Bibliographie inédite des publications françaises sur Nietzsche 1868-1940 (Laure Verbaere et Donato Longo)

1911-1918: BIBLIOGRAPHIE ET COMMENTAIRES DE LAURE VERBAERE

 

(en savoir plus)

1915

Articles et comptes rendus sur Nietzsche

BERTRAND Louis, "Nietzsche et la Méditerranée", in Revue des Deux Mondes, tome 25, 1er janvier 1915, p. 174-186.

 

LEO, "Le philosophe Nietzsche et ses "Bêtes de proie"", in Manuel général de l'instruction primaire, n°13, 9 janvier 1915, p. 153.

Commentaire des articles de Louis Bertrand dans la Revue des Deux Mondes.

 

AICARD Jean, "Le surboche", in L'information financière, économique et politique, 11 janvier 1915, p. 1.

 

ALBERT Henri, "Nietzsche contre les barbares", in L'Opinion, 23 janvier 1915, p. 60-62.

 

DUMUR LOUIS, "Nietzsche et les Allemands", in La guerre mondiale (Genève), n°124, 24/25 janvier 1915, p. 1-3.

 

HONNORAT André, "Nietzsche et les Allemands", in L'information financière, économique et politique,  28 janvier 1915, p. 3.

 

MERA Capitaine, "Nietzsche et ses pensées sur la guerre", in Le spectateur militaire, n°585, 1er février 1915, p. 190-232.

 

[illisible], "Hors du joug", {A travers les revues}, in La Renaissance, 6 février 1915, p. 21-23.

Compte-rendu du livre de Léon Daudet.

 

SAINDENIS E., "La mentalité des allemands", in Journal des instituteurs, n°19, 7 février 1915, p. 79-80.

A propos des premières conférences donnée par Léon Bourgeois et Emile Boutroux sous le patronage de L'Alliance pour l'hygiène sociale, le 20 décembre 1914. Contient "Les théories de Nietzsche".

 

SAINDENIS E., "La mentalité des allemands", in Journal des instituteurs, n°22, 28 février 1915, p. 214-215.

Deuxième article. Contient: "Une application des principes de Nietzsche".

 

BURY Robert de, "Nietzsche contre les barbares (L'Opinion, 23 janvier)", {Les journaux}, in Mercure de France, tome 110, n°412, 1er avril 1915, p. 787-790.

 

BEAUNIER André, "Les Sur-Boches", in Revue hebdomadaire, tome 4, n°14, 3 avril 1915, p. 75-99.

 

CHEVRILLON André, "L'Allemagne et la guerre. II Le germanisme mystique", in Revue de Paris, tome 2, 15 avril 1915, p. 723-752.

 

Anonyme, "L'âme de l'Allemagne (D'après les grands Allemands)", in Le Matin, n°11392, 7 mai 1915, p. 1.

 

BERENGER Henry, "Némésis", {Heures de guerre}, in Paris-Midi, 9 mai 1915, p. 1.

Soutient: "Les intellectuels comme Nietzsche, Treitschke et Bernhardi n'ont fait que systématiser les impulsions de la race. Ils ont été les pédants de la Barbarie teutonne, mais le fait d'avoir mis des lunettes d'or au Gorille ne masque pas son horrible nudité".

 

R.N., " "Les surboches" ", in Journal des débats, n°144, 24 mai 1915, p. 2.

A propos du libre d'André Beaunier.

 

SOLOVINE M., "Hubert Le Hardy. - A Frédéric Nietzsche. Etude morale", in Revue philosophique de la France et de l'étranger, t. 79, janvier-juin 1915, p. 368-369.

Compte-rendu du livre d'Hubert Le Hardy.

 

PILLON François, {Philosophie générale}, in Revue philosophique de la France et de l'étranger, t. 79, janvier-juin 1915, p. 452-457.

Compte-rendu d'Henri Bois, "Le retour éternel de Nietzsche" publié dans l'Année philosophique (p. 455-456).

 

L. R. "Sodeur. Kierkegaard und Nietzsche", in Revue critique d'histoire et de littérature, janvier-juin 1915, p. 344-345.

