Bibliographie inédite des publications françaises sur Nietzsche 1868-1940 (Laure Verbaere et Donato Longo)

1868-1910: BIBLIOGRAPHIE ET COMMENTAIRES DE LAURE VERBAERE

 

(en savoir plus)

1903

Articles et comptes rendus sur Nietzsche

DAUDIN H., « Pierre Lasserre. - La morale de Nietzsche », {Analyses et comptes rendus. III. Histoire de la philosophie}, in Revue philosophique de la France et de l'étranger, tome 55, n˚1, janvier 1903, p. 110-112.

 

DEHERME Georges, « La morale de Nietzsche, de Pierre Lasserre », in Coopération des idées, janvier 1903, p. 220-222.

Au sujet de la controverse qui oppose Pierre Lasserre et Eugène de Roberty, remarque : « Ni M. P. Lasserre, ni M. de Roberty ne nous trompent, d'ailleurs. On peut trouver ce qu'ils disent dans les aphorismes nietzschéens, et d'autres choses. ».

 

FOUILLEE Alfred, « Un nouveau La Rochefoucauld : Nietzsche », in Revue bleue, tome 19, n˚4, 24 janvier 1903, p. 97-99.

Extrait de la conclusion de son livre, Nietzsche et l'immoralisme, cf. n˚549.

 

MAURRAS Charles, « Le tien et le mien dans Nietzsche », in Gazette de France, janvier 1903.

Compte-rendu du livre de Pierre Lasserre, La morale de Nietzsche.

Cet article sera repris dans Quand les Français ne s'aimaient pas. Chronique d'une renaissance, 1895-1905, 1ère édition en 1916, nouvelle éditions, Versailles, 1928, p. 111-122  ; il figure également dans le Dictionnaire politique et Critique, fascicule 12, p. 186-191.

 

PALANTE Georges, « E. de Roberty. - Frédéric Nietzsche. Contribution à l'histoire des idées philosophiques et sociales à la fin du XIXe siècle », {III. Histoire de la philosophie}, in Revue philosophique de la France et de l'étranger, tome 55, n˚1, janvier 1903, p. 107-110.

 

PALANTE Georges, « Dr Rudolf Eisler. - Nietzsches Erkenntnisstheorie und Metaphysik. Darstellung und Kritik », {III. Histoire de la philosophie}, in Revue philosophique de la France et de l'étranger, tome 55, n˚1, janvier 1903, p. 112-115.[1]

 

PASSY Frédéric, "Nietzsche et la paix", in Revue de la paix, 25 janvier 1903, p. 75-76.

Reproduction d'un extrait traduit de Nietzsche publié dans L'individualiste (référence non trouvée)

 

ALBERT Henri", {Lettres allemandes}, in Mercure de France, tome 45, n˚158, février 1903, p. 561-566.

Compte-rendu de « La jeunesse de Nietzsche », publié dans Der Zeitgeist (p. 565).[2]

 

GOURMONT Remy de, « Nietzsche et la princesse Bovary », in Mercure de France, tome 45, n˚158, février 1903, p. 461-462.

 

LEPIEUX Antonin, {Les livres}, in Revue du Midi, n°2, 1er Février 1903, p. 154-158.

Compte-rendu de Nietzsche, Le Voyageur et son ombre traduit par Henri Albert et publié par le Mercure de France. (p. 154-155)Remarque: "Nietzsche est entré définitivement dans la gloire. Les Allemands reconnaissent en lui leur plus grand prosateur depuis Goethe, et les hommes de tout pays le regardent comme un des plus grands remueurs d'idées, et peut-être le plus grand excitateur d'esprits de notre temps. Comme il y a déjà tout une littérature qui lui est consacrée, je n'insiste pas sur sa philosophie, où les bons sauront sans trop de peine distinguer le paradoxal et ne prendre que le sain. On a fait un Auguste Comte conservateur, et un Montaigne chrétien, il serait facile aussi de faire un Nietzsche moral, moraliste et moralisateur. Lui-même, semble-t-il, se doutait bien que ses premiers adhérents ne seraient pas ses vrais fils spirituels, et il avait dit quelque part à peu près ceci: Ceux qui me continueront vraiment seront ceux qui s'éloigneront de moi." (p. 154)

 

Anonyme, « Nietzsche et l'Immoralisme, par Alfred Fouillée », in Revue de métaphysique et de morale, tome 11, supplément n˚2, mars 1903, p. 2.

