Portrait  par André Rouveyre (1911)
Portrait par André Rouveyre (1911)

Henri Albert (1868-1921)

"En France, un jeune enthousiaste, M. Henri Albert, s'est constitué l'interprète, l'apôtre fidèle du nietzschéisme." (Teodor de WYZEWA, 1896)


Manuscrit autographe
Manuscrit autographe
  • Jean-Paul Goujon, Tinan, Paris, Plon, 1991 et « Pierre Louys, Jean de Tinan et Henri Albert : une trinité d'amis au « Mercure », in Revue d'histoire littéraire de la France, n˚92, janvier-février 1992, p. 29-39.
  • Andreas Schockenhoff, Henri Albert und das Deutschlandbild des Mercure de France 1890-1905, Frankfurt am Main - Bern - New York, Peter Lang, Europaïsche Hochschulschriften, série XIII, vol. 116, 1986.
  • Catherine Krahmer, "Die französische Nietzsche-Ausgabe und das Nietzsche-Archiv", in Nietzsche-Studien, Bd. 28, 1999, p. 270-301.

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ALBERT Henri, "Max Klinger. La peinture et le dessin", {Les livres}, in Revue indépendante 22, janvier 1892, p. 130-132.

"On s'incline devant lui (Klinger), comme on s'incline devant Nietzsche, plein d'admiration, quoique souvent sans comprendre" (p. 131)

 

ALBERT Henri, "Friedrich Nietzsche", in Mercure de France, tome 7, n˚37, janvier 1893, p. 46-64.

Résumé de la vie de Nietzsche. Au sujet du livre de Lou Andreas-Salomé, s'attarde en compliments : "Je voudrais pouvoir reprendre en entier les merveilleux développements de cette extraordinaire femme, qui vécut pendant des mois en communion de pensée avec le maître. Je me permettrai de recourir largement, en déterminant la genèse spirituelle de Nietzsche, aux pages lumineuses de ce subtil Eckermann féminin" (p. 60).

Note sévèrement : "Une traduction française du Cas Wagner vient d'être publiée. Je crois pouvoir affirmer que la publication de cet opuscule, ainsi dégagée de ses autres ouvrages, n'était nullement selon les intentions de l'auteur" (p. 55, note 1)

Cet article est évoqué par Peter Gast dans une lettre à Franz Overbeck du 17 février 1893: "Naumann schickte mir gestern Le Mercure de France (Janv. 93) mit einem Artikel "Friedrich Nietzsche" von Henri Albert - sehr nett, ziemlich gut unterrichtet"; cf. Franz Overbeck, Peter Gast, Briefwechsel, herausgegeben und kommentiert von David Marc Hoffmann, Niklaus Peter und Theo Salfinger, Berlin, New York, Walter de Gruyter, 1998, S. 376.

 

ALBERT Henri, "Friedrich Nietzsche (suite)" in Mercure de France tome 7, n˚38, février 1893, p. 163-173.

Brosse un portrait héroïque de Nietzsche : "Derrière chacune de ses phrases, on sent palpiter sa vie intense, aussi son œuvre a-t-elle, comme une vie de héros, quelque chose de morcelé, de décousu, de parfois contradictoire. Derrière sa joie apparente, on pressent les gouffres béants de terribles souffrances. Et sa souffrance même lui est motif de pensée. Il semble être sous le coup de ses idées comme de ses maux physiques, il en tombe malade et il en guérit.

A mesure qu'il va, ses pensées deviennent toujours plus vivantes, plus personnelles, elles se mêlent et se confondent à sa vie affective, elles l'entraînent jusqu'aux frontières du visionnaire, au sacrifice de lui-même, à sa propre apothéose" (p. 170).

Remarque : "Peut-être que seul ce qu'il y a de profondément humain en Nietzsche devrait nous intéresser dans son œuvre. Dégagée de sa personnalité, elle tombe dans le néant" (p. 171).

 

ALBERT Henri, {Journaux et revues}, in Mercure de France tome 7, n˚38, février 1893, p. 186-187.

Cite le nom de Nietzsche apparaît, à côté de celui de Goethe et de Verlaine, dans un extrait traduit de Richard Dehmel, "L'idée de réincarnation dans la littérature contemporaine" publié dans Le Sphinx (p. 187).

 

ALBERT Henri, "Un manifeste littéraire allemand", in Mercure de France tome 8, n˚41, mai 1893 (p. 65-69).

Analyse le réveil littéraire de l'Allemagne et le rôle de Nietzsche dans la montée de l'individualisme, Nietzsche : "le grand lyrique subjectif, l'intuitif visionnaire de l'avenir, Nietzsche le libérateur!" (p. 65).

 

ALBERT Henri, {Journaux et revues}, in Mercure de France tome 8, n˚41, mai 1893, p. 88-91.

Compte-rendu d'un article de Louis Stein intitulé "La philosophie de Nietzsche et ses dangers" (p. 88-91). Henri Albert est sensible au sérieux de l'étude et va jusqu'à reprocher à Stein de n'avoir pas développé les aspects négatifs de Nietzsche : "Je trouve encore dans l'étude de M. Stein quelques détails intéressants sur l'activité de Nietzsche comme professeur à l'Université de Bâle, quelques rectifications biographiques utiles à noter, mais ce qu'il y a de néfaste [souligné en italique] dans les tendances du philosophe n'y est nullement approfondi ; (...)" (p. 91).

 

ALBERT Henri, {Journaux et revues}, in Mercure de France, tome 8, n˚43, juillet 1893, p. 285-286.

Compte-rendu d'un article de Ola Hansson sur Victor Rydberg. Constate qu'Ola Hansson y "prend position vis-à-vis du Socialisme, de l'Industrialisme et de l'Aristocratie intellectuelle et nietzschéenne" (p. 286).

 

ALBERT Henri, {Journaux et revues}, in Mercure de France, tome 8, n˚44, août 1893, p. 371-373.

Henri Albert commence par citer longuement Stein : "(...) "La culture philosophique de notre temps est trop imparfaite, trop superficielle, trop peu systématique chez la plupart d'entre ceux de la génération nouvelle, pour que l'ont soit armé contre les formules séductrices de la philosophie de Nietzsche. Qu'on jette un regard sur la conformation des adhérents du penseur, chez qui sa parole a pénétré le plus profondément et avec le plus de puissance. En première ligne le socialisme et son moniteur éhonté (sic), la Freie Bühne. L'enthousiasme pour Nietzsche dans ces milieux est devenu un véritable sport...".

