1899

Articles qui évoquent Nietzsche

ALBERT Henri, {Lettres allemandes}, in Mercure de France, tome 29, n˚109, janvier 1899, p. 255-258.

Signale la publication prochaine de Soirs de la Vie d'une Idéaliste par Malwida von Meysenbug, "la géniale amie de Wagner et de Nietzsche" (p. 257). [1]

 

BRENTANO Camille, « Où aboutit le culte du moi » in La Plume, 11e année, 1899, p. 57-59.

A propos de Maurice Barrès, cite Nietzsche (p. 59).

 

MAZELLIERE Marquis de la, « Vues sur l’histoire du Japon », in Revue de Paris, tome 2, 1er mars 1899, p. 127-143.

Note que « la prose japonaise a la précision et la simplicité que Nietzsche reconnaît seulement à la prose grecque et à la prose française » (p. 133).

 

DARLU Alphonse, "Classification des idées morales du temps présent", in Revue bleue, tome 11, n˚10, 11 mars 1899, p. 289-296. [4]

S'intéresse aux idées de Guyau puis expose "la flamboyante doctrine" de Nietzsche en insérant un extrait de "Comment le monde vrai devint enfin une fable" d'après la traduction d'Henri Lichtenberger (p. 292-293).

 

LICHTENBERGER André, « Poupées », in Revue hebdomadaire, tome 4, mars 1899, p. 385-396.

Se moque de « Mlle Luce » qui parle de Ibsen, de Nietzsche, explique le sens de la vie, « élucide le féminisme, le socialisme, l’anarchisme, etc. (p. 389) Se moque de son intérêt pour ces auteurs qu’elle n’a pas lus (p. 390)

 

BORDEAUX Henry, {Les livres et les mœurs}, in Revue hebdomadaire, tome 4, mars 1899, p. 411-420.

Etude d’Emile Faguet, Questions politiques. Constate : « Et Nietzsche, niant la philosophie, nous assure que le penseur ne peut que nous conter l’histoire de son âme, et non enseigner une doctrine » (p. 413)

 

MAUCLAIR Camille, « Les salons littéraires à Paris », in Revue des revues, t. 1, janvier-mars 1899, p. 73-83.

Evoque les femmes qui traduisent les œuvres de Nietzsche dans les salons (p. 75).

 

BRANDES Georges, « Le droit des faibles », in Revue de Paris, tome 2, 1er avril 1899, p. 517-552.

Au sujet de l’influence de la littérature allemande sur le Nord, note l’influence de Friedrich Nietzsche (p. 528).

 

DAURIAC Lionel, "La philosophie de Richard Wagner", in Revue philosophique de la France et de l'étranger, tome 47, n˚4, avril 1899, p. 345-370.

Remarque : "(...) le cas Wagner, pour me servir de la fameuse formule de Nietzsche, est à peu près un cas unique dans l'histoire de l'esprit" (p. 364).

 

Anonyme, "Les éléments de la métaphysique, par Paul Deussen", in Revue de métaphysique et de morale, tome 7, n°3, supplément de mai 1899, p. 6-7.

Evoque une "morale de la force et du cynisme" selon Nietzsche (p. 7).

 

ALBERT Henri, {Lettres allemandes}, in Mercure de France, tome 30, n˚114, juin 1899, p. 835-838.

Cite Nietzsche pour excuser sa "paresse" : "Il ne faut pas lire trop de livres allemands... Comment peut-on être capable de lire un livre allemand?.. Quel martyre pour ceux qui ont la troisième oreille!" (p. 836).

 

ALBERT Henri, {Lettres allemandes}, in Mercure de France, tome 30, n˚114, juin 1899, p. 835-838.

Discute le compte-rendu d'Ernest Heilborn au sujet de Malwida von Meysenbug, Soirs de ma vie (p. 837).

 

DEHERME Georges, in Coopération des idées, juin 1899, p. 75.

Cite Nietzsche contre Maurras et contre l'Empire allemand. [7]

 

ROLLAND Romain, « Richard Strauss », in Revue de Paris, tome 3, 15 juin 1899, p. 769-789.

Evoque Nietzsche (p. 772, 782-782 et 788).

 

DAURIAC Lionel, "L'esthétisme et le wagnérisme" in La Grande Revue, 4, 1899, p. 582-603.

Discute le point de vue de Nietzsche sur Wagner et la réception du Cas Wagner en France (p. 596).

 

Anonyme, "Thèses de doctorat", in Revue de métaphysique et de morale, tome 7, n°4, supplément de juillet 1899, p. 9-16.

