Bibliographie inédite des publications françaises sur Nietzsche 1868-1940 (Laure Verbaere et Donato Longo)

1868-1910: BIBLIOGRAPHIE ET COMMENTAIRES DE LAURE VERBAERE

 

(en savoir plus)

1901

Articles qui évoquent Nietzsche

HIRSCH Charles-Henry, "Flegrea : L'influence étrangère sur la poésie française, par M. R. de Gourmont", {Les revues}, in Mercure de France, tome 37, n˚133, janvier 1901, p. 194-195.

Remarque l'influence de Hegel, Schopenhauer, "puis Nietzsche dont l'action sur les esprits français commence à peine", Poe, Whitman sur les poètes de l'école symboliste (p. 195).

 

BROCHARD Victor, "La morale des philosophes grecs", in Revue des cours et conférences, n°12, 31 janvier 1901, p. 529-536.

Cours à la Sorbonne.

Note: "Je ne m'arrêterai pas aux injures que Nietzsche adresse à Socrate parce qu'il a fait triompher sa doctrine sur celle des Sophistes, parce qu'il a donné la victoire à Eschyle sur Euripide, à Apollon sur Bacchus. Mais il est permis de se demander si les idées de Nietzsche (qui sont celles des Sophistes) valent mieux que celles de Socrate et de ses disciples. Pour ma part, je ne le crois pas; et j'estime que ç'a été un grand bien pour l'humanité qu'Apollon l'ait emporté sur Bacchus, et Socrate sur les Sophistes."

 

LICHTENBERGER Henri, "Albrecht Rau. - Die Ethik Jesu. Ihr Ursprung und ihre Bedeutung vom Standpunkte des Menschentums", {Littérature allemande}, in Revue universitaire, tome I, n˚1, 15 janvier 1901, p. 56-57. [1]

Signale que "les analogies qu'on peut constater entre les idées de M. R. et celles de Nietzsche (dont le nom revient souvent dans le livre de M. R.) sont toutes de surface"(p. 57). Mentionne les différences fondamentales et conclut en insistant à nouveau : "L'auteur de Zarathustra ne partage donc à aucun degré l'optimisme scientifique et la foi humanitaire qui inspirent d'un bout à l'autre le livre de M. R.".

 

LICHTENBERGER Henri, "Mis de la Mazellière. La peinture allemande au XIXe siècle", {Littérature allemande}, in Revue universitaire, tome I, n˚1, 15 janvier 1901, p. 57-59. [2]

Souligne une confusion dans l'ouvrage : "M. de la Mazellière se borne à distinguer deux subdivisions seulement dans l'école moderne : une ère de pessimisme et de réaction et une ère de réalisme à outrance, confondant de la sorte sous la même étiquette le réalisme proprement dit et le néo-romantisme ou le néo-idéalisme. Il se trouve ainsi amené à faire, par exemple, de Nietzsche - le plus grand poète lyrique de notre fin de siècle - un représentant du réalisme (...) et à présenter comme "l'homme de l'Allemagne nouvelle" le contempteur le plus violent et le plus sarcastique de la culture néo-impériale!" (p. 58). Conteste la présentation que l'auteur propose de Klinger (p. 58-59) et note pour sa part : "Klinger comme Nietzsche appartient à l'espèce des homines religiosi. Et ce n'est pas sur une négation, mais sur un cri d'immense enthousiasme que s'achève leur œuvre" (p. 59).

 

DUPRAT G. –L., « Fausto Squillace. - Sociologia artistica », in Revue internationale de sociologie, tome 9, n°2 février 1901, p. 293.

Nietzsche cité (p. 293).

 

VOGÜE Eugène-Melchior de, "Au seuil d'un siècle. Cosmopolitisme et nationalisme", in Revue des Deux Mondes, tome 1, 1er février 1901, p. 677-692.

Passe en revue les différentes et successives vagues de cosmopolitisme et de protectionnisme littéraire. A propos de l'enthousiasme pour les œuvres étrangères durant les années 1890 et de la réaction nationaliste qui s'en suivit : "Le "cas Wagner" vint envenimer la dispute. Les enragés d'exotisme firent tout ce qu'il fallait pour l'aggraver : à les entendre, la musique était née avec le dieu de Bayreuth, la poésie avec Browning, le théâtre avec Henrik Ibsen, la philosophie avec Nietzsche" (p. 686).

 

BOUYER Raymond, « Verdi précurseur », {Revue musicale], in Nouvelle Revue, tome 8, 15 février 1901, p. 633-636.

A propos de Wagner, évoque Nietzsche et Le Cas Wagner, (p. 634).

 

KAHN Gustave, {Critique des romans}, in La Plume, 12e année, 1901, p. 103-106.

Nietzsche est cité dans le compte-rendu de Feu de Gabriele d'Annunzio (p. 105).