Puis, s'emporte : "C'est ici que nous tenons M. Stein. Terminer une volumineuse étude, très précieuse et très pénétrante en somme, par des invectives aux rédacteurs de revues d'art sincères et convaincues comme la Freie Bühne et la Gesellschaft, semble vraiment bien inutile, et l'on ne peut plus voir, pour conclure, dans le travail de M. Stein qu'une rancunière élucubration d'universitaire (oh, bien intelligent cependant!) contre des artistes indépendants et chercheurs, sur le point d'arriver, dont le seul crime est d'aimer trop celui qui leur montra la voie" (p. 372-373).

 

ALBERT Henri, {Les livres}, in Mercure de France, tome IX, n˚46, octobre 1893, p. 173-184.

Compte-rendu du recueil de fragments de Nietzsche publié par Paul Lauterbach et Adrien Wagnon. Cite un extrait, critique la traduction ainsi que la conception du recueil et conclut : "En définitive, l'anthologie française des œuvres de Nietzsche est encore à faire" (p. 181).

 

ALBERT Henri, "Nietzsche et Georg Brandes", in Mercure de France tome 10, n˚49, janvier 1894, p. 70-76.

Note : "Cette correspondance d'un homme génial, alors méconnu, avec le premier critique qui reconnut sa haute valeur, nous montre un Nietzsche plus intime, peut-être plus près de nous, et jette une lumière intéressante sur la vie psychique du philosophe. Je voudrais en donner ici quelques extraits. Peut-être serviront-ils à mieux faire comprendre Nietzsche (...)" (p. 71).

Lettre après lettre, insiste sur la parfaite lucidité dont Nietzsche fait preuve jusqu'à la catastrophe finale : "A mesure que nous approchons du moment fatal, la lecture de ces pages devient plus poignante. L'avant-dernière lettre encore, datée de Turin (20 novembre 1888), est écrite avec un esprit critique et une parfaite justesse de vue" (p. 75). Et : "Ce furent peut-être les dernières lignes de sa main. L'inévitable destinée l'avait frappé. La flamme du génie allait s'éteindre à jamais...

Mais cela avait été jusqu'au bout une entière clarté d'esprit. A peine si, dans les dernières lettres, nous trouvons quelques traces d'exaltation maladive. Des tentatives d'une rare grossièreté ont été faites pour stigmatiser toute l'œuvre de Nietzsche comme l'œuvre d'un fou. Cette correspondance, et c'est là son énorme valeur, est le plus éclatant démenti à ces impudentes assertions de pions scandalisés, ou de carabins en quête de réclame" (p. 75).

Conclut que l'étude de Georg Brandes permet de se faire une idée "plus intime" d'un Nietzsche "plus près de nous" (p. 70) ; il est "le premier qui ait compris sa pensée" (p. 76). [5]

 

ALBERT Henri, {Journaux et revues}, in Mercure de France tome 10, n˚50, février 1894, p. 184-189.

Henri Albert traduit un long extrait de M. E. Horn, La Liberté de l'Egoïsme, qui finit ainsi : "Nous, les hommes libres, nous sommes anarchistes, puisque nous nous gouvernons nous même et que nous n'avons pas besoin du gouvernement des autres. Nous ne sommes pas "sur-humains", mais nous ne voulons non plus être "sous-humains"" (p. 187).

 

ALBERT Henri, {Journaux et revues}, in Mercure de France tome 10, n˚50, février 1894, p. 184-189.

Première fois que le nom d'Elisabeth Förster apparaît et véritable un tournant car Henri Albert prend au sérieux l'intervention de la sœur de Nietzsche. Il explique : "(...) elle s'étonne combien, dans ces dernières années, la personnalité et la philosophie de son frère ont été dénaturées par les nombreux biographes et essayistes qui s'en sont emparés" (p. 188).

Puis il cite longuement : "Si tous s'étaient efforcés de n'écrire que ce qu'ils ont vraiment vécu avec lui, et pas autre chose que ce qu'ils ont observé, il existerait  maintenant déjà dans le public une image assez fidèle de la personnalité d mon frère. Mais aux quelques faits réels on ajoute un tel flot de malveillantes remarques générales que l'on retrouve à peine le petit grain de vérité. Il n'existe donc de la vie et de la personnalité de mon frère qu'une image confuse et fausse, et dans les nombreuses biographies qui ont paru je n'ai trouvé ni une date exacte ni un seul événement fidèlement décrit. Qu'on ne s'étonne donc pas si même les respectueux et les dévoués ont été entraînés souvent aux conclusions les plus singulières. C'est pour cela que je juge nécessaire, de donner au public, avant la grande biographie projetée, quelques sûres notices biographiques. Je les rattacherai à quelques discours et fragments inédits qui se prêtent bien à raconter un Nietzsche réel" (p. 188).

Il conclut solennellement : "Le Mercure tiendra ses lecteurs au courant des révélations de Mme Förster-Nietzsche" (p. 188).

 

ALBERT Henri, "Au-dessus des forces humaines", {Théâtre de l'Oeuvre}, in Mercure de France tome 10, n˚51, mars 1894, p. 274-277.

Compte-rendu de la pièce de B. Björnson ; Henri Albert évoque la tentative de Georges Brandès de régénérer la Scandinavie en ébranlant sa foi grâce à "Nietzsche et sa théorie du surhumain" (p. 277).

 

ALBERT Henri, "Théâtre de vaudeville. Maison de poupée", {Théâtre}, in Mercure de France, tome 11, n˚54, juin 1894, p. 170-173.

Pièce d'Ibsen. Dans le cours du compte-rendu, Henri Albert évoque l'"intervention de quelque chose de surhumain" (p. 171).

 

ALBERT Henri, {Journaux et revues}, in Mercure de France tome 11, n˚54, juin 1894, p. 184-187.

Compte-rendu d'un nouvel article d'Elisabeth Förster-Nietzsche sur Nietzsche dans le Magazin für Literatur (p. 185).

 

ALBERT Henri, {Journaux et revues}, in Mercure de France tome 11, n˚54, juin 1894, p. 184-187.

