Bibliographie inédite des publications françaises sur Nietzsche 1868-1940 (Laure Verbaere et Donato Longo)

1868-1910: BIBLIOGRAPHIE ET COMMENTAIRES DE LAURE VERBAERE

 

(en savoir plus)

1900

Articles qui évoquent Nietzsche

GIDE André, "Lettre à Angèle (XII)", in L'Ermitage, volume 20, n˚1, janvier 1900, p. 60-65. [1]

A propos de Max Stirner, L'Unique et sa Propriété, Gide repousse toute tentative d'assimilation de Stirner à Nietzsche.

 

GOURMONT Rémy de, "Contre l'intelligence", {Epilogues}, in Mercure de France, tome 33, n˚121, janvier 1900, p. 177-185.

A propos des "Intellectuels" : "L'intelligence, (...), n'avait en aucune façon déterminé l'attitude de cette troupe bienveillante ; l'intelligence n'exige pas la vérité, quoiqu'elle la cherche, mais sans espoir, avec un détachement nietzschéen, ni la justice, parce que l'idée de justice est vraiment trop paradoxale" (p. 181).

 

SOULEY-DARQUE Marguerite"La philosophie de Tolstoï", in Bulletin mensuel de la maçonnerie mixte en France et à l'étranger, t. 6, n°1, janvier-février 1900, p. 13-22.

Suite et fin. (voir décembre 1899)

 

WYZEWA Teodor de, "Cent ans de littérature allemande", {Revues étrangères}, in Revue des Deux Mondes, tome 157, 15 janvier 1900, p. 456-467

Compte-rendu de Richard M. Meyer, Die Deutsche Litteratur des Neunzehnten Jahrhunderts. Wyzewa regrette que l'ouvrage ne fasse pas mieux connaître les "origines et les conséquences d’œuvres comme celles de Heine, de Wagner, ou de Nietzsche" (p. 461). Wyzewa déplore que, comme beaucoup d'Allemands, Meyer tienne ""l'écrasement de l'Infâme" pour le devoir sacré de tout homme qui pense" et qu'il mesure "le mérite d'un auteur d'après son plus ou moins de haine contre l'esprit chrétien. Ainsi s'explique l'importance extrême qu'attachait le malheureux Nietzsche à son Anté-Christ (...)" (p. 462). A propos du poète Frédéric Hebbel, Wyzewa remarque que son Journal fait songer "par endroits aux recueils d'aphorismes de Nietzsche" (p. 466-467). Wyzewa reconnaît conclut enfin, comme Meyer, qu'après avoir produit "tant d’œuvres diverses pendant toute la durée du XIXe siècle, de Goethe et de Schiller à Frédéric Nietzsche", la littérature allemande traverse désormais une crise (p. 467). [2]

 

DOUMIC René, "Le bilan d'une génération", {Revue littéraire}, in Revue des Deux Mondes, tome 157, 15 janvier 1900, p. 434-445.

A propos de l'invasion des littératures étrangères, Doumic décrit l'intolérance des "tolstoïsants", des "ibséniens", des "nietzschéens" : " (...) ce sont toujours les mêmes. (...) Ils apprennent le dilettantisme chez Amiel, le nihilisme chez Tourguéniew, l'évangélisme chez Tolstoï, l'individualisme chez Ibsen, et la philosophie du sur-homme chez Nietzsche" (p. 441).

 

CLAYEURES, {Chronique}, in Revue hebdomadaire, tome II, 21 janvier 1900, p. 572-574.

Article nécrologique de Ruskin. Estime que Ruskin n’aura pas le succès de Tolstoï ou de Nietzsche (p. 573).

 

Anonyme, "Entrevue avec Maximilien Harden", in Revue Blanche, tome 21, n˚160, 1er février 1900, p. 161-169.

