Bibliographie inédite des publications françaises sur Nietzsche 1868-1940 (Laure Verbaere et Donato Longo)

1868-1910: BIBLIOGRAPHIE ET COMMENTAIRES DE LAURE VERBAERE

 

(en savoir plus)

1903

Articles qui évoquent Nietzsche

 

THOMAS Frank, "La jeune fille moderne", in Journal de la jeune fille, t. 1, 1903, p. 107-111.

Dénonce et moque les jeunes filles modernes qui ont des lectures inappropriées, qui ont lu Nietzsche, par exemple, sans rien y comprendre. (p. 109)

 

BREVILLE Pierre de, « Enquête sur l'influence allemande. M. Pierre de Bréville », in Mercure de France, tome 45, n˚157, janvier 1903, p. 89-91.

Section VI : Musique. Estime que « l'ère héroïque wagnérienne » est close : « Les jeunes musiciens, poussés par le désir naturel d'agir différemment de leurs aînés, ont pris, afin d'éviter la séduction de celui que Nietzsche appelle un dangereux nécromant, un moyen simple autant qu'absolu : ils le connaissent à peine. » (p. 90-91)

 

BROCHARD Victor, "La morale des Epicuriens et des Stoïciens" (texte), in  Revue des cours et conférences, n°9, 8 janvier 1903, p. 394-400 et (texte) in n°27, 14 mai 1903, p. 444-449.

Cours à la Sorbonne.

Digression sur Nietzsche avec notamment cette appréciation: "De nos jours, où la doctrine de Nietzsche a donné lieu à beaucoup d'interprétations souvent discordantes, il n'est pas facile de savoir exactement ce qu'a voulu dire le philosophe-poète." (p. 446)

 

DUJARDIN Edouard, « Enquête sur l'influence allemande. M. Edouard Dujardin », in Mercure de France, tome 45, n˚157, janvier 1903, p. 94-95.

Section VI : Musique. Wagnérien, Dujardin remarque cependant que Wagner représente à présent « toutes les choses néfastes dont l'esprit français a vraisemblablement pour mission de purger l'air ». Il ajoute : « Mais les temps changent. L'esprit allemand, par un admirable phénomène, vient de se nier lui-même en produisant le grand homme qui, allemand, représente la pure tradition française classique; je veux parler de Nietzsche. » (p. 95)

 

LA LAURENCIE M. de, « Enquête sur l'influence allemande. M. M. de La Laurencie », in Mercure de France, tome 45, n˚157, janvier 1903, p. 99-102.

Section VI : Musique. Constate le déclin de l'influence de la musique allemande et conclut : « Nous sommes en train de suivre le conseil de Nietzsche et de « méditerraniser la musique » ». (p. 102)

 

CARVALHO Xavier de, « Enquête sur l'influence allemande. M. Xavier de Carvalho », in Mercure de France, tome 45, n˚157, janvier 1903, p. 115-116.

Section VII : L'influence allemande hors de France. Discute l'influence allemande au Portugal et conclut : « Oui, nous aimons Wagner, le plus grand génie musical du siècle, nous admirons le puissant cerveau d'un Goethe, d'un Schopenhauer, d'un Büchner, d'un Herder, d'un Schiller, d'un Jean-Paul Richter, d'un Karl Marx, d'un Nietzsche, d'un Ernest Haeckel, mais notre esprit est plus ouvert aux conceptions latines et c'est le génie français qu'admirent les peuples de langue portugaise. » (p. 116)

 

COURTNEY W. L., « Enquête sur l'influence allemande. Mr. W. L. Courtney », in Mercure de France, tome 45, n˚157, janvier 1903, p. 117-118.

Section VII : L'influence allemande hors de France. Estime que l'influence allemande en Angleterre est « très forte et probablement plus grande que celle de tout autre pays étranger. Intellectuellement l'influence allemande est encore souveraine en philosophie (malgré les divagations de Nietzsche) et, à un moindre degré, en esthétique et en théorie politique. » (p. 117)

 

DAVRAY Henry-D., « Enquête sur l'influence allemande. M. Henry-D. Davray », in Mercure de France, tome 45, n˚157, janvier 1903, p. 120-121.