Compte-rendu d'un article de Paul Lansky sur Nietzsche publié en Allemagne dans le Sphinx (p. 185-186).

 

ALBERT Henri, "Lou Andréas-Salomé sur Nietzsche", in Mercure de France tome 12, n˚57, septembre 1894, p. 67-71.

Au sujet de la nature controversée des relations entre Nietzsche, Paul Rée et Lou Andréas-Salomé, se contente de noter : "Cela importe-t-il beaucoup?" (p. 70).

Même attitude au sujet de la folie de Nietzsche, se contente de remarquer : "S'il s'en est allé loin de nous, perdu dans un ténébreux néant, planant dans le chaos de son esprit égaré, sa philosophie en vaudra-t-elle moins? " (p. 71).

Estime toujours que Lou Andreas-Salomé a "le plus intimement compris" Nietzsche, qu'elle est bien le "cerveau sœur" selon l'expression même de Nietzsche. Il se réjouit encore sans limite de cette première "étude complète sur la philosophie de Nietzsche (est) écrite par une personne ayant fait partie de son entourage" (p. 70). Cependant, il choisit le camp d'Elisabeth Förster : "(...)les tirades lourdes et confuses de M. Gast, qui n'ont même pas l'avantage d'être d'un érudit, ont été ajoutées aux œuvres de Nietzsche sans le consentement de sa famille et seront supprimées dans les éditions futures. Ses paroles perdent donc beaucoup de leur importance. Ni Mme Andréas ni M. Gast n'ont, selon les personnes qui s'occupent actuellement de publier les œuvres de Nietzsche, trouvé la note juste. Il faudra donc attendre que la biographie que prépare de son frère Mme Elisabeth Förster-Nietzsche ait paru pour porter un jugement" (p. 70).

Dès lors, il prend soin de considérer et de complimenter l'étude Lou Andreas-Salomé pour ce qu'elle est : "Dans son étude sur Nietzsche qu'elle limite strictement par son titre, Fr. Nietzsche dans ses Ouvrages, elle s'est efforcée d'étudier la personnalité du philosophe, comme elle se dégage de ses écrits, sans vouloir en aucune façon s'attacher à des critiques de détails. (...) sa biographe n'a considéré ses nombreux volumes que comme des mémoires de sa propre vie, essayant d'analyser les "événements de son esprit", la dépendance de sa vie psychique de ses états affectifs. Elle a laissé à d'autres le soin de fixer à Nietzsche une place dans l'histoire de la philosophie (...)" (p. 69).

 

ALBERT Henri, {Echos divers et communications}, in Mercure de France tome 12, n˚58, octobre 1894, p. 191-192.

A propos de la publication prochaine en Allemagne de Nietzsche contra Wagner (p. 191).

 

ALBERT Henri, "Les œuvres complètes de Nietzsche", in Revue Blanche tome 7, n˚37, novembre 1894, p. 449-452.

Commence par remarquer : "Nietzsche est célèbre et on le connaît à peine" (p. 449).

Racontant les raisons et les conditions de sa visite au Nietzsche-Archiv, fixe le décor : "Je ne connais pas d'endroits plus tranquille que cette petite ville de Naumbourg-sur-Saale, avec son horizon de collines boisées, ses vieilles maisons et ses vieilles églises, ses promenades et ses jardins, avec sa ceinture de coquettes villas sans bruit. Des gens de robe et des militaires retraités y mènent leur existence paisible. Le matin des chants de vieux cantiques vous réveillent : des écoliers pauvres, en longues soutanes noires, traversent les rues en files, faisant la quête chez les habitants au son de leurs lentes psalmodies" (p. 451).

L'Alsacien ne peut s'empêcher de glisser une remarque qui se veut désobligeante : "Seule une petite garnison - saurait-il ne pas y en avoir dans une ville de Prusse - met un peu d'animation dans cette cité morte".

Cependant, il poursuit très sereinement : "De temps en temps la locomotive d'un tramway à vapeur qui relie la ville aux bords de la Saale et à la gare fait entendre son bruit strident, et deux ou trois wagons traversent les rues très lentement, comme pour ne pas troubler les rêveries des passants, absents d'ailleurs.

Là vit Frédéric Nietzsche, le moraliste de la décadence, calme, sans souffrance et sans pensée. Sa mère, veuve de pasteur luthérien, l'entoure de ses soins. Personne à Naumburg ne le connaît autrement que comme le fils de la Frau Pastor, l'ancien professeur de Bâle. Qui donc saurait ce que c'est que Zarathustra? Et quand, pour prendre l'air, le malade traverse la rue à petits pas, on s'incline respectueusement -instinctivement peut-être, sans comprendre... Il a eu cinquante ans il y a quelques jours. Aucun journal n'a parlé de cet anniversaire. Le monde l'a ignoré, mais les soins pieux de sa mère ont dû tâcher de lui rendre cette journée plus douce encore que les autres. Car tout se fait avec piété dans la famille Nietzsche.

(...) Il avait toujours gardé, lui le grand adversaire du Christ, les allures du presbytère luthérien. Son esprit s'attaquait avec une joie tragique aux préjugés religieux et moraux, son âme avait suivi la pente de douceur d'une vieille religiosité. (...)

Quand, après avoir causé longtemps, pendant des heures, de lui, toujours de lui, je reprenais le train pour Berlin, sans cesse je songeais à la destinée poignante de celui qui marquera de son empreinte le siècle prochain, du génie religieux dont l'esprit vécut des choses surhumaines...

Le train roule à toute vapeur à travers les plaines désolées de la Marche - tournant le dos à Naumbourg la souriante - et toujours me reviennent les paroles des vieilles de là-bas : -Mort de pensée, mais "le plus heureux des hommes"" (p. 451-452).

 

ALBERT Henri, "Auguste Strindberg", in Revue Blanche, tome 7, n˚38, décembre 1894, p. 481-498.

A la demande d'Elisabeth Förster-Nietzsche, insère une note rectificative concernant son article publié dans la Revue Blanche de novembre 1894 (p. 498).

 

ALBERT Henri, {Journaux et revues}, in Mercure de France tome 13, n˚62, février 1895, p. 248-253.