Commence par remarquer : « M. Fouillée, grand lecteur, a lu Nietzsche alors qu'il travaillait à sa Morale des idées-forces ; il l'a annoté, commenté, critiqué : ce sont ces réflexions, nécessairement intéressantes, qu'il imprime aujourd'hui. » Insiste sur la volonté de Fouillée de montrer les emprunts innombrables faits par Nietzsche à ses devanciers, notamment à Guyau. Détaille le rapprochement réalisé par Fouillée entre le héros nietzschéen et le héros kantien, l'originalité de Nietzsche résidant, selon Fouillée, dans ce que l'individu, selon Nietzsche, « peut manifester sa force, et l'éprouver, alors même que l'univers l'écrase. » Conclut : « Nietzsche souhaite, lui aussi, mourir en vainqueur et en destructeur. »

 

Anonyme, « La Morale de Nietzsche, par Pierre Lasserre », in Revue de métaphysique et de morale, tome 11, supplément n˚2, mars 1903, p. 2-3.

Précise qu'il s'agit d'un recueil d'articles écrit cinq ans auparavant et constate que « bien des choses, neuves il y a cinq ans, ont cessé de l'être : la longue exposition, par exemple, du contraste établi par Nietzsche entre la morale des maître et la morale des esclaves, est devenue inutile. » (p. 2-3) Se contente de constater que, comme Jules de Gaultier, Lasserre « interprète la philosophie de Nietzsche comme essentiellement hiérarchique et non anarchique ». Conclut sévèrement : « Le livre de M. Lasserre se distingue par une affectation continue, et fatigante à la longue, de bien écrire. » (p. 3)

 

ANDREIEFF, « Une victime de Nietzsche. Histoire de Serguei Pietrovitch », in Mercure de France, tome 45, n˚159, mars 1903, 621-654.

Nouvelle traduite du russe par Z. Zelenkovska et Fagus.

 

DELFOUR Abbé, « La "Nouvelle Héloïse" et les "Confessions" », in L’Université catholique, tome 42, mars 1903, p. 342-360.

Sur les dreyfusistes et Nietzsche (p. 353).

 

FAGUET Emile, « Goethe et Nietzsche », in La Revue, n°5, mars 1903.

 

NARSY Raoul, "Propos", in L'Occident, n°16, mars 1903, p. 183-186.

Analyse la "cruelle lenteur" dont parlait André Gide en 1899. Expose les raisons de son désaccord. Eloge des interprétations de Nietzsche par Pierre Lasserre et Jules de Gaultier.

 

WEBER Louis, « Le Voyageur et son ombre, par Frédéric Nietzsche », {Philosophie}, in Mercure de France, tome 45, n˚159, mars 1903, p. 771.

 

SALOMON Michel, {Chronique littéraire}, in Journal de Genève, 2 mars 1903, p. 2.

Compte-rendu d'André Gide, L'immoraliste.

 

Anonyme, {Bibliographie}, in La Fronde, 12 mars 1903, p. 4.

Compte-rendu d'Alfred FouilléeNietzsche et l'immoralisme.

 

ANDLER Charles, « Alfred Fouillée. - Nietzsche et l'immoralisme », in Notes Critiques, tome 82, n˚4, 1903, p. 82-84.