 

PIAT Abbé Clodius, "La philosophie allemande et les faits actuels", in Bulletin de l'Association Paroissiale Saint-Augustin, n°88, juin 1915, p. 113-117.

Critiques de Nietzsche

 

Anonyme, "Nietzsche", in Le Français, avril-mai-juin 1915.

Référence citée d'après Les Langues modernes, n°4, juillet-août 1915, p. 140.

 

DERENNES Charles, "Un surhomme", in Le Matin, n°11429, 13 juin 1915, p. 4.

 

Anonyme, "Ainsi ne parlait pas Zarathoustra", in Le Mot, n°20, 1er juillet 1915.

Considérations suivies de citations de Nietzsche.

 

HERRIOT Edouard, "Les théoriciens du pangermanisme: Nietzsche contre la culture allemande", in Annales politiques et littéraires, n°1671, 4 juillet 1915, p. 21-24.

 

CORNET Lucien, "Chronique de la guerre" , in Pages de gloire, 11 juillet 1915, p. 2.

 

MARITAIN Jacques, "Le rôle de l'Allemagne dans la philosophie moderne. Schopenhauer et Nietzsche", in La Croix, n°9926, 21 juillet 1915.

Résumé de la leçon donnée à l'Institut catholique de Paris le 19 mai 1915

 

CAUSSE A., "Nietzsche et l'Allemagne impériale", in Revue chrétienne, tome 62, mai-août 1915, p. 156-166.

 

ALBERT Henri, "Treitschke et Nietzsche", {Variétés}, in Mercure de France, tome 111, n°416, 1er août 1915, p. 796-801.

 

CHEREAU Georges Dr., "La Pensée Allemande moderne", in Petite revue bas-normande de la guerre, n°8, septembre 1915, p. 13.

Contre le Kantisme et ses dérivés dont Zola et Nietzsche: "Quant à Nietzche, après avoir expo sans rire les plus abracadabrantes idées, filles cérébrales de Kant et successeurs, il conclut gravement : « Entre tous les dangers, la morale serait le danger par excellence. » Rideau !"

 

JOLLIVET Gaston, "Tels qu'ils sont", in Le Gaulois, n°13850, 15 septembre 1915, p. 1-2.

A propos des "Surboches" d'André Beaunier.

 

GERMAIN Alphonse, « Le créateur du surhomme», in Le Mois littéraire et pittoresque, n°196, octobre 1915, p. 251-254.

Avec la photographie d'un buste de Nietzsche par Kurt Stoeving.

 

OSSIP-LOURIE, "Nietzsche jugé par un Russe", {Chronique russe}, in Bibliothèque universelle et revue suisse, t. LXXX, octobre 1915, p. 165-166.

Eloge de l'interprétation de Nietzsche par Eugène de Roberty.

 

OSSIP-LOURIE, "Zarathustra et Raskolnikov", {Chronique russe}, in Bibliothèque universelle et revue suisse, t. LXXX, octobre 1915, p. 166-167.

 

GHEON Henri, "Poèmes", in Mercure de France, 1er octobre 1915, p. 216-224.

Contient: "A Frédéric Nietzsche" (p. 221-224).

 

Anonyme, "Wagner et Nietzsche", {Echos}, in Journal des Débats, n°283, 11 octobre 1915, p. 2.

 

MARES Roland de, "Wagner et Nietzsche", {Les revues}, in Le Temps, n°19824, 16 octobre 1915, p. 3.

 

SEIPPEL Paul, "Nietzsche et la culture allemande", in Journal de Genève, 25 octobre 1915, p. 1.

 

Anonyme, "Echos", in Journal des débats, n°309, 6 novembre 1915, p. 2.

A propos de la correspondance entre Wagner et Nietzsche publiée dans La Revue.

 

MIOMANDRE Francis de, "Le vrai Nietzsche", {A propos de tout}, in Gazette de Lausanne, 14 novembre 1915, p. 1.