Compte-rendu de L. Bernardini, "Les idées de Frédéric Nietzsche". Note brièvement : "D'intéressants aperçus pour renseigner les reporters, mais point de critique. Des détails biographiques très insuffisants - l'auteur parle de Naumbourg, ville de 25.000 habitants, comme d'un "petit village", et répète l'absurde racontar de journaliste sur le "Mutter, ich bin so dumm" (...)" (p. 253).

 

ALBERT Henri, "Sanctus Diabolus, Maerchen und Reime, par Georges Fuchs", {Les livres}, in Mercure de France tome 13, n˚63, mars 1895, p. 368-369.

Rapporte que Fuchs prétend que "lui et ses amis "devinrent ce qu'ils sont" sans connaître Nietzsche. A lire certaines pièces de son volume, il serait permis de mettre cette assertion sérieusement en doute".

 

ALBERT Henri, {Journaux et revues}, in Mercure de France tome 14, n˚64, avril 1895, p. 116-125.

Signale le compte-rendu de Nietzsche, L'antéchrist, par Hermann Bahr dans Die Zeit (p. 121-122).

 

ALBERT Henri, {Journaux et revues}, in Mercure de France tome 14, n˚ 64, avril 1895, p. 116-125.

Compte-rendu de "Nietzsches Genesung" de Maurice Brasch dans Die Zeit (p. 122).

 

ALBERT Henri, {Journaux et revues}, in Mercure de France tome 14, n˚64, avril 1895, p. 116-125.

Compte-rendu de l'étude de Fritz Kögel sur Nietzsche in seinen Werken de Lou Andréas-Salomé (p. 122).

 

ALBERT Henri, {Journaux et revues}, in Mercure de France tome 15, n˚69, septembre 1895, p. 364-374.

Compte-rendu d'une étude de Meier-Graefe sur Przybyszewski, En Route : une suite de la contribution à la psychologie de l'individu commencée "avec Ola Hansson, Nietzsche et Chopin" (p. 373-374).

 

ALBERT Henri, "Chronique", in Le Centaure 1, 1896, p. 123-130.

Dresse un panorama de la vie littéraire et expose les aspirations de la revue. Contre la démocratie, le nivellement et la médiocrité de la vie moderne, Henri Albert cite Nietzsche : "La profonde douleur rend noble, elle sépare" (p. 128).

 

ALBERT Henri, "Les dangers du moralisme", in Le Centaure 2, 1896, p. 92-110.

Contre la morale qui abaisse l'homme, Henri Albert évoque la "morale de troupeau" et son envie de citer Nietzsche a chaque page pour soutenir sa démonstration, p. 103. En note, annonce la publication chez Calmann Lévy en janvier et en mars de deux volumes de Nietzsche, Jenseits von Gut und Böse et Genealogie der Moral, en traductions françaises (note 1, p. 103).

 

ALBERT Henri, "Revues", {Lettres allemandes}, in Mercure de France, tome 24, n˚94, octobre 1897, p. 288-289.

Signale qu'"une dame de Stockholm, Mme Helen Key, a exhumé la grise défroque d'Amiel qu'elle voudrait faire prendre pour un Nietzsche en miniature" (p. 289).

 

ALBERT Henri, "Revues", {Lettres allemandes}, in Mercure de France, tome 24, n˚94, octobre 1897, p. 288-289.

A propos de la mort de Jacob Burckhardt, Henri Albert déplore que personne n'ait trouvé les mots justes, regrette que Nietzsche ne soit plus là et cite finalement une phrase élogieuse de Nietzsche : "Les éducateurs font défauts, abstraction faite de l'exception des exceptions, de là l'abaissement de la culture allemande. Mon ami Jacob Burckhardt à Bâle est une de ces rares exceptions..." (p. 289).

 

ALBERT Henri, "Magazin für Litteratur", {Lettres allemandes}, in Mercure de France, tome 24, n˚94, octobre 1897, p. 289-291.

A propos de Rudolf Steiner, nouveau co-directeur de la revue, Henri Albert signale qu'il a "publié un très compréhensif essai sur Nietzsche" (p. 289).

 

 ALBERT Henri, "Paul Mongré : Sant'Ilario : Gedanken aus der Landschaft Zarathustras", {Lettres allemandes}, in Mercure de France tome 25, n˚98, février 1898 (p. 637-638).

 

ALBERT Henri, {Lettres allemandes}, in Mercure de France tome 25, n˚98, février 1898, p. 637-640.

Compte-rendu de Kurt Grottewitz, "La morale du maître de Nietzsche et les sciences naturelles" publié dans le Magazin für Litteratur (p. 640).

 

ALBERT Henri, {Lettres allemandes}, in Mercure de France tome 26, n˚102, juin 1898, p. 905-909.

Compte-rendu de Gustave Kühl, "Dehmel et Nietzsche" publié dans Die Zeit (p. 908).

 

ALBERT Henri, "Paul Lansky : Aphorismen eines Einsiedlers", {Lettres allemandes}, in Mercure de France, tome 27, n˚104, août 1898, p. 581.

Henri Albert mentionne l'influence de Nietzsche sur Paul Lansky.

 

ALBERT Henri, "Stefan George : Das Jahr der Seele", {Lettres allemandes}, in Mercure de France, tome 27, n˚105, septembre 1898, p. 856-859.

Les amis de Stefan George le placent au même rang que Wagner, Nietzsche et Boecklin (p. 856).

 

ALBERT Henri, {Lettres allemandes}, in Mercure de France tome 28, n˚107, novembre 1898, p. 522-528.

Compte-rendu de M. de Grotthuss, Probleme und Charakterkoepfe (Problèmes et têtes de caractère). Selon Henri Albert, le baron de Grotthuss tente de faire de Nietzsche "le promoteur de la philosophie bismarckienne" (p. 526 et 527).

 

ALBERT Henri, {Lettres allemandes}, in Mercure de France tome 28, n˚107, novembre 1898, p. 522-528.

Henri Albert cite un passage de Stefan Grossmann, "Bismarck et la jeune génération", publié dans Akademie : "La conception héroïque de l'histoire des Nietzsche, des Carlyle, des Emerson a eu une influence correctrice sur les tendances et les arrière-pensées plébéiennes et amoindrissantes de la théorie matérialiste" (p. 528).