 

MARINETTI F. T., « Mascagni contre Wagner », in La Plume, 12e année, 1901, p. 127-128.

 

MONTAGNE R. P., « La philosophie au Congrès scientifique international de Munich », {La vie scientifique}, in Revue thomiste, n°1, mars 1901, p. 76-82.

Cite les travaux de Mgr. Lorenz Fischer, dont l’étude sur Nietzsche (p. 77).

 

BOUYER Raymond, « Astarté », {Revue musicale], in Nouvelle Revue, tome 9, 1er mars 1901, p. 154-158.

Note qu’il pense au « Il faut méridionaliser la musique » de Nietzsche en applaudissant à l’opéra, Astarté. Cite des extraits du Cas Wagner et s’écrie : « C’est un procès ! ». (p. 154).

 

WEBER Louis, {Philosophie}, in Mercure de France, tome 38, n˚136, avril 1901, p. 200-205.

Compte-rendu d'un livre de M. Landormy sur la doctrine et la personne de Socrate. Weber remarque que ces sujets son immortels et ajoute : "Récemment encore, Nietzsche les rajeunissait par ses brillants paradoxes. (...). Quand on voit Nietzsche s'attaquer à elle comme à une ennemie personnelle, on se dit que le sort de cette philosophie est unique en son genre et qu'elle porte en elle un flambeau de discorde qui ne s'éteindra jamais" (p. 202).

 

GOURMONT Remy de, "M. Bjoernsterne Bjoernson, ou l'Ennemi précieux", {Epilogues}, in Mercure de France, tome 38, n˚137, mai 1901, p. 464-471.

Conclut : "M. Bjoernson a raison. Il y a deux mondes : le monde païen qui va d'un pas violent, indécis, ivre, on ne sait vers quoi, vers sa destinée ; et le monde chrétien, qui suit courageusement à deux ou trois siècles en arrière. Nietzsche, qui était allemand, le savait, - et il l'a dit, parce qu'il ne mentait jamais, étant païen".

 

LICHTENBERGER Henri, "M. Necker. - Marie von Ebner-Eschenbach nach ihren Werken geschildert", {Littérature allemande}, in Revue universitaire, tome I, n˚5, 15 mai 1901, p. 500-501. [7]

Rapporte que la baronne d'Ebner-Eschenbach est "nettement hostile à l'Allemagne "nouveau jeu", révolutionnaire, pessimiste, irrespectueuse du passé et mécontente du présent, immoraliste et athée, à l'Allemagne des naturalistes, des néo-idéalistes ou de Nietzsche" (p. 501).

Se demande si le biographe n'est pas allé un peu trop loin dans l'éloge : "(...) je ne puis m'empêcher d'avoir des doutes quand je vois M. N. tout prêt à mettre la baronne d'Ebner-Eschenbach au niveau ou au-dessus d'un Grillparzer, d'un Anzengruber, d'un Gottfried Keller surtout, ou encore à l'opposer à Nietzsche" (p. 501).

 

LICHTENBERGER Henri, "A. Seidl. - Moderner Geist in der deutschen Tonkunst", {Littérature allemande}, in Revue universitaire, tome I, n˚5, 15 mai 1901, p. 505-506. [11]

Signale que l'auteur "est volontiers "fragmentiste" comme Nietzsche ou Rodin et se défie des grandes constructions systématiques" (p. 505). Distingue des wagnériens de droite et des wagnériens de gauche, des "hérétiques, des schismatiques qui cherchent de nouvelles formes d'art par delà le wagnérisme et se font solennellement excommunier par les fidèles" (p. 506). Ajoute aussitôt : "Le grand apostat de wagnérisme, Nietzsche, a été le premier de ces chercheurs" : il a posé les problèmes que le XXe siècle devra résoudre".

 

BASCH Victor, "Individualistes modernes. II Max Stirner", in La Grande Revue 2, 1901, p. 658 sq.

Basch s'interroge sur l'originalité de Nietzsche : "Friedrich Nietzsche eut-il des précurseurs?", p. 658. Après avoir rappelé les affinités entre Nietzsche et Guyau, il évoque les analogies entre Nietzsche et Stirner (p. 659).

 

MILLE Pierre, "M. Björnstjerne Björnson et la France", {Opinions et paradoxes}, in Revue bleue, tome 15, n˚24, 15 juin 1901, p. 755-757.

Evoque l'engouement ou l'enthousiasme pour les littératures étrangères. Remarque le succès du théâtre norvégien et ajoute : "Nietzsche est un demi-dieu pour la jeunesse, et Tolstoï, un dieu - ce qui est un peu contradictoire (...) (p. 757).

 

HARLOR Thilda, "Religion nouvelle?", in La Fronde, 26 juin 1901, p. 1.