Section VII : L'influence allemande hors de France. Ne trouve que des traces insignifiantes d'influence allemande en Angleterre : « Quant à Nietzsche, une traduction complète de ses œuvres est en cours de publication, sans que les volumes parus aient suscité une bien vive curiosité. » (p. 120)

 

LÜTZOW Comte de, « Enquête sur l'influence allemande. Le Comte de Lützow », in Mercure de France, tome 45, n˚157, janvier 1903, p. 123-126.

Section VII : L'influence allemande hors de France. Discute le cas des pays autrichiens. Omnipotente avant 1866, l'influence allemande a par la suite disparu et est devenue inutile. Cite quelques lignes de Nietzsche qui « avait prévu ce changement dès 1871. Il écrivait : « Une grande victoire est un grand danger. (...) » (p. 125-126)

 

SYMONS Arthur, « Enquête sur l'influence allemande. Mr. Arthur Symons », in Mercure de France, tome 45, n˚157, janvier 1903, p. 130.

Section VII : L'influence allemande hors de France. Estime que depuis « la mort de Carlyle, en 1881, il n'y a pas eu de signe de l'influence allemande sur la pensée anglaise. Aujourd'hui la littérature allemande est peu lue en Angleterre et même la pensée anti-allemande de Nietzsche a à peine pénétré ici. »

 

ZANGWILL Israel, « Enquête sur l'influence allemande. Mr. Israel Zangwill », in Mercure de France, tome 45, n˚157, janvier 1903, p. 135-136.

Section VII : L'influence allemande hors de France. Estime que l'influence de l'Allemagne « a été très grande » mais ne voit plus de « trace d'influence contemporaine de l'Allemagne sur l'Angleterre. » Prend quelques exemples dont Nietzsche : Il « a surtout la réputation d'un fou, dont l'état est un avertissement et qui sert à consoler les idiots de leur stupidité. » (p. 135)

 

LEPIEUX Antonin, {Les livres}, in Revue du Midi, n°1, janvier 1903, p. 78-80.

Compte-rendu de Remy de Gourmont, Le chemin de velours, paru en 1902. (p. 79-80)

A propos de Remy de Gourmont, note qu’ « au fond ce qu'il prône, ce n'est pas l'indulgence, c'est l'indifférence absolue au bien et au mal, le dévergondage rayonnant et infini. Mais, on le sait, il ne faut pas trop s'effrayer de ces truculences amorales. Le titre du livre de Nietzsche : Par delà le bien et le mal, est étonnamment vrai. Ceux qui croient détruire ce mal et ce bien ne font que le déplacer, en mettre un autre par delà celui que leurs voisins, quelquefois à tort, en effet, admettent. Et ainsi les plus acharnés démolisseurs de la morale servent souvent à la purifier et à la consolider. Nietzsche et Gourmont sont de ceux-ci. Il est malheureux que quelques braves sacristains ne s'en soient pas aperçus. » (p. 80)

 

ROLLAND Romain, « Vincent d’Indy », in Revue de Paris, tome 1, 15 janvier 1903, p. 401-420.

Voir Nietzsche, note 1, p. 412.

 

OJETI Ugo, « Enquête sur l'influence allemande. M. Ugo Ojeti », in Mercure de France, tome 45, n˚158, février, 1903, p. 395-396.

Section : Supplément. Croit à la supériorité des nations latines mais remarque qu'elles se sont laissées influencées par l'Allemagne. « Goethe, Heine, Nietzsche sont admirables parce qu'ils se sont opposés à leur propre milieu, qu'ils se sont sentis ou déclarés, dans le sens intellectuel au moins, antiallemands. » (p. 396)

 

SCHINZ Albert, « Enquête sur l'influence allemande. M. Albert Schinz », in Mercure de France, tome 45, n˚158, février 1903, p. 399-401.[15]

Section : Supplément. Estime que l'Allemand est dépourvu d'esprit de synthèse. Il « entasse des faits, mais sous prétexte de se défendre de conclusions hâtives, il est trop disposé à éluder un travail pour lequel il ne se sent pas de talent. Nous le soupçonnons également d'être fort heureux de pouvoir invoquer l'obscurité de Nietzsche pour se donner le droit de l'ignorer. » (p. 400)

 

ALBERT Henri, « Wilhelm Uhde : Vor den Pforten des Lebens », {Lettres allemandes}, in Mercure de France, tome 45, n˚158, février 1903, p. 562-563.

