Bibliographie inédite des publications françaises sur Nietzsche 1868-1940 (Laure Verbaere et Donato Longo)

1868-1910: BIBLIOGRAPHIE ET COMMENTAIRES DE LAURE VERBAERE

 

(en savoir plus)

1894


Ouvrages qui évoquent plus ou moins brièvement Nietzsche


BERNARDINI Léonie, La littérature scandinave, Paris, Plon, Nourrit, 1894.

Mentionne Nietzsche (p. 139-140) dans une partie de l’ouvrage qui est une reprise de "En Scandinavie", publié en janvier 1894 dans la Revue hebdomadaire.

 

BOIS Jules, L'Eternelle Poupée, Paris Ollendorf, 1894.

Citation extraite de Zarathoustra et évocation de Nietzsche dans la préface. La préface paraît dans Gil Blas le 8 juillet 1894, p. 3.

 

BRINN’GAUBAST Louis-Pilate de et BARTHELEMY Edmond (trad.) La tétralogie de l’anneau de Nibelung de Richard Wagner, Paris, E. Dentu, 1894.

Voir l’avant-propos des traducteurs p. 104, note (2). Les traducteurs remarquent que, concernant la maîtrise de la langue de Wagner, Nietzsche n’a pas changé d’avis entre Richard Wagner in Bayreuth et Le Cas Wagner.

 

BRUNETIERE Ferdinand, L'évolution de la poésie lyrique en France au XIXe siècle, Paris, Hachette, 1894, 2 vol. in-16.

Contient des leçons professées à la Sorbonne. Au cours de la quinzième leçon consacrée au symbolisme, le 13 mai 1893, étudie Le Cas Wagner de Frédéric Nietzsche (p. 240-242).

Se défend de parler de l'Or du Rhin ou de la Valkirie en reconnaissant qu'il en est incapable. Ajoute : "Mais, en dehors de toute préoccupation d'ordre proprement musical, quand j'interroge, quand je consulte, quand je cherche autour de moi les raisons de la popularité de Wagner, je ne puis pas ne pas être frappé de ce que j'entend dire ou de ce que je lis" (p. 240).

Suit un extrait du Cas Wagner : "(...) l'art de Wagner est malade. (...) Wagner est une névrose (...) Wagner est l'artiste moderne par excellence, le Cagliostro de la modernité. En son art se trouve mélangé de la manière la plus séductrice, ce qui est aujourd'hui nécessaire au monde entier, - les trois stimulants des épuisés, la Brutalité, l'Artifice et la Candeur (l'idiotie)" (p. 240-241).

Brunetière commente : "C'est le philosophe à la mode, c'est Frédéric Nietzsche, - névropathe lui-même, Wagnérien forcené jadis, - qui s'exprime ainsi dans sa curieuse brochure : le Cas Wagner (...)" (p. 241). Qualifie Nietzsche d'"ancien admirateur, - ou, si j'ose dire, d'un renégat du wagnérisme" (p. 241). [11]

Ibid., 2ème édition, 1895.

Ibid., 3ème édition, 1899.

 

DESCHAMPS Gaston, La Vie et les livres, Paris, A. Colin, 1894.

Signale: "Des critiques allemands et même français proclament Frédéric Nietzche le premier écrivain de l'Allemagne contemporaine." (p. 102)

 

ERNST Alfred,L’art de Richard Wagner, Paris, Plon, Nourrit, 1894.

Evoque les relations entre Nietzsche et Wagner, p. 65.

 

PUJO Maurice, L'idéalisme intégral. Le règne de la grâce, Paris, Alcan, 1894.

 

REBELL Hugues, Union des trois aristocraties, Paris, Bibliothèque artistique et littéraire, 1894.

A propos du mode de gouvernement, cite Nietzsche (p. 43).

 

SOUBIES Albert, Almanach des spectacles, année 1893, Paris, E. Flammarion successeur, 1894.

Dans la partie "Documents concernant le théâtre. I Bibliographie" (p. 99-108), signale Nietzsche, Le Cas Wagner (1893) et Richard Wagner à Bayreuth traduit par Marie Baumgartner (p. 105)

 

WILLY, Rythmes et rires/ L’ouvreuse du cirque d’été, Paris, Bibliothèque de « La Plume », 1894.

Reprise de l’article sur Le Cas Wagner publié en 1892 (p. 15-19).

 

WILLY, Soirées perdues, Paris, Tresse et Stock, 1894.

Reprend en partie article "Bayreuth 22 juillet" à propos du Cas Wagner (p. 264)