Ossip-Lourié (1868-1955)


Ossip-Lourié est le pseudonyme de Ossip Lourié, né à Moscou en 1868, arrivé en France en 1892. Docteur ès lettres en 1900, naturalisé français en 1902, il est devenu professeur à l'Université nouvelle de Bruxelles. Il est aussi membre de la société de philosophie de l'Université de Saint- Pétersbourg. Lauréat de l'Institut en 1904, il est l'auteur de nombreux ouvrages sur la littérature russe et sur Ibsen.



OSSIP-LOURIE, La philosophie russe contemporaine, Paris, Alcan, 1902.

 

OSSIP-LOURIE, « Dostoiewsky », in La Revue Socialiste, janvier 1904, p. 80ff. 

Préfère Zarathoustra aux « héros maladifs et stériles » de Dostoiewsky (p. 80).

 

OSSIP-LOURIE, « Voprossi philosophii i psychologuii », {Revue des périodiques étrangers}, in Revue Philosophique de la France et de l'étranger, tome 57, n˚3, mars 1904, p. 332-334.

Compte-rendu d'un article de E. Troubetskoï, « La philosophie de Nietzsche. » (p. 333)

Evgenii Nikolaevich Trubetskoi (1863-1920) est professeur de philosophie à l'Université de Kiev de 1897 à 1906 puis à l'Université de Moscou de 1906 à 1917.Son article est publié en plusieurs fois : n˚66, p. 1-36 ; n˚67, p. 190-230 ; n˚ 68, p. 256-290 ; n˚69, p. 329-378. Cf. Davies, item 175 et 192.

 

OSSIP-LOURIE, « Voprossi philosophii i psychologuii », {Revue des périodiques étrangers}, in Revue Philosophique de la France et de l'étranger, tome 58, n˚10, octobre 1904, p. 437-439.

Compte-rendu de la fin d'un article de Troubetskoï intitulé « La philosophie de Nietzsche. » (p. 439)

 

OSSIP-LOURIE, "Voprossi filosofii i psychologuii", {Revue des périodiques étrangers}, in Revue Philosophique de la France et de l'étranger, tome 59, n˚5, mai 1905, p. 554-555.

Compte-rendu de N. Berdiaiev, "Le néo-idéalisme russe ", qui proclame la supériorité de la philosophie russe sur les philosophies européennes. Ossip-Lourié s'insurge : "(...) il faut être atteint de mégalomanie nationale pour affirmer que « Pouchkine est le seul poète et philosophe qui pénètre l'esprit de toutes les nationalités ». D'ailleurs, après une crise d'épilepsie, Dostoïevsky écrivit dans son Journal : « Etre un vrai Russe, c'est être un surhomme »." (p. 555)

 

OSSIP-LOURIE, "Voprossi filosofii i psychologuii", {Revue des périodiques étrangers}, in Revue philosophique de la France et de l'étranger, tome 68, n°11, novembre 1909, p. 548-550.

 

Compte-rendu d'un article de V. F. Tschige intitulé "Nietzsche moraliste". (p. 549-550) Note que l'auteur est "un grand admirateur de Nietzsche qu'il compare à Hegel et Comte, "les plus grands penseurs du XIXe siècle"." Remarque qu'en tant que psychiatre, il "nie l'influence de la maladie de Nietzsche sur ses facultés intellectuelles." Précise qu'il réfute l'opinion d'Alfred Fouillée selon lequel "Nietzsche est un anarchiste, antilibertaire, antiégalitaire pour qui, toute la morale étant abolie, le mieux est qu'un bon tyran fasse la loi." Ajoute que selon Tschige, "Nietzsche n'est pas seulement un négateur et un démoralisateur, mais aussi et surtout un constructeur." (p. 549).

 

OSSIP-LOURIE, "Nietzsche jugé par un Russe", {Chronique russe}, in Bibliothèque universelle et revue suisse, t. LXXX, octobre 1915, p. 165-166.

Eloge de l'interprétation de Nietzsche par Eugène de Roberty.

 

OSSIP-LOURIE, "Zarathustra et Raskolnikov", {Chronique russe}, in Bibliothèque universelle et revue suisse, t. LXXX, octobre 1915, p. 166-167.