 

ALBERT Henri, {Lettres allemandes}, in Mercure de France, tome 29, n˚109, janvier 1899, p. 255-258.

Signale la publication prochaine de Soirs de la Vie d'une Idéaliste par Malwida von Meysenbug, "la géniale amie de Wagner et de Nietzsche" (p. 257).

 

ALBERT Henri, {Lettres allemandes}, in Mercure de France, tome 30, n˚114, juin 1899, p. 835-838.

Cite Nietzsche pour excuser sa "paresse" : "Il ne faut pas lire trop de livres allemands... Comment peut-on être capable de lire un livre allemand?.. Quel martyre pour ceux qui ont la troisième oreille!" (p. 836).

 

ALBERT Henri, {Lettres allemandes}, in Mercure de France tome 30, n˚114, juin 1899, p. 835-838.

Discute le compte-rendu d'Ernest Heilborn au sujet de Malwida von Meysenbug, Soirs de ma vie (p. 837).

 

ALBERT Henri, {Lettres allemandes}, in Mercure de France, tome 31, n˚115, juillet 1899, p. 259-263.

Compte-rendu de Salve Regina de M. J. Conrad, "tour à tour socialiste, anarchiste et nietzschéen" (p. 261).

 

ALBERT Henri, {Lettres allemandes}, in Mercure de France, tome 31, n˚115, juillet 1899, p. 259-263.

A propos d'une enquête sur les relation franco-allemandes, Henri Albert juge : "L'Allemagne en est toujours encore au point que fixait Nietzsche dans son Inactuelle sur David Strauss. Vingt-cinq ans d'impérialisme (le mot pris au sens anglais) et de grande politique n'y ont rien fait. Il n'y a pas encore de culture allemande" (p. 262).

 

ALBERT Henri, {Lettres allemandes}, in Mercure de France tome 31, n˚115, juillet 1899, p. 259-263.

Signale les "très intéressants souvenirs" du baron de Seydlitz sur Frédéric Nietzsche (p. 263).

 

ALBERT Henri, {Lettres allemandes}, in Mercure de France, tome 31, n˚117, septembre 1899, p. 836-840.

Compte-rendu d'André Fischer, "Goethe und Napoléon", publié dans Die Nation. A propos de la rencontre entre les deux hommes "aux destinées surhumaines", Henri Albert rappelle et commente : "Voilà un homme!", avait dit l'Empereur, ce à quoi Nietzsche voudrait sous-entendre méchamment "et je ne pensais voir qu'un Allemand" (p. 837).

 

ALBERT Henri, {Lettres allemandes}, in Mercure de France, tome 31, n˚117, septembre 1899, p. 836-840.

Compte-rendu d'un article de M.-G. Conrad publié dans Die Gesellschaft. Le nom de Nietzsche est cité à deux reprises pour insister sur le fait que l'Allemagne est dépourvue de culture (p. 838 et 839). 

 

ALBERT Henri, {Lettres allemandes} in Mercure de France tome 32, n˚119, novembre 1899, p. 552-556.

Compte-rendu d'un article d'Elisabeth Förster-Nietzsche dans la Neue Deutsche Rundschau, au sujet de Nietzsche et les femmes (p. 554).

 

ALBERT Henri, {Lettres allemandes}, in Mercure de France tome 33, n˚122, février 1900, p. 544-548.

Compte-rendu de la série d'articles qu'Elisabeth Förster-Nietzsche publie dans Die Zukunft (p. 544-546).

 

ALBERT Henri, "M. Dührer : Sade", {Lettres allemandes}, in Mercure de France, tome 34, n˚124, avril 1900, p. 271-273.

Cite Dührer selon lequel : "Après les tempêtes de la philosophie schopenhauer-hartmannienne et nietzschéenne, le soleil de l'esprit hégelien luira sur le monde" (p. 272).

 

ALBERT Henri, "Frédéric Nietzsche", in Mercure de France tome 36, n˚130, octobre 1900, p. 44-49.

 

ALBERT Henri, {Lettres allemandes}, in Mercure de France tome 36, n˚130, octobre 1900, p. 252-257.

Compte-rendu d'extraits de correspondance de Nietzsche publiés par Elisabeth Förster-Nietzsche dans la Neue Deutsche Rundschau (p. 256-257).

 

ALBERT Henri, "Les dernières années de Nietzsche", {Lettres allemandes}, in Mercure de France tome 36, n˚131, novembre 1900, p. 540-543.

 

ALBERT Henri, "Wagner-Probleme", {Lettres allemandes}, in Mercure de France tome 36, n˚132, décembre 1900, p. 847-848.

Compte-rendu du livre : un "nouveau "Cas Wagner", moins injuste mais tout aussi dur". Max Graf "rappelle la tragique aventure de Nietzsche et dit à ce sujet des choses fort judicieuses" (p. 847).

 

ALBERT Henri, {Lettres allemandes}, in Mercure de France tome 36, n˚132, décembre 1900, p. 843-849.

Albert répond à l'échotier de la Revue franco-allemande qui a critiqué ses notes sur Nietzsche ; il persiste : "(...) Je regarde l'Allemagne, je regarde Nietzsche, et plus je les regarde, plus je comprends qu'ils n'étaient pas faits l'un pour l'autre. (...)" (p. 848-849).

 

ALBERT Henri, "Friedrich Nietzsche : Gesammelte Briefe, vol. I", {Lettres allemandes}, in Mercure de France tome 37, n˚134, février 1901, p. 550-553. 

 

ALBERT Henri, {Lettres allemandes}, in Mercure de France tome 37, n˚134, février 1901, p. 554.

Signale la publication dans la Neue deutsche Rundschau de lettres de Frédéric Nietzsche à Malwida de Meysenbug (p. 554).

 

ALBERT Henri, {Lettres allemandes}, in Mercure de France tome 38, n˚136, avril 1901, p. 253-257.

Compte-rendu de M. Gregor de Glasenapp, Essays : "Une longue étude sur Nietzsche et Tolstoï occupe le centre de ses dissertations. Le critique a reconnu que ces deux esprits, également opposés aux tendances générales de leur époque, présentaient, sur le domaine de la morale, une antinomie irréductible entre deux conceptions également justifiables" (p. 254-255). 

 

ALBERT Henri, {Lettres allemandes}, in Mercure de France tome 38, n˚136, avril 1901, p. 253-257.