Compare le héros du roman à un Frédéric II de Hohenstaufen, à un Frédéric Nietzsche (p. 563).

 

ALBERT Henri, « Elsa Asenijeff : Tagebuchblaetter einer Emancipierten », {Lettres allemandes}, in Mercure de France, tome 45, n˚158, février 1903, p. 563-564.[16]

« Aux dernières pages de ce « journal intime », le ton s'élève et la faible voix féminine essaye de moduler les accents prophétiques de Zarathoustra. Que ne chante-t-elle un chant d'amour! Ainsi elle accomplirait sa destinée qui est de réconforter l'homme après les jeux terribles de la guerre, puisque que le jardinier de la nature lui commande d'engendrer de nouveaux guerriers! » (p. 564)

 

HOUVILLE Gérard d’, « L’inconstante », in Revue de Paris, tome 1, 15 février 1903, p. 775-800.

Cite Nietzsche (p. 775)

 

GOURMONT Remy de, « Luther et saint Vincent de Paul », {Epilogues}, in Mercure de France, tome 46, n˚160, avril 1903, p. 173-174.

Remarque que pour se détacher de la religion de Luther, il faut « un effort si énergique et si profond que l'exemple en est très rare et que la lutte laisse au vainqueur de douloureuses blessures. Nietzsche, qui se libéra des serres du mauvais oiseau, en resta tout meurtri et tout saignant. En pensant au christianisme, Nietzsche, selon les jours, se met à maudire ou à chanter, pour tromper sa terreur. » (p. 174)

 

GOURMONT Remy de, « Les Libres-penseurs », {Epilogues}, in Mercure de France, tome 46, n˚160, avril 1903, p. 174-175.

Ceux qui se disent « libres-penseurs » sont en fait « réactionnaires et cléricaux » et « leurs adversaires, aujourd'hui, ce ne sont pas des curés, mais des athées réalistes, des disciples de Hobbes et de Nietzsche, des hommes sans principes, sans morale, sans idéal, des hommes pour qui la vie est une mer inconnue où il faut naviguer à la sonde. » (p. 174) 

 

PALANTE Georges, « Le Bovarysme. Une moderne philosophie de l'illusion », in Mercure de France, tome 46, n˚160, avril 1903, p. 69-86.

Remarque que Jules de Gaultier n'est pas un « halluciné de l'arrière-monde ». (p. 82) Se demande quel sens il faut donner à « l'Illusionnisme » de Jules de Gaultier en se référant explicitement à Nietzsche (p. 84-86).

 

LEPIEUX Antonin, "Le prestige intellectuel de l’Allemagne", in Revue du Midi, n°4, 1er avril 1903, p. 237-249.

Commente les résultats de la grande enquête sur l’influence allemande en France, publiée par le Mercure de France en 1902 et 1903.

Remarque : "En fait de noms contemporains, pas un qui ne cite Nietzsche. Et à peu près pas un qui en cite un autre." (p. 238). Egalement que les opinions sont peu élogieuses sur l’Allemagne présente même si : "Je sais bien qu'il y a l'exception Nietzsche. Le nom de ce philosophe fait définitivement partie du patrimoine humain, et comme ce qui reste au bout de deux ou trois siècles de l'influence intellectuelle d'un peuple à une époque, se réduit à un petit, très petit nombre de noms, celui seul de Nietzsche suffira pour que, contrairement à l'unanimité des réponses faites au Mercure de France, on dise « L'influence de l'Allemagne à la fin du XIXe siècle ? Mais très forte ! Décisive même ! »