Harden professe : "(Pour moi, le grande poète lyrique de l'époque, c'est Friedrich Nietzsche)", p. 167. Evoque très brièvement l'accueil de Nietzsche en France puis celui de Max Stirner et remarque pour finir : "(...) mes compatriotes prétendent discerner des corrélations entre lui et Nietzsche, -je ne les vois pas : le premier est un esprit net, non sans pédanterie, le second un génie fougueux" (p. 167).

 

EKETRAE Peer, "Le génie et le bonheur dans l'œuvre d'Ibsen", in Mercure de France, tome 33, n˚122, février 1900, p. 391-404.

Il existe une confusion entre les "expressions nietzschéennes et norvégiennes" mais Ibsen n'aurait sans doute pour les "sur-hommes" qu'une "curiosité peu sympathique" (p. 392 et 393).

 

SEGOND J., "Dr Christian von Ehrenfels. System der Werttheorie", {Analyses et comptes rendus}, in Revue philosophique de la France et de l'étranger, tome XLIX, n˚2, février 1900, p. 211-215.

Pour élaborer une théorie scientifique des valeurs, l’œuvre de Marx a "longtemps servi de Bible (...) ; il faut tenir compte également des valeurs éthiques, que Nietzsche a essayé de déterminer avec son génie de styliste et en appliquant au domaine morale la conception de Darwin" (p. 211).

 

GASQUET Joachim, "Faits et gestes", in Pays de France, n˚15, mars 1900.

Sur l'influence comparée de Nietzsche et de Charles Maurras : "Cet amour de l'ordre, de la clarté, de "l'harmonie méditerranéenne", que nous avons pour la plupart, a peut-être sa source première, plutôt que dans Nietzsche, dans une mince plaquette sur Jean Moréas qu'écrivit, en 1891, Charles Maurras (...)" (p. 185).

 

GOURMONT Rémy de, "Les suicides en famille", {Epilogues}, in Mercure de France, tome 33, n˚123, mars 1900, p. 756-762.

Ce sont le christianisme et le socialisme qui sont responsables des suicides collectifs. Contre ces crimes contre la vie, Gourmont refuse la douceur et propose plutôt: "Soyons durs".

   

LASVIGNES Henri, "Lettre ouverte à M. André Gide", in Revue Blanche tome 21, n˚162, 1er mars 1900, p. 398-400.

Réaction à la "Lettre à Angèle" que Gide a consacrée à Stirner. Lasvigne déclare et explique pourquoi, en accord sur ce point avec Gide, il "repousse toute tentative d'assimilation de Stirner à Nietzsche" (p. 399).

 

DOUMIC René, "Le cosmopolitisme littéraire en 1900", in Revue bleue, tome 13, n˚10, 10 mars 1900, p. 289-295.

Texte d'une conférence faite le 20 février pour la Société des Conférences. Doumic passe en revue les "invasions" littéraires successives : "la dernière en date de ces importations étrangères, ç'a été une importation allemande, celle de la philosophie de Nietzsche" (p. 290). Le cosmopolitisme littéraire est une mode : le snob cite "Ainsi parla Zarathustra" (p. 292). Analyse les conséquences sociales du cosmopolitisme et plus particulièrement les incidences morales de la philosophie de Nietzsche (p. 294).

 

MAZELLIERE Marquis de la, « La peinture allemande contemporaine », in Revue de Paris, tome 2, 15 mars 1900, p. 345-372.

Cite Nietzsche (p. 349, 364-365 et 367).

 

MORLAND Jacques, "Outre-Rhin : impressions et croquis", in La Vogue, 5, 15 mars 1900, p. 204-208. [4]

Résumé de sa lecture d'un article d'Elisabeth Förster-Nietzsche sur Nietzsche (p. 207-208).

 

ALBERT Henri, "M. Dührer : Sade", {Lettres allemandes}, in Mercure de France, tome 34, n˚124, avril 1900, p. 271-273.

Cite Dührer selon lequel : "Après les tempêtes de la philosophie schopenhauer-hartmannienne et nietzschéenne, le soleil de l'esprit hégelien luira sur le monde" (p. 272).