Soutenance de la thèse d'André Lalande, professeur de philosophie au lycée Michelet: "L'idée directrice de la dissolution opposée à celle de l'évolution dans la méthode des sciences physiques et morales", le 12 mai 1899. Un membre du jury, Victor Brochard, remarque qu'avant la page 300, "A Lalande prêche une philosophie de la dissolution et qu'"on se croirait en face d'un Nietzsche ou d'un anarchiste" (p. 13). M. Lalande obtient la mention "Très honorable".

 

ALBERT Henri, {Lettres allemandes}, in Mercure de France, tome 31, n˚115, juillet 1899, p. 259-263.

Compte-rendu de Salve Regina de M. J. Conrad, "tour à tour socialiste, anarchiste et nietzschéen" (p. 261).

 

ALBERT Henri, {Lettres allemandes}, in Mercure de France, tome 31, n˚115, juillet 1899, p. 259-263.

A propos d'une enquête sur les relation franco-allemandes, Henri Albert juge : "L'Allemagne en est toujours encore au point que fixait Nietzsche dans son Inactuelle sur David Strauss. Vingt-cinq ans d'impérialisme (le mot pris au sens anglais) et de grande politique n'y ont rien fait. Il n'y a pas encore de culture allemande" (p. 262).

 

CHRISTOMANOS Constantin, « Elisabeth de Bavière, impératrice d’Autriche : impressions, conversations, souvenirs », in Revue hebdomadaire, tome 8, juillet 1899, p. 369-403.

Raconte : « Nous causâmes ensuite des systèmes philosophiques modernes, surtout de Nietzsche, dont elle n’avait rien lu ni jamais entendu parler » (p. 375).

 

DOUBINSKY Maxime, "Individualisme et individualisme", in L'Humanité nouvelle, XXVI, 10 août 1899, p. 206-214.

Evoque l'individualisme de Nietzsche

 

ALBERT Henri, {Lettres allemandes}, in Mercure de France, tome 31, n˚117, septembre 1899, p. 836-840.

Compte-rendu d'André Fischer, "Goethe und Napoléon", publié dans Die Nation. A propos de la rencontre entre les deux hommes "aux destinées surhumaines", Henri Albert rappelle et commente : "Voilà un homme!", avait dit l'Empereur, ce à quoi Nietzsche voudrait sous-entendre méchamment "et je ne pensais voir qu'un Allemand" (p. 837).

 

ALBERT Henri, {Lettres allemandes}, in Mercure de France, tome 31, n˚117, septembre 1899, p. 836-840.

Compte-rendu d'un article de M.-G. Conrad publié dans Die Gesellschaft. Le nom de Nietzsche est cité à deux reprises pour insister sur le fait que l'Allemagne est dépourvue de culture (p. 838 et 839). [10]

 

PALANTE Georges, "Fr. S. Nitti. La population et le système social", in Revue philosophique de la France et de l'étranger, tome 48, n˚9, septembre 1899, p. 321-324. [11]

Signale les pages intéressantes du livre sur "le pessimisme de Nietzsche et de Bahnsen et leur action sociale et démographique" (p. 323).

 

SOUZA Robert de, "Sartor Resartus, vie et opinions de Herr Teufelsdroeckh, par Thomas Carlyle", {Littérature}, in Mercure de France, tome 31, n˚117, septembre 1899, p. 782-787.

Compte-rendu qui débute ainsi : "Carlyle appartient à cette race éparse et spéciale, comme Montaigne, Pascal, Rousseau, Novalis, Renan, Taine, Emerson, Tolstoï ou Nietzsche, des penseurs" (p. 782).

 

DOUBINSKY Maxime, "Individualisme et individualisme", in L'Humanité nouvelle, XXVII, 10 septembre 1899, p. 279-287.

Etudie l'individualisme de Nietzsche.

 

Anonyme, "International Journal of Ethics", in Revue de métaphysique et de morale, tome 7, n°6, supplément de novembre 1899, p. 16-19.

Nietzsche est cité deux fois. D'abord par rapport à une analyse d'Alexandre Tille sur Havelock Ellis, Affirmations (p. 17). Ensuite au sujet d'une étude de Charles M. Bakewell, publiée à l'occasion d'une traduction anglaise d'Alexandre Tille (p. 18).

 

MAY Dick, "L'université de la rue Danton", {Pédagogie}, in Revue des revues, tome 4, 1er novembre 1899, p. 293-301.

Annonce une conférence d'Eugène de Roberty sur Frédéric Nietzsche a-t-il réformé la morale?, pendant l'année universitaire 1899-1900 à l'Ecole de Morale (p. 301).

