TROUDE R., "Nietzsche en France", in Revue scientifique, n°6, 22 mars 1930, p. 192. [L.V.]
Compte-rendu du livre de Geneviève Bianquis, Nietzsche en France. L'influence de Nietzsche sur la pensée française:
Note: "Ecrit à l'occasion d'un concours ouvert par la Nietzsche-Gesellschaft, ce travail y a obtenu le premier prix. C'est un consciencieux tableau des différentes voies par lesquelles la pensée nietzschéenne s'est peu à peu infiltrée dans la pensée française: étude et traductions d'abord, puis actions et réactions chez les écrivains contemporains. L'auteur fait remarquer très justement que cette influence s'est fait sentir sur les littérateurs beaucoup plus que sur les philosophes, et en des sens fort divers, parfois diamétralement opposés. Comment s'en étonner si l'on connaît la complexité et la richesse, souvent désordonnées, qui caractérisent la doctrine du penseur allemand? Certaines des attributions de Mlle Bianquis sont discutables: le nietzschéisme d'un A. France ou d'un Barrès nous apparaît comme bien superficiel, celui de Maurras est plus défendable. Peut-être a-t-elle eu tort de négliger l'influence, parallèle sur certains points, sans doute plus profonde, de Renan. Mais dans l'ensemble elle témoigne de beaucoup de justesse dans ses vues et d'une vaste information. La copieuse bibliographie qui termine l'ouvrage, rendra de grands services."
Compte-rendu quasiment identique à celui qu'il publie dans la Quinzaine des livres et des revues du 25 juin 1930.
TROUDE R., "Nietzsche en France", {Les livres}, in Quinzaine critique des livres et des revues, 25 juin 1930, vol. 2, n°16, p. 311. [L.V.]
Compte-rendu du livre de Geneviève Bianquis, Nietzsche en France. L'influence de Nietzsche sur la pensée française:
Note: "Ecrit à l'occasion d'un concours ouvert par la Nietzsche-Gesellschaft, ce travail y a obtenu le premier prix. C'est un consciencieux tableau des différentes voies par lesquelles la pensée nietzschéenne s'est peu à peu infiltrée dans la pensée française: étude et traductions d'abord, puis actions et réactions chez les écrivains contemporains. L'auteur fait remarquer très justement que cette influence s'est fait sentir sur les littérateurs beaucoup plus que sur les philosophes, et en des sens fort divers, parfois diamétralement opposés. Comment s'en étonner si l'on connaît la complexité et la richesse, souvent désordonnées, qui caractérisent la doctrine du penseur allemand? Certaines des attributions de Mlle Bianquis sont discutables: le nietzschéisme d'un A. France ou d'un Barrès nous apparaît comme bien superficiel, celui de Maurras est plus défendable. Peut-être a-t-elle eu tort de négliger l'influence, parallèle sur certains points, sans doute plus profonde, de Renan. Mais dans l'ensemble elle témoigne de beaucoup de justesse dans ses vues et d'une vaste information. Une assez copieuse bibliographie termine l'ouvrage, qui complète utilement le grand travail de M. Andler."
Compte-rendu quasiment identique à celui qu'il publie dans la Revue scientifique du 22 mars 1930.