Soutient que l'ouvrage d'Alfred Fouillée n'est qu'une apologie « lourdement inexacte et imbue de préjugés » de Jean-Marie Guyau et condamne sans appel : « Le travail d'érudition que suppose la critique d'une œuvre nuancée et difficile, comme est l’œuvre de Nietzsche, n'est fait nulle part. (...) M. Fouillée n'a pas su lire ce style délicat. Il l'a du reste peu lu. C'est peu qu'il ait négligé les deux premiers systèmes. Il ne connaît pas entier le troisième. » Sur la méthode, Andler est tout aussi sévère : « La méthode critique est l'ancienne méthode verbale et tâtillonne des spiritualistes. » Selon lui : « Le contre-sens atteint son apogée dans l'exposé qui est fait de la « morale des maîtres et de la morale des esclaves. » Il est ordinaire. Il faudra là un travail d'interprétation nouveau. »

 

FOUILLEE Alfred, « Lettre », in Notes Critiques n˚4, 1903, p. 97-100.

Vive réaction au compte rendu publié par Charles Andler. Fouillée se défend contre l'accusation de ne pas avoir lu Nietzsche, trouve injuste en général tous les reproches de Andler et conclut : « M. Andler me reproche, en somme, de ne pas avoir tout dit (et dans son propre sens) sur Nietzsche. (...) M. Andler et moi différons sur quelques points dans l'interprétation de Nietzsche. (...) Est-ce une raison pour que les critiques, quand ils diffèrent dans l'interprétation, s'accusent entre eux de mettre en avant une critique « lourde », « verbale », « inexacte », d'être « ingrate » envers l'excellent ami de la France, et d' « offenser les Muses? » (p. 99-100)

 

ANDLER Charles, « Réponse à M. Fouillée », in Notes Critiques tome 82, n˚4, 1903, p. 100-102.

Charles Andler n'accepte pas les arguments d'Alfred Fouillée. Il persiste : « Je savais que M. Fouillée est un dialecticien habile. Cependant, il n'arrivera pas à donner le change à ceux qui le liront de près. » (p. 100) Il insiste : « Je ne diffère pas seulement de M. Fouillée dans l'interprétation de Nietzsche. Je dis, et je maintiens, j'ai prouvé brièvement et je pourrais prouver longuement que M. Fouillée n'a pas le droit d'avoir une interprétation. Il y faut plus de lecture et de conscience d'analyse. » (p. 100) Il conclut : « C'est là de la critique « verbale », « tâtillonne » et puérile. » (p. 102) [3]

 

RIBOT Th., « Dr F. Orestano. - Le idee fondamentali di F. Nietzsche nel loro progressivo svolgimento : esposizione e critica », {Analyses et comptes rendus. VI. Histoire de la philosophie}, in Revue philosophique de la France et de l'étranger, tome 55, n˚4, avril 1903, p. 453-457.[4]

 

CAUSSE A., « Nietzsche le philosophe de l’antichristianisme », {Question contemporaine}, in Foi et Vie, n°8, avril 1903, p. 189-193.

 

BENASSIS Françoise, "Une Erreur de Nietzsche", in La Fronde, 6 avril 1903, p. 1.

 

LEDRAIN Eugène, « Opinions. Les nietzschéennes », in L'Eclair, n˚5253, 16 avril 1903, p. 1.

A propos des romans de Gérard d'Houville et Anna de Noailles.

 

DESCHAMPS Gaston, « Livres de femmes », {La vie littéraire}, in Le Temps, 19 avril 1903, p. 3.

Compte-rendu de Gérard d'Houville, L'Inconstante et de Anna de Noailles, La nouvelle espérance.

 

CLEMENCEAU Georges (non signé), "Nouvelle espèce", in La Justice, 26 avril 1903, p. 1.

A propos des Nietzschéennes (Gérard d'Houville et Anna de Noailles). Moqueries contre ces "amazones", de type: "Et puisqu'en effet le plus solide de la philosophie des femmes tient dans leur sourire, il ne faut sans doute que sourire de leurs philosophies."