 

LICHTENBERGER Henri, "Th. Ziegler. - Die geistigen und socialen Stroemungen des neunzehnten Jahrhunderts", {Littérature allemande}, in Revue universitaire, tome II, n˚9, 15 novembre 1899, p. 371-373. [15]

Estime que le livre de Ziegler est "quelques chose d'assez arbitraire et artificiel", mais qu'il est cependant "d'un très grand intérêt et mérite le succès". Note les sympathies marquées de Ziegler pour les tendances socialistes mais reconnaît qu'"il rend aussi pleinement compte du courant individualiste contemporain" et ajoute : "il parle de Nietzsche en bons termes, avec équité et mesure, sans le confondre purement et simplement avec les anarchistes de lettres, et lui assigne sa place à la suite et un peu au-dessus de Schopenhauer dans l'histoire de la pensée allemande" (p. 372).

 

WEBER Louis, "L'Unique et sa Propriété, par Max Stirner", {Philosophie}, in Mercure de France, tome 32, n˚120, décembre 1899, p. 768-771.

Remarque que c'est le succès de Nietzsche qui a permis d'attirer l'attention sur l’œuvre de Max Stirner (p. 768-769).

 

Anonyme, {Revues françaises et étrangères}, in Revue des revues, t. 4, 15 décembre 1899.

Compte-rendu de l’article de Lionel Dauriac, "Esthétisme et wagnérisme", publié dans la Grande revue. Note que l'auteur a pris parti pour Wagner contre Nietzsche (p. 654).

 

 


Moteur de recherche:

Valentine de Saint-Point et Nietzsche

"Le Sang de Nietzsche" testament d'Arnaud Dandieu. Edition commentée par Christian Roy (2015/2020) 

 

 

Nietzsche et Zola

(Jean-Pierre Dumont, septembre 2019)

 

Que pensait Emile Zola de Nietzsche? de Wagner? lire

 

"Nietzsche wirkt in die populäre Breite, und man muss in die Breite gehen" (Andreas Urs Sommer, Nietzsche und die Folgen, 2017)

 

"Viele neue Nietzsches sollen zutage treten? - Ein paar wenige würden genügen..." (Reto Winteler, Friedrich Nietzsche, der erste tragische Philosoph, eine Entdeckung, Basel Schwabe Verlag, 2014)

Laure Verbaere

Nietzsche et l'agrégation de philosophie (avril 2019) lire

OUTIL: Nietzsche et les philosophes français: traces empiriques et paroles 1889-1903 lire

Les éditions de Zarathoustra de 1920 à 1935 voir

et de 1935 à 1950 voir

Dominique de Gaultier de Laguionie, petit-neveu du philosophe français Jules de Gaultier (1858-1942) met à disposition les archives dont il dispose. voir

Jules de Gaultier et Nietzsche

Don Longo:

Les pèlerins à Sils-Maria voir

" (...) [l]es philosophes de profession [...] oublient que Nietzsche ne promulgue pas un catéchisme nouveau mais nous invite à créer nous- même le système des valeurs auquel nous voulons dévouer notre vie. Dosons en nous la quantité de dionysisme et de christianisme mystique qui va nous inspirer. Il y aura autant de solutions qu'il y aura d'individus et c'est de leur collaboration que naîtra la vie nouvelle." (Charles Andler, 1932)

Becoming a Destiny: The Nietzsche Vogue in French intellectual Life, 1891-1918 (Christopher E. Forth, Dissertation, State University of New York, Buffalo, 1994)

Traces orales

Nietzsche « n'est pas allé assez loin dans le sens de sa propre doctrine ; il n'a pas été assez nietzschéen. (…) Nietzsche n'a pas encore un sens suffisant de la relativité : il est encore trop systématique. » (Frédéric RAUH, extrait de cours à la Sorbonne, 1904)

 

"Chaque doctrine nouvelle présente certaines arêtes et extrémités outrancières autour desquelles la curiosité frivole de la multitude voltige hâtivement mais ce n'est pas l'exactitude ou la fausseté de quelques points particuliers, ce sont l'étendue et la profondeur de la création qui doivent retenir notre attention. Je ne me suis jamais demandé si les théories nietzschéennes du «surhomme » ou de l'« éternel retour » sont justes ou non: et qui se le demanderait encore, en dehors de quelques ratiocineurs et éplucheurs de livres ? Une grande œuvre ne nous intéresse toujours que par ce double côté: l'homme créateur et l'action créatrice." (Stefan Zweig, L'Humanité, 21 mai 1926)

Comoedia, 28 mars 1914
Comoedia, 28 mars 1914

Le Rire, 10 décembre 1910