Bibliographie inédite des publications françaises sur Nietzsche 1868-1940

(Laure Verbaere et Donato Longo)

 

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Jacques Bompard (1883-1948)


Écrivain, journaliste et chroniqueur littéraire français, Auguste Jules Joseph dit Jacques Bompard est directeur de La Grande revue en 1931. Il utilise parfois le pseudonyme de Claude Barjac.

BOMPARD Jacques, "Le cinquantenaire de Zarathoustra", in La Grande revue, t. 142, juillet 1933, p. 50-69.

 

BARJAC Claude, "Nietzsche en Suisse. Sur le chemin de la grandeur. “Je frémis en pressentant quels intrus, quels êtres totalement impropres se réclameront un jour de mon autorité”", in L'Ordre, 27 octobre 1934, p. 1. [L.V.]

"L’Allemagne officielle vient de célébrer le 90e anniversaire de la naissance de Nietzsche. Une couronne a été déposée sur sa tombe, au cimetière de Rœcken, près de Leipzig, village où il naquit, et où son père fut pasteur. M. Rosenberg a rendu visite à Mme Fœrster-Nietzsche, la sœur du philosophe, gardienne attentive du Nietzsche-Archiv, à Weimar. Quelques jours auparavant, le Führer lui-même était allé la saluer. Ainsi se renforce encore la tendance des dirigeants du IIIe Reich à accaparer la mémoire de Nietzsche : ils en font un de leurs prophètes, et lui empruntent constamment des maximes, des aphorismes à l’appui de leurs doctrines.

L'article de notre collaborateur Claude Barjac vient remettre cette prétention à son juste point. [...]".

Cet article est à nouveau publié le 25 octobre 1939.


 

BARJAC Claude, "De Nietzsche à Rilke. La mort de Lou Salomé", in L'Ordre, 14 février 1937, p. 1. [L.V.]

 

BARJAC Claude, "Actualité de Nietzsche?", in Triptyque, octobre 1938, p. 13-14. [L.V.]

Constate: "Les dirigeants du troisième Reich, en toute occasion, prétendent s annexer la mémoire de Nietzche. Ils en font un de leurs prophètes. Ils lui empruntent des maximes, des aphorismes, dont ils illustrent leurs théories. Et l'on peut se demander ce que penserait Nietzche de l'utilisation que l'on fait ainsi de son œuvre et de son nom." (p. 13)

Passe en revue les réponses apportées à cette question par Daniel Halévy, Edmond Vermeil, Simon Aberdam, Marius- P. Nicolas.

Conclut par une citation de Nietzsche: "Je frémis en préssentant quels intrus, quels êtres totalement impropres se réclameront un jour de mon autorité." (p. 14)

BARJAC Claude, "Encore une annexion nazie! Nietzsche en Suisse. Sur le chemin de la grandeur. “Je frémis en pressentant quels intrus, quels êtres totalement impropres se réclameront un jour de mon autorité”", in L'Ordre, 25 octobre 1939, p. 4. [L.V.]

"La guerre n’empêche pas l’Allemagne hitlérienne de préparer des cérémonies, oh ! discrètes, pour le 95e anniversaire de la naissance de Nietzsche. A chacun de ces anniversaires, jusqu’ici, le Führer était allé, en personne, saluer la tombe du philosophe au cimetière de Roecken, près de Leipzig, village où naquit Nietzsche et où son père fut pasteur. Ainsi s’affirmait la volonté tenace des dirigeants nazis d’accaparer la mémoire de l’écrivain, d’en faire un de leurs prophètes, de lui emprunter une forte pensée, une vigoureuse idéologie à l’appui de leurs folles doctrines. Claude Barjac remet ci-dessous cette prétention à son juste point. [...]"

Même article que l'article publié en 1934 dans le même journal.