Emile Faguet (1847-1916)

Emile Faguet est un ancien élève à l'Ecole normale, docteur es lettres en 1883, d'abord suppléant à la Faculté des lettres de Paris (1890) puis professeur en titre de poésie française en 1897. Critique littéraire indépendant, il collabore à de nombreux périodiques dont le Journal des Débats, la Revue des Deux Mondes et la Revue latine. En 1900, il est élu membre de l'Académie française. A son sujet, cf. notamment Victor Giraud, "Emile Faguet poète et historien", in Revue des Deux Mondes, tome XLVI, 15 août 1938, p. 937-948.

Voir aussi Traces orales


"Des hommes mûrs et avisés se laissèrent prendre à ce jeu. Ne vit-on pas un disciple du grave Brunetière, M. Emile Faguet, critique littéraire délicat et dialecticien virtuose, se demander si le surhomme n'était pas une trouvaille et si après tout Nietzsche n'avait pas raison ?" (LUCIEN ROURE, 1904)

 

FAGUET Emile, "Le livre à Paris", in Cosmopolis, t. 4, n°11, novembre 1896, p. 495-506.

A propos de Ecrivains étrangers, de Teodor de Wyzewa: regrette que le passage sur Nietzsche, "excellent du reste, soit trop sommaire" (p. 504).

 

FAGUET Emile, "Nietzsche", in Revue bleue tome 10, n˚14, 1er octobre 1898, p. 417-421.

 

FAGUET Emile, « Nietzsche et Corneille », {La semaine dramatique}, in Journal des Débats, n°125, 6 mai 1901, p. 1-2.

 

FAGUET Emile, "Le premier livre de Nietzsche", in Revue latine 2, 25 février 1902, p. 65-98.

 

FAGUET Emile, « Goethe et Nietzsche », in La Revue, n°5, mars 1903.

 

FAGUET Emile, « Autour de Nietzsche », {Revue des livres}, in Annales politiques et littéraires, volume 2, 26 juillet 1903, p. 60-61.

Compte-rendu de Nietzsche, La Volonté de Puissance, d'Henri Lichtenberger, La philosophie de Nietzsche et de Pierre Lasserre, La Morale de Nietzsche.

 

FAGUET Emile, « Les idées littéraires de Nietzsche », in La Renaissance latine, 15 décembre 1903, p. 481-499.

Extrait de son livre, En lisant Nietzsche qui paraît en 1904.


 

 

 

FAGUET Emile, En lisant Nietzsche, Paris, Société française d'imprimerie et de librairie, 1904.

Traduction en anglais (d'après la Weimarer Nietzsche Bibliographie)


 

FAGUET Emile, "Un livre sur Schopenhauer", in La Revue, vol. 49, t. 3, 1904, p. 319-324.

Compte-rendu d'A. Bossert, Schopenhauer, l'homme et le philosophe publié aux éditions Hachette. Note: (...) n'oublions pas que Nietzsche lui-même, dont nous sommes tous engoués à présent, soit que nous l'adoptions, soit que nous le repoussions avec horreur (et le plus beau succès d'un philosophe, est d'être adoré, mais le plus grand succès d'un philosophe est d'être exécré) n'oublions donc point que Nietzsche lui-même, doit infiniment, ce qu'il n'a pas nié, du reste, à Schopenhauer. J'ai dit qu'avec Gœthe et Renan, sans beaucoup tenir compte de Schopenhauer, on reconstituerait à peu près tout Nietzsche." (p. 319)

 


 

 

 

FAGUET Emile, Propos littéraires, 3ème série, Paris, Société française d'imprimerie et de librairie, 1905.

Chapitre sur Nietzsche (p. 367-382) daté du 2 octobre 1898.


 

FAGUET Emile, "Le Serpent noir", in Revue latine, tome 4, n˚7, 25 juillet 1905, p. 385-398.

 

FAGUET Emile, "Le « Surhomme » d'après Nietzsche", {Etudes et portraits}, in Annales politiques et littéraires, t. 47, n°1223, 2 décembre 1906, p. 355-357.

 

FAGUET Emile, Propos de théâtre, 4ème série, Paris, Société française d'imprimerie et de librairie, 1907.

Contient une critique (datée du 19 novembre 1906) de la pièce de Paul Adam, Les Mouettes (p. 118-123)

 

FAGUET Emile, « M. Léon Blum », in Revue latine, n˚2, 25 février 1907, p. 65-78.

Compte-rendu de Léon Blum, En lisant, réflexions critiques. A propos des idées et des passions de Blum : « M. Léon Blum a horreur du christianisme ; il a horreur, par suite, d'une certaine morale traditionnelle qu'il ne définit guère, mais qui me semble être tout simplement la morale : il est nietzschéen. » (p. 66) Discute les idées de Léon Blum sur Paul Adam, Le Serpent noir, en refusant de concéder que Guichardot incarne l'homme fort de Nietzsche (p. 66-70). Conteste le soi-disant internationalisme de Nietzsche et considère que Nietzsche n'est au fond qu'une réaction contre Kant : « Or rien n'est plus allemand que le kantisme et aussi l'antikantisme, puisque kantisme et antikantisme, c'est toujours l'influence de Kant. Personne ne me paraît plus Allemand que Nietzsche. » (p. 74)

 

FAGUET Emile, « Ars et Vita », in Revue latine 25 mars 1907, p. 270-272.