 

SOUDAY Paul, "Wagner et Nietzsche", in Le Temps, 15 novembre 1915, p. 1.

Sur Cosima Wagner et Elisabeth Förster-Nietzsche.

 

RONSAGLIE Comte de, "Ce qu'on a dit des Allemands", in Intermédiaire des chercheurs et de curieux, vol. 72, juillet-décembre 1915, p. 289-291.

Sur Nietzsche.

 

Anonyme, "Nietzsche et les Allemands", in L'Humanité, 10 décembre 1915, p. 3.

 

MELIN Nelly, "La part de Nietzsche dans l'impérialisme allemand", in La Grande revue, t. 87, 1915, p. 395-400.

Articles qui évoquent Nietzsche

Anonyme, "Nouvelles et faits divers", in L'Espoir du monde, n°1 janvier 1915, p. 11-14. "C'est la philosophie de Nietzsche, la philosophie du Surhomme qui foule aux pieds tout scrupule de la conscience comme toute émotion du cœur. C'est bien l'esprit de l'Antichrist ; et c'est pourquoi la guerre que nous faisons est une guerre sainte." (p. 13)

 

ELIAM, "Cendrillon", in Journal de la jeune fille, n°9, janvier 1915.

Le personnage s'autorise à rompre ses fiançailles en se référant à Nietzsche (p. 362 et 364).

 

ROLLAND Romain, "Les idoles", in La Bataille syndicaliste, 3 janvier 1915, p. 1-2.

Contre ces "pauvres intellectuels". Ils "s'imaginent qu'avec leur étalage de Nietzschéisme et de Bismarckisme forcenés ils font de l'héroïsme et en imposent au monde! Ils ne font que le révolter. Ils veulent qu'on les croie ! On ne les croit que trop. On ne demande qu'à les croire. Et l'Allemagne tout entière sera rendue responsable du délire de quelques écrivains. L'Allemagne n'aura pas eu d'ennemis plus funestes que ses intellectuels. (p. 2).

Article nommé comme le seul article entier publié en France dans l'introduction de Au-dessus de la mêlée, Paris, Ollendorf, 1915, p. 2. L'article est reproduit dans cet ouvrage.

 

HANOTAUX Gabriel de, "La force et le droit", in Revue hebdomadaire, t. 2, 6 février 1915, p. 5-15.

Sur Nietzsche (p. 6, 8 et 12).

 

CLEMENCEAU Georges, "Coup de théâtre!", in L'Homme enchaîné, n°121, 7 février 1915, p. 1.

Ironise: "Du train où vont les choses, la planète manquera, quelques jours, au surhomme de Nietzsche".

 

RUPLINGER M., "Allocution prononcée à la séance du 11 février 1915", in Annales de la Société d'éducation de Lyon, 1911-1915, p. 21-30.

Evoque "Nietzsche-le-Fou" (p. 29).

 

ROLLAND Romain, "Lettre" in Les annales des nationalités, d'après "A travers la presse", in Le Journal, n°8182, 20 février 1915, p. 3.

Lettre à ses "amis" allemands sur qui Nietzsche "a laissé son empreinte" mais ne les a pas "marqués".

 

Anonyme, "La ruine du colossal", in Le Temps, n°19596, 2 mars 1915, p. 1.

Evoque l'hospitalité de la France: "Quant à Nietzsche, l'avant-fou, le précurseur de la démence collective qui vient de déchaîner cette guerre abominable, il n'y a pas si longtemps que son génie forcené, rompant l'équilibre de notre littérature, la peuplait d'égoïsmes féroces et qui n'avaient d'autre fin morale que de « vivre leur vie »."

 

SAINDENIS E., "La mentalité des allemands", in Journal des instituteurs, n°26, 28 mars 1915, p. 262-263.

Troisième article. Evoque les Allemands, les "superbes bêtes de proie annoncées par Nietzsche", qui font une "guerre atroce" (p. 262).

 

BERTRAND Louis, "Le germanisme de Goethe", in Revue des Deux mondes, mars-avril 1915, p. 721-752.