 

GOURMONT Remy de, "Variations sur la recherche des causes, à propos d'un illustre incendie", {Epilogues}, in Mercure de France, tome 34, n˚124, avril 1900, p. 184-189.

Précise que ses "polémiques visent l'esprit protestant et non l'origine protestante ; (...). Nietzsche est né d'une famille de ministres luthériens. De quelle peau terrible il eut à se dépouiller, le magnifique serpent qui a mordu le Christ au talon!".

 

TINAYRE Marcelle, "L'Autobiographie et le Roman", in La Fronde, 22 avril 1900, p. 1.

Note: "M. Gabriel d'Annunzio ignore la pudeur chrétienne. Qu'il soit wagnérien, tolstoïsant, nietzschéen, socialiste, etc., il demeure avant tout et malgré tout, un des plus grands païens qui soient au monde. Son œuvre — romans de la Rose et romans du Lys — ressemble. à un palais florentin, presque trop somptueux, où flotte un lourd parfum d'orange et de tubéreuse, où resplendissent en des cadres d'or, sur des socles ciselés et fleuris, les belles figures nues de l'Amour et de la Volupté. Ses héros sont païens comme lui, païens raffinés, un peu dégénérés et qui se souviennent de l'Antiquité à travers la Renaissance. Quelques-uns nous paraissent odieux et insupportables; mais vus dans l'ensemble de l'œuvre, parmi l'orgie des couleurs et des odeurs, ils expriment merveilleusement l'artiste sensualité latine".

 

LICHTENBERGER Henri, "Richard M. Meyer. - Die deutsche Litteratur des neunzehnten Jahrhunderts", {Littérature allemande}, in Revue universitaire, tome I, n˚5, 15 mai 1900, p. 500-501. [6]

Conteste la périodisation du livre, notamment l'opposition entre les périodes 1880-90 et 1890-1900, comme "période de la nervosité" et "période de concentration et de recueillement" : "M. Meyer n'est-il pas arrivé à ces formules en se débarrassant en quelque sorte par avance et un peu artificiellement des personnalités qui dominent véritablement les dernières années du siècle, de Nietzsche qu'il relègue dans la période de 1870-80 alors que c'est vers 1888 seulement que son influence commence à grandir" (p. 501).

 

GAULTIER Jules de, "Réponse à l'enquête sur le protestantisme", in L'Action française, t. 2, 15 mai 1900, p. 852-869.

Evoque Nietzsche.

 

LORRY Marc, « Notes pour servir à la psychologie de M. Barrès », in Œuvre sociale, N°5, 15 mai 1900, p. 17-32.

Contient à plusieurs reprises des parallèles entre Nietzsche et Barrès.

 

RAPPOPORT Charles, « Pierre Lavroff », in Revue socialiste, tome 31, n°185, mai 1900, p. 528-537.

A propos de l’immoralisme et du nietzschéanisme (p.529).

 

BAINVILLE Jacques, "L'Aryen, son rôle social, par G. Vacher de Lapouge", {Bulletin bibliographique}, in Action française, tome 2, n˚23, 1er juin 1900, p. 998-1001.

 

CHAMBERLAIN Houston, S., "Un philosophe wagnérien, Heinrich von Stein (1857-1887)", in Revue des Deux Mondes tome 159, 15 juin 1900, p. 831-858.

Sur les relations entre Nietzsche et Wagner (p. 831, 845-846 et 849).

 

RAPPIN Henri, « Annales de l’Institut international de sociologie », {Revue des livres], in Revue internationale de sociologie, tome 8, n°6, juin 1900, p. 527-528.

Evoque l’étude du Baron Garofalo sur Nietzsche (p. 528).

 

ROBERTY Eugène de, « Rapports de la morale (ou sociologie élémentaire) avec les autres sciences formant l’échelle du savoir abstrait », in Revue internationale de sociologie, tome 8, n°6, juin 1900, p. 401-423.

Quatrième leçon du cours sur la Constitution éthique donné par Eugène de Roberty à L’école de morale de Paris et à l’Université nouvelle de Bruxelles. Nietzsche est cité p. 405 et suivantes.