Et on aura raison. Mais l'amusant est qu'un des motifs de la vogue de Nietzsche est son antigermanisme « La pensée antiallemande de Nietzsche » !note un anglais, et un de nos compatriotes, sent le besoin de dire en souriant « Nietzsche qui n'est tout de même pas complètement un Français ». Soit! Mais il l'est à moitié, et ce gallicisme d'esprit est le second tiers de cette vogue. Nietzsche a été aussi sévère que Schopenhauer pour les Allemands et n'a jamais eu les boutades de Schopenhauer contre les Français. Quant au troisième tiers, il résulte de son antichristianisme, de son antimoralisme, de son antimysticisme, de son antimétaphysisme, toutes choses qui le mettent aux antipodes de la Germanie, de sorte que la preuve certaine de l'influence intellectuelle de l'Allemagne sera la preuve non moins absolue de sa non influence. Tirons-nous de là, si nous pouvons." (p. 238-239)

 

Anonyme, « L'influence allemande », in Le Mouvement socialiste, mai-août 1903, p. 397.

Cite un extrait de la réponse de Remy de Gourmont au sujet de l'influence allemande en France.

 

BERTAUT Jules, {Les livres}, in Revue hebdomadaire, t. 7, juin 1903, p. 192-197.

Compte-rendu de Jacques Morland, Enquête sur l'influence allemande, Paris, Mercure de France, 1903. A propos de Nietzsche: "Nietzsche, qui exerce une telle influence sur les esprits intermédiaires de tous les pays, est ignoré de la foule quant à ses idées et à sa méthode: qu'un romancier, qu'un homme de théâtre ou un poète s'inspire de lui directement demain, et cette pensée hardie pénétrera jusqu'aux couches ultimes de l'humanité." (p. 195)

 

LAGUERRE Odette, "Est-ce un krack?", in La Fronde, 13 juin 1903, p. 1.

Conteste les résultats et les conclusions d'une enquête de Jean Jussieu sur le Krack de l'Intellectuelle et l'échec de la co-éducation aux Etats-Unis. Conteste l'infériorité du cerveau féminin: "Comment, Mesdames, vous n'avez encore produit ni un Tolstoï, ni un Gorki, ni un Nietzsche, ni un Maeterlinck, ni un Kipling, comme vous le fait justement observer M. Jussieu, et vous vous permettez de triompher dans les examens et les concours, de conquérir tous les honneurs!" Invoque le manque de recul de l'expérience de la co-éducation.

 

SARTON Georges, « La littérature wagnérienne », in Revue bleue, tome 20, n˚3, 18 juillet 1903, p. 93-96.

La place des écrits de Nietzsche sur Wagner dans la littérature wagnérienne (p. 94 et 95).

 

POLTI Georges, « Camille Mauclair : Le Génie est un crime », {Littérature dramatique}, in Mercure de France, tome 47, n˚164, août 1903, p. 468-470.

A propos du héros de la pièce, Dorel, Polti remarque : « Sous les traits doux et indépendants d'un Taine, il y a du Nietzsche en ce fatal Dorel. Sa fin rejoindra celle du Titan germano-slave, si pathétique et si représentatif de l'angoisse qui tourmente toute l'Europe intellectuelle. » (p. 468-469)

 

POLTI Georges, « Maxime Gorky : Dans les bas-fonds », {Littérature dramatique}, in Mercure de France, tome 47, n˚164, août 1903, p. 470-471.

Polti remarque : « Car, à défaut de Nietzsche mort avant l'heure, l'âme (un peu sa mère) d'un Ibsen domine - depuis que l'orgueil a fait choir le grand Tolstoï de sa route vers le Christ à l'hérésie informe du déisme - et crie l'angoisse de l'Europe qui pense. » (p. 471)

 

POLTI Georges, « Henrik Ibsen : Catilina », {Littérature dramatique}, in Mercure de France, tome 47, n˚164, août 1903, p. 471.