Sur Nietzsche (p. 725-751).

 

LA CHESNAIS P. -G., {Lettres danoises}, in Mercure de France, tome 110, n°412, 1er avril 1915, p. 802-809.

A propos d'un article paru dans Politiken sur "Paris pendant la guerre". Nuance le  nationalisme contre Wagner et Nietzsche en France (p. 803).

 

SIGER Carl, "La bêtise allemande", {Variétés}, in Mercure de France, tome 110, n°412, 1er avril 1915, p.833-837.

Evoque Nietzsche (p. 834).

 

DESCHAMPS Gaston, "L'espérance française. VI: le retour à la culture française", in Revue hebdomadaire, tome 4, n°14, 3 avril 1915, p. 5-29.

Sur Nietzsche (p. 10 et 13). Conférence donnée à la Société des conférences, le 3 mars 1915. Une note précise que ces conférences sont traduites en onze langues pour être répandues dans les pays neutres.

 

Anonyme, "Pensées d'un intellectuel allemand fait prisonnier", in Le Matin, n°11361, 6 avril 1915, p. 2.

Constate que l'Allemagne n'a pas "la même volonté de puissance qu'il y a six mois"; souhaiterait profiter de sa captivité pour traduire les jeunes poètes français.

 

MARTET Jean, "L'intoxication d'un peuple", in L'Homme enchaîné, n°190, 13 avril 1915, p. 1-2.

Autour de 1900, l'intoxication fut complète avec Fichte, Hegel et Nietzsche, bientôt trop complexes et remplacés par des esprits "de seconde cuvée", moins honnêtes, moins intelligents (p. 2).

 

BARRES Maurice, "Nous élargirons notre Nationalisme", in L'Echo de Paris, 20 avril 1915, p. 1.

Soutient: "Il est clair que certains ouvriers français, en adoptant le Marxisme, certains amateurs en se livrant aux rêves wagnériens, d'autres curieux en applaudissant les délires de Nietzsche ont trahi la cause de la France. Ils n’ont pas servi leur patrie. On devait prévoir qu’ils préparaient un milieu où l’on verrait plus aisément apparaître ce dont nous fûmes les témoins en août, Unser Gott, le Méphisto d’Outre-Rhin, Satan surgissant au milieu de ses bataillons barbares et disant : « Tu m’as livré ton âme. Je viens prendre possession de toi ». N’y avait-il pas droit? Il croyait bien avoir détourné les Français de leur source primitive (...)"

 

LAFITTE Jean-Paul, "L'actualité scientifique sur Jules Verne", in L'Humanité, n°4021, 21 avril 1915, p. 3.

Cite Nietzsche en remarquant: "il est permis de le citer encore".

 

BARRES Maurice, "Nous élargirons notre nationalisme", in La Patience, 22 avril 1915, p. 8-10.

Soutient: "Il est clair que certains ouvriers français, en adoptant le Marxisme, certains amateurs en se livrant aux rêves wagnériens, d'autres curieux en applaudissant les délires de Nietzsche ont trahi la cause de la France. Ils n’ont pas servi leur patrie. On devait prévoir qu’ils préparaient un milieu où l’on verrait plus aisément apparaître ce dont nous fûmes les témoins en août, Unser Gott, le Méphisto d’Outre-Rhin, Satan surgissant au milieu de ses bataillons barbares et disant : « Tu m’as livré ton âme. Je viens prendre possession de toi ». N’y avait-il pas droit? Il croyait bien avoir détourné les Français de leur source primitive (...)" (p. 10).

 

SAINT-RUSTICE de, "L'amoralité allemande. Editorial", in Revue contemporaine, n°129, mai 1915, p. 129-132.

Nietzsche et le nietzschéisme ont contribué à l'amoralité allemande et à la glorification de la barbarie. (p. 131).

 

HERMANT Abel, "L'Aube ardente", in Revue de Paris, tome 3, 1er mai 1915, p. 33-61.

Chapitre X: "L'ami et l'ennemi: Rex". Nietzsche est cité de nombreuses fois.