Signale Carl Heckel, "Frédéric l'Inactuel" publié dans la Wiener Rundschau (p. 256).

 

ALBERT Henri, {Lettres allemandes}, in Mercure de France, tome 39, n˚139, juillet 1901, p. 244-249.

Compte-rendu d'Hermann Bahr, Bildung. Au sujet de la culture, de la nécessité d'avoir de nouveau "des sages, des artistes et des héros", Henri Albert remarque : "Nietzsche l'avait dit avant lui, mais il avait bientôt compris que l'Allemagne ne saurait offrir un terrain à d'aussi rares produits" (p. 246).

 

ALBERT Henri, {Lettres allemandes}, in Mercure de France, tome 39, n˚139, juillet 1901, p. 244-249.

A propos de la revue Die Insel, Albert oppose radicalement la culture européenne de Nietzsche et celle de Bjoernson (p. 247).

 

ALBERT Henri, {Lettres allemandes}, in Mercure de France tome 39, n˚139, juillet 1901, p. 244-249.

Compte-rendu de "pensées inédites de Nietzsche" publiées dans Die Insel (p. 248).

 

ALBERT Henri, {Lettres allemandes}, in Mercure de France tome 40, n˚143, novembre 1901, p. 559-565.

Compte-rendu de "fragments de cette fameuse Volonté de Puissance" publiés dans Die Insel, p. 564-565.

 

ALBERT Henri, "Le livre suprême du créateur de valeurs nouvelles", in Mercure de France tome 41, n˚145, janvier 1902, p. 5-15.

 

ALBERT Henri, "Moderne Essays zur Kunst und Litteratur", {Lettres allemandes}, in Mercure de France tome 42, n˚148, avril 1902, p. 264-265.

Compte-rendu élogieux des quinze cahiers publiés par Hans Landsberg et mention particulière pour les principales études dont celle de Paul Ernest intitulée "Friedrich Nietzsche" (p. 265).

 

ALBERT Henri, {Lettres allemandes}, in Mercure de France tome 42, n˚148, avril 1902, p. 264-268.

Signale la traduction d'une étude d'Henri Lichtenberger sur l'individualisme de Nietzsche publiée dans Deutsche Zeitschrift (p. 268).

 

ALBERT Henri, {Lettres allemandes}, in Mercure de France tome 42, n˚149, mai 1902, p. 541-546.

Signale J. Hofmiller, "Le testament philosophique de Nietzsche (étude sur la Volonté de Puissance, essai de transmutation de toutes les valeurs)", publié dans Die Gesellschaft (p. 545).

 

ALBERT Henri, {Lettres allemandes}, in Mercure de France, tome 44, n˚154, octobre 1902, p. 251-259.

Compte-rendu élogieux d'un volume de Fernand Baldensperger consacré à Gottfried Keller. Albert rappelle : "Nietzsche tenait les Gens de Seldwyla pour un des cinq ou six livres allemands qui soient lisibles" (lisible, souligné dans le texte) (p. 256).

 

ALBERT Henri, {Lettres allemandes}, in Mercure de France, tome 44, n˚154, octobre 1902, p. 251-259.

A propos d'une nouvelle revue, Die Kultur, Albert rappelle que Nietzsche a déjà fourni une définition "lorsqu'il lança sa violente attaque contre les philistins de la culture. Le directeur de la Kultur aurait bien dû s'en souvenir". Albert reconnaît que c'est le propre de l'Allemagne " de donner naissance de temps en temps à quelques grands hommes" mais ajoute que le peuple allemand "dans son ensemble demeure profondément incultivable". Il cite Nietzsche : "être allemand c'est cesser d'être allemand" et conclut "Es gibt keine deutsche Kultur" (p. 257).

 

ALBERT Henri, "Fritz Mauthner : Beitraege zu einer Kritik der Sprache", {Lettres allemandes}, in Mercure de France, tome 44, n˚155, novembre 1902, p. 554-556.

Cite Mauthner, "les mots sont les idées mêmes", et cite Nietzsche en parallèle : "Toute parole est un préjugé" (p. 555). Albert loue le style "sobre et net" de Mauthner et fait encore allusion à Nietzsche : "Nietzsche accusait les Allemands de ne connaître que le style improvisé (Le Voyageur et son ombre, aph. 95), et peut-être l'inconsistance de la langue ne déguise-t-elle que trop souvent, chez eux, des œuvres mal pensées" (p. 556).

 

ALBERT Henri, Nietzsche, Paris, Sansot, 1903. (Collection "Les célébrités d'aujourd'hui)

 

ALBERT Henri", {Lettres allemandes}, in Mercure de France tome 45, n˚158, février 1903, p. 561-566.

Compte-rendu de « La jeunesse de Nietzsche », publié dans Der Zeitgeist (p. 565).

 

ALBERT Henri, « Wilhelm Uhde : Vor den Pforten des Lebens », {Lettres allemandes}, in Mercure de France, tome 45, n˚158, février 1903, p. 562-563.

Compare le héros du roman à un Frédéric II de Hohenstaufen, à un Frédéric Nietzsche (p. 563).

 

ALBERT Henri, « Elsa Asenijeff : Tagebuchblaetter einer Emancipierten », {Lettres allemandes}, in Mercure de France, tome 45, n˚158, février 1903, p. 563-564.

« Aux dernières pages de ce « journal intime », le ton s'élève et la faible voix féminine essaye de moduler les accents prophétiques de Zarathoustra. Que ne chante-t-elle un chant d'amour! Ainsi elle accomplirait sa destinée qui est de réconforter l'homme après les jeux terribles de la guerre, puisque que le jardinier de la nature lui commande d'engendrer de nouveaux guerriers! » (p. 564)

 

ALBERT Henri, « La force française en Alsace », in La Renaissance latine, volume 2, 10, 1903, p. 56-74.

 

ALBERT Henri, « Lic. Dr Eugen Kretzer : Joseph Arthur Graf Gobineau, sein Leben und sein Werk », {Lettres allemandes}, in Mercure de France, tome 49, n˚169, janvier 1904, p. 262-265.