Avant d'aborder un compte-rendu de Gabriele d'Annunzio, Les Victoires mutilées, compare « le cri enivré, et qui angoisse » des héros de d'Annunzio avec celui de Solness et de Nietzsche (p. 471).

 

TOENNIES Ferdinand, « Mouvement social. Allemagne », in Revue internationale de sociologie, t. 11, n°8-9, août-septembre 1903, p. 657-697.

"En ce qui concerne la vie générale de l'esprit et la philosophie, le fait dominant est évidemment l'influence considérable qu'ont exercée, durant ces dix dernières années, les œuvres de Frédéric Nietzsche, dont la vie malheureuse s'acheva en août 1900. C'est surtout dans les arts et la littérature que cette influence s'est fortement fait sentir." (p. 694)

 

CHELARD Raoul, « Le principe des nationalités au point de vue philosophique et abstrait », in Mercure de France, tome 47, n˚165, septembre 1903, p. 638-662.

Se référant au traité du baron Joseph Eötvös, Die Nationalitätenfrage, estime que « l'agitation des races se rattache aux grands mouvements historiques qui transforment nos sociétés depuis l'avènement du christianisme et surtout depuis la Réforme ; Gobineau, prédécesseur de Nietzsche, l'a prouvé de même dans son magistral : Essai sur l'inégalité des races humaines. » (p. 645)

 

GARNIER Paul-Louis, « L’optimisme social et l’art contemporain », in Nouvelle Revue, tome 24, 15 septembre 1903, p. 197-204.

Note que Dostoiewski aimait la « passion périlleuse et souveraine dont Nietzsche nous livra l’apologie somptueuse » (p. 204).

 

BOUYER Raymond, « Berlioz et Wagner en 1903 », in Nouvelle Revue, tome 24, 1er octobre 1903, p. 417-423.

Rappelle que Nietzsche voulait « méridionaliser la musique » et attendait « le Wagner latin ».. Regrette : « A sa place, nous possédons Berlioz et Wagner » (p. 423).

 

BOUYER Raymond, "Pourquoi l'influence wagnérienne a-t-elle baissé?", {Petites notes sans portée}, in Le Ménestrel, n°41, 11 octobre 1903, p. 323-324.

Analyse le livre de George Servières, Wagner jugé en France, et les causes de l'ascension et du déclin du wagnérisme. Evoque les "invectives et les palinodies du Cas Wagner (p. 324).

 

CEULEMANS J. B., "Zur Einführung in die Philosophie der Gegenwart, von Alois Riehl", in Revue néo-scolastique, 10ᵉ année, n°38, 1903. pp. 239-241.

Note que quelques jeunes ont cru que Nietzsche allait apporter une nouvelle synthèse mais ajoute aussitôt que l'auteur " ne se fait pas faute de détruire leurs illusions et de renverser sans pitié la statue de l'idole" (p. 241)

 

CHARNACE Louis de, « Les idées de M. Elie Metchnikoff. Sur l’origine de l’homme », in Nouvelle Revue, tome 24, 15 octobre 1903, p. 537-543.

Signale le chapitre « Anti-Darwin » dans Nietzsche, La volonté de puissance (p. 537). Se rallie à l’opinion de Nietzsche qu’il cite (p. 538).

 

FOCILLON Henri, « Une défense de la vie », in L’œuvre nouvelle, n°8 novembre 1903, p. 397-401.

A propos de La Volonté de puissance.

 

GOURMONT Remy de, « La Libre-Pensée », {Epilogues}, in Mercure de France, tome 48, n˚167, novembre 1903, p. 470-476.

Remarque : « Disputer sur les croyances, c'est, selon le mot de Nietzsche, disputer des goûts et des couleurs, et, pire, car il n'y a là pour l'homme sage matière à aucune sensation, à aucune impression », p. 471. Précise plus loin : « Nietzsche n'a pas écrit « Par delà le vrai et le faux ». » (p. 472)

 

ROBERTY Eugène de, « Le concept sociologique de liberté », in Revue philosophique de la France et de l'étranger, tome 56, n˚11, novembre 1903, p. 488-494.

