’art de Rodin et de Carrière opére ce que Nietzsche appelle la « transmutation de toutes les valeurs » (p. 356).

 

MAUCLAIR Camille, « Le roman historique français devant les étrangers », in Nouvelle Revue, tome 11, 1er août 1901, p. 431-445.

Signale « quelques joies littéraires » dont « la publication capitale des œuvres de Frédéric Nietzsche » (p. 433).

 

MAUCLAIR Camille, "Enquête sur l'influence allemande. M. Camille Mauclair", in Mercure de France, tome 44, n˚155, novembre 1902, p. 352-354.

"Si nous en venons à Nietzsche, ce grand poète, ce grand moraliste, ce génie lyrique et destructeur, qui a si prodigieusement épousseté la vieille scolastique et fait circuler le courant d'air des cimes pures et glacées dans la philosophie jargonnante, ce terrible clairvoyant qui a nettoyé la pensée comme l'impressionnisme a fait de la palette, celui-là influence, et toute une génération actuelle vibre de sa voix. Mais il est plus près de l'anarchisme que de toute autre catégorie, il est antisocial, et l'Allemand s'en effare, et Dieu sait comment il parle de l'esprit allemand! Comme Heine, Schopenhauer et Goethe, il hait la prussianisation, et il n'aime guère la benoîte torpeur des provinces confédérées." (p. 353-354).

 

MAUCLAIR Camille, "Le génie est un crime", in La Grande Revue, 1er février 1903, p. 311-366.

Début d'une pièce en 4 actes, non jouée.

Elle est aussi annoncée sous le titre "La Présence".

 

Dédicace à Nietzsche et omniprésence dans la pièce (voir notamment le personnage d'Olivier Dorel)

Voir l'analyse d'Emile Faguet dans le Journal des débats politiques et littéraires du 15 août 1904.