S'interroge sur les raisons de l'engouement des Allemands pour Gobineau et suppose que c'est parce que Gobineau a été un admirateur passionné de Wagner, « du temps où l'on voyait les Nietzsche et les Gobineau, les Schuré et les Chamberlain, à côté de Melle de Meysenbug et d'autres personnalités de premier ordre (...) », du temps où ces amitiés représentaient « le centre du dernier épanouissement de la pensée allemande. » (p. 263)

 

ALBERT Henri, « Paul Wiegler : Franzoesische Rebellen », {Lettres allemandes}, in Mercure de France, tome 52, n˚178, octobre 1904, p. 257.

Signale que l'un des huit chapitres qui composent le livre s'intitule : « « Barrésisme et Nietzschéisme » (Jules de Gaultier). »

 

ALBERT Henri, "Oscar Bie, Das Ballett als Litteratur", {Lettres allemandes}, in Mercure de France, tome 55, n˚189, 1er mai 1905, p. 135-136.

Cite intégralement le préambule d'Oscar Bie "pour montrer la forme supérieure que parvient à prendre la critique littéraire en Allemagne, lorsqu'elle sait s'inspirer des idées directrices dont Frédéric Nietzsche fut le promoteur" et cite "Dionysos, dieu équivoque et tentateur": « Donnez-moi un masque, un masque de plus! » (p. 136)

 

ALBERT Henri, "A. Bossert : Essais sur la littérature allemande", {Lettres allemandes}, in Mercure de France, tome 56, n˚195, 1er août 1905, p. 462-464.

Critique sévèrement "les quelques pages tout à fait insuffisantes sur Nietzsche" sur lesquelles se termine le livre (p. 464).

 

ALBERT Henri, "J. Meier-Graefe : Der Fall Boecklin und die Lehre von den Einheiten", {Lettres allemandes}, in Mercure de France, tome 58, n˚201, 1er novembre 1905, p. 141-144.

Signale que Meier-Graefe cite Nietzsche (p. 143).

 

ALBERT Henri, « Memento », {Lettres allemandes}, in Mercure de France, tome 60, n˚209, 1er mars 1906, p. 148-149.

Signale un article publié dans Politisch-Anthropologische Revue : « M. Raoul Richter, à qui l'on doit déjà un excellent ouvrage sur la philosophie de Nietzsche, étudie les idées du philosophe par rapport à la doctrine de l'évolution et la théorie de la race. » (p. 148)

Cf. Raoul Richter, « Nietzsches Stellung zu Entwicklungslehre und Rassetheorie », in Politisch-Anthropologische Monatschrift, Bd. 4, 1906, p. 544-564 [Krummel, II, 573, p. 254]. Voir aussi Krummel, II, 573a, p. 254.

 

ALBERT Henri, {Lettres allemandes}, in Mercure de France, tome 61, n˚215, 1er juin 1906, 460-465.

Compte-rendu de Bernard Scharlitt, « Le Polonisme de Nietzsche », publié dans Politisch-Anthropologische Revue (p. 464).

Cf. Bernard Scharlitt, « Über Nietzsches Polentum », in Politisch-Anthropologische Monatschrift, Bd. 5, 1906, p. 38-44 [Krummel, II, 499, p. 222].

 

ALBERT Henri, « A propos des « Mouettes ». Nietzsche et M. Paul Adam », in Mercure de France, tome 64, n˚227, 1er décembre 1906, p. 384-389.

 

 

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en construction

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ALBERT Henri, "Memento", {Lettres allemandes}, in Mercure de France, tome 92, n°337, 1er juillet 1911, p. 193-194.

Rappelle le rôle de la Deutsche Rundschau dans l'introduction de Nietzsche en Allemagne avec l'article de Georges Brandès (p. 193).

 

ALBERT Henri, "Elisabeth Förster-Nietzsche: Der junge Nietzsche", {Lettres allemandes}, in Mercure de France, tome 98, n°361, 1er juillet 1912, p. 171-173.

 

ALBERT Henri, "Nietzsche et Strindberg", in Mercure de France, tome 102, n°380, 16 avril 1913, p. 725-737.

 

ALBERT Henri, "Le masque de Nietzsche", {Echos}, in Mercure de France, tome 105, n°390, 16 septembre 1913, p. 445-446.

 

ALBERT Henri, {Lettres allemandes}, in Mercure de France, tome 107, n°400, 16 février 1914, p. 858-862.

Compte-rendu d'Henri Bauër, "Pascal et Nietzsche" dans la Revue germanique (p. 861).

 

ALBERT Henri, "Richard M. Meyer: Nietzsche, sein Leben und seine Werke", {Lettres allemandes}, in Mercure de France, tome 108, n°401, 1er mars 1914, p.199-203.

Compte-rendu dans lequel Henri Albert s'attarde longuement sur l'opposition entre Overbeck et Elisabeth Förster-Nietzsche.

 

ALBERT Henri, "Elisabeth Foerster-Nietzsche: Der einsame Nietzsche", {Lettres allemandes}, in Mercure de France, tome 108, n°401, 1er mars 1914, p.203.

 

ALBERT Henri, "Josef Spindler: Nietzsches Persoenlichkeit und Lehre", {Lettres allemandes}, in Mercure de France, tome 108, n°401, 1er mars 1914, p.203-204.

 

ALBERT Henri, "Index of the complete works of Friedrich Nietzsche", {Lettres allemandes}, in Mercure de France, tome 108, n°401, 1er mars 1914, p.204-205.

 

ALBERT Henri, "Friedrich Nietzsche: Philologica", {Lettres allemandes}, in Mercure de France, tome 109, n°408, 16 juin 1914, p. 866-867.

 

ALBERT Henri, {Lettres allemandes}, in Mercure de France, tome 109, n°408, 16 juin 1914, p. 866-871.

A propos de l'achèvement des traductions anglaises de Nietzsche, signale un article de Léon Kellner, "Nietzsche en Angleterre", publié dans Das literarische Echo (p. 870).

 

ALBERT Henri, "Nietzsche contre les barbares", in L'Opinion, 23 janvier 1915, p. 60-62.

 

ALBERT Henri, "Treitschke et Nietzsche", {Variétés}, in Mercure de France, tome 111, n°416, 1er août 1915, p. 796-801

 

ALBERT Henri, "Maurice Muret: L'orgueil allemand. Psychologie d'une crise", {Lettres allemandes}, in Mercure de France, tome 113, n°421, 1er janvier 1916, p.150-153.

