Bibliographie inédite des publications françaises sur Nietzsche (Laure Verbaere et Donato Longo)

 

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Eugène de Montfort (1877-1936)


Eugène de Montfort commence sa carrière littéraire en publiant des poèmes en prose puis des essais. En novembre 1903, il fonde Les Marges dont il rédige seul le première série de 1903 à 1908 ; par la suite, il continue avec des collaborateurs jusqu'à la guerre. En 1908, il participe à la création de la Nouvelle Revue française dont le premier numéro paraît le 15 novembre. Il se brouille avec le reste du groupe et s'en va. La Nouvelle Revue française prendra un second départ sans lui le 1er février 1909. Cf. Eugène de Montfort, Vingt-cinq ans de littérature française, Paris, Librairie de France, 1920.



MONTFORT Eugène de, « Un journal anti-snob », {Revue}, in Les Marges, volume 1, juillet 1904, p. 152.

Commente ironiquement Abel Hermant, « Le Nietzsche des salons », publié dans le Figaro.

 

MONTFORT Eugène, « Un autre romantique que nous pouvons aimer : Maurice Barrès », in Les Marges, 1, 1904, p. 96ff.

 

MONTFORT Eugène de, "Mélanges. A propos de Walt Whitman", in Les Marges, 4, juillet 1909, p. 6-11.

Remarque : "La traduction de Bazalgette nous paraît venir à point. On est préparé ici à goûter la voix de Walt Whitman. Ce poète de l'énergie, de la force, de la santé continuera chez nous l'oeuvre de Nietzche." (p. 9-10) Met en évidence les points communs mais aussi les différences : "(...) s'ils chantent tous les deux la force, l'un en ferait sans doute un plus mauvais usage que l'autre." (p. 10)

 

MONTFORT Eugène de, "Charles-Louis Philippe", in Les Marges, 5, janvier 1910.

 

MONTFORT Eugène de, "Mélanges. Gide contre Gourmont", in Les Marges, tome 5, mai 1910, p. 158-165.

 

Suite à l'article d'André Gide, "L'Amateur de M. Remy de Gourmont", Montfort analyse les causes profondes de l'opposition entre Gide et Gourmont. Il dénonce "le soi-disant immoraliste, le soi-disant nietzschéen", qui est en réalité "un homme à qui le scepticisme fait horreur", "un chrétien aigu. Et sa révolte devant Gourmont, c'est la clameur du protestant, du puritain à Bible contre Voltaire." (p. 163)