Frédéric Paulhan (1856-1931)


Frédéric Paulhan est un philosophe français indépendant qui publie régulièrement des études de psychologie et d'esthétique dans la Revue philosophique. A partir de 1909, il devient correspondant de l'Institut.



PAULHAN Fr., "Enquête sur l'influence allemande. M. Fr. Paulhan", in Mercure de France, tome 44, n˚155, novembre 1902, p. 364-366.

"Nietzsche est aujourd'hui en passe de devenir influent, et ce ne sera pas un mal si nous savons nous servir de ses idées. C'est là le point" (p. 365).

 

PAULHAN Fr., "Victor Basch. - L'individualisme anarchiste. Max Stirner", {III. - Histoire de la philosophie}, in Revue philosophique de la France et de l'étranger, tome 60, n˚12, décembre 1905, p. 656-660.

Signale deux récentes traductions françaises du livre de Stirner et remarque : "Si Stirner est ainsi devenu à la mode, c'est à Nietzsche qu'il le doit." (p. 656) Constate qu'on l'a d'abord considéré comme le précurseur de Nietzsche mais que désormais, on admet avec Edouard Hartmann que la valeur philosophique de L'Unique et sa propriété est bien supérieure à celle de l’œuvre de Nietzsche (p. 656).

 

PAULHAN Fr., "Gaultier (Jules de). - L'indépendance de la morale et l'indépendance des mœurs", {II. Morale}, in Revue philosophique de la France et de l'étranger, tome 65, n°6, juin 1908, p. 654-657.

 Tout en émettant des réserves, souscrit globalement à la théorie de Jules de Gaultier selon laquelle les mœurs gardent "leur indépendance non seulement vis-à-vis de la morale, mais encore vis-à-vis de la logique, et leur caractère incalculable, rebelle à toute déduction." Les vertus morales, qui s'opposent sous un certain jour complètement aux "vertus logiques" sont "tout d'abord, le parti-pris, ce roc de fatalité", ce "je suis cela" de Nietzsche, indemne de toute motivation, décelant la présence effective, à titre d'élément chimique et de corps simple, d'une modalité indécomposable du fait, puis, à la suite de cette vertu dont on est tenté de dire qu'elle a la valeur positive d'une propriété, l'intransigeance, la fidélité à soi-même et à sa volonté, le degré de force et de courage en vue de la faire triompher, l'esprit de risque et l'intrépidité, d'un mot d'héroïsme qui incite à lutter et à jouer sa vie pour une cause dont les chances sont inconnues et dont on sait seulement qu'elle est sienne." (p. 655)

 

PAULHAN Fr., La morale de l'ironie, Paris, Alcan, 1909.

 

Contient : La contradiction de l'homme. - Le rôle de la morale. - Les immoralités de la morale. - L'ironie comme l'attitude morale.