Dernières mises à jour sur le site


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MAI 2022

 

En face, ces messieurs ont dû recevoir, un jour, l'ordre de nous tirer dessus de huit heures à dix heures. (...)

Pendant ces heures d'agitation, nous nous terrons tranquillement dans les chambres de repos; nous faisons notre correspondance, nous lisons, nous devisons entre nous.

Un instituteur réunit dans un coin quelques illettrés et leur fait un cours patient et bienveillant.

Un professeur de philosophie, pour ne pas perdre l'habitude de la parole, nous fait de fréquentes conférences. Il nous a parlé de la condition de la femme en Allemagne en tirant des conclusions des sentiments exprimés par quelques philosophes allemands et même par le Kaiser. (...)

Le conférencier nous cite cette pensée de Nietzsche: "Tu vas chez les femmes, n'oublie pas le fouet." Cette autre encore du même auteur: "L'homme doit être élevé pour la guerre et la femme pour le délassement du guerrier."

Puis celle-ci, toujours de ce philosophe délicat qui a le plus contribué à conférer à nos odieux ennemis les sentiments de présomption et d'orgueil dont ils sont imbus: "Que l'homme redoute la femme quand elle hait, car, au fond du coeur, l'homme n'est que méchant, mais au fond du coeur, la femme est mauvaise."

  • TRACES INEDITES/Goethe- und Schiller-Archiv - Ajout de liens vers des lettres d'André Gide: à Elisabeth Förster-Nietzsche (1903-1910), à Henri Albert (1903), à Harry Graf Kessler (1928).
  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/André Gide - Ajouts: Lire Philippe Sabot, "Gide disciple de Nietzsche! L’Immoraliste en 1902", in Frédéric Worms (dir.), Le moment 1900 en philosophie, Villeneuve d'Ascq, Presses universitaires du Septentrion, 2004, p. 315-330.

    André Gide, Ernst Robert Curtius, Correspondance (1920-1950), Paris, Garnier, 2019 (sous la direction de Peter Schnyder et Juliette Solvès.

  • OUTILS/Aperçus des communications et publications récentes sur Nietzsche en France - Ajout: Erminio Maglione: Albert Camus et la réception de Nietzsche en France de 1877 à 1960, thèse de l'Université de Tours, en cotutelle avec l'Università’ Vita-Salute San Raffaele (Milano), dans le cadre de École doctorale Humanités et Langues (Centre-Val de Loire), en partenariat avec Interactions culturelles et discursives (Tours) (laboratoire), soutenue le 12 décembre 2019, sous la direction de Catherine Douzou et de Andrea Tagliapietra. (résumé)
  • CONFERENCES SUR NIETZSCHE 1901-1902 - Ajout: Lycée Henri IV, La philosophie de Nietzsche. 

Conférences philosophiques de préparation à l'Ecole normale supérieure, vers 1901, lycée Henri IV (Paris).

D'après une lettre de Maurice Mignon (1882-1962, alors chargé de conférences à la Faculté des Lettres de Lyon) du 11 janvier 1911, publiée par Jean VIOLLIS dans "Sur l'influence de Nietzsche", in La Grande Revue, tome 15, 25 janvier 1911, p. 437.

"Monsieur, Je n’ai pas été « enquêté » par la Grande Revue sur l’influence intellectuelle de Nietzsche, mais cette enquête m’intéresse au plus haut point, et elle me semble d’une brûlante actualité; elle rappelle en moi des souvenirs de lycée qui me sont bien chers.

Peut-être ne vous sera-t-il pas inutile de savoir que nous formions, quelques camarades et moi, dans la « cagne » d’il y a dix ans, au lycée Henri IV, un véritable petit cénacle de Nietzschéens. Et nous manifestions notre foi de toutes les manières, spécialement dans nos conférences philosophiques de préparation à l’Ecole Normale.

Je crois que pas mal d’entre nous en ont rabattu, et ont perdu peu à peu cette ardeur de néophytes. Je lis dans la première partie de votre étude que Charles Derennes en particulier — mais il était déjà littérateur — « considère Nietzsche beaucoup moins comme un philosophe que comme un musicien d'idées », ce qui n’est pas si faux.

Moi qui suis resté un littérateur dans L’Université, j’ai complètement abandonné les théories de Nietzsche, et, très sincèrement, je crois que son influence sür la plupart d’entre nous aura été d’autant moins durable qu'elle fut plus exclusive, à un moment donné. Et ceci, peut-être, parce que le Nietzschéisme n’est pas aussi nouveau qu’il le paraît. Je suis assez sceptique depuis que j’ai trouvé le « surhomme » dans la Renaissance italienne, avec tous ses bons ou avec tous ses mauvais instincts. Léon Battista Alberti, d’un côté, ou Verocchio, — ou même Léonard de Vinci — Benvenuto Cellini de l'autre... Bref, Nietzsche et le Nietzschéisme m’apparaissent à présent comme une mode déjà ancienne".

  • OUTILS/Aperçu des communications et publications récentes sur Nietzsche: - Ajout: Philipp FELSCH: Wie Nietzsche aus der Kälte kam. Geschichte einer Rettung, C. H. Beck, 2022.

Présentation de l'éditeur: "Nach 1945 liegt Nietzsches Ruf genauso in Trümmern wie der europäische Kontinent. Ausgerechnet Giorgio Colli und Mazzino Montinari, zwei italienische Antifaschisten, entschließen sich, den gefährlichen Denker zu rehabilitieren. Ihr Ziel: Nietzsches Nachlass neu zu entziffern, um alle postumen Verfälschungen rückgängig zu machen. Ihr Problem..."

René Aguigah spricht mit Philipp Felsch über sein Buch: vidéo

  • Site - Suite des travaux (17 mai)
  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Denis de Rougemont - Ajouts: liens vers trois articles grâce au site Rougemont 2.0 l'intégrale en ligne et lien vers ce site. Indication du livre de Nicolas Stenger, Denis de Rougemont. Les intellectuels et l’Europe au xxe siècle, Rennes, PUR, 2015, consultable en ligne sur le site Rougemont 2.0 l'intégrale en ligne.
  • ACCUEIL - Travaux. Nouvelle page d'accueil. Préparation d'un historique du site. Retrait provisoire de Préhistoire (13 mai)
  • ACCUEIL - Ajout: Préhistoire du site
  • SITE - Nouvelle page d'accueil. Poursuite des travaux... (10 mai)
  • SITE - Travail sur une version mobile - perturbations possibles (4 mai)
  • SITE - Changement de design. Perturbations possibles Corrections en cours.

 

 

AVRIL 2022

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/1928 - Ajout: Anonyme, "Nietzsche et Wagner", {Revue des revues}, in Les Nouvelles littéraires, 14 juillet 1928, p. 12. (L.V.)

    A propos d'un article d'Elisabeth Förster-Nietzsche sur Nietzsche et Wagner publié dans la Revue d'Allemagne.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Elisabeth Förster-Nietzsche/FÖRSTER-NIETZSCHE Elisabeth"Nietzsche et Wagner", in Les Nouvelles littéraires, 24 mars 1928, p. 12. [A vérifier] - Correction avec vérification: FÖRSTER-NIETZSCHE Elisabeth"Nietzsche et Wagner", in Revue d'Allemagne, juin 1928.

    D'après une lettre de Charles Andler et d'après le compte-rendu dans Les Nouvelles littéraires, 14 juillet 1928, p. 12. (L.V.)

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Léon Bloy - Ajout: BLOY Léon,  Nous ne sommes pas en état de guerre, Paris, Maison du livre, 1915.

     

    "Faire de beaux livres, me dites-vous. Qui les lirait? Ma Jeanne d'Arc et l'Allemagne ne se vend pas. Nos héros s'entraînent en dévorant les Trois Mousquetaires ou le Comte de Monte Christo. Quelques intellectuels s'arrachent Barrés ou Aristide Bruant. Il y a même des artilleurs qui ont emporté du Bergson et je connais un avocat sans peur qui avait fourré dans son sac deux ou trois volumes de Nietzsche. Qui pourrais-je intéresser, ne sachant parler que de Dieu?" (p. 329)

    Repris dans Au seuil de l'apocalypse 1913-1915, Paris, Mercure de France, 1916.

Ajout dans 1915.

 

Ajout dans 1907.

 

  • TRADUCTIONS DES OEUVRES DE NIETZSCHE/1898-1910 - Ajout: E. de Batourine, "Lettres inédites de Nietzsche", in Le Gaulois du dimanche, 30 novembre-1er décembre 1907.

    D'après le sommaire publié dans Le Gaulois du 29 novembre 1907. Aussi signalé dans Polybiblion.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Stanislas Rzewuski - Ajout: RZEWUSKI Stanislas, "La mort de Nietzsche", in Le Gaulois, 26 août 1900, p. 2.

    Note: "Le plus populaire des philosophes allemands contemporains, l'illustre créateur du système du surhomme, Frédéric Nietzsche, vient de mourir à Weimar. Il serait aussi téméraire que puéril de vouloir définir, en une brève notice nécrologique, les traits essentiels de la conception du monde, de la doctrine morale et du système de l'Univers, qui résument la pbilosophie du poëte de Ainsi parlait Zarathoustra, d'autant plus que les éléments primordiaux de la pensée spéculative chez Nietzsche apparaissent toujours voilés par les ombres vaines du paradoxe et de l'exagération sectaire.

    Il faut avoir le courage de le dire nettement avec la franchise que l'on doit à la mémoire d'un homme de génie (car ce fut très certainement une intelligence géniale, et nous ne songeons pas à le nier), Nietzsche ne laissera pas dans l'histoire de la philosophie moderne une œuvre durable, supérieure et gigantesque comme celle qui assure l'immortalité de ses illustres compatriotes, les Fichte et les Scheiling, les Hegel et les Hartmann, les Kant et les Schopenhauer. (...)"

Ajout dans 1900

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Henri Lapauze - Ajout: LAPAUZE Henry, {Carnet du liseur}, in Le Gaulois, 24 mai 1904, p. 4.

    Compte-rendu d'Emile FaguetEn lisant Nietzsche.

    Commence: "Il faut savoir le plus grand gré à M. Emile Faguet d'avoir contrôlé à la pierre de touche de son esprit si net et si français tout le clinquant superbe de Nietzsche. Il en dégage, pour nous le présenter, la petite quantité d'or pur et solide qui s'y trouve. Et certes le philosophe allemand sort moins diminué de cette épreuve que des admirations compromettantes dont l'encens doit faire frémir ses mânes.

    En effet, la fortune philosophique de Nietzsche – du moins en France – est bien bizarre... Ce penseur, si follement épris de l'héroïque, du surhumain, si fièrement dédaigneux du médiocre, si cruellement méprisant pour les demi-intellectuels, parmi lesquels il classe toutes les femmes, se voit prôné chez nous, non pas par les cerveaux vigoureux et les êtres capables de fortes actions, qu'il voulait pour ses seuls disciples, mais par les décadents, les déliquescents, les snobs et – ô succès paradoxal! – par des femmes.

    La.faute en est, au reste, bien à lui, et Nietzsche n'a que ce qu'il mérite."

 

  • PUBLICATION SUR NIETZSCHE - Ajout: Henry Lapauze (1867-1925)

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/1892 - Ajout: Anonyme, {Les livres}, in L'Eclair, 24 mai 1892, p. 4.

    Signale l'étude de Jean de Néthy "sur Nietzsche Zarathustra, ce fameux philosophe dont on s’occupe tant en ce moment, mélange bizarre de nihilisme et de stendhalisme. Le traducteur le définit ainsi : «L’esprit titanique, qui parfois par un aphorisme d’une ligne, comme avec un couteau tranchant, met à découvert les parties les plus cachées de notre âme et parfois dans de longues pages d’une puissance irrésistible, nous gagne et nous entraîne dans le vaste incendie de sa pensée réformatrice»".

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/1904 - Ajout: Anonyme, {Revue des revues}, in Les Essais, n°7, vol. 2, octobre 1904, p. 58-60.

    A propos de l'article de Jules de Gaultier dans le Mercure de France de septembre.

    Note: "L'admiration que professe pour la philosophie nietzschéenne M. JULES DE GAULTIER, nous étonne un peu. Nietzsche, continuateur de Montaigne, de Voltaire, de Chamfort, n'est pas pour cela, ne sera jamais un grand philosophe. Il est analytique et lyrique, comme le dit fort justement M. Jules de Gaultier, il l'est avec une sorte de génie d'expression que nous sommes les premiers à goûter énormément. Mais, par là même, par son œuvre sans cohésion, sans originalité de pensée, exclusivement aphoristique et critique, il n'exercera jamais l'influence qu'il souhaitait, il ne créera jamais de mœurs — ce dont il faut nous réjouir ! Ses œuvres demeureront à notre chevet parce qu'aisément accessibles, pourvues d'un attrait spécial, saturées d'art et de poésie — et nous les reprendrons fréquemment comme telles. Quant à l'Esquisse d'une morale, de Guyau, elle est empreinte d'un charme différent, mais analogue : la lecture en est un plaisir délicat, quelques pages en sont belles et nombre d'images exquises ou puissantes. Seulement, encore une fois, tout cela, c'est de la critique, de l'analyse et, à ce compte-là, nous ne voyons pas pourquoi M. Anatole France ne prendrait pas place aux côtés de Pythagore... Non! Il n'y a pas de grand philosophe qui n'ait été dogmatique, odieusement dogmatique. Kant fut peut-être bien une momie à systèmes, il n'en demeure pas moins plus solidement posé devant l'histoire que le grand philosophe que nous propose M. Jules de Gaultier. Que ce dernier, d'ailleurs, se rassure. Nietzsche continuera d'être très lu, étant séduisant au possible pour les dégénérés et les snobs contemporains. Qu'on se contente donc simplement de nous le donner pour ce qu'il est, un artiste idéaliste doué d'une rare virulence verbale, un poète turbulent et troublant, un aristocrate nébuleux et exalté dont le cri d'énergumène, léonin et solitaire. s'éteindra heureusement sans écho valable" (p. 59).

 

  • TRACES ORALES/COURS/COURS 1933/1934 - Ajout: J. Segond, Le Hasard et la Chance. Cours de philosophie à la faculté des lettres de l'Université d'Aix-Marseille.

D'après la publication dans la Revue des cours et conférences du 30 mai 1934.

Sur Nietzsche (p. 316 et p. 324-326)

 

  • TRACES ORALES/COURS/COURS 1934/1935 - Ajout: Robert Pitrou, Lyriques autrichiens d'aujourd'hui. Cours à la faculté des lettres de Bordeaux.

D'après la publication dans la Revue des cours et conférences du 15 janvier 1935.

Evoque Nietzsche.

 

  • TRACES ORALES/COURS/COURS 1934/1936 - Ajout: Emile Bréhier: Quelques aspects de la morale grecque. Leçon inaugurale donnée à la Sorbonne. D'après la publication dans la Revue des cours et conférences du 15 février 1936, p. 385-392. Evoque Nietzsche (p. 389-391)

 

  • TRACES ORALES/COURS/COURS 1934/1936 - Ajout: Pierre Lachièze-Rey, Le Moi, le Monde et Dieu. Cours de philosophie à la faculté des lettres de l'Université de Toulouse. D'après  la publication dans la Revue des cours et conférences du 15 janvier 1935 et la publication dans la Revue des cours et conférences du 15 mai 1935, p. 227-238. Evoque Nietzsche (p. 228-231)

 

  • TRACES ORALES/COURS/COURS 1934/1936 - Ajout: J. Segond, La signification de la tragédie. Cours de philosophie à la faculté des lettres de l'Université d'Aix. D'après la publication dans la Revue des cours et conférences du 30 mars 1935 et la publication dans la Revue des cours et conférences du 15 mai 1935, p. 261-281. Evoque régulièrement Nietzsche.

 

  • TRACES ORALES/CONFERENCES/Conférences 1935-1936/Charles Lalo, "Les économies de Nietzsche" - Ajout: Texte publié dans la Revue des cours et conférences du 31 juillet 1935.

 

  • TRACES ORALES/COURS/COURS 193661940 - Ajout: Pierre Lachièze-Rey: Les idées morales, sociales et politiques de Platon. Cours de philosophie à la faculté des lettres de l'Université de Lyon. D'après la publication dans la Revue des cours et conférences, 15 avril 1937, p. 17-29. Evoque Nietzsche (p. 26-29)

 

  • TRACES ORALES/COURS/COURS 1936-1940 - Ajout: Robert Pitrou, Wagner et Nietzsche. 
  • Cours sur "Autour de Richard Wagner", à la faculté des lettres de Bordeaux
  • D'après la publication dans la Revue des cours et conférences, n°12, 30 mai 1937, p. 289-305.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Ramon Fernandez: "A propos de Nietzsche" (1933) - Ajout: Note: "J'ose donc affirmer, au risque de me faire lapider, qu'il est impossible de tirer de l'oeuvre de Nietzsche une éthique cohérente et féconde ; bien plus, que le nietzschéen d'aujourd'hui se lie sans le savoir aux pièges les plus rouillés d'une certaine philosophie du 19e siècle... L'incomparable don de Nietzsche à ses lecteurs, c'est le choc de sa personnalité, sa flamme, cette ruée vers l'impossible qui nous tient haletants et nous interdit le repos. Nietzsche nous enseigne à n'être jamais satisfaits, ce qui est le plus haut enseignement qu'un homme moderne puisse recevoir. Mais par un accident singulier, les paroles de Nietzsche démentent, trahissent, ruinent l'accent dont il les prononce. On dirait d'un musicien sublime qui ne s'exprimerait réellement que par le mouvement et le son, et dont il faudrait oublier les chants..." (extrait cité d'après Le Populaire, 9 novembre 1933) 

Ajouts dans 1933.

 

  • TRADUCTIONS - Ajout: NIETZSCHE, Ainsi parlait Zarathoustra: Un livre pour tous et pour personne, traduit par Henri Albert, 2 tomes, Editions Mercure de France, Collection d'auteurs étrangers, 1926.

    Format: 12x19cm.

 

  • LICHTENBERGER Henri, préface de R. W. EMERSON, Essais choisis,  traduits de l'anglais par Henriette Mirabaud-Thorens, Paris, Alcan, 1912, p. III-XVI. Préface sur Emerson et Nietzsche.

Ajouts dans 1912.

 

 

MARS 2022

 

  • TRACES ORALES/Conférences/Conférences 1911-1912 - Ajout: Dr. J. Meyers, Nietzsche et son influence sur la culture moderne. Conférence organisée par la Société Goerres , le lundi 22 janvier 1912. D'après le compte-rendu publié dans L'Express du 24 janvier 1912.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Henri Albert - Ajout: ALBERT Henri, "Nietzsche et M. Paul Adam", {Echos}, in Mercure de France, tome 65, 1er janvier 1907, p. 189-190.

Ajout dans 1907.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/André-Ferdinand Hérold - Ajout: HEROLD André-Ferdinand, "Quelques mots encore à propos des Mouettes", {Les Théâtres}, in Mercure de France, tome 65, 1er janvier 1907, p. 151-153.

    "Dans la réponse qu'il fait à M. Henri Albert, M. Paul Adam dit incidemment, que « le fanatisme nietzschéen » m'a « sans doute convaincu d'être adversaire » aux Mouettes. Je prie M. Paul Adam de se détromper. « Le fanatisme nietzschéen » est bien loin de moi. Je partage l'opinion de M. Paul Adam, et « si je tiens Nietzsche pour un littérateur admirable, je l'estime comme un philosophe médiocre » J'inclinerais même à prétendre que Nietzsche n'a rien du philosophe, et c'est le trahir que d'en faire un philosophe. La doctrine qu'on a, non sans peine, déduite de ses œuvres m'a toujours semblé d'un assez faible intérêt ; elle fait songer à ce « paganisme chrétien » dont le Capucin de M. Van Lerberghe réclame l'invention.

    On a, d'ailleurs, beaucoup trop parlé de Nietzsche à propos des Mouettes, La pièce que M. Paul Adam a voulu, qu'il a cru faire, est neuve, j'en conviens volontiers, et elle pourrait être belle. Mais c'est une autre pièce qu'il a faite : il n'est pas le premier auteur à qui arrive pareille aventure. M. Paul Adam aura beau dire, la pièce que j'ai vue semble tirée de quelque roman de la Bibliothèque rose. Et, que M. Paul Adam le croie bien, nul ne sera plus heureux que moi, le jour, prochain sans doute, où il donnera une nouvelle pièce, vraiment forte, celle-là, de l'applaudir" (p. 153).

Ajout dans 1907.

 

LICHTENBERGER Henri, "Hans Bélart. - "Friedrich Nietzsche und Richard Wagner. Ihre persoenlichen Beziehungen, Kunst und Weltanschauungen", {Littérature allemande}, in Revue universitaire, tome I, n°5, 15 mai 1908, p. 414-415.

LICHTENBERGER Henri, "Heinrich Weinel. - Ibsen. Bjoernson. Nietzsche. Individualismus und Christentum", {Littérature allemande}, in Revue universitaire, tome I, n°5, 15 mai 1908, p. 415-416.

LICHTENBERGER Henri, "Carl Spitteler. - Meine Beziehungen zu Nietzsche", {Littérature allemande}, in Revue universitaire, tome I, n°5, 15 mai 1908, p. 416-417.

LICHTENBERGER Henri, "Ernest Seillière. La philosophie de l'Impérialisme, tome IV : le Mal romantique, Essai sur l'impérialisme irrationnel", {Littérature allemande}, in Revue universitaire, tome I, n°5, 15 mai 1908, p. 409-411.

LICHTENBERGER Henri, "H. Roettenken. - Heinrich von Kleist ; Wissenschaft und Bildung 22", {Littérature allemande}, in Revue universitaire, tome I, n°5, 15 mai 1908, p. 411.