 

GASQUET Joachim, "Les idées et les faits", in Pays de France, juillet 1900, p. 436-448.

A propos de Max Stirner. Gasquet remarque que "comme Nietzsche, mais sans génie, Stirner a voulu "être français"" (p. 439) ; juge dangereuse mais nécessaire l'influence de Nietzsche en France (p. 446-448).

 

GAULTIER Jules de, "Le bovarysme des Déracinés", in Mercure de France, tome 35, n˚ 127, juillet 1900, p. 5-30.

Après avoir redéfini le Bovarysme, Gaultier compare la théorie de "groupement national" de Maurice Barrès avec "la belle analyse de Nietzsche", p. 9-10. Analyse plus particulièrement les Déracinés et dresse de nombreux parallèles avec Nietzsche qu'il cite à plusieurs reprises (p. 13-30).

 

 PALANTE Georges, "L'esprit administratif", in La Revue Socialiste, juillet 1900, p. 95-107

 Approuve la critique de Nietzsche de la "morale d'esclave" (p. 95).

 

LICHTENBERGER Henri, "R. Huch. - Mehr Goethe", {Littérature allemande}, in Revue universitaire, tome II, n˚7, 15 juillet 1900, p. 192-193. [8]

Note que le très vif succès du livre est "un symptôme intéressant des dispositions qui animent en ce moment une grande partie du public allemand. (...) Les "grands" hommes du temps présent lui apparaissent comme de prétentieuses nullités ou tout au plus comme d'honnêtes talents moyens démesurément grossis par une réclame impudente ou par l'engouement imbécile d'un public de badauds", p. 192-193. Expose longuement comment le cas de Nietzsche est présenté, résumant d'entrée : "Voilà d'abord l'homme à la mode par excellence, Nietzsche : il n'est ni un grand philosophe ni un grand poète : nerveux comme une femme hystérique et, par dessus le marché, pédant comme un rat de bibliothèque. (...)" (p. 193).

 

LICHTENBERGER Henri, "J. Wychgram. - Hilfsbuch für den Unterricht in der deutschen Litteraturgeschichte", {Littérature allemande}, in Revue universitaire, tome II, n˚7, 15 juillet 1900, p. 193-194. [9]

Dans ce manuel de littérature allemande à l'usage des établissements d'enseignement secondaire, regrette "l'absence de certains noms (Wagner exclu de l'étude du drame allemand) ; Sudermann omis comme dramaturge et comme romancier alors que Wildenbruch est étudié ; Nietzsche complètement passé sous silence)" (p. 193-194).

 

MAUCLAIR Camille, « L’état actuel de la critique littéraire française », in Nouvelle Revue, tome 5, 1er août 1900, p. 349-362

Cite Nietzsche (p. 359).

 

PALANTE Georges, "Le mensonge du groupe : étude sociologique", in Revue philosophique de la France et de l'étranger, tome 50, n˚8, août 1900, p. 165-173.

 

Anonyme, "Congrès international de philosophie", in Revue de métaphysique et de morale, tome VIII, septembre 1900, p. 599-601.

Section IV. Histoire de la philosophie. Compte-rendu de la séance au cours de laquelle est intervenu Hans Vaihinger. Il a commencé par écarter les objections alors encore courantes : "Nietzsche n'est qu'un écrivain à la mode ; ce n'est nullement un philosophe ; c'est un esprit malsain ; il est inutile par conséquent de s'en occuper". A ajouté : "ces assertions fussent-elles fondées en fait, resterait toujours à expliquer la si grande influence qu'il a exercé". Insiste : "Une bonne partie de son succès est due, assurément, à son art merveilleux de styliste. Mais la raison principale doit en être recherchée dans le contenu même de sa doctrine".