Note cependant: "Nietzsche, c'est entendu, est un très grand homme, et bien que je le haïsse et que je l'aime à la fois, je serai le dernier à jeter la moquerie ou l'opprobre sur ce crucifié de génie qui a payé de sa raison les quelques grandes paroles pleines d'avenir, mais si scabreuses à comprendre, qu'il a jetées sur le monde, pêle-mêle avec d'atroces exhortations."

 

MALLET F., {Les livres}, in L’œuvre nouvelle, n°2, mai 1903, p. 96-97.

Compte-rendu d’Anna de Noailles, La Nouvelle espérance (p. 96).

 

Anonyme, {A travers les revues et les livres}, in L’œuvre nouvelle, n°2, mai 1903, p. 99.

Compte-rendu du compte-rendu de Charles Andler dans Notes Critiques.

 

THOMAS W., « Friedrich Nietzsche et le christianisme », {Questions contemporaines}, in Foi et Vie, n°9, mai 1903, p. 217-223.

 

Anonyme, "Pages oubliées. Wagner jugé par deux Allemands: Fr. Nietzsche et M. Nordau", in La Chronique médicale, n°10, mai 1903, p. 674-679.

Extraits du Cas Wagner.

 

LICHTENBERGER Henri, « F. Nietzsches Gesammelte Briefe, t. I (3e édition) et II : Fr. Nietzsches Briefwechsel mit Erwin Rohde », {Littérature allemande}, in Revue universitaire, tome I, n˚5, 15 mai 1903, p. 490-491.[5]

 

LICHTENBERGER Henri, « A. Fouillée. - Nietzsche et l'Immoralisme », {Littérature allemande}, in Revue universitaire, tome I, n˚5, 15 mai 1903, p. 491-493.

 

LICHTENBERGER Henri, « Isabelle, Freifrau von Ungern-Sternberg. - Nietzsche im Spiegelbild seiner Schrift », {Littérature allemande}, in Revue universitaire, tome I, n˚5, 15 mai 1903, p. 493.[6]

 

LICHTENBERGER Henri, « D. Merejkowsky. - Tolstoï et Dostoïewsky. La personnalité et l'œuvre », {Littérature allemande}, in Revue universitaire, tome I, n˚5, 15 mai 1903, p. 493-494.[7]

Remarque : « M. M. croit pouvoir inférer que la pensée russe est peut-être appelée à la plus haute mission. C'est elle, peut-être, qui est destinée à donner le signal de cette « Renaissance » européenne à laquelle le nihilisme grandiose de Nietzsche a frayé les voies en montrant la contradiction intime et fondamentale, qui gît dans la civilisation européenne. » (p. 494)

 

Anonyme, « Nietzsche et l'immoralisme, par A. Fouillée », in Etudes socialistes, n˚6, 1903.

 

ROURE Lucien, « La crise de la morale », {Bulletin philosophique}, in Etudes religieuses, tome 95, avril-juin 1903, p. 539-554.

I. Nietzsche et son faux immoralisme, p. 539-541 

 

ARREAT Lucien, « Isabelle, Freifrau von Ungern-Sternberg. - Nietzsche im Spiegelbilde seiner Schrift », {Analyses et comptes rendus. III. Histoire de la philosophie}, in Revue philosophique, tome 56, n˚7, juillet 1903, p. 103-106.

Compte-rendu classé dans une partie intitulée "Philosophie nietzschéenne".

 

GOURMONT Jean de, « Les Nietzschéennes », in Mercure de France tome 47, n˚163, juillet 1903, p. 101-111.

A propos des romans de Gérard d'Houville et Anna de Noailles.

 

PALANTE Georges, « A. Fouillée. - Nietzsche et l'immoralisme », {Analyses et comptes rendus. III. Histoire de la philosophie}, in Revue philosophique de la France et de l'étranger, tome 56, n˚7, juillet 1903, p. 93-103.

Compte-rendu d'Alfred Fouillée, classé dans une partie intitulée "Philosophie nietzschéenne".

 

Anonyme, {Bibliographie}, in La Fronde, 15 juillet 1903, p. 4.