LICHTENBERGER Henri, "Walter Jesinghaus : Nietzsches Stellung zu Weib, Liebe und Ehe", {Littérature allemande}, in Revue universitaire, tome II, n°10, 15 décembre 1908, p. 423. 

LICHTENBERGER Henri, "Rudolf Burghaller. Phryne. Drama in einem Vorspiel und drei Akten", {Littérature allemande}, in Revue universitaire, tome II, n°10, 15 décembre 1908, p. 424.

 

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Jean Rameau - Ajout: photo, notice et: RAMEAU Jean, "Au dessus de tout...", in Le Franc-parler, 29 février 1916, p. 2.

Ajout dans 1916 et dans Pseudonymes

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Alphonse Chide - Ajout: CHIDE Alphonse, Le mobilisme moderne, Paris, Alcan, 1908.

    Sur la place de Nietzsche.

Ajout dans 1908.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Jacques Bainville - Ajout:  BAINVILLE Jacques, "On défend Jean-Jacques Rousseau!", in Gazette de France, 17 juin 1907, p. 1-2.

    Proteste contre un article de Louis Dumur,  "Les détracteurs de Jean-Jacques Rousseau", in Mercure de France, 15 juin 1907, t. 67, n°240, p. 577-600.

    "M. Louis Dumur reproche à l'Action française de condamner en bloc les illustrations du dix-neuvième siècle ; l'Action française pourrait prendre, selon lui, comme enseigne : Ici on assassine les grands hommes.. Michelet, Quinet, Hugo, Chateaubriand : nous les tuons tous, c’est un véritable pogrom. Seulement quelques lignes plus loin, M. Dumur nous reproche de nous « annexer » Auguste Comte et Taine, Carlyle et Gœthe. Il faudrait cependant s’entendre. Sommes-nous annexionnistes ou sommes-nous proscripteurs ? M. Dumur est prié de choisir. En attendant nous lui ferons observer qu’il nous attribue des idées de conquête qui nous sont bien étrangères. Nous n’avons jamais nommé Nietzsche un de nos maîtres. Nous nous sommes plusieurs fois expliqués sur Nietzsche. M. Louis Dumur a tort de réclamer un débat spécial sur ce nom. Et s’il avait entendu jeudi soir M. de Roux il aurait su que nous ne voulons pas plus du Nietzsche que, selon lui, nous aurions accaparé, que nous n’avons voulu du Gobineau que M. Robert Dreyfus avait prétendu nous imposer autrefois pour précurseur et pour patron." (p. 1)

Ajout dans 1907.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Louis Dumur - Ajout: DUMUR Louis, "Les détracteurs de Jean-Jacques Rousseau", in Mercure de France, 15 juin 1907, t. 67, n°240, p. 577-600.

    A propos des "vrais Français" qui s'en prennent aux livres:

    "Voyons-les. Nous négligeons Coppée, le capucin de la bande, dont l’ardeur qui s’éteint se borne maintenant à prier le cœur de Christ « qui aime les Francs ». Mais voici Lemaître, voici Faguet, voici Barrés. Voici la phalange bardée d’arguments de l'Action française, qui décide la méthode de combat et combine les plans d’attaque : voici Maurras, le paladin du duc d’Orléans, Soury, le clérical athée ; voici Lasserre, champion de l’Université, le tranchant Dimier, MontesquiouBainville, Corpechot; voici Vaugeois, qui a revêtu l'armure de Jeanne d’Arc et caracole devant Orléans... Ayant déclaré la guerre au XIXe siècle, ils y cherchent cependant des alliés. Bonald et Maistre sont leurs hommes. Mais ils ne leur suffisent pas. Il leur faut des figures plus impressionnantes. Ils se sont annexé le pessimisme historique de Taine et le systématisme synthétique d’Auguste Comte. Passant les frontières, malgré leur exclusivisme français et catholique,ils vont relancer Carlyle, ils se réclament volontiers de Goethe et, par un audacieux tour de passe-passe, sur lequel il serait bon de s’expliquer un jour avec eux, ils ont accaparé Nietzsche" (p. 578).

    Cet article suivi d'une protestation de Jacques Bainville dans la Gazette de France; cf. "On défend Jean-Jacques Rousseau!", in Gazette de France, 17 juin 1907, p. 1-2.

    Ajout dans 1907.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/André Marceron - Ajout d'indications sur La morale par l'Etat, Paris, Alcan, 1912.

    Montre les inconvénients de l'enseignement de la morale quand le spiritualisme officiel a régné: il "a toujours trouvé des révoltés ou des adversaires parmi les fonctionnaires du corps de l'instruction publique. D'où une attitude hypocrite de la part de ces derniers s'ils voulaient conserver leur situation, ou des luttes pénibles dans lesquelles la victime seule était sympathique, puisqu'elle succombait armée du droit de la liberté de conscience qu'on lui avait reconnue quand elle n'était pas encore ennemie. — C'est qu'une affirmation administrative apparaît toujours comme une affirmation d'autorité. C'est la prescription d'un homme ou de quelques-uns. Mais pour des esprits libres une telle affirmation n'a pas de valeur. Elle ne pourrait en avoir que si elle se rattachait à une décision de la puissance souveraine. Or, nous avons vu l'impossibilité pour l'État de prendre de pareilles décisions. Car une métaphysique d'État ainsi proclamée deviendrait tout de suite une religion." (p. 30)

    Se demande alors si l'Etat ne pourrait pas, "sans faire sienne une doctrine, laisser à ses fonctionnaires éducateurs la liberté de choisir celle qu'il leur plairait de prendre comme base de leur enseignement moral ?"

    Répond: "Nous pensons que cette solution présenterait les plus énormes inconvénients. Car d'abord la multiplicité des métaphysiques entraînerait une multiplicité des systèmes moraux, et dès lors que deviendrait l'unité nationale! Comment! avec le prestige que donne la fonction pédagogique déléguée pal l'État, l'un enseignerait le vol, et l'autre la probité, l'un la communauté des biens et l'autre le respect de la propriété, celui-ci l'énergie audacieuse et qui fait fi des plaintes des faibles, celui-là la résignation de la pitié, le nietzschéen

    la morale du surhomme, le lolstoïsant la morale des esclaves ! El le jour où un de ces philosophes qui préféreraient voir périr l'humanité plutôt qu'un principe se serait, dans toute l'ardeur de sa jeunesse et de sa naïveté, enthousiasmé du pessimisme de Schopenhauer, et prêcherait non pas seulement le suicide de l'espèce el le célibat impénitent, comme l'a fait le maître, mais aussi, comme il est dans la logique de la doctrine, le suicide individuel, l'État n'interviendrait-il pas? Mais au nom de qui interviendrail-il? Après avoir proclamé la liberté du choix métaphysique du professeur, de quel principe s'autoriserait-il pour le frapper? Il le punira pour sa morale, dira-t-on, et non pour sa métaphysique. Mais encore une fois pour quelle raison? (p. 30-31)

 

Ajout dans 1904.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE - Ajout: Henri Chantavoine

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Charles Renouvier - Modifications/correction: RENOUVIER Charles, Les derniers entretiens, recueillis par Louis Prat, Paris, A. Colin, 1904.

    Confie: "J'ai cru un moment, il y a quelques années, à la possibilité d'un renouveau du pessimisme. Nos intellectuels semblaient s'intéresser profondément aux fortes œuvres de Tolstoï et Dostoievski, aux hauts et profonds symboles d'Ibsen. Ça n' a été qu'une mode qu'une autre mode a remplacée. Il est de bon ton maintenant de se dire nietzschéen. Et c'est la folie des grandeurs érigée en système par un fou. Cette mode passera à son tour. On finira bien par s'apercevoir qu' il n' est pas nécessaire d'avoir lu Nietzsche pour être nietzschéen, et que les Apaches de Paris ou d'ailleurs n'ont pas eu besoin de fréquenter chez Zoroastre pour se déclarer des surhommes. Je ne crois pas à l'avenir du nietzschéisme parce que l'homme, comme le disait profondément Bayle, n'est que médiocrement méchant.".

    Cité d'après la réédition: Les Derniers entretiens , recueillis par Louis Prat, Paris, Vrin, 1930, p. 85-86.

Ajout dans 1904.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Stefan Zweig - Ajouts: Lire sa relation à Nietzsche dans un article sur Freud en 1926 dans L'Humanité.

En juin 1925, Stefan Zweig est reçu par Elisabeth Förster-Nietzsche au Nietzsche-Archiv. Il est tout surpris de l'accueil charmant qu'elle lui réserve. A Roman Rolland, il a écrit le mois précédent: "Dans le Nietzsche, les quatre dernières pages sont écrites pour vous et vos idées: de fêter l'homme libre vrai et indépendant comme la forme la plus haute de l'humanité. Tout mon essai est une polémique cachée contre l'effort, toujours plus arrogant, de réclamer Nietzsche pour l'Allemagne, pour la guerre, pour la « bonne chose » allemande, lui qui était le premier européen, notre ancêtre, homme archilibre de l'argent, du patriotisme, des vieilles croyances, le prince Vogelfrei, le superbe « sans patrie ». Les Pangermanistes et même sa bonne soeur seront choqués" (lettre du 4 mai 1925, citée d'après Robert Dumont, Stefan Zweig et la France, Paris, Didier, 1967, p. 128).  [L.V.]

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE - Ajout: 1910 (enfin!)

 

OUVRAGES SUR NIETZSCHE OU AVEC UN CHAPITRE SUR NIETZSCHE 9

 

FAGUET Emile, La démission de la morale, Paris, Société française d'imprimerie et de librairie, 1910.

Chapitre: La morale de Nietzsche (p. 139-214)

Voir le compte-rendu de Lionel Dauriac dans L'Année philosophique.

 

GAUBERT Jacques-Raoul, Comment on devient Surhomme, Paris, Edition française, 1910.

 

JEAN Lucien, Parmi les hommes, Paris, Société du Mercure de France, 1910.

 

MOREAS Jean, Variations sur la vie et les livres, Paris, Société du Mercure de France, 1910.

Contient un passage intitulé " Sur Nietzsche ". (p. 176)

 

PALLARES Victor de, Le Crépuscule d'une Idole. Nietzsche, Nietzschéisme, Nietzschéens, Paris, Grasset, 1910.

 

PIERRE Jules, Avec Nietzsche à l'assaut du christianisme. Exposé des théories de l'Action française suivi de leur réfutation par les principaux représentants de la tradition catholique St Thomas d'Aquin, Bossuet, etc, Limoges, Pierre Dumont, 1910, 253 pages.

Dénonce l'influence de Nietzsche sur de nombreux membres de l'Action française. Provoque un flot de réactions dans la presse nationaliste et dans la presse catholique.

 

SEIPPEL Paul, Escarmouches, Lausanne, Payot, 1910.

Collection d'articles. Contient: "La conversion de Nietzsche" (p. 220-232)

Voir le compte-rendu de Paul Doumergue, "Les idées du jour", in Foi et Vie, 20 juin 1910 qui cite à propos de Nietzsche, "ce « mystique dévoyé » et de son influence sur les jeunes":

« La jeunesse a besoin à la fois de liberté et d'affirmation. Elle peut avoir le sentiment que Nietzsche la libère et lui donne des raisons de vivre. Car il ne nie que pour affirmer. Il dit oui à la vie, joyeusement... Il peut séduire la jeunesse encore par sa grande loyauté, par cette vaillance intellectuelle qui le contraint d'aller sans détourner la tête jusqu'au bout de la voie choisie, dût-elle aboutir à un casse-cou. Il peut la séduire surtout parce qu'il donne à ses disciples confiance en eux-mêmes, avec un sentiment exaltant de supériorité

sur le vil troupeau des esclaves, incapables de comprendre l'Evangile de Zarathoustra... »"

 

SOLOVIEV V., Choix de textes, Paris, 1910.

Introduction et traduction de J. -B. Séverac.

Contient un texte intitulé " Le Surhomme ". (p. 205-214)

 

SPIESS Camille, La vérité sur Nietzsche : lettre ouverte à M. de Pallarès à propos d'un ouvrage récent, Paris, Léon Vanier, 1910, 48 pages, brochure in-8. 

Réaction à l'ouvrage de Victor de Pallarès Le Crépuscule d'une Idole. Nietzsche, Nietzschéisme, Nietzschéens.

 

 

OUVRAGES QUI EVOQUENT NIETZSCHE 11

 

BOIS Jules, L'Humanité divine: poèmes, Paris, Bibliothèque Charpentier, 1910.

Contient un poème: Le calvaire de Nietzsche (dédié à Henri Albert), p. 193-197.

 

BOURGET Paul, Le disciple, Paris, Nelson, 1910.

Réédition avec une introduction de Teodor de Wyzewa qui raconte, pour les hommes de lettres de sa génération, la double surprise de l'époque (mi 1889): la thèse elle-même et que Paul Bourget en soit l'auteur:

"(...) en échange de la tendre et fidèle admiration littéraire qu'avait trouvée chez nous M. Paul Bourget, entendions-nous qu'il partageât toutes les opinions qui nous étaient chères, et au premier rang desquelles figurait une foi absolue dans la supériorité de l'œuvre d'art sur le reste des choses. La doctrine de ce que nos devanciers avaient appelé « l'art pour l'art » avait eu beau changer de nom, au cours des années : elle continuait à nous apparaître comme la première, l'unique vérité. Sans aller peut-être jusqu'à approuver les joyeux paradoxes d'immoralité que quelques-uns d'entre nous s'amusaient, dès ce temps, à développer sur la scène ou dans le roman, — préludant par là au triomphe prochain de la littérature « rosse » , — nous ne souffrions pas que l'artiste, et en particulier l'homme de lettres, eût jamais à se préoccuper de la portée morale de son œuvre ni de ses conséquences dans la vie pratique. Cette vie pratique, d'ailleurs, nous inspirait unanimement le plus parfait mépris. Nous l'entrevoyions si bas au-dessous de notre horizon accoutumé que l'idée ne nous serait même pas venue d'une influence possible de la « pensée » sur elle : sauf à considérer une telle influence, si d'aventure quelque preuve certaine nous l'avait révélée, comme un simple accident dénué d'importance, et tout à fait indigne de nous émouvoir. Nous estimions que le seul devoir du philosophe et du poète, de l'auteur dramatique et du romancier, était de tâcher à exprimer pleinement ses idées, ses sentiments, les résultats de son observation ou de sa fantaisie, sans se troubler des vaines et stupides alarmes de l'aveugle troupeau des « moralistes » de toute provenance et de tout habit. Ignorant encore, ou du moins ne connaissant que d'une manière assez vague, le défi lancé par l'infortuné Nietzsche à l'antique distinction du bien et du mal, déjà nous étions prêts à lui faire l'accueil qu'avaient reçu de nous, avant lui, les théories «amorales» de Taine et de Renan ou cette captivante doctrine du « culte du moi » qui venait alors de nous être prêchée par M. Barrès avec un mélange délicieux de passion poétique et de détachement. Tout cela nous plaisait surtout parce que nous y découvrions autant de hardis et heureux efforts à élargir l'abime creusé depuis longtemps déjà entre la libre vie de l'esprit, telle que nous nous enorgueillissions d'être admis à la vivre, et les médiocres « contingences » de la vie réelle. (p. 8-9).

Cette génération croyait que Paul Bourget partageait "cette fière indifférence à l'égard d'une réalité bassement « bourgeoise » (...). Or, voici que dans l'été de 1889, précisément au lendemain de sa piquante Physiologie de l'Amour moderne, M. Bourget nous donnait un roman qui, sans l'ombre de réserve, se mettait au service d'une doctrine « morale » , et proclamait ouvertement l'étroite liaison intime de la vie de l'esprit et, de la vie réelle, un roman où le philosophe, l'artiste, étaient solennellement accusés d'exercer une action pernicieuse sur de jeunes cerveaux, un roman où ces êtres que nous supposions d'une race surnaturelle étaient solennellement déclarés responsables de toute mauvaise action commise, — à leur insu, parmi l'obscure foule anonyme s'agitant à leurs pieds, sous l'inspiration de l'une de leurs idées ou de l'un de leurs rêves ! Dans un récit d'une vérité et d'une puissance tragique singulières, laissant bien loin dernière soi tous les Essais de Psychologie et toutes les Cruelles Enigmes, voici que le poète d'Edel attaquait de front l'unique opinion qui nous tînt au coeur : notre vaniteuse conscience d'habiter un monde distinct de celui du « bourgeois », et supérieur

à lui. Impossible d'imaginer notre surprise, ni tout ce que nous y avons mêlé d'irritation sourde, sous l'apparent dédain avec lequel nous affections de railler cet étrange caprice passager du charmant et sceptique analyste des passions mondaines. M. Bourget se fût-il même avisé de nous offrir, au lieu de ce malencontreux Disciple, une grosse farce « naturaliste » du genre de Pot-bouille ou de l'immortel A Vau-l'eau, combien le plus « délicat » d'entre nous aurait eu moins de peine à lui pardonner !

Le fait est que, se produisant à cette date, — qui était aussi, sauf erreur, celle de l'Homme Libre de M. Barrès et de la Thais de M. Anatole France, celle des premières études françaises sur la personne et l'œuvre du créateur de Zarathoustra, — le magnifique roman qu'on va lire a été un phénomène infiniment imprévu et curieux de notre histoire littéraire".

Parle de révolte chez les lecteurs de cette génération, de révolution dans l'oeuvre de Paul Bourget.

Note que vingt ans plus tard, la thèse du Disciple est devenue évidente:

"Est-ce-que nous ne sentons pas que toute notre conception présente de nos devoirs comme de nos droits s'est principalement formée en nous sous l'empire de nos émotions esthétiques ou intellectuelles, et que l'action de celles-ci sur nous a été d'autant plus intense qu'elles nous sont apparues entourées de plus de beauté,—avivées par l'exquise musique d'une strophe de Verlaine ou de Baudelaire, enflammées par l'élan fiévreux de la pensée et du rythme dans un chapitre de Nietzsche, illuminées de l'inoubliable sourire que nous voyions flotter doucement autour des lèvres amères de l'auteur de l'Antechrist et de l'Abbesse de Jouarre?"

La thèse est devenue banale, et c'est grâce au Disciple de Paul Bourget.

   

FAGUET Emile, Le culte de l’incompétence, Paris, Grasset, 1910.

Evoque souvent Nietzsche dans le dernier chapitre "Le rêve"

  

GRASSET Joseph, Idées médicales, Paris, Plon-Nourrit, 1910.

Le docteur Grasset classe Nietzsche parmi les "demi-fous" internés (p. 130).

Niveau d'information mauvais pour 1910 car se base toujours sur l'ouvrage de Max Nordau (Dégénérescence), note: "Frédéric Nietzsche (2), le philosophe qui a fait école en Allemagne et ailleurs, a été interné à plusieurs reprises dans des maisons de santé et est entré ensuite, comme dément incurable, dans l'établissement du professeur Binswanger, à Iéna (3)" (p. 257).

"(2) Max NORDAU, loco cit. - D'après LICHTENBERGER, (Introd. aux Aphor. et Frag. de Friedrich Nietzsche. Paris, 1899), c'est « brusquement, sans transition » que « la nuit de la folie se ferma sur lui. Il fut frappé subitement à Turin, dans les premiers jours de janvier 1889... ». Peut-être un critique médical trouverait-il des prodromes de ce mal dans certaines œuvres antérieures de ce « Prophète du Surhomme » et du « Retour éternel », voire même dans son « œuvre capitale », Ainsi parla Zarathusthra, paru de 1883 à 1886.

(3) The right man in the right place, suivant le dicton anglais, ajoute Nordau".

JAURES Jean, Conférence du citoyen Jean Jaurès au grand théâtre de Nîmes, vendredi 4 février 1910, sténographiée par MM. S. Halbwachs et E. Rozier, Nîmes, Imprimerie Coopérative "L'Ouvrière", 1910.

Evoque Nietzsche (p. 10).

 

LENERU MarieLes Affranchis, Paris, Hachette, 1910.

Avec une préface de Fernand Gregh qui explique: "En ce temps de petites sensibilités faussement exaspérées, Mlle Lenéru-Dauriac nous offre le type d'une admirable intellectuelle, qui a beaucoup lu, beaucoup médité les livres, puis la vie; dont la lucidité va parfois jusqu'à la cruauté, mais qui, d'autre part, comprend assez Nietzsche pour vouloir le réfuter par l'exemple. Elle nous montre une humanité d'exception, sans doute ; mais dans cette atmosphère supérieure à la vie quotidienne, elle recrée des possibilités de conflits humains" (p. XI).

Le texte de la pièce évoque une seule fois la folie des "nietzschéennes".

Ecrite en 1908, pièce en trois actes dédiée à Catulle Mendès, jouée pour la première fois en 1910.

Jouée à la Comédie française en 1927 et publiée dans La Petite Illustration du 19 novembre 1927 (avec des photos)

Reçoit plusieurs prix.

Publié en 2019 avec une présentation de l'autrice et des photographies.

  

MAIGRON Louis,  Le romantisme et les moeurs: essai d'étude historique et sociale, d'après des documents inédits, Paris, Champion, 1910.

Professeur à l'Université de Clermont-Ferrand, Louis Maigron conclut en invitant le lecteur à se demander s'il "y a vraiment grand'chose à conserver de toutes ces rêveries romantiques ; et c'est aussi une question qu'il est légitime de se poser, en terminant : s'ils en connaissaient les ordinaires, les inévitables résultats, quelques-uns de nos plus brillants écrivains mettraient-ils encore tout leur talent à faire revivre et donc à propager d'aussi fallacieuses,

d'aussi décevantes théories?".