 

FLAT Paul, ""Soyons durs"", in Revue bleue, 53, n°9, 27 avril-1er mai 1915, p. 130-132.

 

BERGSON Henri, « La philosophie française », in Revue de Paris, 22e année, tome 3, 15 mai 1915, p. 236-256.

Ecrit destiné à être distribué sous la forme d’une brochure aux visiteurs de l’Exposition de San Francisco. Il est aussi destiné à être publié, avec d’autres travaux, dans un livre à paraître intitulé La science française.(1915)

A propos des travaux d’Alfred Fouillée, note : « Moins célèbre que Nietzsche, Guyau avait soutenu, avant le philosophe allemand, en termes plus mesurés et sous une forme plus acceptable, que l’idéal moral doit être cherché dans la plus haute expansion possible de la vie. » (p. 249).

 

Anonyme, "La Chambre française à l'Italie", in L'Est républicain, 27 mai 1915, p. 1.

A propos d'un discours de Paul Deschanel qui cite Nietzsche.

 

HERMANT Abel, "Heures de guerre de la famille Valadier XXVIII", in Le Journal, n°8283, 1er juin 1915, p. 4.

Un personnage: "Nous ne sommes pas en temps normal, nous sommes en temps de guerre et, comme dit Nietzsche, toutes les valeurs sont renversées".

 

NARFON Julien de, "Civilisation française et culture allemande", in Le Figaro, n°153, 2 juin 1915, p. 4.

Evoque et cite Nietzsche.

 

SAINDENIS E., "La mentalité des allemands", in Journal des instituteurs, n°36, 6 juin 1915, p. 370-371.

Cinquième article. Cite Nietzsche pour illustrer leur renversement des valeurs (p. 370).

 

FLAT Paul, "Les derniers Français à mentalité allemande", in Revue bleue, 53, n°12, 12-19 juin 1915, p. 250-252.

Contre les Français épris du scientisme allemand, cite Nietzsche (p. 251).

 

DERMEE Paul, "L'Allemagne jugée par ses grands hommes", in Mercure de France, t. 111, n°415, 1er juillet 1915, p. 486-495.

Nombreuses citations de Nietzsche.

 

GAULTIER Paul, "Les origines de la barbarie allemande", in Revue des Deux Mondes, t. 28, juillet-août 1915, p. 113-144.

Sur Nietzsche, surtout p. 125-131.

 

CLEMENCEAU Georges, "Contre le thème de la passivité", in L'Homme enchaîné, n°300, 1er août 1915, p. 1.

Utilise ironiquement "surhomme" à propos des ministres en difficulté.

 

VACHER DE LAPOUGE G., "Le paradoxe pangermaniste", in Mercure de France, tome 111, n°416, 1er août 1915, p. 640-654.

Evoque Nietzsche (p. 647-648).

 

AUREL, "Les erreurs de la force", in Mercure de France, tome 111, n°416, 1er août 1915, p.671-681.

Evoque Nietzsche (p. 676).

 

PELADAN, "Révision des valeurs philosophiques allemandes", in Mercure de France, tome 111, n°416, 1er août 1915, p. 685-695.

Evoque le rôle de Nietzsche (p. 694).

 

CLAUDIEN, "Montparnasse et la guerre", in Mercure de France, tome 111, n°416, 1er août 1915, p.703-712.

A propos de Nietzsche (p. 705-706).

 

SOUDAY Paul, "Un problème historique", in Le Temps, n°19754, 7 août 1915, p. 1.

"Des polémistes ont voulu impliquer les grands Allemands dans le procès de l'Allemagne actuelle, voire les dénoncer, comme les plus coupables, et leur attribuer la principale responsabilité dans les présentes abominations. Luther, Gœthe, Schiller, Kant, Hegel, Wagner, Nietzsche ont été accusés d'être les véritables inventeurs du bochisme, si l'on peut s'exprimer ainsi."

 

KUFFERATH Maurice, "Les déments du pangermanisme", in Revue bleue, t. 43, n°15, 31 juillet-7 août 1915, p. 342-346.