Compte-rendu d'Alfred Fouillée, Nietzsche et l'immoralisme.

 

FAGUET Emile, « Autour de Nietzsche », {Revue des livres}, in Annales politiques et littéraires, volume 2, 26 juillet 1903, p. 60-61.

Compte-rendu de Nietzsche, La Volonté de Puissance, d'Henri Lichtenberger, La philosophie de Nietzsche et de Pierre Lasserre, La Morale de Nietzsche.

 

CANTINELLI Richard, « Un poète nietzschéen », in Revue bleue, tome 20, n˚6, 8 août 1903, p. 191-192.

A propos de Gabriel d'Annunzio. Commence en remarquant : « Quoi qu'en disent ceux qui ne l'ont point lu, ceux qui ne l'ont pas compris et surtout ceux qui ne l'ont pas voulu comprendre, il est certain que Nietzsche a apporté à beaucoup de nos contemporains de nouvelles et fortes raisons de vivre. » (p. 191)

 

Anonyme, {Les livres], in Nouvelle Revue, tome 23, 15 août 1903, p. 572-574

Compte-rendu de Nietzsche, La volonté de puissance (p. 573).

 

TAILHADE Laurent, « Loyson-Bridet, Mœurs des diurnales, traité de journalisme », {Le livre de la quinzaine}, in Nouvelle Revue, tome 23, 15 août 1903, p.562-566.

Mentionne quelques titres dont « Le petit Nietzsche des gens du monde » (p. 565).

 

DUBOIS Lucie, « Franz Blei : « Nietzsche en France » », {La France jugée à l'étranger}, in Mercure de France, tome 47, n˚165, septembre 1903, p. 811-820.

Reproduction intégrale d'un article de Franz Blei publié dans Die Zeit le 18 juillet 1903.[8]

 

GHEON Henri, « Les lectures », {Chroniques du mois}, in L'Ermitage, volume 28, n˚9, septembre 1903, p. 64-73.

Compte-rendu de Nietzsche, La Volonté de Puissance, 2 volumes (p. 64-66).

 

GHEON Henri, « Les lectures », {Chroniques du mois}, in L'Ermitage, volume 28, n˚9, septembre 1903, , p. 64-73.

Selon Henri Ghéon, Nietzsche fut un poète (p. 66).

 

GOURMONT Jean de, « Nietzsche et la réforme philosophique, par Jules de Gaultier », {Littérature}, in Mercure de France, tome 47, n˚165, septembre 1903, p. 748-749.

 

SEGOND J., « Alois Riehl. - Zur Einfuehrung in die Philosophie der Gegenwart », {Analyses et comptes rendus. I. Philosophie générale}, in Revue philosophique de la France et de l'étranger, tome 56, n˚9, septembre 1903, p. 313-315.[9]

Analyse de la septième conférence, consacrée à « Schopenhauer et Nietzsche. - La question du pessimisme » (p. 314-315). A propos de ce que sera la « philosophie de l'avenir » et du « philosophe qui découvrira les nouvelles valeurs » : « Beaucoup voient ce philosophe dans Nietzsche, mais il a manqué à Nietzsche le sens historique. Ici encore, il faut chercher la philosophie même en dehors des philosophes, surtout chez Goethe, et nous accoutumer à mettre la personnalité au premier rang des valeurs, en voyant avec Goethe que la personnalité se réalise et s'achève en se mettant au service d'autrui, ce qui permet de réconcilier le collectivisme actuel avec l'aristocratie de Nietzsche. » (p. 315)

 

ARNAUD Charles, « La Nouvelle Espérance, par la Comtesse Mathieu de Noailles », {Romans, contes et nouvelles}, in Polybiblion, tome 98, octobre 1903, p. 289-91.