A propos d'une enquête publiée dans La Revue sur les tendances contemporaines, rapporte des propos de Nietzsche sur la vérité.

 

ALBERT Henri, {Lettres allemandes}, in Mercure de France, tome 39, n˚139, juillet 1901, p. 244-249.

Compte-rendu d'Hermann Bahr, Bildung. Au sujet de la culture, de la nécessité d'avoir de nouveau "des sages, des artistes et des héros", Henri Albert remarque : "Nietzsche l'avait dit avant lui, mais il avait bientôt compris que l'Allemagne ne saurait offrir un terrain à d'aussi rares produits" (p. 246). [13]

 

ALBERT Henri, {Lettres allemandes}, in Mercure de France, tome 39, n˚139, juillet 1901, p. 244-249.

A propos de la revue Die Insel, Albert oppose radicalement la culture européenne de Nietzsche et celle de Bjoernson (p. 247).

 

BOUYER Raymond, {Revue musicale}, in Nouvelle Revue, tome 11, 15 juillet 1901, p. 312-315.

Au sujet de la polémique Mascagni contre Wagner, remarque que Nietzsche a fait des disciples en Italie (p. 314)

 

CASE Jules, « Les idées et les faits », in Nouvelle Revue, tome 11, 15 juillet 1901, p. 302-306.

A propos d’une enquête de la Revue des revues : consultation de la jeunesse sur ses propres tendances sociales, politiques et religieuses. A propos de la réponse de Maurice Le Blond : « Voilà du mysticisme positiviste, exacerbé par l’évangélisation du dernier apôtre : Nietzsche » (p. 304).

 

LICHTENBERGER Henri, "A. Bartels. - Geschichte der deutschen Litteratur", {Littérature allemande}, in Revue universitaire, tome II, n˚7, 15 juillet 1901, p. 172-173. [15]

Note : "Peut-être pourrait-on lui reprocher de citer plus fréquemment qu'il ne serait utile dans un livre de vulgarisation des "autorités" comme Hebbel ou O. Ludwig, Gervinius ou Hettner, Scherer ou Nietzsche. Mais il est juste d'ajouter que M. B. a son goût très personnel et qu'il l'exprime très franchement" (p. 172).

 

AUBIN A., "Palante (Georges). - Précis de sociologie", {Analyses}, in L'année sociologique, tome V, 1900-1901, p. 153-154.

"La méthode qu'il [Palante] préfère est la méthode idéologique de M. Tarde, à qui il emprunte beaucoup, et de Nietzsche qu'il cite souvent, car "ce sont, en dernière analyse, des idées et des fins qui mènent l'évolution sociale" (p. 107)" (p. 153).

 

PILLON, "Basch (Victor). - La poétique de Schiller", {Revue bibliographique}, in L'Année philosophique, tome 12, 1901, p. 271-272.

A propos de l'opposition entre le génie grec et le génie moderne : "Il est une sphère dans l'ordre de la beauté que l'on caractériserait fort bien, croyons-nous, à l'aide d'une formule à la Nietzsche : "par delà l'idéalisme réalisme et le réalisme". Ces deux mots n'auraient point de sens pour un Grec du temps de Platon" (p. 271).

 

MAUCLAIR Camille, « Le roman historique français devant les étrangers », in Nouvelle Revue, tome 11, 1er août 1901, p. 431-445.

Signale « quelques joies littéraires » dont « la publication capitale des œuvres de Frédéric Nietzsche » (p. 433).

 

GHEON Henri, "Notes sur une renaissance dramatique (quatrième article). Le Roi Candaule", in L'Ermitage, août 1901, p. 107-119.

Note: "Nos auteurs n'ont point lu Nietzsche; pire, ils ne l'ont pas senti; car on peut sentir Nietzsche sans l'avoir lu" (p. 113)

Article repris dans Nos directions, Paris, NRF, 1911.

 

MYTHA, "Maternité et féminisme", in La Fronde 23 août 1901, p. 1.

Evoque idées de Nietzsche.

 

DUMONT-WILDEN Louis, "Les lettres belges et la culture française", in La Grande Revue 3, 1er septembre 1901, p. 592-605.

A propos d'un nouvel état d'esprit : "Le cri d'alarme jeté par Nietzsche, qui a trouvé tant d'écho dans la jeune conscience européenne, s'est répercuté violemment en Belgique" (p. 604).

 

GAULTIER Jules de, "Vérités et vérité", {Réponses}, in La Fronde, 15 septembre 1901, p. 2.

Sollicité pour répondre à la question: "Y a-t-il des vérités ou la vérité existe-t-elle?", Jules de Gaultier évoque Nietzsche.

 

BOUYER Raymond, « De Bayreuth à Béziers », in Nouvelle Revue, tome 12, 1er octobre 1901, p. 403-410.