Et finit sur cette longue note de bas de page: "Car il est certain qu'il y a une reprise des idées romantiques, singulièrement favorisée d'ailleurs par l'influence de Nietzsche. Et il y aurail une belle étude à écrire sur « le Romantisme et la littérature contemporaine ». Nos jeunes romanciers, et surtout nos jeunes dramaturges, sont aussi audacieux et aussi imprudents que leurs prédécesseurs. Toutes « les vieilles chansons » leur paraissent insuffisantes et leur déplaisent. La bonne vieille morale n'a que leur sourire et leur pitié. Comme le dit excellemment M. Adolphe Brisson : « Ces notions, formées du suc de la morale chrétienne, sont en train de disparaître comme un vol de colombes effarouchées sous le coup de feu du chasseur. Les dramaturges nouveaux ont une autre religion, une autre règle de vie. A la loi du devoir, ils substituent le droit au bonheur. Et ce n'est point de leur part bravade, opposition agressive, dénigrement systématique, taquinerie. Ce qui les étonne le plus, c'est de provoquer l'étonnement. Beaucoup d'entre eux sont des corrupteurs de bonne foi, qui pèchent par inconsciente amoralité. » La conclusion de l'étude pourrait être le dernier mot d'une chronique de M. .Iules Claretie, dans le Temps du 28 juin 1907, qui propose, pour une nouvelle édition du Dictionnaire de l'Académie, cette explication du mot Devoir : «Vocable hors d'usage; il a vieilli »." (p. 494)

 

MATAGRIN Amédée, La psychologie sociale de Gabriel Tarde, Paris, Alcan, 1910.

Matagrin, Amédée (1880?-1964)

Nombreux parallèles avec Nietzsche.

 

OLLION E.Les idées philosophiques morales et pédagogiques de Mme de Staël : thèse pour le doctorat ès lettres de l'Université de Lyon, Mâcon, Imprimerie de Protat frères, 1910.

Note dans la conclusion que Mme de Staël "n'est pas philosophe s'il faut, pour l'être, professer une doctrine dont toutes les parties fortement liées constituent un ensemble cohérent ; mais, à ce prix, Locke ou Berkeley, Jacobi ou Nietzsche le seraient-ils ?" (p. 293)

 

ROUDINE Victor, Max Stirner, Portraits d'hier, n°39, 15 octobre 1910.

Apporte des "preuves" que Nietzsche a lu Max Stirner (p. 93-94).

 

TOLLEMONDE Georges de, Du juste milieu. Traité général de philosophie et d'art, Paris, Librairie Léopold Cerf, 1910.

Exprime sa haute estime pour Nietzsche, son admiration, son approbation... Nombreuses évocations, notamment à la fin de la première partie.

 

WYZEWA Teodor de, "Introduction" de Paul Bourget, Le disciple, réédition, Paris, Nelson, 1910, p. 5-16.

Décrit la révolution que représente la publication du roman, en 1889, et l'influence qu'il a eue.

Voir Paul Bourget.

 

 

ARTICLES SUR NIETZSCHE 80

 

Anonyme, "Nietzsche jugé par les Français", {Chronique allemande}, in Bibliothèque universelle et revue suisse, t. 57, n°169, janvier 1910, p. 185-188.

A propos du succès de Nietzsche en France et de Daniel HalévyLa Vie de Frédéric Nietzsche.

 

ARNAUD Michel, "La Mère de Nietzsche", {Notes}, in Nouvelle Revue française, tome 2, n°11, 1er janvier 1910.

Référence citée d'après Le Temps du 4 janvier 1910.

 

GIDE André, "Journal sans dates", in Nouvelle Revue française, tome 2, n°11, 1er janvier 1910, p. 407-415.

A propos de l'article de Pierre Lasserre sur Daniel HalévyLa vie de Frédéric Nietzsche (p. 407-410). Gide recopie de longs extraits et s'indigne que Lasserre n'ait rien compris ou plutôt fasse semblant de ne rien comprendre à Nietzsche.

 

SCHLUMBERGER Jean, "La vie de Frédéric Nietzsche, par Daniel Halévy", in Nouvelle revue française, tome 2, n°11, 1er janvier 1910, p. 420-423. 

Compte-rendu élogieux : "La connaissance directe des lieux où vécut Nietzsche, des personnes qui l'ont approché, des traditions orales qui subsistent encore, apportent à cette biographie des éléments d'émotion personnelle et l'entourent d'une atmosphère d'humaine vraisemblance." (p. 420)

Insiste longuement : "Le livre de Daniel Halévy appartient à cette critique que l'on pourrait appeler : juste, - par opposition à la critique passionnée qu'on se plaît aujourd'hui à trouver seule féconde. Justice à l'égard de Wagner, des amis faibles ou médiocres, des femmes qui d'une tendresse fidèle, bien qu'incompréhensive, surent adoucir la solitude du proscrit, justice à l'égard des différentes tendances que Nietzsche a appuyées tour à tour. C'est malgré la chaleur de l'admiration, un livre de mise au point, un livre qui résume les problèmes et cherche en face d'eux une attitude plausible." (p. 422)

Remarque d'abord que l'étude de Halévy permettra d'éviter des raccourcis grossiers : "Il est trop simpliste, vraiment, d'invoquer à tout propos la catastrophe finale et de résoudre toutes les contradictions apparentes de conduite et de doctrine en y cherchant des germes de folie." (p. 420)

 

COMERT Marguerite, "Le Retour éternel", in La Grande Revue, 10 janvier 1910, p. 117-123.

Poème. Une autre poème, portant le même titre, est publié en 1913.

 

GUY-GRAND Georges, "Nietzsche et Proudhon", in Pages libres, supplément de La Grande Revue, n°464, 10 janvier 1910, p. 145-161.

 

POTEZ Henri, "Nietzsche", in Le Grand Echo du Nord et du Pas-de-Calais, 12 janvier 1910, p. 1.

A propos de Daniel HalévyLa vie de Frédéric Nietzsche.

 

FAGUET Emile, "La morale de Nietzsche", in La jeune fille contemporaine, 15 janvier 1910.

Référence citée d'après la Revue Montalembert: organe de la Réunion des étudiants (1910)

 

GAULTIER Jules de, "Frédéric Nietzsche: Ecce Homo, suivi de Poésies", {Philosophie}, in Mercure de France, tome 83, 16 janvier 1910, p. 323-326.

Cite un passage relatif à Zarathoustra "afin de rappeler et de fixer le ton de ces pages d'autobiographie et d'autocritique au cours desquelles Nietzsche, au moment précis où sa pensée va se voiler, - en une sorte de pressentiment physiologique, - embrasse d'un long regard l'ensemble de son oeuvre dont il vient à cette époque de concentrer, dans la Volonté de puissance, le sens suprême." (p. 323) Remarque que ce ton "ne va pas sans choquer l'oreille d'un certain nombre de lecteurs." N'entend pas dissimuler cette impression mais au contraire la souligner pour l'analyser (p. 323-324). Expose que c'est seulement ainsi "qu'il sera permis de proclamer l'intérêt passionnant qui s'attache à cette publication." Celui-ci réside d'une part dans le fait que Nietzsche "ne possède plus le pouvoir d'inhibition considérable qu'il lui fallut, durant les années antérieures pour maîtriser la puissance prodigieuse d'élan et de bond d'où jaillit le rythme de sa pensée" (p. 325) et d'autre part, parce qu'elle contient des indications en vue de l'interprétation de l'oeuvre et de sa signification véritable (p. 325-326).

 

APOLLINAIRE Guillaume, "Daniel Halévy: La vie de Frédéric Nietzsche", {Les livres}, in Paris-Journal, 24 janvier 1910.

Constate que les "oeuvres de Nietzsche sont devenues presque populaires en France", qu'elles ont une influence considérable sur les écrivains et sur les peintre mais que Zarathoustra n'a pas pénétré dans la demeure des ouvriers.

Reconnaît : "Nous ne connaissions jusqu'à ce jour que peu de choses sur la vie de Nietzsche." Donne des exemples des aspects que Daniel Halévy révèle, en insistant notamment sur l'amitié avec Richard Wagner et sur les dernières années de la vie de Nietzsche.

 

ARMON Paul d', "Ni dieu ni ami", in La Dépêche de Brest, 24 janvier 1910, p. 2.

A propos de Daniel HalévyLa vie de Frédéric Nietzsche.

 

SOUDAY Paul, "Richard Strauss et Nietzsche", {Les Concerts}, in L'Eclair, 24 janvier 1910, p. 2.

 

BENOIST-HANAPPIER Louis, "En marge de Nietzsche", {Notes et documents}, in Revue Germanique, tome 6, n°1, janvier-février 1910, p. 51-57.

Contient deux paragraphes, "Le surhomme" (p. 51-53) et "Le retour éternel" (p. 53-57), précédés d'une introduction dans laquelle l'auteur explique qu'il s'agit de réflexions suggérées par la lecture des oeuvres de Nietzsche : "On y trouvera à la fois ou tour à tour une explication, une critique ou un développement des deux grandes théories de l'auteur du Zarathoustra. Comme le laisse entendre déjà le titre sous lequel je les ai réunies, elles ne constituent pas une étude suivie et systématique. J'ai pensée qu'elles pourraient néanmoins offrir un certain intérêt et provoquer éventuellement de la part des lecteurs familiarisés avec la philosophie nietzschéenne, de nouvelles observations, des objections même, donnant lieu à une sorte de controverse d'où il ne serait pas invraisemblable que jaillissent d'autres lumières." (p. 51)

 

HUCHARD H., "Un témoignage de F. Nietszche en faveur de nos stations hivernales", in Journal des Practiciens, 19 février 1910.

Référence citée d'après "Un témoignage de F. Nietszche en faveur de nos stations hivernales", in La Gazette des Eaux, n°2661, 5 mars 1910, p. 134.

 

LAGARDE Gaston de, "Le bon nietzschéisme", in La Lecture française, n°45, 25 février 1910, p. 74-78.

A propos du roman de Daniel LesueurLe droit à la force.

 

Anonyme, "La vie de Frédéric Nietzsche, par Daniel Halévy", in Revue de métaphysique et de morale, tome XVIII, n°2, supplément de mars 1910, p. 15-16.

Compte-rendu élogieux: "Cette biographie du poète-philosophe n'est pas seulement captivante par son charme littéraire, elle est précieuse par l'exactitude des aperçus qu'elle donne sur la formation des idées de Nietzsche." (p. 15)

Le crédit accordé est évident: "Une légende s'est formée sur Nietzsche, tendant à le représenter comme une sorte d'anarchiste aristocrate, de dilettante de la négation et du sarcasme. A lire M. Daniel Halévy, qui paraît bien ne dire que la simple vérité, l'impression est tout autre." (p. 15)

Remarque: "(...) Nietzsche n'a rien du "satanisme" que l'ingénuité littéraire de quelques critiques hâtifs lui a prêté."

Conclut qu'une autre image de l'oeuvre doit désormais être envisagée: "Il [Nietzsche] a exprimé avec un lyrisme merveilleux ce drame intérieur qui fut toute sa vie, et si cette expression n'est peut-être qu'un cri d'impuissance même, elle sort du moins d'une source pure et d'une sensibilité avide d'idéal. Il n'y a donc pas à se préoccuper des contradictions de la pensée nietzschéenne, et il serait puéril de la juger sur ses contradictions; il importe de saisir la signification d'ensemble des doutes et des espoirs, des désillusions et des aspirations par lesquels elle se traduit, et cette signification est claire quand on replace la pensée dans l'homme qui la créée. L'étude de M. Daniel Halévy est à ce sujet particulièrement instructive." (p. 16)

 

Anonyme, "Archiv für Geschichte der Philosophie", {Revues et périodiques}, in Revue de métaphysique et de morale, tome XVIII, n°2, supplément de mars 1910, p. 24-25.

Compte-rendu d'un article de Stefan Sterling, "Nietzsches Moral vom naturwissenschaftlichen Standpunkte". Bref: "Cet article ne paraît apporter sur Nietzsche aucune considération vraiment originale. L'opposition de Nietzsche au christianisme, à la démocratie est exprimée avec quelque fermeté. Les " précurseurs " de Nietzsche sont signalés rapidement et avec exactitude. L'exposé de la doctrine nietzschéenne ne manque pas de clarté." (p. 25)

 

BESTAUX E., "Lettres inédites de Nietzsche à sa famille", {Revues austro-hongroises}, in Revue hebdomadaire, t. 3, mars 1910, p. 295-296.

Signale la publication de lettres de Nietzsche à sa mère, à sa soeur et à son beau-frère dans l'Österreichische Rundschau. Traduction de passages. Suite dans le numéro d'avril.

 

HUCHARD H., "Un témoignage de F. Nietszche en faveur de nos stations hivernales", in La Gazette des Eaux, n°2661, 5 mars 1910, p. 134.

Article reproduit d'après sa première parution dans le Journal des Practiciens, 19 février 1910.

 

POTEZ Henri, "La glorification de l'énergie", in Le Grand Echo du Nord et du Pas-de-Calais, 26 mars 1910, p. 1.

A propos des romans de Daniel LesueurNietzschéenne et Le Droit à la force.

 

SEILLIERE Ernest, "Le frère d'armes de Nietzsche. Erwin Rohde", in Revue Germanique, tome 6, n°2, mars-avril 1910, p. 129-165.

 

BESTAUX E., "Lettres inédites de Nietzsche à sa famille", {Revues austro-hongroises}, in Revue hebdomadaire, t. 4, avril 1910, p. 272-274.

Continue (voir le numéro de mars) de proposer la traduction d'extraits des lettres de Nietzsche publiés dans l'Österreichische Rundschau.

 

Anonyme, "Coopération des idées. E. Marmain: La critique des idéologues, à propos de la vie de F. Nietzsche de Daniel Halévy", {Convocations diverses. Universités populaires}, in L'Humanité, n°2182, 8 avril 1910, p. 4.

Annonce de la conférence sur la biographie de Nietzsche par Daniel Halévy.

 

ENACRYOS, "Les Forts et les Faibles", in La Dépêche, 10 avril 1910, p. 1.

 

BERNARDINI-SJOESTEDT Léonie, "La « revision des valeurs » de la femme", in La Revue, vol. 85, n°8, 15 avril 1910, p. 503-514.

Extrait de son livre: La révision des valeurs de la femme, Paris, Flammarion, 1911.

 

Anonyme, {En feuilletant}, in La Revue française politique et littéraire, 17 avril 1910, p. 35.

Compte-rendu de Victor de PallarèsLe crépuscule d'une idole.

 

BERNAERT Edouard, "Un appel aux Surhommes", in L'Univers, 18 avril 1910, p. 2.

 

BERNAERT Edouard, "L'Immoralisme féminin", in L'Univers, 24 avril 1910, p. 1.

 

REBOUX Paul, {Quelques livres}, in Le Journal, 29 avril 1910, p. 5.

Compte-rendu élogieux de Victor de Pallarès, Le Crépuscule d'une idole: "Comme tous ceux qui n'arrivent pas à se faire comprendre, ou, si vous préférez, qui arrivent à ne pas se faire comprendre, Nietzsche eut des admirateurs éperdus. Malheureusement, M. P. de Pallarès, dont l'esprit est lucide et qui écrit de façon remarquable, a étudié froidement Nietzsche, le nietzschéisme et les nietzschéens. Or, le bateau qui portait ce philosophe et sa fortune en a coulé bas. C'est ce qui arrive toujours lorsqu'un homme de bon sens éprouve la résistance d'une philosophie à la mode".

 

Anonyme, {Notes bibliographiques}, in La Croix, 7 mai 1910, p. 4.

Compte-rendu élogieux de Victor de PallarèsLe Crépuscule d'une idole.

 

PAWLOWSKI Gaston de, {La Semaine Littéraire}, in Comoedia, 8 mai 1910, p. 2.

Compte-rendu de Jacques-Raoul GaubertComment on devient Surhomme.

 

Anonyme, "Prix Vie Heureuse Erudition 1910", in La Vie heureuse, 15 mai 1910, p. 109.

Annonce de l'attribution du prix à Daniel HalévyLa vie de Frédéric Nietzsche. Résumé.

 

MURET Maurice, "Le "Nietzsche-Archiv" de Weimar", in Journal des débats politiques et littéraires, 16 mai 1910, p. 3.

 

HALEVY Daniel, "Lettre", in La Phalange, n°47, 20 mai 1910, p. 668.

Lettre de Daniel Halévy en réponse à une plainte d'Elisabeth Förster-Nietzsche. Commentaire de la revue : "Nous espérons que Madame Förster-Nietzsche, déférant au désir bien naturel de M. Daniel Halévy, voudra bien préciser ses allégations pour permettre à l'auteur de La Vie de Frédéric Nietzsche d'y répondre, nous n'en doutons pas, victorieusement."

 

BENOIST-HANAPPIER Louis, "Raoul Richter : Friedrich Nietzsche, sein Leben und sein Werk", {Comptes rendus critiques}, in Revue Germanique, tome 6, n°3, mai-juin 1910, p. 366-367.

Concernant la première partie de l'ouvrage consacrée à la vie et à la personnalité de Nietzsche, insiste sur la question de la folie et, comme Richter, contre Möbius, Nordau, Türck, estime qu'il n'y a aucune trace de folie avant l'effondrement de janvier 1889. Précise qu'une deuxième partie est consacrée à exposer "une philosophie nietzschéenne offrant un enchaînement méthodique." (p. 366) Souligne qu'il s'agit d'une réédition remaniée et augmentée pour laquelle Richter a mis à profit les écrits publiés depuis 1903.

Reproche à Richter de ne pas citer Renan et Stirner parmi les précurseurs de Nietzsche (p. 367) et de continuer à "penser que certaines assertions émises par Nietzsche sur le surhomme sont tout à fait inconciliables." Ajoute aussitôt qu'il se range personnellement à "l'avis de Mme Elisabeth Förster-Nietzsche, de Georg Simmel et d'Oskar Ewald." (p. 367) Conclut néanmoins en affirmant qu'il s'agit d' "une des meilleures études d'ensemble - sinon la meilleure - que nous possédions actuellement sur Nietzsche."

 

DAURIAC Lionel, "Halévy (Daniel). - La vie de Frédéric Nietzsche", {Revue bibliographique}, in L'année philosophique, tome 18, 1910, p. 269-270.

Commence: "C'est là une des meilleures biographies qui m'ait été donné de lire" et insiste: "On a constaté qu'après avoir lu cette biographie, le Nietzsche que l'on s'était figuré jusqu'alors fait place à un autre Nietzsche et sans doute beaucoup plus ressemblant." (p. 269) Précise: "Nietzsche, rassurons-nous, garde son génie et un génie d'avant-garde. Mais c'est un génie d'une nature mixte, décidément exceptionnel, indéfinissable: avons-nous affaire à un penseur ou à un poète? C'est ici qu'il faut savoir se taire. Toute détermination n'est-elle pas une négation? M. Daniel Halévy nous exhorte à nous taire, à moins qu'il ne nous conseille l'usage excessif de l'une et de l'autre définition."

Estime pour sa part que Nietzsche restera quoi qu'il advienne célèbre comme poète tandis que comme penseur, il doit beaucoup à ses maîtres. Signale que c'est ce qui résulte de la biographie de Halévy et ajoute: "N'en soyons pas surpris. Plus une réputation dure, plus le nom qu'elle consacre recule dans le voisinage des autres grands noms précédemment consacrés. Nietzsche s'oppose délibérément à Schopenhauer, qui reste néanmoins parmi ses créanciers. D'où l'on pourrait conclure que la pensée de Nietzsche reste essentiellement et profondément germanique." (p. 270)

Conclut au sujet de la vie de Nietzsche en constatant que "non seulement il fût la proie d'un mal physique" mais qu'"il souffrit constamment du mal d'être inconnu. Ce professeur de philologie ancienne ne savait pas penser au ras des textes. Et les philologues ses collègues lui ont fait sentir un peu trop souvent et peut-être aussi trop cruellement qu'il n'était pas de leur espèce." (p. 270)

 

PILLON François, "Dwelshauvers (G.) - La philosophie de Nietzsche", {Revue bibliographique}, in L'Année philosophique, tome 18, 1910, p. 264-265.

 

DEHERME Georges, "Crépuscule d'une idole, par V. de Pallarès", in Coopération des idées, juin 1910.

 

Anonyme, "Un curieux document en faveur de l'Esperanto", in Le Petit Parisien, 4 juin 1910, p. 4.

Signale et cite un passage de Nietzsche en faveur d'une langue universelle.

Citation reprise dans un article d'Ernest Archdeacon, "Pourquoi je suis devenu esperantiste", publié dans la Revue de Paris en juillet.

 

FRANTZ, "Nietzsche, l'Esperanto et la Navigation Aérienne", in Le De Dion-Bouton, 25 juin 1910, p. 3.

Journal industriel hebdomadaire. Article mentionné dans L'Auto-vélo du 28 juin 1910.

 

Anonyme, "Zeitschrift für Philosophie und philosophische Kritik", {Revues et périodiques}, in Revue de métaphysique et de morale, tome XVIII, n°4, supplément de juillet 1910, p. 23-26.

Compte-rendu d'un article de H. Aschlenasy sur les tentatives volontaristes dans la psychologie religieuse, chez Ebbinghaus et chez Nietzsche (p. 23).

 

Anonyme, "Zeitschrift für Philosophie und philosophische Kritik", {Revues et périodiques}, in Revue de métaphysique et de morale, tome XVIII, n°4, supplément de juillet 1910, p. 23-26.

Compte-rendu d'un article de Oscar Ewald sur Darwin et Nietzsche (p. 25). Note brièvement que l'auteur "se demande si, comme on le prétend ordinairement, Nietzsche fut évolutionniste et darwiniste. Il résout la question par la négative, pour des raisons dont quelques-unes au moins ne sont pas convaincantes: "La théorie du surhomme est la négation de l'évolutionnisme et du darwinisme"."