Se réfère à son ouvrage sur Nietzsche (note 1, p. 489).

 

BELOT Gustave, « Les principes de la morale positiviste et la conscience contemporaine », in Revue philosophique de la France et de l'étranger, tome 56, n˚12, décembre 1903, p. 561-591.

Oppose nommément Comte et Nietzsche (p. 565, 566 et 576). Remarque d'abord : « Autant Nietzsche, l'immoraliste à la mode, a d'aversion pour tout dogmatisme, de défiance à l'égard de ses propres enthousiasme, au point d'arriver à se renier de peur de se fixer, autant Comte, le moraliste trop négligé, poursuit avec sérénité la ligne absolument droite de ses déductions et se complaît dans l'immutabilité de ses décisions imperturbables. » Se demande, « à tout prendre », pourquoi la volonté de Nietzsche serait plus digne de ce nom que celle de Comte (p. 565). Estime : « L'individualisme d'un Stirner ou d'un Nietzsche pour éviter l'asservissement de l'homme aboutit à l'anomie individuelle et à l'anarchie sociale. » (p. 566) Oppose l'attention accordée à l'individualité chez Comte et chez Nietzsche (p. 576).

 

DAGAN Henri, « Enquête sur la monarchie », in L’œuvre nouvelle, n°9, décembre 1903, p. 491-500.

 

LALANDE André, « Les récents dictionnaires de philosophie », {Revue générale}, in Revue philosophique de la France et de l'étranger, tome 56, n˚12, décembre 1903, p. 628-648.

A propos de J. - M. Baldwin, Dictionnary of philosophy and psychology (p. 636-640). Lalande critique les articles concernant la biographie des philosophes : « Pourquoi n'avons-nous de notice ni sur Nicole, ni sur Turgot, ni sur Saint-Simon, dont l'action sociale et philosophique a été considérable, ni sur Maine de Biran, ni sur Claude de Saint-Martin, ni sur Stirner, ni sur Renan? Dira-t-on que ce dernier est trop récent? Mais Ravaisson et Nietzsche y sont admis. Dira-t-on que les autres ne sont pas de premier ordre? » (p. 637)

 

ALBERT Henri, « La force française en Alsace », in La Renaissance latine, volume 2, 10, 1903, p. 56-74.


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Charles Andler et la politisation de Nietzsche: une analyse de la dimension politique d’un transfert culturel (1890-1933)  lire

 

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Jules de Gaultier et Nietzsche

Don Longo:

Les pèlerins à Sils-Maria voir

" (...) [l]es philosophes de profession [...] oublient que Nietzsche ne promulgue pas un catéchisme nouveau mais nous invite à créer nous- même le système des valeurs auquel nous voulons dévouer notre vie. Dosons en nous la quantité de dionysisme et de christianisme mystique qui va nous inspirer. Il y aura autant de solutions qu'il y aura d'individus et c'est de leur collaboration que naîtra la vie nouvelle." (Charles Andler, 1932)

 

Traces orales

Nietzsche « n'est pas allé assez loin dans le sens de sa propre doctrine ; il n'a pas été assez nietzschéen. (…) Nietzsche n'a pas encore un sens suffisant de la relativité : il est encore trop systématique. » (Frédéric RAUH, extrait de cours à la Sorbonne, 1904)

 

 

"Chaque doctrine nouvelle présente certaines arêtes et extrémités outrancières autour desquelles la curiosité frivole de la multitude voltige hâtivement mais ce n'est pas l'exactitude ou la fausseté de quelques points particuliers, ce sont l'étendue et la profondeur de la création qui doivent retenir notre attention. Je ne me suis jamais demandé si les théories nietzschéennes du «surhomme » ou de l'« éternel retour » sont justes ou non: et qui se le demanderait encore, en dehors de quelques ratiocineurs et éplucheurs de livres ? Une grande œuvre ne nous intéresse toujours que par ce double côté: l'homme créateur et l'action créatrice." (Stefan Zweig, L'Humanité, 21 mai 1926)

Le Rire, 10 décembre 1910