Compte-rendu classé dans la rubrique, « Les Anormaux ». Remarque que l'histoire a « un air vieillot », que les événements relatés sont anciens, que la langue est encore plus ancienne et ajoute à ce sujet : « (...) c'est comme Sabine qu'aurait parlé Cathos si elle avait lu et emmagasiné pêle-mêle dans son petit cerveau Nietzsche, Verlaine, Ibsen et Mallarmé. » (p. 291)

 

CHARNACE Guy de, "Wagner et Nietzsche", in Carnets, octobre 1903.

D'après l'annonce publiée dans Le Journal du 1er novembre 1903, p. 1.

 

GIDE André, « Une lettre de M. André Gide », {Echos}, in Mercure de France, tome 48, n˚166, octobre 1903, p. 286.

Dans l'article de Franz Blei sur Nietzsche en France, se plaint d'avoir été retraduit en français d'après une traduction russe et corrige.

 

WEBER Louis, « La Volonté de Puissance, par F. Nietzsche », {Philosophie}, in Mercure de France, tome 48, n˚166, octobre 1903, p. 226-227.

 

MIOMANDRE Francis de, « Thomas Graindorge et Zarathoustra », in Revue bleue tome 20, n˚16, 17 octobre 1903, p. 507-512.

 

LEBESGUE Philéas, « Hellénisme et nietzschéisme », {Aperçus contemporains}, in Anthologie revue, volume 1, novembre 1903, p. 58-72.

 

LICHTENBERGER Henri, « A. Drews. Nietzsches Philosophie », {Littérature allemande}, in Revue universitaire, tome II, n˚9, 15 novembre 1903, p. 309.[10]

 

LICHTENBERGER Henri, « Raoul Richter. - Friedrich Nietzsche. Sein Leben und sein Werk », {Littérature allemande}, in Revue universitaire, tome II, n˚9, 15 novembre 1903, p. 309-310.[11]

 

LICHTENBERGER Henri, « Friedrich Nietzsche. - Nachgelassene Werke ; Band IX. Aus den Jahren 1869-1872. - Band X. Aus den Jahren 1872, 1873-1875, 1876. - Band XIII. Unveroeffentliches aus der Umwerthungszeit (1882, 1883-1888) », {Littérature allemande}, in Revue universitaire, tome II, n˚9, 15 novembre 1903, p. 310-311.[12]

 

LICHTENBERGER Henri, « O. Ewald. - Nietzsches Lehre in ihren Grundbegriffen. Die ewige Wiederkunft des Gleichen und der Sinn des Uebermenschen », {Littérature allemande}, in Revue universitaire, tome II, n˚9, 15 novembre 1903, p. 311.[13]

 

GOURMONT Jean, de, « Nietzsche à Sorrente », in Le Festin d'Esope, n˚2, décembre 1903, p. 26-29.

 

BOURDEAU Jean, {Bibliographie étrangère}, in Journal des Débats, n°340, 8 décembre 1903, p. 2.

Compte-rendu d’Arthur Drews, Nietzsches Philosophie.

 

FAGUET Emile, « Les idées littéraires de Nietzsche », in La Renaissance latine, 15 décembre 1903, p. 481-499.

Extrait de son livre, En lisant Nietzsche qui paraît en 1904 ; cf. n˚726.

 

BINET Alfred, « A. Fouillée. - Nietzsche et l'immoralisme », {Analyses bibliographiques}, in L'année psychologique, tome 9, 1903, p. 401-405.

Compte-rendu composé presque intégralement de citations de Nietzsche reproduites d'après le livre d'Alfred Fouillée.

 

LICHTENBERGER Henri, « Rittelmeyer. Friedrich Nietzsche und das Erkenntnisproblem », in Revue Critique, tome 56, volume II, 1903, p. 318-319.[14]

 

RIBAUCOURT Cte Philippe de, « Les théories de Nietzsche sur l'origine et la valeur de la morale », in Revue néoscolastique tome 10, 1903, p. 43-60.

 

Anonyme, {Mots et locutions}, in Revue universelle, tome 3, 1903, p. 403.

Définition du "super-homme".