 

FAGUET Emile, "La vie de Nietzsche", in Revue des Deux Mondes, tome 4, 1er juillet 1910, p. 164-173.

Séduit et convaincu: "(...) M. Daniel Halévy vient de consacrer à Frédéric Nietzsche un livre biographique sûr, solide, sobre, discret." (p. 164)

 

RUYTERS André, "A propos d'un article de M. Montfort", {Notes}, in Nouvelle revue française, tome 4, n°19, 1er juillet 1910, p. 111-114.

A propos de la querelle qui oppose Gide et Montfort, donne raison à Gide: "M. de Montfort a-t-il donc suivi de si loin et Nietzsche et tout ce que son influence depuis dix ans dégage et délivre parmi nous pour ne pas encore avoir reconnu que rien n'est plus moral, tiré de la morale et voué à la morale que le Nietzschéisme?" (p. 112) Définit le Nietzschéisme comme la réponse à "l'effort et à l'entreprise de l'homme qui, sentant en lui la présence d'une conscience que ne commande plus l'autorité théologique, entend se créer une règle, des lois, toute une discipline éthique, une "morale" en un mot, c'est-à-dire l'art de concilier les droits les plus exigeants de l'individu avec le devoir social et les droits mêmes du prochain." Conclut: "Quoi de plus éloigné en tout cas du scepticisme? Le plus grand bienfait de Nietzsche, en tant qu'éducateur, ç'a été de nous apprendre à dire "oui" à toutes choses et à la vie entière. M. Montfort ne le savait-il plus? " (p. 112-113)

 

MICHAUD Régis, "Emerson et Nietzsche", in Revue Germanique, tome 6, n°4 juillet-août 1910, p. 414-421.

 

SEILLIERE Ernest, "L'émancipation d'Erwin Rohde", in Revue Germanique, tome 6, n°4, juillet-août 1910, p. 385-413.

Récit de l'amitié entre Nietzsche et Erwin Rohde de 1886 jusqu'à l'effondrement de Nietzsche avec un récit de la vie et un exposé des oeuvres de Rohde jusqu'à sa mort en 1898. Explique comment et pourquoi les relations se sont dégradées entre les deux amis à partir de 1886 puis à cause de Taine.

 

ALBERT Henri, "Friedrich Nietzsche: Philologica, vol. I", {Lettres allemandes}, in Mercure de France, tome 86, n°315, 1er août 1910, p. 548-550. 

Souligne l'intérêt des écrits philologiques de Nietzsche et précise leur place dans l'histoire de la publication des oeuvres de Nietzsche: "Aussi, dès la fondation du Nietzsche-Archiv, fut-il question de rendre accessibles au public les oeuvres philologiques de l'auteur de Zarathoustra.

Mais il fallait aller d'abord au plus pressé. La mise à jour des manuscrits philosophiques de Nietzsche a pris une quinzaine d'années et ce n'est qu'aujourd'hui que l'on peut considérer ce travail comme achevé. Ecce Homo a vu le jour l'année dernière et un volume de fragments qui complétera La Volonté de Puissance nous est promis pour très prochainement.

Mme Förster-Nietzsche, la dévouée soeur du philosophe, a donc pu songer à faire classer également les écrits philologiques restés inédits jusqu'ici. Elle a confié ce travail à M. Ernest Holzer." (p. 548)

Reconnaît qu'il "serait oiseux de se demander quelle est la valeur de Frédéric Nietzsche en tant que philologue" (p. 549), car la science vieillit vite mais souligne qu'il serait intéressant de savoir "quelle influence a eue sur Nietzsche la philologie classique" pour comprendre l'évolution de Nietzsche (p. 549).

Conclut en anticipant la publication des deux autres volumes annoncés: "Souhaitons que la publication des Philologica s'achève rapidement. Mme Förster-Nietzsche, dans la biographie de son frère, nous a donné un tableau des sujets qui ont été traités à Bâle. Quelques-uns d'entre eux sont d'un intérêt plus général que ce que nous trouvons dans le premier volume. Il importe beaucoup que le grand public puisse en prendre bientôt connaissance." (p. 550)

 

ALBERT Henri, "Nietzsches Werke und das Nietzsche-Archiv", {Lettres allemandes}, in Mercure de France, tome 86, n°315, 1er août 1910, p. 550-551.

A propos de la publication des oeuvres de Nietzsche et du Nietzsche-Archiv. Commence par signaler que l'éditeur Alfred Kröner a acquis de la maison C. G. Naumann "tous les droits sur les différentes éditions de Nietzsche." (p. 550) Signale qu'à cette occasion, le Nietzsche-Archiv vient de publier une petite brochure "où sont relatés les travaux de l'Institut nietzschéen depuis sa fondation." Indique que Elisabeth Förster Nietzsche "a quitté la direction effective de l'institution créée par elle" et que A. Oehler est le président du Nietzsche-Archiv. Donne la liste des membre du comité directeur. Annonce que le Nietzsche-Archiv décernera prochainement la première série de ses prix (p. 551).

 

ALBERT Henri, {Lettres allemandes}, in Mercure de France, tome 86, n°315, 1er août 1910, p. 548-552.

Signale la suite des études d'Ernest Seillière sur les rapports entre Frédéric Nietzsche et Erwin Rohde (p. 552).

 

ALBERT Henri, "Memento", {Lettres allemandes}, in Mercure de France, t. 86, n°317, 1er septembre 1910, p. 166-167.

A propos de la mort de Holzer et de l'article élogieux que lui a consacré Elisabeth Förster-Nietzsche dans Die Zukunft.

 

ANDLER Charles, "La liberté de l'esprit selon Nietzsche", in Bulletin de l'Union pour la vérité, tome 13, 1910, p. 373-389.

Sera repris dans sa grande biographie de Nietzsche publiée après la guerre.

 

ANDLER Charles, "La liberté de l'esprit selon Nietzsche (suite)", in Bulletin de l'Union pour la vérité, tome 13, 1910, p. 437-464.

Sera repris dans sa grande biographie de Nietzsche publiée après la guerre.

 

Anonyme, "A la mémoire de Nietzsche", in Express, 2 septembre 1910, p. 2.

Petite biographie à l'occasion du dixième anniversaire de la mort de Nietzsche.

 

BOREL Emile, "La liberté de l'esprit selon Nietzsche, par Charles Andler", in Revue du Mois, n°57, 10 septembre 1910, p. 375-376.

Compte-rendu de l'article de Charles Andler

 

D. C., {Les Livres}, in Le Phare de la Loire, 19 septembre 1910, p. 2.

Compte-rendu de Daniel HalévyLa vie de Frédéric Nietzsche.

 

RENOUX Jacques, "Nietzsche... Wagner... Carmen", in L'intermédiaire des chercheurs et des curieux, t. 62, n°1271, 20 octobre 1910, p. 559.

Après la lecture du Cas Wagner, pose une question: "Un de nos confrère pourrait-il nous dire si Wagner a connu la partition de

Carmen et s'il s'est prononcé sur ce chef-d'oeuvre de passion, de couleur, de charme et de légèreté ?"

La réponse paraît dans le n°1275 du 30 novembre 1910.

 

ANDLER Charles, "Les opinions sociales de Nietzsche, 1876-1882", in Revue du Mois, tome 10, n°59, novembre 1910, p. 513-541.

Sera repris dans sa grande biographie de Nietzsche publiée après la guerre.

 

ANDLER Charles, "F. Nietzsche. -Ecce Homo, suivi des Poésies", in Revue critique des livres nouveaux, 1910, p. 27-28.

Compte-rendu extrêmement critique de la traduction d'Henri Albert.

 

TIS Georges, "Ainsi parlait Zarathoustra", in L'Afrique du Nord illustrée, 1er novembre 1910, p. 2.

Poème. Porte le sous-titre: "imité de Nietzsche".

Ce poème a déjà été publié en 1907 dans Le Courrier français.

 

Anonyme, "Notes et notules: Pages choisies de Nietzsche", {Au jour le jour}, in Journal des Débats politiques et littéraires, 3 novembre 1910, p. 1.

Compte-rendu d'une nouvelle édition de pages choisies de Nietzsche par Henri Albert (Mercure de France).

Note que la composition est très différente et sera pratique.

 

RIVIERE Emmanuel, "Les Camelots du Roi, Lacour, M. le duc d'Orléans", in L'Echo du Centre, 24 novembre 1910, p. 1.

Recommande la lecture du livre de Jules PierreAvec Nietzsche à l'assaut du Christianisme.

Suivi de la lettre d'un lecteur dans L'Echo du Centre du 26 novembre 1910 et encore d'une suite dans L'Echo du Centre du 29 novembre 1910.

 

O.H., "L'"Action Française" et Lacour d'un côté Le Roy de l'autre", in L'Echo du Centre, 26 novembre 1902, p. 2.

Lecteur qui a suivi la recommandation d'Emmanuel Rivière (L'Echo du Centre 24 novembre 1910) et trouve le livre de Jules Pierre sur les "apôtres de l'athéisme" captivant.

Nouvel envoi au journal le 29 novembre 1910.

 

O.H., "L'"Action Française" contre Dieu (Suite)", in L'Echo du Centre, 29 novembre 1910, p. 2.

Suite de sa lettre publiée dans L'Echo du Centre du 26 novembre.

Contre Charles Maurras qui utilise "les répugnants blasphèmes du Prussien Nietzsche".

 

Un passant, "Nietzche. Wagner. Carmen", in L'intermédiaire des chercheurs et des curieux, t. 62, n°1275, 30 novembre 1910, p. 808.

En réponse à une question posée dans le n°1271 (20 octobre 1910), signale une "gaffe" de Nietzsche. Il a vanté une phrase de Bizet qui est en fait de Wagner lui-même. Détails. Véracité à vérifier...

Information reprise dans Comoedia du 17 décembre 1910.

 

GOFFIN Arnold, "Le Crépuscule d'une idole: Nietzsche, nietzschéisme, nietzschéens, par M. V. de Pallarès", {Les livres}, in Durendal, 17e année, 1910, p. 696-697.

Compte-rendu du livre de Victor de Pallarès. Commence ainsi: "« Idole » est le mot juste, car Nietzsche a été et est encore, d’ailleurs, l’objet d’un véritable culte, de la part même de gens qui, étant données les aspirations démocratiques qu’ils nourrissent, auraient dû éprouver la répulsion la plus vive pour sa pensée violemment aristocratique. Mais, voilà, il se présentait en même temps comme le « tombeur » des vieilles morales, de toutes les puissances religieuses ou métaphysiques du passé, les religions, les philosophies, le préjugé de la vérité... C’était une force de destruction dont on trouvait expédient de se servir, quitte à lui nier toute valeur, lorsque, après avoir démoli, elle voudrait reconstruire" (p. 696).

 

LICHTENBERGER Henri, "Friedrich Nietzsche : Also sprach Zarathustra, erklärt und gewürdigt von Hans Weichelt", {Comptes rendus critiques}, in Revue Germanique, tome 6, n°5, novembre-décembre 1910, p. 634-635.

Précise que Hans Weichelt ne propose pas une lecture objective mais un témoignage personnel. Ajoute aussitôt qu'il est donc hors de propos de la critiquer comme une interprétation qui aurait une valeur normative (p. 634). Résume en expliquant que Weichelt voit dans Zarathoustra une oeuvre bizarre, scandaleuse et édifiante. Constate qu'il s'en prend aux commentateurs de Nietzsche qui s'efforcent "d'effacer toutes les contradictions que renferme son oeuvre, contre les exégètes hardis qui le travestissent en prophète religieux, en chrétien, voire même en socialiste." (p. 635) Acquiesce tout en se demandant si cette manière de voir n'a pas conduit l'auteur à "simplifier parfois un peu trop les problèmes qu'il traite" et particulièrement le problème du Surhomme. Conclut cependant en reconnaissant que le livre de Weichelt "se lit aisément, qu'il est écrit avec bonne foi, sans parti pris d'enthousiasme ou de dénigrement et pourra faciliter à certains lecteurs l'intelligence d'une oeuvre pour laquelle un commentaire est, sinon indispensable, du moins vraiment utile sur bien des points."

 

Le diable boîteux, "Chi lo sa?", {Echos}, in Gil Blas, 5 décembre 1910, p. 1.

Une anecdote sur le service dans l'artillerie de Nietzsche.

 

Anonyme, "Recommandé à nos lecteurs: Avec Nietzsche à l'assaut du christianisme", in L'Echo du Centre, 13 décembre 1910, p. 1.

Annonce (répétée dans plusieurs unes). Le 24 décembre, un encart indique que ce livre "intéressant" est disponible dans les bureaux du journal.

 

LICHTENBERGER Henri, "Daniel Halévy. - La vie de Frédéric Nietzsche", {Littérature allemande}, in Revue universitaire, tome II, n°10, 15 décembre 1910, p. 417-418.

Commence par remarquer qu'il existe "parmi les biographes qui ont décrit l'évolution de la vie intérieure de Nietzsche deux tendances principales" : "Les uns voient dans cette existence surtout une tragédie inouïe qui aboutit à une sombre catastrophe. Ils soulignent ce que la personnalité du grand penseur a d'exceptionnel, d'anormal, « de romantique ». (...) Les autres sont frappés davantage par ce que la pensée de Nietzsche a de typique, de représentatif, de « classique ». (...) Sa vie leur apparaît comme le développement régulier d'un génie qui atteint sa hauteur et réalise pour l'essentiel son oeuvre mais qui doit lutter désespérément contre la maladie et l'incompréhension, qui triomphe de tous les obstacles et se dresse finalement, victorieux, ayant dit aux hommes le mot qu'il avait à leur dire, mais qui est terrassé aussi par le mal implacable et s'abîme dans le gouffre de la folie avant d'avoir pu achever Zarathustra et rédiger la Volonté de Puissance." (p. 417-418)

Remarque que Daniel Halévy est "beaucoup trop objectif pour soutenir de façon exclusive l'une ou l'autre de ces thèses." Il constate que Daniel Halévy s'est efforcé "d'être impartial et de tenir compte de tous les documents" mais remarque : "Il est aisé néanmoins d'apercevoir la tendance générale de sa critique. Parmi les témoignages que nous possédons sur Nietzsche, on remarque sans peine qu'il accorde une importance spéciale à ceux de Mme Lou Andréas-Salomé et d'Overbeck. Il est non moins visible qu'il n'accepte qu'avec beaucoup de réserves celui de Mme Förster-Nietzsche qui, comme on le sait, a toujours combattu avec énergie la conception d'un Nietzsche « romantique ». Et je crois qu'on retirera d'une lecture attentive de son livre l'impression nette que le Nietzsche qu'il décrit est plutôt « romantique » que « classique ». " (p. 418)

En se gardant de donner son point de vue personnel, Henri Lichtenberger en déduit : "Le récit de M. H. ne sera sans doute pas accepté sans réserves par ceux qui estiment que Nietzsche fut quand même un victorieux et saluent en lui le poète et le philosophe classique du nihilisme européen."

Finalement, il conclut avec une bienveillance teintée de condescendance : "(...) tout le monde sera d'accord pour rendre hommage au talent très séduisant de l'auteur. Ce livre, qui suppose des lectures étendues, est écrit sans nul pédantisme et se lit comme un roman. Plein de vie et de couleur, inspiré par un sentiment sincère de sympathie et de pitié pour le génie du grand penseur, écrit avec mesure et sobriété, sans phrases ni déclamation, il doit être rangé au nombre des productions les plus brillantes de l'immense littérature nietzschéenne de ces dernières années."

 

LICHTENBERGER Henri, "V. de Pallarès. - Le Crépuscule d'une idole. Nietzsche, Nietzschéisme, Nietzschéens", {Littérature allemande}, in Revue universitaire, tome II, n°10, 15 décembre 1910, p. 419.

Constate que Nietzsche n'est pour Victor de Pallarès qu' "une idole exotique grossièrement taillée", peut-être "le vrai prophète" mais certainement "une médiocre et vilaine idole, indigne de satisfaire un esprit tant soit peu délicat." Selon Pallarès, Nietzsche ne devrait donc sa gloire qu'à "l'inestimable complaisance avec laquelle il se laisse débiter en un petit nombre de formules portatives, à l'usage des gens pressés et des snobs des deux sexes." Lichtenberger conclut sans plus de discussion : "Si, après avoir été tant de fois déjà « tombée » par M. de Pallarès et par combien d'autres avant lui, l' « idole » conserve toujours encore des fidèles, on en conclura, chacun selon son tempérament, ou que la sottise humaine est incommensurable, ou que peut-être Nietzsche possède tout de même des mérites que l'analyse de M. de P. n'a pas fait ressortir."

 

LICHTENBERGER Henri, "Dietrich Heinrich Kerler. - Nietzsche und die Vergeltungsidee. Zur Strafrechtsreform", {Littérature allemande}, in Revue universitaire, tome II, n°10, 15 décembre 1910, p. 419.

Souligne que l'auteur se range parmi les criminalistes modernes qui nient à la punition tout caractère expiatoire ou morale. Note qu'il s'appuie sur les analyses de Nietzsche pour montrer que la punition n'est qu'une "satisfaction donnée à l'instinct de vengeance." Conclut en remarquant qu'il s'agit d'une "brochure très lucide" et d'un "témoignage intéressant de l'influence exercée par Nietzsche dans un domaine de la pensée où ses idées n'ont pendant longtemps rencontré que l'hostilité ou le mépris."

 

LE GUERN H., "L'Action Française. "Avec Nietzsche à l'assaut du Christianisme"", in L'Ouest-Eclair (Rennes), 16 décembre 1910, p. 1.

Commentaire du livre de Jules Pierre.

 

MESSET H., "Friedrich Nietzsche: Ecce Homo, trad. par Ed. Coenraads, avec un Essai sur Nietzsche, par Is Querido", {Lettres néerlandaises", in Mercure de France, t. 88, n°324, 16 décembre 1910, p. 165-166.

Note: "Il y avait longtemps que Nietzsche était connu, admiré et critiqué en France, que le public néerlandais ignorait encore jusqu a son nom. Heureusement, depuis quelques années, cette déplorable igno rance commence à se dissiper. On s’est mis à le traduire, des pages choisies d’abord, timidement lancées, puis des ouvrages entiers. Le succès ne se lit pas attendre; déjà Nietzsche est à la mode chez nous, et tout porte à croire que le jour n'est pas trop éloigné où nous n’au rons plus à vous envier une traduction complète de son œuvre" (p. 165). Comparaison avec Multatuli (p. 166).

 

CRITON, "Une brochure catholique contre l'Action Française", in L'Action Française, 17 décembre 1910, p. 5.

Précisions et protestation à propos de Jules PierreAvec Nietzsche à l'assaut du christianisme.

 

LE GUERN H., "L'Action Française. "Avec Nietzsche à l'assaut du Christianisme II",  in L'Ouest-Eclair (Rennes), 17 décembre 1910, p. 1.

Suite du commentaire du livre de Jules Pierre.

 

Le Masque de Verre, "Nietzsche, Wagner, Bizet", {Echos}, in Comoedia, 17 décembre 1910, p. 1.

Un lecteur signale une erreur de Nietzsche. Source dans L'intermédiaire des chercheurs et des curieux du 30 novemre 1910.

 

SARCEY Yvonne, {Les Lettres de la Cousine}, in Annales politiques et littéraires, n°1434, 18 décembre 1910, p. 21-22.

Post-scriptum à propos de la conférence de Jules Bois sur "Le Nietzschéisme Féminin et Mme Daniel Lesueur" au Cercle d'Auteuil.

Signale: "M. Jules Bois a fait une conférence, longuement applaudie, sur Daniel Lesueur et le féminisme, tel que son oeuvre le représente. M. Jules Bois, après avoir dit tout le bien qu'il pensait du brillant écrivain, a développé cette idée très goûtée de ce jeune public, qu'il ne faut prendre de Nietzsche que ses admirables leçons d'énergie et garder au coeur l'idéal, la foi d'un au delà qui l'embellisse et le rende meilleur" (p. 22).

 

PIERRE Jules, "L'Action Française. "Avec Nietzsche à l'assaut du Christianisme"",  in L'Ouest-Eclair (Rennes), 19 décembre 1910, p. 1.

Corrige une erreur dans les articles d'H. Le Guern sur son livre (L'Echo du Centre, 16 et 17 décembre 1910)

 

Anonyme, "Les Cercles des Annales", in Annales politiques et littéraires, n°1435, 25 décembre 1910, p. 637.

A propos de la conférence de Jules Bois sur "Le Nietzschéisme Féminin et Mme Daniel Lesueur" au Cercle d'Auteuil.

 

LAURET René, "Nietzsche et la culture française", in Les Marches de l'Est, tome 2, 1910, p. 510-519.

 

 

 

 

 

 

ARTICLES AVEC NIETZSCHE 92

 

 

Anonyme, "Philosophische Stroemungen der Gegenwart, par Ludwig Stein", in Revue de métaphysique et de morale, tome XVIII, n°1, supplément de janvier 1910, p. 6-8.

Enumère brièvement le contenu des dix chapitres qui composent la première partie de l'ouvrage. Détaille: "Chap. VIII: Les individualistes: Stirner (le "Don Quichotte de l'individualisme") et Nietzsche." (p. 7) Constate le peu d'influence que la philosophie allemande exerce dans le pays même et estime que le livre de Louis Stein en est la démonstration : "Quel aveu humiliant en effet, que d'être obligé de traiter sérieusement, de consacrer un chapitre entier à un marchand d'orviétan pseudophilosophique tel que M. H. S. Chamberlain, et de constater qu'il a tant de prise sur l'opinion publique que des philosophes autorisés ont fini par les prendre au sérieux." (p. 8)

 

Anonyme, "Jean Marie Guyaus Moral-und Religions-philosophie, par Mme Elisabeth Zitron", in Revue de métaphysique et de morale, tome XVIII, n°1, supplément de janvier 1910, p. 15.