Compte-rendu du roman de Gillouin, Ars et Vita. Commence par s'exclamer : « O Nietzsche! que de sottises on écrira en ton nom! » (p. 270) Parce qu'il a lu Nietzsche, le jeune héros s'accorde le droit de tuer la femme qui l'aime mais qui « s'oppose au développement de sa surhumanité » : telle est l'idée sans intérêt du roman, selon Faguet. Préfère s'intéresser au caractère, « moitié néronien, moitié nietzschéen » (p. 270), au type d'homme esquissé dans le roman, : « un type abominable mais très vrai, le type de l'homme qui unit toutes les audaces de pensée à toutes les lâchetés du cœur, et qui prétend excuser les unes par les autres. » (p. 272)

 

 ********

********

 

FAGUET Emile, "L'agitateur", in Le Gaulois, 10 avril 1911, p. 1.

A propos de ce roman de Guy de Cassagnac, note que le personnage de la duchesse d'Epernon a lu Nietzsche et qu'elle est socialiste, ce qui est contradictoire. 

 

FAGUET Emile, "Ferdinand Brunetière", in Revue hebdomadaire, t. 5, mai 1911, p. 433-459.

Conférence prononcée à la Société des Conférences le 19 mai 1911. Evoque Nietzsche (p. 436).

 

FAGUET Emile, "Nietzsche et les femmes", in Revue des Deux Mondes, 82, tome 8, 1er mars 1912, p. 81-95.

 

FAGUET Emile, "Pierre Normand. L'Annonciation", {Revue des livres}, in Annales politiques et littéraires, t. 30, n°1500, 24/30 mars 1912, p. 259-260.

Compte-rendu désapprobateur de cette "imitation inconsciente" de Zarathoustra.

 

FAGUET Emile, Initiation philosophique, Paris, Hachette, 1913.

35ème mille. Plusieurs évocations de Nietzsche.

 

[FAGUET Emile, "Nietzsche", in Revue mondiale, tome 146, 1er janvier 1922, p. 12-21.]


Site: dernières modifications

 

 

Moteur de recherche:

 

Nietzsche Superstar: Ein Parcours der Moderne

 

 

NOUVEAU:

 

 Julien Dupré

Nietzsche et les nationalistes français. Réceptions et usages d’une œuvre philosophique (1898 – 1945) lire

 

Renée Thomas

"Nietzsche dans l'enseignement de la philosophie en classe Terminale" (1985)

 

Rahel Wartenweiler

Charles Andler et la politisation de Nietzsche: une analyse de la dimension politique d’un transfert culturel (1890-1933)  lire

 

Projet de recherche

“The work must go on.” An investigation of Charles Andler, Malwida von Meysenbug, and the Nexus of Nietzschean Socialism (1890-1930) (Martine Béland) – CCÉAE (umontreal.ca)

 

La philosophie de  Nietzsche et le mouvement socialiste français (1890-1914)

Don LONGO

 

"Le Sang de Nietzsche" testament d'Arnaud Dandieu. Edition commentée par Christian Roy (2015/2020) 

 

 

Nietzsche et Zola

(Jean-Pierre Dumont, septembre 2019)

 

Que pensait Emile Zola de Nietzsche? de Wagner? lire

 

"Nietzsche wirkt in die populäre Breite, und man muss in die Breite gehen" (Andreas Urs Sommer, Nietzsche und die Folgen, 2017)

 

"Viele neue Nietzsches sollen zutage treten? - Ein paar wenige würden genügen..." (Reto Winteler, Friedrich Nietzsche, der erste tragische Philosoph, eine Entdeckung, Basel Schwabe Verlag, 2014)

Laure Verbaere

Nietzsche et l'agrégation de philosophie (avril 2019) lire

OUTIL: Nietzsche et les philosophes français: traces empiriques et paroles 1889-1903 lire

Les éditions de Zarathoustra de 1920 à 1935 voir

et de 1935 à 1950 voir

Dominique de Gaultier de Laguionie, petit-neveu du philosophe français Jules de Gaultier (1858-1942) met à disposition les archives dont il dispose. voir

Jules de Gaultier et Nietzsche

Don Longo:

Les pèlerins à Sils-Maria voir

" (...) [l]es philosophes de profession [...] oublient que Nietzsche ne promulgue pas un catéchisme nouveau mais nous invite à créer nous- même le système des valeurs auquel nous voulons dévouer notre vie. Dosons en nous la quantité de dionysisme et de christianisme mystique qui va nous inspirer. Il y aura autant de solutions qu'il y aura d'individus et c'est de leur collaboration que naîtra la vie nouvelle." (Charles Andler, 1932)

 

Traces orales

Nietzsche « n'est pas allé assez loin dans le sens de sa propre doctrine ; il n'a pas été assez nietzschéen. (…) Nietzsche n'a pas encore un sens suffisant de la relativité : il est encore trop systématique. » (Frédéric RAUH, extrait de cours à la Sorbonne, 1904)

 

 

"Chaque doctrine nouvelle présente certaines arêtes et extrémités outrancières autour desquelles la curiosité frivole de la multitude voltige hâtivement mais ce n'est pas l'exactitude ou la fausseté de quelques points particuliers, ce sont l'étendue et la profondeur de la création qui doivent retenir notre attention. Je ne me suis jamais demandé si les théories nietzschéennes du «surhomme » ou de l'« éternel retour » sont justes ou non: et qui se le demanderait encore, en dehors de quelques ratiocineurs et éplucheurs de livres ? Une grande œuvre ne nous intéresse toujours que par ce double côté: l'homme créateur et l'action créatrice." (Stefan Zweig, L'Humanité, 21 mai 1926)

Le Rire, 10 décembre 1910