 

DUPRAT G.- L., "Essai sur l'individualisme", {Livres et périodiques}, in Revue universelle, tome 3, 1903, p. 60.

Compte-rendu du livre d'Eugène Fournière.

 

MOREAU Lucien, "La morale de Nietzsche", {Livres et périodiques}, in Revue universelle, tome 3, 1903, p. 59.

Compte-rendu du livre de Pierre Lasserre paru en 1902.


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Jean-Pierre DUMONT

Nietzsche et Loti. Et vice versa (2021)

 

 

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Nietzsche et les nationalistes français. Réceptions et usages d’une œuvre philosophique (1898 – 1945) lire

 

Renée Thomas

"Nietzsche dans l'enseignement de la philosophie en classe Terminale" (1985)

 

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Charles Andler et la politisation de Nietzsche: une analyse de la dimension politique d’un transfert culturel (1890-1933)  lire

 

Projet de recherche

“The work must go on.” An investigation of Charles Andler, Malwida von Meysenbug, and the Nexus of Nietzschean Socialism (1890-1930) (Martine Béland) – CCÉAE (umontreal.ca)

 

La philosophie de  Nietzsche et le mouvement socialiste français (1890-1914)

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"Le Sang de Nietzsche" testament d'Arnaud Dandieu. Edition commentée par Christian Roy (2015/2020) 

 

 

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(Jean-Pierre Dumont, septembre 2019)

 

Que pensait Emile Zola de Nietzsche? de Wagner? lire

 

 

"Nietzsche wirkt in die populäre Breite, und man muss in die Breite gehen" (Andreas Urs Sommer, Nietzsche und die Folgen, 2017)

 

"Viele neue Nietzsches sollen zutage treten? - Ein paar wenige würden genügen..." (Reto Winteler, Friedrich Nietzsche, der erste tragische Philosoph, eine Entdeckung, Basel Schwabe Verlag, 2014)

Laure Verbaere

Nietzsche et l'agrégation de philosophie (avril 2019) lire

OUTIL: Nietzsche et les philosophes français: traces empiriques et paroles 1889-1903 lire

Les éditions de Zarathoustra de 1920 à 1935 voir

et de 1935 à 1950 voir

Dominique de Gaultier de Laguionie, petit-neveu du philosophe français Jules de Gaultier (1858-1942) met à disposition les archives dont il dispose. voir

Jules de Gaultier et Nietzsche

Don Longo:

Les pèlerins à Sils-Maria voir

" (...) [l]es philosophes de profession [...] oublient que Nietzsche ne promulgue pas un catéchisme nouveau mais nous invite à créer nous- même le système des valeurs auquel nous voulons dévouer notre vie. Dosons en nous la quantité de dionysisme et de christianisme mystique qui va nous inspirer. Il y aura autant de solutions qu'il y aura d'individus et c'est de leur collaboration que naîtra la vie nouvelle." (Charles Andler, 1932)

 

Traces orales

Nietzsche « n'est pas allé assez loin dans le sens de sa propre doctrine ; il n'a pas été assez nietzschéen. (…) Nietzsche n'a pas encore un sens suffisant de la relativité : il est encore trop systématique. » (Frédéric RAUH, extrait de cours à la Sorbonne, 1904)

 

 

"Chaque doctrine nouvelle présente certaines arêtes et extrémités outrancières autour desquelles la curiosité frivole de la multitude voltige hâtivement mais ce n'est pas l'exactitude ou la fausseté de quelques points particuliers, ce sont l'étendue et la profondeur de la création qui doivent retenir notre attention. Je ne me suis jamais demandé si les théories nietzschéennes du «surhomme » ou de l'« éternel retour » sont justes ou non: et qui se le demanderait encore, en dehors de quelques ratiocineurs et éplucheurs de livres ? Une grande œuvre ne nous intéresse toujours que par ce double côté: l'homme créateur et l'action créatrice." (Stefan Zweig, L'Humanité, 21 mai 1926)

Le Rire, 10 décembre 1910