Critique la comparaison menée et finalement conteste l'opposition symétrique entre Nietzsche et Guyau que constate Alfred Fouillée.

 

Anonyme, "Revue des idées", {Revues et périodiques}, in Revue de métaphysique et de morale, tome XVIII, n°1, supplément de janvier 1910, p. 20-23.

Compte-rendu d'un article de Georges Batault, sur "L'idée d'évolution et le concept de durée". Note: "Selon l'auteur, la "réintégration du principe de durée dans la philosophie et les sciences" est due, non seulement à Bergson, mais aussi à Nietzsche." (p. 21)

 

SAINT-POINT Valentine de, "Une Mort (II)", in Nouvelle Revue, t. XIII, 1er janvier 1910, p. 25-54.

Roman. Le début a paru le 15 décembre 1909 et la suite paraît dans les numéros suivants.

Siegfried emprunte dans la bibliothèque d'Unique un livre de Nietzsche qu'elle a lu et annoté. Description des annotations laissées (p. 39-40).

 

PREVOST Marcel, "La fiancée trop difficile", {Les Chroniques de femina}, in Femina, n°215, 1er janvier 1910, p. 5.

Répond à la lettre d'une lectrice qui s'inquiète d'épouser un homme qu'elle aime mais qui n'est pas très intelligent.

Note d'abord qu'elle a peut-être tort puis suppose que ce soit bien le cas: "J'admets comme prouvée l'inintelligence de notre pauvre fiancé. Qu'allons-nous en conclure ? Faudra-t-il l'évincer comme indigne parce qu'il méconnaît le surhomme de Nietzsche, et ne prétend qu'à la gloire d'être un brave homme de mari, une bonne pâte d'époux affectueux et dévoué ?

Ecoutez bien, Mademoiselle. Il me semble que si j'étais femme, l'infériorité intellectuelle d'un fiancé ne me rebuterait point, à condition

que je l'aime. — Que dis-je ? elle pourrait même m'intéresser. Le rôle, d'une épousé supérieure à son époux n'est pas injouable, soyez en convaincue".

 

MONTFORT Eugène de, "Charles-Louis Philippe", in Les Marges, 5, janvier 1910.

 

REYNOLD Gonzague de, "Le Besoin de l'ordre", in Voile latine, janvier 1910.

 

CLOUARD Henri, "La "Cocarde" de Barrès", in Revue critique des idées et des livres, 10 janvier 1910, p. 332-358.

Suite. Note qu'"une impression de nationalisme très nette se dégage" de la série « Vie intellectuelle » de Charles Maurras (dans La Cocarde). Ajoute que Maurras, "quand il l'eut achevée, put se rendre ce témoignage non seulement d'y avoir « associé pas mal de réflexion à beaucoup de passion », mais surtout d'y avoir fait sentir la nécessité des traditions, non sans avoir respecté toutefois un légitime internationalisme." Cite Maurras: "Justement, en raison du mépris que nous inspirait à Paris le métèque arrogant et vil, nous nous appliquions à relever ce qui paraissait d'éminent parmi les races étrangères et, par exemple, nous avons suivi d'assez près le développement de Frédéric Nietzsche" (p. 354).

Voir Charles Maurras, "La Vie intellectuelle", in La Cocarde, 7 mars 1895, p. 2.

 

ROLAND-GOSSELIN D., "L'étude des Morales païennes", in Revue de la jeunesse, 10 janvier 1910, p. 299-304.

Signe "O. P. Professeur d'Histoire de la Philosophie".

Débute en justifiant: "Morales païennes: l’expression serait défectueuse et insuffisante si on voulait la restreindre à désigner les vieilles morales du paganisme. Je l’entends au contraire, pour l’instant, aussi bien de la morale d’un Kant ou d’un Nietzsche que de celle de Socrate ou du Stoïcisme. C’est en effet de toutes les doctrines morales étrangères à l’Évangile, que la Revue de la Jeunesse voudrait tour à tour entretenir ses lecteurs, - pour leur plus grand bien, - et de toutes que j’ai, présentement, l’intention de leur dire qu'elles sont très utiles à connaître, à certaines conditions" (p. 299).

Sur la morale de Nietzsche. Conclut: "Ces quelques réflexions suffiront, je crois, à faire comprendre de nos lecteurs, la raison d’être d’études suivies sur les différentes morales « païennes », et l’esprit dans lequel elles demandent à être lues. Dans ce même esprit, d’ailleurs, on s’efforcera de les écrire, — soucieux de donner l’exemple d’une critique probe et féconde" (p. 304).

Article cité dans la Revue Montalembert: organe de la Réunion des étudiants (1910).

 

LICHTENBERGER Henri, "W. Ostwald, Grosse Maenner", {Littérature allemande}, in Revue universitaire, tome I, n°1, 15 janvier 1910, p. 41-43.

Signale que l'ouvrage est consacré "à l'attirant problème de la genèse des grands hommes" et résume: "M. O. voit essentiellement dans la culture une amélioration du coefficient de rendement du travail humain et dans le génie un " transformateur " d'énergie qui travaille avec un coefficient économique particulièrement satisfaisant." (p. 41) Estime: "J'ai l'impression que la génération présente qui a beaucoup pratiqué Nietzsche n'est pas très disposée à se contenter d'une solution aussi simple et aussi optimiste." (p. 41)

 

VANDEREM Fernand, "Discours pour la Réception de Mme Daniel Lesueur", in Femina, n°216, 15 janvier 1910, p. 16.

L'auteur imagine que Daniel Lesueur a été reçue à l'Académie française et réagit au discours qu'elle a prononcé.

Mentionne la faveur populaire de Daniel Lesueur:

"Vous avez toujours eu le privilège, Madame, de passionner l'opinion. Dès que paraît un de vos ouvrages, les interviews partent toutes seules et les enquêtes éclatent sous vos pas. Renouvelez-vous le roman d'aventures? Aussitôt, d'elle-même, toute la littérature

s'empresse de fournir son avis sur ce renouvellement. Introduisez-vous la philosophie de Nietzsche en un de vos livres ? Ce sont immédiatement dans les gazettes cent questionnaires spontanés sur cette doctrine. Proclamez-vous le « droit à la force » ? Il n'en faut pas plus pour que ce droit fasse jaillir d'emblée, dans tous les journaux, les commentaires les plus animés".

Note qu'elle a trouvé une doctrine qui lui convient, "un système conforme à la fois et à votre besoin d'action et à votre fine pitié humaine : j'ai nommé, Madame, le nietzschéisme". Ajoute qu'elle s'y est rigoureusement et passionnément tenue:

"Bien plus, à peine étudiée, vous avez éprouvé l'impérieux devoir de la communiquer à vos concitoyens. Et ce fut, coup sûr coup, ces deux belles leçons de vaillance morale, ces deux poignants et substantiels romans : NietzschéenneLe Droit à la Force.

Que vous vous soyez entièrement assimilé la totalité de la philosophie de Nietzsche, voilà ce que je ne me hasarderais pas à affirmer, Madame. Nietzsche est un auteur difficile, obscur, épars, voire même contradictoire. Mais l'essentiel de ses idées si souvent calomniées ou dénaturées : suprématie légitime des forts, mépris de la faiblesse, surmenage de la volonté, — rien de tout cela ne vous a échappée et vous avez su ingénieusement le faire revivre en vos récents livres.".

 

Anonyme, "Au conseil municipal", in Le Midi socialiste, 20 janvier 1910, p. 3.

Contient: "Où Nietzsche va se nicher". Se moque que dans la discussion, M. Juppont cite Nietzsche (voir le texte ).

 

GOURMONT Remy de, "Le Maître d'école", {Causeries}, in La Dépêche, 24 janvier 1910, p. 1.

Les enfants ont besoin d'une morale simple, pas de Nietzsche.

 

SAUVEBOIS Gaston, "Essai sur une espèce", in Les Rubriques nouvelles, 25 janvier 1910, p. 16-18.

Sur l'arriviste, variante de l'individualisme, du nietzschéisme...

 

APOLLINAIRE Guillaume, "Le thé poétique de la duchesse", in Paris-Journal, 29 janvier 1910.

Anecdotes sur la vie dans les salons : "M. Schuré - qui avait perdu son lorgnon - discutait violemment avec un jeune homme à propos de l'article que M. Meyerson a publié contre Nietzsche dans Paris-Journal."

 

Collectif, "Pédagogie", in L'Inspection primaire. Bulletin du Cours Turgot, n°1, janvier-février 1910, p. 7-19.

Sujets de dissertation et sujets de devoirs en lien indirect ou direct (p. 8) avec les idées de Nietzsche.

Proposition de correction d'Adolphe Espiard (professeur de philosophie) dans le numéro de mai-juin 1910.

 

ALBERT Henri, "Julius Meier-Graefe: Spanische Reise", {Lettres allemandes}, in Mercure de France, tome 83, n°303, 1er février 1910, p. 546-547.

Le livre est, selon Albert, presque entièrement écrit en style télégraphique : "Si l'on voulait critiquer ce style, on lui appliquerait ce que Nietzsche dit du langage des officiers allemands. Une succession de clichés, déroulée sur un ton cassant." (p. 547)

 

PARODI Dominique, "Les grandes tendances de la philosophie contemporaine en France" , in Revue du Mois, n°50, 10 février 1910, p. 141-162.

Leçon d'ouverture d'un cours à l'Ecole des Hautes Etudes sociales en 1909/1910.

Constate l'absence de philosophie officielle, la prépondérance d'un courant anti-intellectualiste, la posibilité d'une réaction contre ce courant. Désigne une philosophie française qui est autonome, les influences étrangères n'ayant agi que sur la forme. Conclut: "La notion d'évolution universelle, l'idée de vie chez un Guyau, introduisaient des éléments d'instabilité jusque dans nos certitudes et dans notre science, jusque dans la constitution même de notre raison. L'influence d'un Schopenhauer et plus tard d'un Nietzsche devaient manifester avec éclat ces conséquences: mettre le vouloir-vivre ou le vouloir-grandir à la racine de l'être, c'est réduire l'intelligence à n'être plus qu'un instrument de la vie, supportée et débordée par quelque chose de beaucoup plus profond qu'elle. (...) Il en résulte bien que la valeur des idées résidera moins dans leur vérité intrinsèque, qui s'évanouit, que dans leur utilité; elles ne seront plus qu'un épisode secondaire, sinon un accident, au cours de l'évolution, et, encore une fois, un simple instrument de vie.

Ce sont ces ferments d'anti-intellectualisme que nous allons voir maintenant se développer, et converger, bien que venant de sources si diverses, non pas sans doute vers une commune doctrine, mais au moins vers un esprit semblable lequel sans doute ne se manifeste pas chez tous les penseurs contemporains en France, ni chez tous sous la même forme, ni au même degré, mais qui pourtant nous a paru constituer comme la note distinctive et comme la nuance propre de l'heure présente en philosophie" (p. 162).

 

ROUZAUD Henri, "Revue des revues", in Revue critique des idées et des livres, tome 8, 10 février 1910, p. 290-297.

Compte-rendu de Gonzague de Reynold, "Le Besoin de l'ordre", dans la Voile latine. Rouzaud remarque : "Quand, parmi les maîtres "les plus immédiatement utiles", M. de Reynold nomme Maurice Barrès, nous ne pouvons que l'encourager et le féliciter; mais nous ne le suivons plus lorsqu'il recommande Nietzsche; assurément Nietzsche n'est plus l'anarchisme démocratique, mais c'est une nouvelle forme d'anarchisme. Il ne faut pas confondre la Force brute, indisciplinée, avec l'Autorité qui agit en vue d'un but précis, le bien public." (p. 295-296)

 

BORDEAUX Henry, "La peur de vivre", in La Paix sociale17 février et 20 février 1910, p. 2.

Publication en feuilleton du roman déjà publié en 1902, couronné par l'Académie française et très souvent réédité (centième édition en 1914). Dans la préface, Henry Bordeaux constate qu'il est "dans les affaires, en politique, dans le monde, un peu partout, des hommes et même des femmes qui déploient de quelque manière leur force et leur courage. Ce ne sont pas nécessairement des bandits. Mais, tous, ils ne veulent obtenir de la vie que des joies ou tout au moins des sensations violentes, et prétendent la rejeter ensuite comme une orange exprimée. Ce sont des individualistes forcenés qui ne veulent garder aucune mesure dans la jouissance et ne voient dans l'univers qu'un héritage personnel à dilapider. Je les connais bien, pour avoir regardé souvent dans leur direction avec la fièvre du désir. Jamais on n'a repoussé avec autant d'insolence la possibilité d'une vie future, et jamais certains d'entre nous ne se sont précipités avec de si vaines ardeurs au-devant de tous les dangers de destruction, comme s'il fallait brûler cette vie unique pour trouver en elle quelque flamme divine. On la roule dans le tourbillon de la mort pour accumuler sa puissance en quelques secondes menacées.

Le romantisme, en proclamant le droit à la passion, le droit au bonheur, le droit à la liberté, encourageait ce développement de la force individuelle. Aujourd'hui un nouveau romantisme l'exalte, et ce sont principalement les femmes qui le prêchent. Leur avènement dans la littérature contemporaine qu'elles ont envahie n'est qu'un symptôme d'un féminisme plus général. Moins apte que l'homme à saisir l'ensemble complexe des vies sociale et morale, la femme nouvelle épuise d'un coup ses revendications, et va d'un bond au bout de la route où conduisent la confiance dans son pouvoir et cette vue bornée de l'univers qui se réduit à soi-même. Enfin l'individualisme

a trouvé son philosophe dans un poète, Nietzsche, d'ailleurs mal interprété, qui accorde au surhomme tous les droits, et comment ne pas se croire un surhomme, surtout si l'on est une femme moderne?"

Dans l'édition de 1914 (Paris, Fontemoing et Cie), cet extrait se situe p. 34-35.

 

Anonyme, "Librairie de L'"Humanité"", in L'Humanité, 26 février 1910, p. 4.

Plusieurs volumes de Nietzsche font partie de cette librairie.

 

BURY Robert de, {Les Journaux}, in Mercure de France, t. 84, n°305, 1er mars 1910, p. 151-156.

Signale moqueur un article moqueur de Gaston Picard sur Emile Faguet dans La Rénovation morale. Cite à propos de En lisant Nietzsche: "Si Nietzsche est obscur, M. Faguet l'est davantage" (p. 154-155).

 

CHIAPELLI Alessandro, "Les tendances vives de la philosophie contemporaine", in Revue philosophique de la France et de l'étranger, tome 69, n°3, mars 1910, p. 217-248.

Constate une "résurrection" de la philosophie et note : "En Allemagne, du matérialisme naturaliste, en passant par le néo-criticisme kantien, sont sorties peu à peu de nouvelles formes d'idéalisme objectif qui aujourd'hui se rattachent au mouvement Fichte-Hegel, ou bien par Schopenhauer et le spiritualisme de Lotze et de Fechner et en se conformant surtout à l'esprit impérialiste de notre époque et à la doctrine nietzschéenne du Wille zur Macht, elles prennent avec Wundt et Paulsen un sens volontariste." (p. 230)

Constate depuis une dizaine d'année un "renversement des anciennes valeurs" et le retour à un idéalisme qui n'a rien à voir avec l'idéalisme romantique qui était surtout intellectualiste (p. 243). Estime que "le Wille zur Macht de Nietzsche" est une des manifestations de l' "avènement du volontarisme" (p. 244) ou encore d'un "nouvel irrationalisme" qui correspond à la fois à "une négation des idéalités éthiques traditionnelles", à "une apothéose des instincts impulsifs de l'individu et de la collectivité" et à "une raisonnable protestation  contre tant d'éléments importants de l'expérience artistique, éthique et religieuse que nous devons à l'intellectualisme et au positivisme scientifique." (p. 245)

 

DUGAS L., "L. Prat. - Contes pour les métaphysiciens", {IV. Variétés}, in Revue philosophique de la France et de l'étranger, tome 69, n°3, mars 1910, p. 324-326.

Sans citer le nom de Nietzsche, expose les idées de l'auteur en utilisant quelques expressions liées à l'oeuvre de Nietzsche "bête de proie" (p. 325), "sous-homme" (p. 325 et p. 326), "surhomme". (p. 326)

 

GUY-GRAND Georges, "Le procès de la démocratie", in Revue de métaphysique et de morale, t. XVIII, n°2, mars 1910, p. 242-261.

A propos de Georges SorelRéflexions sur la violence, parallèles avec Nietzsche. Aussi avec Renan, Jules Lachelier...

 

LALANDE André, "La théorie des valeurs", {Revue critique}, in Revue philosophique de la France et de l'étranger, tome 69, n°3, mars 1910, p. 304-311. 

Constate en préambule : "La notion de valeur, d'abord utilisée par la science économique, a pris récemment une extension considérable dans le domaine de la philosophie. Les paradoxes littéraires de Nietzsche, d'une part, de l'autre les analyses psychologiques de Meinong, d'Ehrenfels, de Kreibig, de Münsterberg ont popularisé ce concept, et l'ont substitué dans l'usage aux concepts usuels dont se servaient les sciences normatives : bien et mal, droit et devoir, règle et fin." (p. 304)

 

WEBER Louis, "« Devoirs », par B. Jacob", {Etudes critiques}, in Revue de métaphysique et de morale, tome XVIII, n°2, mars 1910, p. 221-228.

Constate qu'on a été jusqu'à identifier tempérance et moralité: "C'est ce que faisait les sophistes Calliclès et Thrasymaque, afin de les repousser l'une et l'autre, et la même négation se retrouve de nos jours chez Nietzsche." (p. 222)

 

BOURDEAU Jean, "Les courants de la philosophie contemporaine", in Journal des Débats politiques et littéraires, 22 mars 1910, p. 1.

A propos du livre de Ludwig Stein, Philosophische Stroemungen der Gegenwart.

 

Anonyme, "Rivista di Filosofia neo-scolastica (janvier 1910)", {Revue analytique des revues}, in Revue thomiste, n°2, mars-avril 1910, p. 285-286.

Compte-rendu de l'article d'E. Palhoriès: "Nietzsche et la morale de la force", p. 30-51 (p. 285).

Compte-rendu de la suite dans le numéro de mai-juin 1910.

 

FAGUET Emile, "Fontenelle", in Revue des Deux Mondes, vol. 56, 1er avril 1910, p. 541-549.

Sur Fontenelle et surtout sur l'admiration de Nietzsche pour Fontenelle.

 

GIDE André, "L'Amateur de M. Remy de Gourmont", in Nouvelle revue française, tome 3, n°16, 1er avril 1910, p. 425-437.

Reproche aux personnages de Remy de Gourmont d'être "des âmes sans paysage" et ajoute: "La pensée n'est jamais chose palpitante et souffrante. Nietzsche, lorsqu'il ampute, s'ensanglante toujours les doigts; on dirait que Gourmont n'opère que sur planches anatomiques; c'est pourquoi « non dolent, poete ». Il n'est pas tant cruel qu'abstrait." (p. 431)

 

ROSNY J. -H., "Le Pauvre Bougre", in Le Journal, 2 avril 1910, p. 3.

Conte. Héroïne a lu Nietzsche, contre la pitié. 

 

TINAYRE Marcelle, "L'Amour et la Pitié", in Le Journal, 3 avril 1910, p. 1.

Remarque: "Les temps sont durs pour les faibles, les inquiets, les vaincus, et surtout pour les malades. La société fait beaucoup pour eux : elle leur offre des hôpitaux, des dispensaires, des sanatoria. Mais les femmes modernes ne leur offrent plus d'amour. Elles les plaignent, elles les soignent. Elles ne les épousent plus - du moins dans les livres.

Les jeunes filles, les jeunes femmes qu'on rencontre aujourd'hui dans  les livres sont vives et hardies; elles supportent malaisément Ies entraves et ne savent pas sucrer les tisanes. Elles préfèrent conduire une auto, voire même un aéroplane, et lire Nietzsche.

Ces charmantes personnes sont en train de devenir, à leur tour, des poncifs littéraires dont on rira bien dans cinquante ans. Mais parce qu'une variété féminine, comme une espèce florale, est à la mode, cela n'implique pas la disparition de toutes les autres variétés... Je suis persuadée que la sentimentale existe, mais elle cache sa fleur bleue."

 

FELIX-FAURE GOYAU Lucie, "Les fées sont-elles mortes?", in Le Matin, 7 avril 1910, p. 1.

Evoque Nietzsche et Wagner et les "incorrigibles nietzschéennes".

 

DUMONT-WILDEN Louis, "La littérature française en Belgique et les influences étrangères", in Revue bleue, n°15, 9 avril 1910, p. 460-466.

Texte d'une conférence donnée à Bruxelles, Liège, Anvers et Mons, sous les auspices de la Société "Les Amis de la Littérature", sous ce titre: Les influences étrangères dans la littérature belge.

Remarque : "(...) c'est de France, "en transit" que nous est venu Nietzsche." (p. 464)

 

LEBEY André, "Contre le Socialisme", in Le Socialiste, 10 avril 1910, p. 1-2.

Sur rôle du romantisme et de Nietzsche: "Qui nierait, en dépit de ses erreurs, de ses écarts et de ses fautes, son utilité, qui contesterait le foyer fécond qu’il entretint au cœur du dix-neuvième siècle, qui, parmi ses détracteurs, ne finirait pas par avouer que son mirage même aida l'humanité à faire un pas de plus?" (p. 1)

 

Anonyme, "Rivista di Filosofia neo-scolastica", {Revue analytique des revues}, in Revue thomiste, n°3, mai-juin 1910, p. 429-430.