Vaihinger a dégagé sept tendances : "anti-morale, anti-socialiste, anti-politique, anti-démocratique, anti-féministe, anti-pessimiste, anti-religieuse, et particulièrement anti-chrétienne" (p. 600). Décrit le "Sur-homme" de Nietzsche non comme un homme individuel mais comme "une nouvelle race d'hommes de l'avenir, que la sélection doit produire". Insiste avant de conclure : "Il ne faut pas prendre ses théories dans leur généralité, comme un système définitif, mais comme les éclairs de pensée d'un esprit en travail, et, prises ainsi, elles seraient, malgré leur caractère indéniablement dangereux, une incitation à fonder la morale sur des bases nouvelles et plus profondes" (p. 601)

 

BEAUNIER André, « Arthur Rimbaud », in Revue de Paris, tome 5, 1 er Septembre 1900, p. 202-224.

Rimbaud est sacré pour la pensée « émule de Nietzsche », (p. 203).

 

CHEVRILLON André, « L’opinion anglaise et la guerre », in Revue de Paris, tome 5, 1er septembre 1900, p. 147-171.

Cite Nietzsche (p. 171).

 

SEGOND J., "Ernst Marcus. Die exacte Aufdeckung des Fundaments der Sittlichkeit und Religion und die Konstruction der Welt aus den Elementen des Kants", {Analyses et comptes rendus}, in Revue philosophique de la France et de l'étranger, tome L, n˚9, septembre 1900, p. 303-306.

Disciple de Kant, Ernst Marcus se propose de combattre l'influence des "faux savants qui empoisonnent les esprits de leurs hypothèses mensongères" : les adversaires sont Schopenhauer, Hartmann, Nietzsche, les matérialistes et les évolutionnistes (p. 303).

 

MAUCLAIR Camille, « Eugène Carrière et la Psychologie du Mystère », in Nouvelle Revue, tome 7, 1er décembre 1900, p. 349-358.

Note que l’art de Rodin et de Carrière opère ce que Nietzsche appelle la « transmutation de toutes les valeurs » (p. 356).

 

REBELL Hugues, "Préjugés modernes", in Action française, tome 3, 1er décembre 1900, p. 899-913.

 

ALBERT Henri, "Wagner-Probleme", {Lettres allemandes}, in Mercure de France, tome 36, n˚132, décembre 1900, p. 847-848.

Compte-rendu du livre : un "nouveau "Cas Wagner", moins injuste mais tout aussi dur". Max Graf "rappelle la tragique aventure de Nietzsche et dit à ce sujet des choses fort judicieuses" (p. 847).

 

 


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Don Longo:

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" (...) [l]es philosophes de profession [...] oublient que Nietzsche ne promulgue pas un catéchisme nouveau mais nous invite à créer nous- même le système des valeurs auquel nous voulons dévouer notre vie. Dosons en nous la quantité de dionysisme et de christianisme mystique qui va nous inspirer. Il y aura autant de solutions qu'il y aura d'individus et c'est de leur collaboration que naîtra la vie nouvelle." (Charles Andler, 1932)

 

Traces orales

Nietzsche « n'est pas allé assez loin dans le sens de sa propre doctrine ; il n'a pas été assez nietzschéen. (…) Nietzsche n'a pas encore un sens suffisant de la relativité : il est encore trop systématique. » (Frédéric RAUH, extrait de cours à la Sorbonne, 1904)

 

 

"Chaque doctrine nouvelle présente certaines arêtes et extrémités outrancières autour desquelles la curiosité frivole de la multitude voltige hâtivement mais ce n'est pas l'exactitude ou la fausseté de quelques points particuliers, ce sont l'étendue et la profondeur de la création qui doivent retenir notre attention. Je ne me suis jamais demandé si les théories nietzschéennes du «surhomme » ou de l'« éternel retour » sont justes ou non: et qui se le demanderait encore, en dehors de quelques ratiocineurs et éplucheurs de livres ? Une grande œuvre ne nous intéresse toujours que par ce double côté: l'homme créateur et l'action créatrice." (Stefan Zweig, L'Humanité, 21 mai 1926)

Le Rire, 10 décembre 1910