 

ROUSSEL-DESPIERRES François, "Les vertus françaises", in La Renaissance, t. 3, n°15, 21 août 1915, p. 17-20.

Sur la responsabilité de Nietzsche dans la guerre; "Laissons leur Nietzsche et ses surhommes" (p. 17).

 

VOIVENEL Dr. Paul, "Les Allemands et la science de l'esprit malade", in Mercure de France, t. 102, n°417, 15 août-15 septembre 1915, p. 27-47.

Evoque Nietzsche (p.28 et 32)

 

LASSERRE Pierre, "Le germanisme et l'esprit humain", in Revue bleue, t. 53, n°17, 28 août-4 septembre 1915, p. 384-390.

 

LASSERRE Pierre, "Le germanisme et l'esprit humain", in Revue bleue, t. 53, n°18, 11-18 septembre 1915, p. 425-433.

 

MAZZONI Giovanni, "L'Italie et la Culture Germanique", in La Renaissance, n°17, 18 septembre 1915, p. 16-21.

Texte d'une conférence prononcée à Ecole des Chartes.

"Nietzsche se rattache à eux [les poètes allemands], quoique purifié et raffiné par ses origines slaves et un siècle de civilisation non pas allemande, mais européenne.

 

SOUDAY Paul, "Les livres", in Le Temps, 19799, 21 septembre 1915, p. 3.

A propos de Maurice Barrès, L'âme française et la guerre. Estime que Barrès est injuste avec Nietzsche.

 

GRANDMAISON Léonce de, "Le sens de la mort", in Etudes, tome 145, 5-20 octobre 1915, p. 5-29.

A propos de Paul Bourget, Le sens de la mort, rappelle sa désapprobation des idées de Nietzsche et de leur succès (p. 23)

 

BERILLON Dr., "La Bromidose fétide de la Race Allemande", in L'Ambulance, n°19, 17 octobre 1915, p. 6.

Evoque l'opinion de Nietzsche sur les effets de l'alimentation.

 

RENAUDET B., "La langue allemande et les programmes d'enseignement", in L'Ouest-Eclair,n°5967, 19 octobre 1915.

Après la guerre, "nous laisserons à nos ennemis, qui ne deviendront pas nos amis. les navrantes théories de Nietzsche et autres Sohopenhauer, pour en revenir à l'école philosophique française du bon sens".

 

SOUDAY Paul, "Remy de Gourmont", {Les livres}, in Le Temps, n°19844, 5 novembre 1915, p. 3.

A propos de la relation de Remy de Gourmont à Nietzsche.

 

RICHEPIN Jean, "Leur ventre", in La baïonnette, n°19, 11 novembre 1915, p. 290.

Incitation à la haine et à la dérision: "Et en attendant le jour béni de mettre fin au Surhomme qu'a cru être le Boche, prenons un peu de bon temps bien licite à nous amuser de ce qu'il est, sans plus (avec une maëstria indéniable, par exemple, et même mirifique, si l'aveu peut lui faire plaisir), c'est-à-dire ceci : non pas le Surhomme, mais tout bêtement et tout bestialement le Surventre."

 

FLAT Paul, "Quelques directions morales issues de la guerre. Le mirage de l'étranger", in Revue bleue, 53, n°22, 13-20 novembre 1915, p. 560-563.

A propos du sort qu'il faut réserver à Wagner, invoque Nietzsche (p. 561). 

 

SCHURE Edouard, "Le germanisme de Gobineau", in Revue bleue, 53, n°22, 13-20 novembre 1915, p. 554-560.

 

Anonyme, "Vient de paraître", in Mercure de France, tome 112, N°420, 1er décembre 1915.

A propos du tome 3 de Léon Daudet, L'entre-deux guerre. Souvenirs, signale les hésitations de la France.

 

MAZEL Henri, "Georges Blondel: la doctrine pangermaniste", {Sciences sociales}, in Mercure de France, tome 112, N°420, 1er décembre 1915, p. 690-692.