Contient des extraits qui évoquent Nietzsche.

 

ALBERT Henri, "Pierre Lasserre: Le germanisme et l'esprit humain", {Lettres allemandes}, in Mercure de France, tome 113, n°421, 1er janvier 1916, p. 153-155.

Souligne la position "courageuse" de Lasserre sur Nietzsche (p. 154).

 

ALBERT Henri, "Nietzsche: Briefwechsel mit Franz Overbeck", {Lettre allemandes}, in Mercure de France, tome 119, n°445, 1er janvier 1917, p.143.

 

ALBERT Henri, "Emil Ertmatinger: Gottfried Keller's Leben", {Lettre allemandes}, in Mercure de France, tome 119, n°445, 1er janvier 1917, p. 140-142.

A propos Keller et Nietzsche (p. 141).

 

ALBERT Henri, "Bertha Schleicher: Malvida von Meysenbug", {Lettre allemandes}, in Mercure de France, tome 119, n°445, 1er janvier 1917, p.142-143.

Evoque les relations entre Nietzsche et Malwida von Meysenbug.

 

ALBERT Henri, "Sous le masque de Zarathoustra", in La Revue Universelle, 1er octobre 1920, p. 98-101.

Cet article de 1920 est un compte-rendu de l’ouvrage de Hermann Hesse, Zarathustras Wiederkehr: Ein Wort an Die Deutsche Jugend und Andere Denkschriften Gegen Den Radikalismus Von Rechts und Links (Berlin, S. Fischer, 1920). Dans le livre, Hesse se sert de l’image de Zarathoustra pour s’adresser à la jeunesse allemande pour lui dire, selon Albert, « de dures vérités ». Le livre de Hesse, constate Albert, « ne fait que confirmer la thèse de notre [Charles] Maurras », c’est-à-dire, que l’Allemagne est incapable de tolérance, puisqu’elle souffre « d’un ‘individualisme excessif » et de « militarisme ». L’article fut donc tout à fait dans la ligne éditoriale de la Revue universelle de l’époque. -[Don Longo, 2014]

 

ALBERT Henri, "Charles Andler: Les précurseurs de Nietzsche", {Lettres allemandes}, in Mercure de France, tome 148, 1er juin 1921, p. 537-541.

 

ALBERT Henri, "Charles Andler: La jeunesse de Nietzsche", {Lettres allemandes}, in Mercure de France, tome 148, 1er juin 1921, p. 541-542.

 

ALBERT Henri, "Sirieyx de Villiers: La faillite du surhomme", {Lettres allemandes}, in Mercure de France, tome 148, 1er juin 1921, p. 542.

 

 

 


Novembre 2019

Biennale Nietzscheana

Nietzsche et la France. La France et Nietzsche

 

"Nietzsche wirkt in die populäre Breite, und man muss in die Breite gehen" (Andreas Urs Sommer, Nietzsche und die Folgen, 2017)

NOUVEAU

Laure Verbaere

Nietzsche et l'agrégation de philosophie (avril 2019) lire

OUTIL: Nietzsche et les philosophes français: traces empiriques et paroles 1889-1903 lire

Les éditions de Zarathoustra de 1920 à 1935 voir

et de 1935 à 1950 voir

 

Nouvelle trace inédite

Lettre d'Eric Blondel à Don Longo lire

 

Que pensait Emile Zola de Nietzsche? de Wagner? lire

 

Dominique de Gaultier de Laguionie, petit-neveu du philosophe français Jules de Gaultier (1858-1942) met à disposition les archives dont il dispose. voir

Jules de Gaultier et Nietzsche

Don Longo:

Les pèlerins à Sils-Maria voir

 

Alan Schrift:

“Le nietzschéisme comme épistémologie”, extrait de Patrice Maniglier (dir.), Le Moment philosophique des années 1960 en France (PUF, 2011) lire

 

Alan Schrift:

French Nietzscheanism lire

 

Nouveaux outils

The Nietzsche Canon: a publication history and bibliography (William Schaberg) lire

 

"Viele neue Nietzsches sollen zutage treten? - Ein paar wenige würden genügen..." (Reto Winteler, Friedrich Nietzsche, der erste tragische Philosoph, eine Entdeckung, Basel Schwabe Verlag, 2014)

" (...) [l]es philosophes de profession [...] oublient que Nietzsche ne promulgue pas un catéchisme nouveau mais nous invite à créer nous- même le système des valeurs auquel nous voulons dévouer notre vie. Dosons en nous la quantité de dionysisme et de christianisme mystique qui va nous inspirer. Il y aura autant de solutions qu'il y aura d'individus et c'est de leur collaboration que naîtra la vie nouvelle." (Charles Andler, 1932)

Becoming a Destiny: The Nietzsche Vogue in French intellectual Life, 1891-1918 (Christopher E. Forth, Dissertation, State University of New York, Buffalo, 1994)

Traces orales

Nietzsche « n'est pas allé assez loin dans le sens de sa propre doctrine ; il n'a pas été assez nietzschéen. L'attitude où il veut qu'on se place est bien celle qui convient ; mais nous ne pouvons pas dire d'avance qu'on doive, en s'y plaçant, aboutir à l'exaltation de l'individu plutôt qu'à son absorption dans la société : cela dépend des cas et des moments. Nietzsche n'a pas encore un sens suffisant de la relativité : il est encore trop systématique. » (Frédéric RAUH, extrait de cours à la Sorbonne, 1904)

 

"Chaque doctrine nouvelle présente certaines arêtes et extrémités outrancières autour desquelles la curiosité frivole de la multitude voltige hâtivement mais ce n'est pas l'exactitude ou la fausseté de quelques points particuliers, ce sont l'étendue et la profondeur de la création qui doivent retenir notre attention. Je ne me suis jamais demandé si les théories nietzschéennes du «surhomme » ou de l'« éternel retour » sont justes ou non: et qui se le demanderait encore, en dehors de quelques ratiocineurs et éplucheurs de livres ? Une grande œuvre ne nous intéresse toujours que par ce double côté: l'homme créateur et l'action créatrice." (Stefan Zweig, L'Humanité, 21 mai 1926)

Comoedia, 28 mars 1914
Comoedia, 28 mars 1914

Le Rire, 10 décembre 1910