Evoque Nietzsche, « le pauvre penseur qui détestait Wagner après l’avoir adoré, qui, plutôt, redoutait son pouvoir magique » (p. 404).

 

THEAUX Marcel, "Causerie littéraire", in La Grande Revue, 4, 1er octobre 1901, p. 218-238.

Par la faute des penseurs individualistes, dont Schopenhauer peut-être, Renan aussi et "Nietzsche, cela va sans dire", l'art et la vie étaient brouillés (p. 223).

 

SALERNE E. de, « Chronique générale », in La Médecine nouvelle, t. 18, n°42, 19 octobre 1901, p. 2-3.

Compare un jeune homme malade au « super-homme » de Nietzsche (p. 2).

 

MAUR Alice, "La jeune fille", in La Fronde, 4 novembre 1901, p. 1.

A propos du statut de la jeune fille, évoque des propos de Nietzsche.

 

GAULTIER Jules de, « Etat de la philosophie en France », in Flegrea, 20 novembre 1901, p. 345.

 

GOURMONT Remy de, "Sur la liberté et la morale à propos de quelques petits faits récents", {Epilogues}, in Mercure de France, tome 40, n˚144, décembre 1901, p. 763-768.

A propos de la morale : "On ne peut plus songer sérieusement aujourd'hui, après Spencer et les évolutionnistes, après Nietzsche, ni à placer l'homme au-dessus du déterminisme universel, ni à figurer la morale telle qu'un surnaturel phonographe dont la trompe répéterait sans repos de catégoriques aphorismes" (p. 766).

 

PALANTE Georges, "Les dogmatismes sociaux et la libération de l'individu", in Revue Philosophique de la France et de l'étranger, tome 52, n˚12, décembre 1901, p. 634-646.

Face à la faillite des dogmatismes sociaux, étudie l'individualisme en précisant qu'il y a plusieurs diverses de comprendre l'individualisme. A ce sujet, cite un extrait de Nietzsche, Le voyageur et son ombre (p. 643) et se réfère plusieurs fois à l'ouvrage de Jules de Gaultier, De Kant à Nietzsche (p. 643-646).

 

BORDEAUX Henri, "L'invasion étrangère dans la littérature française", in Le Correspondant, 25 décembre 1901, p. 1144-1163.

L'hospitalité intellectuelle de la France représente un danger pour la littérature française. Bordeaux passe en revue les dernières influences étrangères. Concernant l'Allemagne : "l'influence de cette littérature est nulle aujourd'hui" mais ajoute en note : "Il n'est question que de littérature proprement dite. Nietzsche, au contraire, a exercé une grande influence philosophique" (p. 1154). Ajoute avant de discuter l'accueil des œuvres de John Ruskin : "Je ne sais si la traduction des œuvres complètes de Nietzsche, le théoricien du sur-homme, le philosophe de la force et de l'orgueil, est destinée à recevoir bon accueil du public français. Elle ne nous apprendra point une métaphysique que nous connaissons" (p. 1155).

 

WORMS René, "Palante, Précis de sociologie", {Revue des livres. I. Sociologie générale], in Revue internationale de sociologie, 1901, p. 858-859.

Critique de Palante. Nietzsche cité (p. 859).

 

 


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" (...) [l]es philosophes de profession [...] oublient que Nietzsche ne promulgue pas un catéchisme nouveau mais nous invite à créer nous- même le système des valeurs auquel nous voulons dévouer notre vie. Dosons en nous la quantité de dionysisme et de christianisme mystique qui va nous inspirer. Il y aura autant de solutions qu'il y aura d'individus et c'est de leur collaboration que naîtra la vie nouvelle." (Charles Andler, 1932)

 

Traces orales

Nietzsche « n'est pas allé assez loin dans le sens de sa propre doctrine ; il n'a pas été assez nietzschéen. (…) Nietzsche n'a pas encore un sens suffisant de la relativité : il est encore trop systématique. » (Frédéric RAUH, extrait de cours à la Sorbonne, 1904)

 

 

"Chaque doctrine nouvelle présente certaines arêtes et extrémités outrancières autour desquelles la curiosité frivole de la multitude voltige hâtivement mais ce n'est pas l'exactitude ou la fausseté de quelques points particuliers, ce sont l'étendue et la profondeur de la création qui doivent retenir notre attention. Je ne me suis jamais demandé si les théories nietzschéennes du «surhomme » ou de l'« éternel retour » sont justes ou non: et qui se le demanderait encore, en dehors de quelques ratiocineurs et éplucheurs de livres ? Une grande œuvre ne nous intéresse toujours que par ce double côté: l'homme créateur et l'action créatrice." (Stefan Zweig, L'Humanité, 21 mai 1926)

Le Rire, 10 décembre 1910