Raconte: "On dit que Nietzsche est un des trois auteurs allemands dont les œuvres ont été trouvées le plus souvent sur les ennemis tués ou pris" (p. 691).

 

LEBRETON J., "Ce qu'on dit en Allemagne", in Etudes, tome 145, 5 décembre 1915, p. 289-309.

Souligne que les catholiques français désapprouvent le succès de Nietzsche en Allemagne (p. 305).

 

Anonyme, "Agrégation de l'enseignement secondaire des jeunes filles", in L'enseignement secondaire des jeunes filles, juillet-décembre 1915, p. 241.

Nietzsche est au programme des épreuves orales du 26 juillet 1915 (p. 247).

 

Anonyme, "Documents officiels", in L'enseignement secondaire des jeunes filles, juillet-décembre 1915, p. 276.

Nietzsche est au programme 1916 de l'agrégation d'allemand (femmes) (p. 277).

 

BELOT Gustave, "La guerre et l'enseignement secondaire", in Revue bleue, 53, p. 174-179.

Sur la manière dont Nietzsche fut reçu dans l'enseignement secondaire comme un rêveur. Malheureusement, l'expérience a montré que ce n'était pas seulement de vaines formules (p. 175).

 

LASKINE Edmond, "La comédie sozialdemokrate. Ce qui se passera au Reichstag", in Le Matin, n°11609, 10 décembre 1915, p. 1.

Conclut par: "Ainsi parlera Zarathoustra..."

 

ALBALAT Antoine, "La guerre et le livre", in Journal des débats, n°343, 10 décembre 1915, p. 3.

Eloges du livre de Léon Daudet, L'Entre-deux-Guerre: Les portraits sabrés et enlevés en pleine verve alternent avec d'excellentes appréciations critiques, entre autres sur l'Ibsenisme, le Tolstoïsme et le Nietzchéisme, crises béates d'intoxication humanitaire, qui n'ont pas beaucoup grandi l'âme française et qui nous paraissent aujourd'hui bien puériles et lointaines. La guerre actuelle a creusé des abîmes entre cette époque et la nôtre: M. Daudet a raison, toutes ces polémiques nous font l'effet de vieilles niaiseries, et il n'y a décidément qu'un sujet qui soit toujours jeune: c'est la France et l'idée de patrie.

 

SNELL Victor, "La Littérature d'après la Guerre", {Actualités littéraires}, in L'Humanité, 28 décembre 1915, p. 3.

Contre la littérature de guerre: écrits d'Alphonse Séché, Maurice Barrès, Louis Bertrand... (notamment contre Nietzsche).

 

DESFEUILLES Paul, "Origines du pangermanisme (1800-1888)", in Les Langues modernes, n°6, novembre-Décembre 1915, p. 214-219.

Beaucoup sur la préface de Charles Andler. Note: "II est bon que M. Andler rappelle qu'il n'y eut pas toujours antinomie entre germanisme et humanité. Non, nous n'avons pas gâché notre temps, nous tous qui avons passé une partie de notre vie à étudier l'Allemagne. (...) En faveur du fond permanent du germanisme, aurons-nous le devoir, aurons-nous moralement le droit de pousser l'abnégation jusqu'à pardonner un jour l'impardonnable? (...) L'avenir en décidera. Nous règlerons notre attitude sur celle des vaincus. « Nous espérons fortement la régénération du peuple allemand, dit M. Andler, nous l'espérons de sa défaite même, qu'il, faut décisive et irrémédiable. » Là-dessus je n'ai point d'opinion, ou je serais plus pessimiste que M. Andler, du moins pour une longue période. Toutefois si l'Allemagne cesse d'être prussienne, si elle fait une révolution, si elle vomit son militarisme, si... (mais y a-t-il apparence dès maintenant que la génération d'après nous voie cela ?)... alors le lien spirituel possible entre nous serait naturellement « la tradition de Kant, de Beethoven, de Gœthe, de Schiller, de Heine, de tous les bons Européens dont la lignée aboutit à Nietzsche...  le théoricien douloureux de l'absolu sacrifice, de la vertu qui fait largesse d'elle-même. Elle travaille pour nous dans la profondeur du peuple allemand. Il y a plus d'un fragment de tradition française dans cette tradition allemande intégrale. Il nous faut la redécouvrir, la dégager, l'affranchir... Le peuple allemand fera (pour peu qu'on l'y aide) le procès de ses dirigeants »." (p. 216)