Compte-rendu de la suite de l'article d'E. Palhoriès: "Nietzsche et la morale de la force", dans le numéro de février 1910 (p. 430).

Compte-rendu de la première partie dans le numéro de mars-avril 1910.

 

Anonyme, "Kants kritischer Idealismus als Grundlage von Erkenntnistheorie und Ethik, par le Dr. Oscar Ewald", in Revue de métaphysique et de morale, tome XVIII, n°3, supplément de mai 1910, p. 14-15.

Remarque que cet ouvrage "constitue en quelque sorte la suite et le couronnement de trois études publiées précédemment par le même auteur et intitulées: La doctrine de Nietzsche en ses conceptions fondamentales, Richard Avenarius comme fondateur de l'Empiriocriticisme et la Méthodologie de Kant." Ajoute: "Il est à remarquer que les travaux sur Nietzsche et sur Avenarius sont surtout négatifs. M. Ewald a choisi ces auteurs pour montrer où conduit le mépris de la théorie de la connaissance, en tant que discipline indépendante, et comment dès lors "le contenu solide de la réalité" s'évapore en un positivisme extrême." (p. 14)

 

Anonyme, "L'individualismo nelle dottrine morali del XIX secolo, par G. Vidari", in Revue de métaphysique et de morale, tome XVIII, n°3, supplément de mai 1910, p. 27.

Distingue trois types d'individualisme issu de l'instinct: esthétique et religieux avec Novalis, Jacobi, Schleiermacher, Coleridge, Carlyle, Emerson, de la volonté de puissance avec Stirner, Kierkegaard, Nietzsche et, enfin, de l'amour et de la philanthropie avec Guyau, Kropotkine, Tolstoï.

 

Anonyme, "Schopenhauer als Verbilder, par le comte Hermann Keyserling", in Revue de métaphysique et de morale, tome XVIII, n°3, supplément de mai 1910, p. 22.

Reproche à l'auteur d'avoir limité "l'action de Schopenhauer à celle qu'il a exercée sur les artistes." Ajoute: "A défaut d'influence directe, n'en a-t-il pas eu une très profonde à travers ses grands disciples Tolstoï et Nietzsche?"

 

MONTFORT Eugène de, "Mélanges. Gide contre Gourmont", in Les Marges, tome 5, mai 1910, p. 158-165.

Suite à l'article d'André Gide, "L'Amateur de M. Remy de Gourmont", Montfort analyse les causes profondes de l'opposition entre Gide et Gourmont. Il dénonce "le soi-disant immoraliste, le soi-disant nietzschéen", qui est en réalité "un homme à qui le scepticisme fait horreur", "un chrétien aigu. Et sa révolte devant Gourmont, c'est la clameur du protestant, du puritain à Bible contre Voltaire." (p. 163)

 

Anonyme, "Pascal et M. Maurice Barrès", in L'Univers, 25 mai 1910, p. 4.

A l'occasion d'une nouvelle édition de Maurice BarrèsL'Ennemi des lois.

Signale la proximité entre Barrès et Pascal, contre Nietzsche.

Suite et fin de l'article dans le numéro du 26 mai.

 

NORMAND François, "L'Utilité actuelle de Carlyle!", in Revue critique des idées et des livres, avril-juin 1910, p. 241-265.

Note le mérite d'Henri Albert de défendre, comme Charles Maurras,  l'intelligence française: "L'oeuvre d'un Henri Albert ou d'un Edmond Barthélémy, par le seul souci qu'elle indique de restaurer chez nous l'habitude de la pensée, serait déjà singulièrement précieuse, quand même les hommes qu'ils ont choisis pour leur étude ne seraient pas, comme ils le sont en effet, deux des

grands esprits du dernier siècle.

M. Henri Albert a déjà sa récompense, — à laquelle, je le crains, ne laisse point de se mêler quelque amertume. C'est une chose inévitable et douloureuse qu'en se vulgarisant la pensée d'un philosophe en vienne à inspirer le vulgaire. Pourtant, et quelques réserves que nous fassions sur les thèses de Nietzsche, l'âpre hauteur de son lyrisme suscita naguère en nous trop d'enthousiasme pour qu'il nous soit permis d'oublier l'attentat de ceux dont l'incompétence universelle illustra l'aristocratisme de Nietzsche avec des goujateries de commis voyageur" (p. 242).

Suite sur Carlyle avec de nombreux parallèles avec Nietzsche.

 

BOUGLE Célestin, "E. de Roberty. - Sociologie de l'action", in L'Année sociologique 1906-1909, tome XI, 1910, p. 46-47.

Note qu'Eugène de Roberty prend position contre les tendances pragmatistes en vogue ; qu'il voit l'origine de ces tendances "non seulement chez Kant (primat de la raison pratique) ou chez Nietzsche (exaltation de la volonté), mais chez Comte (synthèse subjective: suprématie du fait moral) et chez Marx (domination du fait économique)." (p. 46-47)

 

MAURY Lucien, "De l'Allemagne", in Revue bleue, n°24, 11 juin 1910, p. 761-765.

Après un rapide tour d'horizon des derniers écrivains allemands, Maury conclut que la littérature allemande n'est guère séduisante. Ajoute: "sans doute ce n'est point là toute la littérature allemande (...); peut-être n'a-t-on rien dit de cette littérature, si l'on en exclut Nietzsche.... Il demeure toutefois évident que la poésie allemande a perdu le goût des triomphes éclatants et des victoires mondiales." (p. 764)

 

MILLIOUD, "La propagation des idées", in Revue philosophique de la France et de l'étranger, tome 69, n°6, juin 1910, p. 580-600.

S'interrogeant sur ce qui fait la supériorité d'une idée sur une autre, évoque la possibilité "que ce qui nous paraît supérieur ce sont les idées de nos supérieurs" et remarque avant de poursuivre son raisonnement: "Nous aurions Nietzsche tout entier contre cette doctrine. Nietzsche, à la vérité, n'aurait pas eu tort d'apporter quelques preuves. Ses appréciations nous le découvrent et le font admirer plutôt qu'elles n'éclairent l'histoire. Il n'a rien compris à la formulation des hiérarchies sociales. Rendons-lui pourtant cette justice d'avouer que, des maîtres aux serviteurs, les idées scientifiques, politiques, esthétiques, morales, religieuses, diffèrent parfois entièrement." (p. 593)

 

ROSA Andriès de, "Petite histoire du naturisme", in Le Centaure, 5 juin 1910.

 

Anonyme, "Critique des Conditions de l'Action, par M. Maurice Pradines", in Revue de métaphysique et de morale, tome XVIII, n° 4, supplément de juillet 1910, p. 1-3.

Résume la conclusion de l'ouvrage: "Rien ne peut donc être commandé à tous ni pour toujours. Chaque homme se dirigera par des maximes particulières, s'il est sensé, s'il veut vivre sa vie, comme il est naturel et raisonnable" (p. 274)." (p. 3). Se demande: "N'est-ce pas la suppression de la morale, si, avec tout le monde, on entend par là un système de préceptes universels?" Répond: "Nullement. M. Pradines ne se donne pas pour un "immoraliste". Il nie la valeur objective des lois scientifiques, mais non leur valeur pratique ou pragmatique : ce sont des à peu près qui réussissent. De même il nie toute nécessité pratique objective, toute vérité morale. Mais il admet l'existence de préceptes éprouvés dont l'expérience a montré qu'ils rendent la vie possible et surtout la vie en commun." (p. 3)

 

DROMARD Dr., "La sincérité du savant", in Revue philosophique de la France et de l'étranger, tome 70, n°7, juillet 1910, p. 21-43.

Imagine que le philosophe idéal cherche la vérité l'esprit libre, le coeur affranchi, sans se soucier de ce qu'on pense ailleurs et sans dessein préconçu et conteste qu'un tel philosophe puisse jamais exister même si certains feignent une probité parfaite (p. 26-27). Remarque: "Nietzsche parle en plus d'un endroit de ces penseurs qui font mine d'arriver à leurs opinions par le développement spontané d'une dialectique froide, pure, divinement insouciante", tandis qu'au fond "une thèse anticipée, une suggestion, le plus souvent un souhait du coeur, abstrait et passé au crible, est défendu par eux, appuyé de motifs laborieusement cherchés." Ajoute aussitôt: "Il faut reconnaître que lui aussi tombe merveilleusement sous le reproche qu'il applique aux autres, et nul philosophe d'ailleurs ne saurait se flatter d'échapper d'une manière complète à l'écueil des tendances partiales." (p. 27)

 

FONSEGRIVE, "Recherches sur la théorie des valeurs", in Revue philosophique de la France et de l'étranger, tome 70, n°7, juillet 1910, p. 44-75. 

Suite et fin (voir le début dans le numéro de juin). Estime que c'est "la valeur la plus haute que d'être soumis aux lois de valeur. De là la valeur incomparable de la puissance morale (...)" Remarque que la puissance morale prend une valeur plus grande devant le danger, "pourvu qu'elle en triomphe" et ajoute: " (...) il y a donc une valeur à vivre dangereusement, ainsi que le dit Nietzsche. Cependant, si le danger était tel que la puissance se trouve vaincue, son effort dans l'entreprise ne pourrait compenser sa faillite dans le succès; le courage est une valeur ainsi que la hardiesse, la présomption est une non-valeur, et de même la folle témérité. Nietzsche n'a pas tout à fait tort, mais ils n'avaient pas tort non plus les moralistes qui rappelaient: Qui amat periculum in ipso peribit, celui qui aime le danger y périra. Car la valeur de la puissance morale dépend aussi de ses résultats, et non seulement de sa propre attitude comme cause mais aussi de ses effets, de sa production, de son rendement effectif." (p. 51-52)

Dans la suite de son raisonnement, imagine une distinction entre la valeur des attitudes en elles-mêmes et la valeur des actes qui paraissent dérivés de ces attitudes et remarque qu'ainsi, il serait possible que "l'attitude d'héroïsme préconisée par Nietzsche ait une beauté morale sans que les précautions de la prudence soient interdites." (p. 53)

Reconnaît que "toute nouvelle morale apporte une table nouvelle des valeurs" et cite les cas de Jésus et de Platon (p. 59-60). Ajoute encore: "Spinoza, le paganisme renaissant, Nietzsche renversent de nouveau les valeurs chrétiennes; ils condamnent l'humilité, la résignation, le repentir, la continence, l'abnégation, la mortification, ils reconnaissent comme valeurs l'orgueil, la révolte, la constance, la jouissance, l'affirmation de soi-même, l'expansion vitale. Au lieu de l'amour on proclame la haine féconde." (p. 60)

Au sujet de la valeur de la religion, remarque: "Qu'on estime que la force et la vie intense, comme naturellement chacun de nous se trouve porté à le faire, et la plupart des valeurs chrétiennes: humilité, repentir, mortification, deviendront des non-valeurs. Spinoza l'a admirablement montré et Nietzsche n'a eu qu'à reprendre ses démonstrations." (p. 73)

 

DORNIS Jean, "A propos de M. Gabriele d'Annunzio", {Revue des livres}, in Annales politiques et littéraires, n°1410, 3 juillet 1910, p. 4-6.

Les doctrines individualistes et païennes se sont répandues "dans le grand public, sous le vocable du philosophe allemand Nietzsche. Il s'agit, pour l'homme, de devenir un surhomme et de développer son initiative sans le respect d'aucune loi, sans nulle restriction dans le sens d'une initiative tous les jours plus impérieuse.

Il est sans doute dangereux pour la société et pour la morale, que le premier venu se prenne pour un surhomme et s'attribue les droits que lui confère cette découverte. Mais cela a été, au contraire, un, singulier bénéfice pour les belles-lettres italiennes en particulier, pour la littérature contemporaine en général, que M. Gabriele d'Annunzio n'ait résisté ni aux excès de sa sensibilité, ni aux frénésies

de son imagination. Ses modèles ont été visiblement ces condottieri du moyen âge et de la Renaissance qui, au mépris complet de la vie et de la mort, du juste et de l'injuste, vécurent des existences d'une splendeur et d'une violence dont nos admirations demeurent un peu effrayées" (p. 5).

 

GOURMONT Jean de, {Littérature}, in Mercure de France, t. 86, n°314, 16 juillet 1910, p. 321--325.

Compte-rendu de Louis MaigronLe Romantisme et les Moeurs. (p. 321-323)

Note: "M. Maigron note encore à la fin de son volume qu'il y a actuellement une reprise des idées romantiques « singulièrement favorisée par l'influence de Nietzsche »; il faudrait dire par l'influence de Nietzsche déformé par les écrivains du boulevard qui ne l'ont pas lu; et s'ils l'ont lu ne l'ont pas compris. Si Nietzsche, dans sa doctrine, s'élève au-dessus du bien et du mal, s'il prêche les vertus qui disent « oui » à la vie, il méprise la faiblesse, et la passion est une faiblesse. Il dit que l'homme est quelque chose qui doit être surmonté. Mais, M. Gaston Deschamps ne comprendra jamais, lui qui traite Nietzsche d' « arriviste » (on ne saura jamais pourquoi) qu'un nietzschéen ou une nietzschéenne n'est pas celui qui s'abandonne à toutes les impulsions de ses désirs, mais celui qui sait dominer sa sensibilité et maîtriser ses instincts et ses passions". (p. 323)

 

ALBERT Henri, {Lettres allemandes}, in Mercure de France, tome 86, n°315, 1 août 1910, p. 548-552.

Compte-rendu d'Henri Guilbeaux, "La jeune poésie française", publié dans Das literarische Echo du 1er juillet 1910. "Pour conclure, il affirme que « Verlaine, Nietzsche et avant tout Whitman sont, pour le lyrisme du présent et de l'avenir, les grands stimulateurs »." (p. 551)

 

HOVELAQUE Emile, "L'Enseignement des Langues Vivantes dans le deuxième Cycle", in Les Langues Modernes, n°8, août 1910, p. 375-391.

Inspecteur général de l'Instruction publique.

Cet article a déjà été publié dans la Revue universitaire (mai et juin 1910).

Proclame d'emblée: "Ce n'est pas à la pure littérature seule que doit se borner votre enseignement. Vous ne devez pas en séparer les faits d'histoire et de civilisation qu'elle exprime et qui l'éclairent." (p. 375)

Précise: "Vous montrerez à vos élèves comment nos voisins se voient et nous voient; vous opposerez à l'idéal allemand que toutes leurs études poursuivies sous votre direction auront collaboré à définir l'idéal français qui, par contraste, se sera précisé dans leur esprit. Ils jugeront avec plus de justesse l'un et l'autre, et la comparaison qu'ils établiront entre les deux ne sera plus faite de dénigrement aveugle ou d'aveugle admiration. En 1ère, vous leur lirez telles pages de Barrès tirées des Bastions de l'Est, — Au Service de l"Allemagne, ou Colette Baudoche, — et ils prendront, au contact de ces pages délicates, une conscience plus fine de l'âme

française, atteindront une appréciation plus profonde de notre culture.

En Philosophie, vous leur ferez connaître telle page de la « Campagne de France », de Schopenhauer, de Nietzsche, à côté de telles autres de Fichte ou de Strauss; et ils verront qu'outre-Rhin, à côté de l'exaltation de l'esprit national et des dénigrements, il y a aussi la reconnaissance et l'influence de nos supériorités : vous montrerez que, depuis la descente du premier barbare teutonique dans l'Italie, jusqu'à Winckelmann, jusqu'au Voyage en Italie de Gœthe, jusqu'à la révélation du monde méditerranéen à Nietzsche, toujours le Germain a subi la fascination de ces civilisations dont les prestiges l'attirent et le repoussent tour à tour, tantôt lui inspirent le dédain et tantôt l'admiration.

Il n'est pas à craindre, comme certains esprits timorés l'ont pensé, que l'on défrancise nos enfants en les saturant ainsi d'une culture

étrangère. Tout au contraire, ils y puiseront de nouveaux motifs d'aimer leur terre natale." (p. 379)

 

MAUGE F., "La fonction de la philosophie dans la science positive", in Revue philosophique de la France et de l'étranger, tome 70, n°8, août 1910, p. 113-142.

Considère comme admis qu'une collaboration entre la philosophie et la science est nécessaire qui suppose une entente pour un but commun. Note à ce sujet: "Si l'on peut admettre l'existence d'une philosophie se développant, comme la morale de Nietzsche par exemple, sur un plan complètement différent de celui de la science, par contre, la philosophie scientifique aura forcément le même objectif que la science elle-même: c'est-à-dire l'explication et la systématisation de l'expérience." (p. 113)

 

PARODI D., "M. Pradines. - L'erreur morale établie par l'histoire de l'évolution des systèmes", {II. Théorie de la connaissance}, in Revue philosophique de la France et de l'étranger, tome 70, n°8, août 1910, p. 198-204.

Expose la théorie de la connaissance développée par Maurice Pradines, "théorie pragmatiste (...) tout imprégnée de bergsonisme." (p. 200) Parodi résume: "Le vrai n'est qu'une hypothèse sur le réel: c'est le réel conditionné. (...) Tout notre savoir, comme le découvre de plus en plus la pensée contemporaine chez un Renouvier, un Boutroux, un Bergson, un Nietzsche, un Poincaré, n'est qu'une série d'hypothèses commodes, destinées à nous rendre utilisable une nature en elle-même mouvante, contingente et indéterminée." (p. 200)

Termine en faisant l'éloge de la partie historique de l'ouvrage, soulignant notamment les "aperçus ingénieux et nouveaux" sur Bergson et Nietzsche. (p. 204)

 

M.A., "A propos des « Réfléxions d'un Philistins sur la Métaphysique »", in La Grande Revue, n°15, 10 août 1910, p. 648-649.

Lettre adressée à la revue suite à l'article de Le Dantec. Soutient que ce n'est pas "la part de vérité , que peut contenir l'oeuvre de Platon ou de Nietzsche, qui en fait la force; pas même sa part de beauté. La philosophie n'est-elle pas une manifestation sui generis? Et la valeur d'une philosophie ne réside-t-elle pas, en grande partie, dans l'intensité de la pensée qui en est à l'origine, dans la qualité de l'expression, qui lui communique une force peu commune de contagion, de durée?" (p. 649).

 

VIOLLIS Jean, "Le Gabelou", in Le Petit Parisien, 12 août 1910, p. 2-3.

Conte. Avec un personnage "nietzschéen", sans pitié.

 

LE BONHOMME CHRYSALE, "La Discipline", {Notes de la semaine}, in Annales politiques et littéraires, n°1416, 14 août 1910, p. 1.

Note ce qui oppose le peuple allemand et le peuple français. Ajoute: "Sur le terrain de l'imagination et des arts, ils fusionnent volontiers. Nos pièces de théâtre sont applaudies, nos romans goûtés au delà des Vosges; nous adorons la musique de Schumann, de Wagner; Goethe n'a pas eu de plus pieux admirateurs que chez nous; Kant, Shopenhauer et Nietzsche comptent, en France, de fervents disciples... De chaque côté de la frontière, les idées cheminent, et beaucoup de ces idées suivent des courbes parallèles. Quelle est donc (en dehors du souvenir de leurs querelles, de leurs rancunes et de leurs devoirs patriotiques) la cause de division des deux peuples?"

 

FOUILLEE Alfred, "Une lettre de M. Alfred Fouillée", {Echos}, in Mercure de France, t. 86, n°316, 16 août 1910, p. 747.

Signale une méprise de Marcel Coulon dans "Les Assises de Remy de Gourmont".

Précise: "Un être qui agit sous l’idée de sa maîtrise individuelle n’agira jamais comme un être qui ne conçoit même pas le contraire de ce à quoi il est poussé par ses instincts aveugles. L’idée exerce donc une pression intérieure, directrice, novatrice et parfois, en un certains sens, créatrice. Nietzsche lui-même m’a concédé ce point, qu’il a déclaré capital. Et j’attends toujours qu’on me réfute."

 

Anonyme, "Diritto e filosofia, par Michele Barillari", in Revue de métaphysique et de morale, tome XVIII, n°5, supplément de septembre 1910, p. 27.

Note que l'auteur étudie la pensée de Nietzsche qu'il classe parmi les philosophies du droit dans lesquelles "le droit est considéré comme dérivant de la recherche de l'utile social".

 

GUY-GRAND Georges, "Le procès de la démocratie", in Revue de métaphysique et de morale, t. XVIII, n°5, septembre 1910, p. 694-710.

Suite et fin. Sur l'individualisme: idées et rôle de Nietzsche.

 

Anonyme, "Etoiles et pensées", in L'Eclaireur de l'Ain, 18 septembre 1910, p. 1.

Poème "d'après Nietsche".

 

FISCHER Max-Alex, "L'Intervention de M. Tahon-Lejeune", in L'Humanité, 21 septembre 1910, p. 3.

L'héroïne porte sous son bras les Considérations inactuelles de Nietzsche et les Méditations métaphysiques de René Descartes.

 

OUTIS, "Les manuels scolaires: les manuels de morale", in Revue critique des idées et des livres, t. X, n°59, 25 septembre 1910, p. 481-496.

Suite (voir le numéros du 25 août et 10 septembre), encore à suivre. Cite et critique le manuel de Jules Payot, recteur d'Aix, qui "introduit Littré, Spencer, Pascal et Nietzsche dans l'hôpital de ses pensées" (p. 489-490).

 

MURET Maurice, "M. Carl Spitteler", in Revue de Paris, t. 5, septembre-octobre 1910, p. 613-632.

Développe les point communs entre Nietzsche et Carl Spitteler (p. 614-620).

 

LIONNET Jean, {Les livres}, in Revue hebdomadaire, t. 10, octobre 1910, p. 243-268.

Compte-rendu de Le Livre des Visions et et Instructions de la Bienheureuse Angèle de Foligno, traduit par Ernest Hello.