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NOUVEAU:

 

Jean-Pierre DUMONT

Nietzsche et Loti. Et vice versa (2021)

 

 

 Julien Dupré

Nietzsche et les nationalistes français. Réceptions et usages d’une œuvre philosophique (1898 – 1945) lire

 

Renée Thomas

"Nietzsche dans l'enseignement de la philosophie en classe Terminale" (1985)

 

Rahel Wartenweiler

Charles Andler et la politisation de Nietzsche: une analyse de la dimension politique d’un transfert culturel (1890-1933)  lire

 

Projet de recherche

“The work must go on.” An investigation of Charles Andler, Malwida von Meysenbug, and the Nexus of Nietzschean Socialism (1890-1930) (Martine Béland) – CCÉAE (umontreal.ca)

 

La philosophie de  Nietzsche et le mouvement socialiste français (1890-1914)

Don LONGO

 

"Le Sang de Nietzsche" testament d'Arnaud Dandieu. Edition commentée par Christian Roy (2015/2020) 

 

 

Nietzsche et Zola

(Jean-Pierre Dumont, septembre 2019)

 

Que pensait Emile Zola de Nietzsche? de Wagner? lire

 

 

"Nietzsche wirkt in die populäre Breite, und man muss in die Breite gehen" (Andreas Urs Sommer, Nietzsche und die Folgen, 2017)

 

"Viele neue Nietzsches sollen zutage treten? - Ein paar wenige würden genügen..." (Reto Winteler, Friedrich Nietzsche, der erste tragische Philosoph, eine Entdeckung, Basel Schwabe Verlag, 2014)

Laure Verbaere

Nietzsche et l'agrégation de philosophie (avril 2019) lire

OUTIL: Nietzsche et les philosophes français: traces empiriques et paroles 1889-1903 lire

Les éditions de Zarathoustra de 1920 à 1935 voir

et de 1935 à 1950 voir

Dominique de Gaultier de Laguionie, petit-neveu du philosophe français Jules de Gaultier (1858-1942) met à disposition les archives dont il dispose. voir

Jules de Gaultier et Nietzsche

Don Longo:

Les pèlerins à Sils-Maria voir

" (...) [l]es philosophes de profession [...] oublient que Nietzsche ne promulgue pas un catéchisme nouveau mais nous invite à créer nous- même le système des valeurs auquel nous voulons dévouer notre vie. Dosons en nous la quantité de dionysisme et de christianisme mystique qui va nous inspirer. Il y aura autant de solutions qu'il y aura d'individus et c'est de leur collaboration que naîtra la vie nouvelle." (Charles Andler, 1932)

 

Traces orales

Nietzsche « n'est pas allé assez loin dans le sens de sa propre doctrine ; il n'a pas été assez nietzschéen. (…) Nietzsche n'a pas encore un sens suffisant de la relativité : il est encore trop systématique. » (Frédéric RAUH, extrait de cours à la Sorbonne, 1904)

 

 

"Chaque doctrine nouvelle présente certaines arêtes et extrémités outrancières autour desquelles la curiosité frivole de la multitude voltige hâtivement mais ce n'est pas l'exactitude ou la fausseté de quelques points particuliers, ce sont l'étendue et la profondeur de la création qui doivent retenir notre attention. Je ne me suis jamais demandé si les théories nietzschéennes du «surhomme » ou de l'« éternel retour » sont justes ou non: et qui se le demanderait encore, en dehors de quelques ratiocineurs et éplucheurs de livres ? Une grande œuvre ne nous intéresse toujours que par ce double côté: l'homme créateur et l'action créatrice." (Stefan Zweig, L'Humanité, 21 mai 1926)

Le Rire, 10 décembre 1910