Signale que certains passages peuvent déconcerter:

"Je prends un exemple, le plus stupéfiant. Angèle de Foligno raconte comme une chose toute naturelle: « Ce fut alors que Dieu voulut m'enlever ma mère, qui m'était, pour aller à lui, d'un grand empêchement. Mon mari et mes fils moururent aussi en peu de temps. Et parce que, étant entrée dans la route, j'avais prié Dieu qu'il me débarrassât d'eux tous, leur mort me fut une grande consolation. » Et le bon Hello se croit tenu de mettre une note où il insinue: « Il est bien entendu que ces sentiments exceptionnels tiennent à la voie exceptionnelle par où était conduite Angèle de Foligno. »

Non, de tels sentiments ne sont pas admissibles, même à titre exceptionnel (1). Ne faisons pas du nietzschéisme mystique. Morale des maîtres, morale des esclaves; morale des saints, morale du commun des fidèles: ces deux distinctions se valent et elles sont aussi périlleuses l'une que l'autre. Proclamons au contraire bien haut que les vertus surnaturelles ne dispensent jamais des naturelles (...)" (p. 248-249).

La note 1 précise: " Le texte est pire encore dans la traduction publiée chez Périsse, et l'on n'y trouve point certain membre de phrase sur lequel Helio se fondait pour atténuer l'odieux de ce qui précède" (p. 248).

Une traduction de 1850 donne: "Dans le même temps il plut à Dieu de m'enlever ma mère qui était un grand empêchement à ma perfection. Tous mes autres parents moururent aussi les uns après les autres, dans un assez court espace de temps. Du reste, j'avais demandé moi-même cette grâce au Seigneur ; c'est pourquoi ces pertes ne me furent que médiocrement sensibles. Après avoir répandu quelques larmes, je me sentis inondée de consolation, à la pensée que mon cœur serait désormais dans le cœur de Dieu et ma volonté dans la sienne".

 

PERES J., "A. Covotti. - La vita e il pensiero di A. Schopenhauer", {III. Histoire de la philosophie}, in Revue philosophique de la France et de l'étranger, tome 70, n°10, octobre 1910, p. 430-433. 

Remarque en préambule: "Une étude sur Schopenhauer vient à son heure pour replacer en pleine lumière ce penseur de premier ordre, si tant est que la vogue récente de Nietzsche qui lui doit d'ailleurs les principaux leitmotiv de sa philosophie, l'eût momentanément éclipsé. Ce sont là d'ailleurs contingences dont M. C. ne témoigne nul souci, fidèle en cela à l'esprit du maître." (p. 430)

 

SEGOND J., "Giovanni Vidari. - L'individualismo nelle dottrine morali del secolo XIX.", {III. Histoire de la philosophie}, in Revue philosophique de la France et de l'étranger, tome 70, n°10, octobre 1910, p. 425-430.

Distingue dans l'évolution de la norme morale trois périodes: de 1810 à 1830, après 1830 et enfin: "dans la seconde moitié du siècle, un nouveau moment de réaction, scientifique et démocratique cette fois, mais qui détermine une nouvelle renaissance de l'idéalisme, avec Renouvier (contre le déterminisme), avec Spencer (contre le darwinisme), avec Nietzsche (en faveur de l'aristocratie)." (p. 428) S'intéresse au quatrième chapitre consacré à "l'action large et profonde exercée par les doctrines individualistes dans tous les domaines de la vie" et remarque: "C'est surtout dans le domaine de la littérature et de l'art que l'auteur poursuit cette action, rattachant par exemple l'art de Wagner à la philosophie de Schopenhauer et à celle de Feuerbach, le drame d'Ibsen à celle de Sören Kierkegaard, le drame de Sudermann à l'immoralisme nietzschéen." (p. 428) Evoque le "monisme dynamiste de Guyau et Nietzsche" et discute les mérites des doctrines immoralistes au point de vue éthico-social et éthico-personnel (p. 429).

 

Anonyme, "Carl Spitteler", {Au jour le jour}, in Journal des Débats politiques et littéraires, 2 octobre 1910, p. 1.

A propos de l'article de Maurice Muret dans la Revue de Paris. Cite: "La critique française a décerné au philosophe Frédéric Nietzsche ses lettres de grande naturalisation helléno-latine".

 

FERCHAT Joseph, "M. Henry Bordeaux", in Les Etudes, 5 octobre 1910.

Référence citée d'après la reproduction dans La Croix, 14 octobre 1910, p. 4.

Déplore que dans la génération actuelle, Nietzsche ait fait école et que "les petits surhommes pullulent". Estime que dans son roman, La Croisée des cheminsHenry Bordeaux caractérise et dénonce l'état d'âme de la jeunesse sous l'influence de Nietzsche.

 

BERTH Edouard, "La Réforme et la critique positive", in Revue critique des idées et des livres, t. XI, 10 octobre 1910, p. 44-60.

Commence en citant Nietzsche et se réfère à Nietzsche tout au long de son raisonnement.

 

PIAT Claudius, {Chronique philosophique}, in Revue pratique d'apologétique, t. 11, n°122, 15 octobre 1910, p. 134-154.

A propos du livre de Pierre MendousseL'âme de l'adolescent, Paris, Alcan, 1909. Deuxième édition en 1911. Dédié à Frédéric Rauh.

Cite: L'adolescent "est presque mûr pour les doctrines individualistes : de seize à vingt ans, il n'est pas nécessaire de bien comprendre les idées de Stirner, de Nietzsche ou de M. Barrès pour les adopter avec enthousiasme" (p. 151) Note de bas de page qui indique une mauvaise page.

 

Anonyme, "David-Friedrich Strauss. La Vie et l'Oeuvre, par Albert Lévy", in Revue de métaphysique et de morale, tome XVIII, n°6, supplément de novembre 1910, p. 4-6.

Note que l'auteur n'est pas étonné que Nietzsche ait cru voir en Strauss "le Philistin de la culture". Conclut: "Cette appréciation est injuste; celle de M. Lévy reste incomplète: pour lui Strauss est un contemplatif égaré dans le siècle, et qui, de son propre aveu, s'il était né en d'autres temps, aurait trouvé son repos entre les murailles d'un cloître." (p. 6)

 

FOUILLEE Alfred, "La Science sociale contemporaine", in Revue internationale de sociologie, n°11, novembre 1910, p. 713-719.

Introduction de son livre du même titre à paraître.

Parallèle entre Nietzsche et Guyau, notamment à partir des annotations de Nietzsche sur les livres de Guyau de sa bibliothèque (communiquées par Elisabeth Förster-Nietzsche)

 

FAGUET Emile, "Sur-Racinien", in Le Gaulois, 20 novembre 1910, p. 1.

 

SARCEY Yvonne, {Les Lettres de la Cousine}, in Annales politiques et littéraires, n°1430, 20 novembre 1910, p. 504.

Commence: "Je suis très frappée d'un fait que je vais vous dire... Jamais, peut-être, à aucune époque, il ne s'est trouvé tant de femmes

d'esprit, tant de femmes de talent, tant d'intellectuelles..,, ou, si vous trouvez le mot disgracieux, tant d'intelligences. Et, cependant,

je crois que jamais les femmes n'ont mis plus de maladresse à diriger cette barque si fragile : leur vie.

Elles raisonnent sur tout, sauf sur les choses raisonnables; s'il le fallait, elles dirigeraient leur pays, mais le gouvernement de l'office ou

de la cuisine leur est un épouvantail; elles débrouillent sans peine les quintessences de la psychologie de Nietzsche, mais l'âme de l'enfant, du petit enfant qu'elles ont mis au monde, échappe à leur compréhension...

Il semble que la faculté qu'elles ont acquise de s'assimiler les plus rudes problèmes métaphysiques leur enlève cette autre faculté toute simple, toute bonne, de s'adapter aux circonstances plus ou moins obligeantes de leur propre destinée. Elles ont des yeux de lynx pour

l'humanité, et sont chez elles, dans leur propre foyer, de pauvres aveugles".

 

JANKELEVITCH Dr. S., "Ludwig Schiemann. - Gobineau's Rassenwerk", {II. Histoire de la philosophie}, in Revue philosophique de la France et de l'étranger, tome 70, n°12, décembre 1910, p. 665-668.

Constate que "le gobinisme ne compte en France que quelques sympathies rares et isolées et un seul adepte et continuateur, M. Vacher de Lapouge" alors qu' "il a inspiré et inspire encore de nos jours en Allemagne une foule de sociologues, d'historiens, d'anthropologistes, d'ethnographes." (p. 667) Ajoute aussitôt : "Nietzsche, qui était pourtant loin d'être nationaliste, a certainement emprunté à Gobineau l'opposition entre «maîtres» et «esclaves»." (p. 667-668)

 

LAHY Jean-Maurice, "Le rôle de l'individu dans la formation de la morale", in Revue philosophique de la France et de l'étranger, tome 70, n°12, décembre 1910, p. 581-599.

Probable allusion à Nietzsche quand il remarque: "Celui qui inventerait de toutes pièces un système de conduite, sans lien avec ce qui existe, serait tenu pour un fou ou un original, qui attirerait à peine quelques adeptes. Les moralistes qui semblent avoir le plus innové n'ont fait, en général, que synthétiser des aspirations diffuses à leur époque ; et s'ils ont réussi à modifier les anciennes règles morales c'est qu'ils les perfectionnaient sans les nier." (p. 594)

Soutient que la possibilité de répandre une morale et de l'imposer intact à tous est très réduite car "non seulement les idées vont de proche en proche et lentement, mais encore elles se modifient au contact des divers milieux où elles pénètrent"; cite plusieurs exemples, dont celui de Nietzsche:  Dans d'autres cas une théorie individualiste, loin d'agréger ses adeptes en un groupe cohérent, les recueille dans des milieux épars, d'où ils ne cherchent pas à s'unir. Les idées morales de Nietzsche, par exemple, répandues dans le monde entier par l'imprimerie, ont rallié un grand nombre d'admirateurs, sans jamais constituer une secte nietzschéenne. Il est même certain que la plupart des fidèles de Nietzsche n'appliquent pas sa morale et ont fait un choix parmi ses idées. C'est que le philosophe allemand n'a voulu écrire que pour une aristocratie intellectuelle, sans s'inquiéter des tendances morales générales." (p. 598)

 

LALO Charles, "Critique des méthodes de l'esthétique", in Revue philosophique de la France et de l'étranger, tome 70, n°12, décembre 1910, p. 600-624.

Se demande "si la méthode, qui s'adresse à la réflexion, n'est pas beaucoup moins suggestive, pour les artistes ou les amateurs d'art, que l'intuition irrationnelle et les élévations vers les mystères" (p. 606) et remarque: "Nietzsche a raconté, en vrai mystique, comment Zarathustra lui fut inspiré, par une série de révélations brusques, et «sans jamais choisir», où il sentait «son esprit lui-même se faire métaphore.» C'est pourtant lui qui nous donnera sur ce point la juste mesure." (p. 607) Expose le point de vue de Nietzsche en citant des passages de la première partie de Humain trop humain. (p. 607-608)

 

PRADINES Maurice, "Rationalisme et pragmatisme. A M. Parodi", {Correspondance}, in Revue philosophique de la France et de l'étranger, tome 70, n°12, décembre, 1910, p. 671-673.

Rappelle qu'il a lui même adressées des objections au pragmatisme et remarque: "Vous me rangez à la suite de Renouvier, de Nietzsche, de MM. Boutroux et Bergson, que j'ai combattus tout autant que les purs idéalistes et dont je me sépare beaucoup plus, je crois que Descartes ou de Kant. Et, comme c'est leur pensée beaucoup plus que la mienne que vous critiquez, j'ai souvent envie de souscrire à ces critiques, dont plusieurs se trouvaient déjà formulées dans mon ouvrages." (p. 671)

 

GUITRY Sacha, "Exactement", in L'Excelsior, 3 décembre 1910, p. 2.

Conte.

"D'abord, il avait lu Nietzsche, naturellement.

Il l'avait lu, non, il ne l'avait pas lu... il avait essayé de le lire. Mais, comme il voulait comprendre et qu'il ne comprenait pas très bien, il s'était procuré une belle édition de Montaigne.

— J'aime mieux commencer par un Français, avait-il dit."

 

GIDE André, "Charles-Louis Philippe", in La Grande Revue, n°23, 10 décembre 1910, p. 449-467.

Texte d'une conférence donnée au Salon d'automne le 5 novembre 1910.

Texte publié en 1911: Charles-Louis Philippe, Paris, Figuière, 1911.

Sur les relations avec Nietzsche. Charles-Louis Philippe est mort le 21 décembre 1909.

 

LICHTENBERGER Henri, "Anthologie de la littérature allemande des Origines au XXe siècle par Ludovic Roustan", {Littérature allemande}, in Revue universitaire, tome II, n°10, 15 décembre 1910, p. 410.

Signale qu'il s'agit d'un manuel littéraire et d'un recueil de pages choisies des principaux écrivains. S'étonne de certains choix, de l'absence de Novalis puis s'exclame : "Et surtout : je ne puis comprendre l'exclusion de Nietzsche! Un fragment de Zarathustra me paraît aussi indispensable pour l'époque contemporaine qu'un fragment de Faust pour la période classique."

 

MIRTEL Héra, "Deux victoires", in Le Soleil, 15 décembre 1910, p. 3.

A propos de deux grands succès au théâtre et en librairie de Marie-Claire de Marguerite Audoux (aussi Prix de La Vie heureuse) et de Les Affranchis de Marie Lenéru. Note que la critique a insisté sur l'influence de Nietzsche.

Femme de lettres féministe française.

 

RESCLAUZE DE BERMON Mme, "Le lien", in Le Sémaphore de Marseille à partir du 17 décembre 1910, p. 4.

A déjà paru: voir "Le lien", in L'Eclair, 18 mars 1909, p. 2.

 

APOLLINAIRE Guillaume, {La vie artistique}, in L'Intransigeant, 23 décembre 1910, p. 2.

A propos d'une exposition des dernières oeuvres du peintre Jean Deville : "un peintre varié, plein d'énergie et dont on connaît aussi des bois très remarquables, portraits de Nietzsche, de Moréas."

 

GILBERT Pierre, "Notes de lecture. L'homme-enfant", in Revue critique des idées et des livres, t. XI, n°65, 25 décembre 1910, p. 720-737.

Contre Emile Faguet et spécialement son article: "L'Antiromantisme" (Les Marches de l'Est)

Concède que Nietzsche n'est "pas des nôtres"; confrontation entre le romantisme et la civilisation française, effets sur la santé intellectuelle de la France.

 

MIOMANDRE Francis de, "L'Ingénu", in L'Excelsior, 27 décembre 1910, p. 10.

Roman publié en feuilletons. Personnage "nietzschéen". 

 

ROY Henri, "A propos du programme naval", in Armée et marine, n°139, 31 décembre 1910, p. 2.

Sous-entend une nouvelle génération qui demande Nietzsche comme livre d'étrennes: évoque un temps "où il y avait encore des enfants et où ils acceptaient qu'on leur donnât, pour leurs étrennes, d'autres livres que la philosophie de Nietzsche ou les oeuvres complètes de M. Maurice Rostand".

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/G. -L. Duprat - Ajout: DUPRAT G. -L., "Rivista filosofica", {Revues étrangères}, in Revue internationale de l'enseignement, t. 52, août 1906, p. 174.

    Bref compte-rendu d'E. Sacchi, "L'immoralisme de Nietzsche jugé par Fouillée".

    Note: "Le philosophe français a raison d'opposer Nietzsche à Guyau. La philosophie de Nietzsche a surtout une forme personnelle, mais elle est parfois extravagante jusqu'au ridicule".

Ajout dans 1906.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Gustave Fougères - Ajout: FOUGERES Gustave, "Ouverture des conférences à la Faculté des lettres de l'Université de Paris", in Revue internationale de l'enseignement, t. XLIV, novembre 1902, 385-399.

    Discours tenu le 7 novembre 1902 à la séance d'ouverture de la Faculté des lettres de l'Université de Paris. Traditionnel discours d'ouverture sur des aspects de méthode. Défend et expose la "méthode historique" telle que Gustave Lanson l'a présentée l'année précédente. Finalement, soutient que l'histoire littéraire s'identifie avec l'histoire des idées, de la société, de la civilisation. Met en garde contre les généralisations prématurées. Soutient que la culture grecque "reste le plus ferme appui de l'esprit moderne" (p. 393). Elle apprend que l'esprit critique est primordial. Si l'optimisme scientifique se heurte à l'autorité ou aux "défiances d'un pessimisme rétrograde", il faut les combattre. Note : "Cet optimisme scientifique devenu une foi tenace peu disposée à céder le pas, a trouvé d'amers détracteurs. Frédéric Nietzsche, l'un des premiers, a dit à la culture gréco-moderne des choses très dures. Je ne saurais les répéter ici, dans une maison où l'optimisme s'objective sur tous les murs en symboles d'une flatteuse transparence. L'écho discordant de ces blasphèmes ne manquerait pas d'effaroucher ici le sourire et le vol confiant de ces vaporeuses allégories. Mais, quoi qu'en dise Nietzsche, son rêve de beauté implacable et féroce ne hanta jamaus une âme grecque. Il n'est pas non plus le nôtre. A cette orgueilleuse chimère, édifiée sur les ruines de la Science et de l'Harmonie, nous préférons la sereine bienfaisance de cette pensée de Périclès : que toute supériorité fondée sur la raison est un enseignement (...) , non un instrument d'oppression et de douleur" (p. 394).

    L'érudition n'est pas une fois en soi mais prépare le jugement subjectif. Le travail historique prépare la critique. La variété des interprétations correspond à la variété des sensibilités ; elle n'aboutit pas nécessairement à une "dénaturation arbitraire et fausse de l'objet" (p. 397). Défend l'idée d'une vérification de l'authenticité.

    Revient sur l'opposition entre vérité et neutralité : "Si le sens littéraire ne peut dispenser d'être historique, il reste incomplet s'il n'est qu'historique. Le culte de la vérité ne se confond pas avec celui de la neutralité ou de l'indifférence. Toute étude littéraire implique, en dernière analyse, une dose de sympathie ou d'antipathie, ou d'enthousiasme, ou du moins d'émotion. Il y a une illusion très commune chez ceux que Frédéric Nietzsche appelle les hommes théoriques : c'est de s'imaginer que l'intelligence n'a plus d'autre devoir que la constitution de répertoires méthodiques, de catalogues raisonnés, de musées savamment classés. Ils font et refont leurs classements avec une conscience intrépide. Ils s'expliquent tout, mais finissent par ne plus rien sentir. Admirer leur semble ridicule et oiseux. Ils croient avoir libéré leur esprit en l'affranchissant de l'enthousiasme, et cette libération, qui n'est qu'un changement de servitude, les rend glorieux. Ils sont comme intoxiqués de causalité. L'habitude de considérer toute œuvre comment un effet a tué en eux la sympathie pour l'effort créateur, pour tout élan spontané qui échappe aux règles de leur méthode" (p. 398).

    Souligne les dangers d'une telle attitude, si elle est généralisée. Défend l'alliance de la raison et du cœur.

Ajout dans 1902.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE - Ajout: Gustave Fougères. Indications biographiques et photographie.

Ajout dans la recherche par auteur/autrice.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Albert Leclère - Ajout: LECLERE Albert, "La philosophie du droit à Palerme", {Notes et documents}, in Revue internationale de l'enseignement, t. 34, avril 1897, p. 269-271.

    Sur les relations entre droit et devoir. Note que la science n'est pas pour absorber l'individu dans le groupe.

    Se demande: "A certains égards, l'individualisme de Nietzsche est plus psychologique que la noble confiance de plusieurs en l'accord nécessaire du devoir et de l'intérêt" (p. 270).

Ajout dans 1897.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Théodore Ruyssen - Ajout: RUYSSEN Théodore, "L'enseignement de la philosophie en Allemagne", in Revue internationale de l'enseignement, t. XXVII, avril 1894, p. 297-319.

     

    Note que le niveau moyen de l'enseignement philosohique allemand "s'est notablement déprimé depuis un demi-siècle. Entre le grand public et les professeurs de philosophie la circulation des idées a cessé d'être active et efficace. Les dernières statistiques accusent une diminution appréciable et régulière du nombre des étudiants en philosophie. La recherche originale s'est retirée du cours public dans la conférence privée, puis de celle-ci dans les livres. Il est remarquable que les deux seuls philosophes qui, à l'heure présente, jouissent d'une véritable popularité, de Hartmann et Nietzsche, ont acquis leur réputation en dehors des Universités. Hartmann n'a jamais enseigné et Nietzsche était professeur de philologie et jamais n'a laissé entendre du haut de sa chaire aucun des brillants paradoxes qui ont soulevé en Allemagne tant d'applaudissements et de colères" (p. 316)

Ajout dans 1894.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/François Picavet - Ajout: PICAVET François, "L'histoire de la philosophie à la licence ès lettres", in Revue internationale de l'enseignement, t. 58, octobre 1910, p. 332-337.

    Enumère les auteurs (grecs, latins, français...) au programme pour la licence de 1910 et 1911. Parmi les auteurs allemands pour la licence de philosophie, Kant apparaît 15 fois, Schopenhauer 7 fois, Nietzsche 3 fois, Fichte 2 fois, Wundt et Weber 1 fois. (p. 336) Donne le détail par faculté.

Ajout dans 1909.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Edmond Jaloux - Nouvelles indications: Il témoigne de la vie littéraire au début du XXe siècle dans Les saisons littéraires 1896-1903 (Fribourg, 1942) et dans Les saisons littéraires 1904-1914 (Paris, 1950)

    Voir André Gide et Edmond Jaloux, Correspondance 1896-1950, édition établie, présentée et annotée par Pierre Lachasse, Paris, Presses Universitaires de Lyon, 2004.

    On voit notamment comment il découvre Nietzsche, avec André Gide, en 1899. Ils le lisent ensemble.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Paul Claudel - Ajout: CLAUDEL Paul, "Richard Wagner, rêverie d'un poète français", in Revue de Paris, t. 4, 15 juillet 1934, p. 269-292. [L. V.]

    Paul Claudel évoque ce texte dans une lettre à Gaston Gallimard du 7 avril 1934: "(...) j'ai écrit autrefois une longue diatribe assez amusante contre Richard Wagner, Goethe, Nietzsche et autres vilains bonshommes. Seulement elle est actuellement à la campagne et j'aurais besoin de la remanier" (Paul Claudel, Gaston Gallimard, Correspondance 1911-1954, édition établie, présentée et annotée par Bernard Delvaille, Paris, Gallimard, 1995, p. 439)

    Le texte est daté Tokyo 1926. Il existe deux manuscrits datés de janvier 1927.

    Il est repris dans Figures et Paraboles (1936)

Ajout dans 1934.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE - Ajout: Paul Claudel

Ajout dans la Recherche par auteur/autrice

 

FEVRIER 2022

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Henry Bordeaux - Ajout: BORDEAUX Henry, La croisée des chemins, Paris, Plon-Nourrit et Cie, 1909.

    Personnage "nietzschéen": vivre sa vie sans se soucier des autres...

    Publié en feuilletons dans la Revue des Deux Mondes et dans  la Gazette de Lausanne (voir)

    Voir le compte-rendu de Joseph Ferchat ou le compte-rendu dans la Revue pratique d'apologétique (1er juillet 1910).

Ajout dans 1909.

 

  • TRACES ORALES/Conférences 1909-1910 - Ajout: Lydie Martial: "Le domaine individuel et social de la pensée et l'origine des religions". 

Conférence donnée par la directrice de l'école de la Pensée, le vendredi 25 février 1910 dans la salle D des Sociétés savantes.

Elle "nous parle du grand philosophe qui bouleversa le dix-neuvième siècle, -«Frédéric Nietzche», en nous citant de nombreux passages de ce livre écrit pour tous et pour personne, comme l’a dit l’auteur lui-même, « Ainsi parlait Zarathoustia »".

D'après le compte-rendu publié dans La Nouvelle Presse du 27 février 1910, p. 2.

Ajout dans Conférenciers/Conférencières et dans Lieux de paroles.

 

  • OUTILS/Bibliographies - Ajout: Comment comparer avec Frank Krummel? Graphiques

 

  • OUTILS/Bibliographies - Mise à jour des graphiques avec les données 2021-2022.

 

  • Etat des lieux bibliographique - Modifications, ajouts...

 

  • BRIBES - Ajout: Hugo, Nietzsche et Rodin (L'Intransigeant 1907)
  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Pierre Mendousse - Ajout: MENDOUSSE Pierre, L'âme de l'adolescent, Paris, Alcan, 1909.

    Thèse soutenue en 1909. 2ème édition en 1911, 3ème édition en 1914.

    Nietzsche et les adolescents. Selon l'édition de 1911. Note que  l'adolescent "est presque mûr pour les doctrines individualistes : de seize à vingt ans, il n'est pas nécessaire de bien comprendre les idées de Stirner, de Nietzsche ou de M. Barrès pour les adopter avec enthousiasme" (p. 54).

    Constate que "lorsqu'une pensée nouvelle semble devoir éclairer le problème de la Destinée, c'est sur les jeunes intelligences qu'elle rayonne d'abord. Par exemple, parmi les études qui ont rendu quelque temps Nietzsche populaire en France, on peut citer comme ayant été des premières celles parues dans le Mercure de France, le Banquet, la Revue blancheL'Effort et autres périodiques où cherche à se définir l'âme confuse de nos jeunes contemporains. On peut même affirmer qu'il y a plus de souci des problèmes philosophiques dans chacune de ces revues que dans tous les périodiques rédigés exclusivement par des adultes, les publications spéciales mises à part" (p. 146).

    Rapporte que Jean Bourdeau "cite le cas d'un jeune homme timide et rougissant, plein de respect pour ses maîtres, qui, après la lecture de Nietzsche, tenta de faire violence à une Frau Professorin sous prétexte d'appliquer à la lettre le fameux précepte : « Rien n'est vrai : tout est permis. »". Note à ce sujet: "Il va sans dire que de telles conséquences sont rares, même chez les sujets claquemurés dans leur idéologie" (p. 167).

Ajout dans 1909.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE - Ajout: Pierre Mendousse

Ajout dans la Recherche par auteur/autrice

 

Ajout dans 1919.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE - Ajout: Léonce Rolland

Ajout dans la Recherche par auteur/autrice

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Fréron - Ajout: FRERON, {La Revue de la Quinzaine}, in Gazette de France, 18 mai 1907, p. 1-2.

    A propos de la biographie de Nietzsche que Daniel Halévy a fini de publier dans la Revue de Paris (p. 2). Conclut que Nietzsche ne rapportera de ses campagnes de 1870 "ni orgueil prussien, ni haine de la France. Il sera même presque seul parmi les écrivains allemands à proclamer la supériorité de ce qui est français, la bassesse et la vulgarité du génie allemand".

Ajout dans 1907.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Fréron - Ajout: FRERON, {La Revue de la quinzaine}, in Gazette de France, 4 mai 1907, p. 1-2.

    A propos de la biographie de Nietzsche que Daniel Halévy a commencé à publier dans la Revue de Paris (p. 2) Conclut par l'intérêt de cette entreprise en regard de la qualité de son auteur. Introduit ainsi: "M. Daniel Halévy a entrepris d’écrire une biographie de Frédéric Nietzsche (Revue de Paris). Quelle curiosité, quelle envie de jouer avec le feu pousse cet intellectuel israélite à s’occuper de ce Nietzsche qui fut sublil à distinguer les traces du poison sémitique dans la pensée et dans l’art contemporain?"

Ajout dans 1907.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE - Ajout: Fréron (pseudonyme)

Ajout dans la recherche par auteur/autrice

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Jean Moréas - Ajout: MOREAS Jean, "Une physiologie de l'Art (Notes et extraits)", in Gazette de France, 30 juillet 1906, p. 1-2.

    Extraits de Nietzsche, La volonté de puissance, tome 2, avec des remarques.

     

    Introduction: "Ce fut une mode à Paris de raffoler de Nietzsche ; et l’on me dit que, depuis un instant, la mode est de le trouver insupportable. Je veux faire à ma mode, en vous parlant de lui. D’ailleurs Nietzsche est substantifique avec son air bourru. Et il est aussi comme cette gentille Bettina, l’amoureuse de Goethe : il aime mieux danser que marcher, et il aime mieux voler que danser. Il n’est pas toujours léger, cependant. Enfin, tout cela est plein de curiosité, et très amusant. Si j’avais une édition des ouvrages de Nietzsche, en petits volumes portatifs, j’en mettrais un ou deux dans ma poche, lorsque je vais me promener dans la vallée de Versailles, ou sur les chemins de traverse, entre Berny et Antony. Je les feuilletterais, doucement, assis sur une pierre, devant un enclos de poiriers, ou bien sous la banne de l’auberge, en écoutant tomber la pluie." (p. 1)

Ajout dans 1906.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Charles Rappoport - Ajout: RAPPOPORT Charles, "La vraie question", in Le Socialiste, 14 mai 1905, p. 2.

    A propos de l'idée de nation. Note: "Je ne veux pas même effleurer ici les bases théoriques du patriotisme doctrinal. Tout le monde sait, même dans le monde bourgeois, que depuis les philosophes stoïciens jusqu’à Frédéric Nietzsche, en passant par Spinoza, Voltaire, Lessing, Gœthe, Schiller, Ludwig Boerne et Henri Heine, — tous plus « cosmopolites » qu' « internationalistes », — ce sont ces vrais « citoyens du monde «, ces glorieux « sans-patrie » qui ont le plus contribué à l’honneur et à la gloire de leur pays natal. Et presque tous ont été persécutés par les nationalistes et les « patriotes » de l’époque."

    Article cité et commenté dans la Gazette de France, 14 mai 1905, p. 1.

Ajout dans 1905.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Jacques Bainville - Ajout: BAINVILLE Jacques, "A propos de Carlyle", {Chronique}, in Gazette de France, 5 janvier 1906, p. 1-2.

    Compare l'influence de Carlyle à celle de Nietzsche. Note que "malgré son lyrisme rebutant, malgré toutes ses impuretés et toutes ses obscurités", Carlyle fut accueilli par la jeunesse française "comme un révélateur et un nettoyeur des intelligences. On a beaucoup parlé de Nietzsche et de l'influence de Nietzsche. Mais celle de Carlyle lui est antérieure et supérieure. Comment n’est-il pas permis d’escompter un succès absolu pour les idées de contre révolution quand on se rappelle tous les livres qui furent à la mode en France dans les classes cultivées à partir de 1890? C’était des livres effrénément réactionnaires. Ce qu’on y apprenait de plus certain, c’est que le gouvernement du monde revient de droit à l’intelligence, que les volontés et les sentiments du vulgaire ne comptent pas." (p. 1)

    Et encore: les idées de Carlyle "avaient besoin d’être sérieusement amendées. Elles avaient certes du bon. Grâce à leur tour exotique et nouveau, elles ont pu pénétrer là où toutes qui était suspect d’antiquité, de tradition et de nationalisme était frappé d’ostracisme. Carlyle, — comme Nietzsche, dans son genre —- aura été un excitateur et un préparateui. Il aura appris à ne plus avoir peur de certains mots. Il aura entrouvert la porte à de grandes vérités. Mais il n’aurait pas été très profitable que les intelligences françaises s’en tinssent à lui. Son culte des héros, comme l’aristocratisme de Renan, c’étaient des choses séduisantes mais dangereuses et peu fécondes. Elles avaient fortement soin d’être tempérées. Une critique équitable reconnaîtra un jour que le nationalisme intégral a rendu raisonnablement réactionnaires tous les Français de nos jours qui l’étaient devenus frénétiquement, et certainement sans s’en douter, grâce aux écrivains que les gardiens de l’Université avaient laissé pénétrer par surprise dans leur bergerie." (p. 2)

Ajout dans 1906.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Jean Moréas - Ajout: MOREAS Jean, "Le Pour et le Contre", in Gazette de France, 3 avril 1905, p. 1-2.

    Réflexions sur Nietzsche, L'origine de la tragédie (p. 1)

Ajout dans 1905

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Jean Moréas - Ajout: MOREAS Jean, "Le Pour et le Contre", in Gazette de France, 6 février 1905, p. 1.

    Pensées autour de Nietzsche. Précise d'emblée: "Nietzsche est un médecin dont il faut se garder. Cependant, ne rejetons pas entièrement ses drogues ; prenons-en pendant qu’elles guérissent encore."

Ajout dans 1905

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/1897 - Ajout: Anonyme, "15 octobre 1844. Naissance de Nietzsche", {L'Histoire au Jour le Jour}, in Gazette de France, 15 octobre 1897, p. 2.

    Notice biographique précédée d'indications sur le succès de Nietzsche: "Vous ne connaissez pas Frédéric Nietzsche? Vous avez tort, vous sauriez que son nom est devenu fameux aux quatre coins de l'Europe, que l'influence de ses écrits se fait sentir aussi bien dans le Triomphe de la Mort de M. d’Annunzio que dans le dernier drame d'Ibsen et dans les livres les plus récents des romanciers russes, que l'admiration de l'Allemagne pour lui a pris les proportions d'un culte, que des professeurs d'université y ont fait de ses théories le programme de leurs cours, qu'il s'est formé une littérature, une musique, une politique Neitzschienne. De vous dire ce qu’elles sont, c'est une autre affaire; M. Edouard Schuré en a doctement écrit, mais pour comprendre Nietzsche, il faut d abord comprendre M. Edouard Schuré, et faute d'avoir eu assez de temps — ou d'intelligence — pour réussir, force nous est de nous borner à quelques détails de biographie."

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/1895 - Ajout: Anonyme, "Philosophes allemands", {Variétés}, in La Liberté, 7 janvier 1895, p. 3.

    Sur Nietzsche. Introduit ainsi: "Frédéric Nietzsche est, à l'heure actuelle, le philosophe qui dispose de la plus grande autorité et de la plus singulière influence auprès des jeunes générations. Depuis plusieurs années, les revues du quartier Latin, celles qui ont la primeur des talents, abondantes en nouveautés et en recherches

    ingénieuses, ont publié des fragments des œuvres de Nietzsche et notamment de Ainsi parla Zarathustra. Il est encore la nourriture d un cercle restreint, d'autant plus fervent; mais pourtant la « notoriété » commence à naître pour lui, et voici que dans la Revue de Paris, L. Bernardini, l'auteur d'intéressantes études sur Ibsen, Bjœrnson, Strindberg et les autres littérateurs scandinaves, présente Nietzsche à un plus large public."

 

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Charles Maurras - Ajout: MAURRAS Charles, "La Vie intellectuelle", in La Cocarde, 7 mars 1895, p. 2.

    Insiste: "Mais ces premiers français [Jules Soury, Louis Ménard] ne nous ont point seuls retenus. Nationalistes, nous avions le pouvoir d’être internationaux; nous en avons eu la passion. Justement en raison du mépris que nous inspirait à Paris le Métèque arrogant et vil, nous nous appliquions à relever ce qui paraissait d’éminent parmi les races étrangères et, par exemple, nous avons suivi d’assez près le développement de Frédéric Niestzche.

    Mais toute récapitulation serait vaine. Il y a dans nos cent cinquante feuilletons une assez curieuse abondance de faits, d’idées, qui allongerait bien hors de propos cette conclusion hâtive. Je ne veux que remercier ceux chez qui nous avons appris ces faits et recueilli ces belles idées, qu'ils aient été collaborateurs conscients de notre Cocarde ou que nous les ayons fait pénétrer par la force brutale et à coup de ciseaux..."

     

    Passage repris par Henri Clouard dans "La "Cocarde" de Barrès", in Revue critique des idées et des livres, 10 janvier 1910, p. 332-358, p. 354.

Ajout dans 1895

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Charles Banville - Ajout: BANVILLE Ch., "Les griefs du Dr Friedrich Nietzsche", in Revue des revues, 1er novembre 1892, p. 258-259.

    A propos de l'article de Victor Cherbuliez dans la Revue des Deux Mondes (octobre 1892).

    Commence en notant: "Décidément, le fameux ex-disciple de Schopenhauer commence à faire son entrée triomphale en France. Nos lecteurs se rappellent probablement l’étude minutieuse, que nous avons publiée sur le grand et farouche nihilisme allemand. M. G. Valbert y ajoute, dans la Revue des Deux Mondes, plusieurs traits caractéristiques, dont nous complétons l'article consacré par nous jadis à l’amer écrivain..." (p. 258)

Ajout dans 1892

 

Ajout dans 1898

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/1892 - Ajout: F., "Un moraliste révolutionnaire", in Revue des revues, 1892, p. 334-336.

    A propos de l'article de B. Jeannine, "Un moraliste à rebours" dans la Nouvelle Revue de juin 1892.

    Introduit ainsi: "Nous sommes à la veille de la grande invasion des idées de Nietzsche. Leur entrée triomphale est déjà annoncée par toutes ces fanfares que l'on sonne en son honneur, par toutes ces études qu'on consacre au « barbare moderne », études où il y a de tout, excepté ses idées et ses extravagants paradoxes. On nous a même promis la traduction française de toutes ses œuvres (dix volumes!), ce qui équivaudrait, d'ailleurs, à son enterrement parmi nous. Car il ne faut point se le dissimuler, il suffirait de pouvoir voir de plus près « le grand mal de Nietzsche  » pour cesser de le redouter. Cet anarchiste ingénieux, qui tient au pouvoir des forts, cet homme sans préjugés, qui croit fermement aux droits des classes privilégiées, ce grand humanitaire qui défend l'institution des esclaves, n'est dangereux que pour ceux qui ne l'ont pas lu. En attendant, M. B. Jeannine nous apporte un peu de lumière sur cet écrivain énigmatique dans une étude publiée par la Nouvelle Revue." (p. 334-335)

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Hugues Rebell - Ajout: REBELL Hugues, "Le maître d'école à Paris", in La Cocarde, 17 janvier 1895, p. 1-2.

    Contre les invasions étrangères dans la littérature, contre August Strindberg. Note: "Il parait qu’il correspondit naguère avec Nietzsche. Ce fut assurément un grand honneur pour lui. Mais je crains bien, que cette intimité avec le philosophe n’ait servi qu’a rendre son esprit plus confus, sans donner à son style ces allures, vives et légères que Nietzsche prisait tant. Evidemment, l'auteur de Zarathustra pensait à Strindberg quand il faisait l’apologie de la danse et qu’il écrivait : « Il y a des esprits qui font d’incroyables efforts, pareils à des éléphants qui voudraient se tenir sur la tète. » il faut lire dans le dernier numéro de la Revue blanche l'étude de M. Strindberg sur l’infériorité des femmes. C’est une salade de noms et d'opinions, un étalage prétentieux de fausse érudition." (p. 2)

Ajout dans 1895

 

 

Ajout dans 1894

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/François Pillon - Ajout: PILLON François, "Spiess (Camille) - La vérité sur Frédéric Nietzsche", in L'Année philosophique 1910, 1911, p. 280.

    Se contente de citations puis conclut: "Nous ne saurions admirer ni le nietzschéisme ni le tolstoisme; la morale de la raison et du droit les condamne l'un et l'autre. Mais les paradoxes évangéliques de Toistoï nous paraissent beaucoup moins éloignés de la vérité et de la beauté morales que les paradoxes païens de Nietzsche."

Ajout dans 1911

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Lionel Dauriac - Ajout: DAURIAC Lionel, "Faguet (Emile). La démission de la morale", in L'Année philosophique 1910, 1911, p. 230-231.

    Conclut: " Donc  voilà un livre de philosophie qui n'a pas pour auteur un philosophe de profession et que Je recommande aux jeunes professeurs de philosophie. Ils en liront avec profit tous les chapitres. Peut-être même que le chapitre si diligemment étudié sur la Morale de Nietzsche leur servira-t-il de guide dans l'étude de cette morale nietzchéenne féconde en labyrinthes, mais en labyrinthes dont le fil conducteur de M. Faguet peut aider à sortir: à sortir, non comme un captif pressé d'oublier ses heures de prison, mais comme un voyageur soucieux de rédiger ses notes. Notre ami, si justement regretté, Frédéric Rauh, niait l'immoralisme de Frédéric Nietzsche et lui attribuait une morale personnelle de la valeur la plus haute. Cette opimun de philosophe vient de recevoir de M. Faguet une confirmation décisive. Et donc, nous autres philosophes, ouvrons nos rangs à Emile Faguet. Au surplus, M. Alfred Fouillée nous y invite, de quoi nous le remercions et félicitons" (p. 231)

Ajout dans 1911

 

  • TRACES ORALES/Cours 1908-1910 - Ajout: Dominique Parodi, Les grandes tendances de la philosophie contemporaine en FranceCours à l'Ecole des Hautes Etudes sociales en 1909/1910. D'après la leçon d'ouverture publiée dans la Revue du Mois, n°50, 10 février 1910. Rôle de Nietzsche dans l'anti-intellectualisme, l'absence de système mais l'esprit qui anime la philosophie française.

 

  • TRACES ORALES/Cours 1908-1910 - Ajout: Joseph Brenous, Nietzsche et la philosophie tragique des GrecsCours donné le 5 mars 1910 à 16h à la Faculté des sciences de Marseille. D'après l'annonce publiée dans Le Sémaphore de Marseille du 5 mars 1910.

 

  • TRACES ORALES/Cours 1908-1910 - Ajout: Joseph Brenous, Nietzsche et SocrateCours donné le samedi 22 janvier 1910 à 16h, à la Faculté des sciences de Marseille. D'après l'annonce publiée dans Le Sémaphore de Marseille.

 

  • TRACES ORALES/Cours 1908-1910 - Ajout: Joseph Brenous, Analogie entre certaines théories de Nietzsche et la philosophie présocratiqueCours donné le 12 mars 1910 à 16h à la Faculté des sciences de Marseille. D'après l'annonce publiée dans Le Sémaphore de Marseille du 12 mars 1910.

 

  • TRACES ORALES/Cours 1908-1910 - Ajout: Joseph Brenous, Nietzsche et les philosophes présocratiques. Cours publics donnés les samedis à 16h, du 5 au 26 février 1910 à la Faculté des sciences de Marseille. D'après l'annonce du 31 janvier, l'annonce du 14 et l'annonce du 21 février publiées dans Le Petit Marseillais.

 

 

  • TRACES ORALES/Cours 1908-1910 - Ajout: Steimeyer, Friedrich Nietzsche. Fremde EinflüsseCours donné le jeudi 17 février 1910, à 14h, à la Faculté des lettres de Dijon. D'après l'annonce publiée dans Le Progrès de la Côte-d'Or, 17 février 1910.

Ou STEINMEYER d'après l'annonce dans Le Petit Bourguignon

 

  • TRACES ORALES/Cours 1910-1912 - Ajout: Cours public de philosophie d'Emile Thouverez à la Faculté des lettres de Toulouse. "La Volonté de Puissance: Nietzsche": cinquième leçon sur Nietzsche de son cours public: Educateurs et Philosophes du dix-neuvième siècle" (le 5 janvier 1911). D'après l'annonce dans La Dépêche du 27 novembre 1910

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/1915 - Ajout: INTERIM, "Le germanisme et l'esprit humain", in L'Echo de Paris, 8 septembre 1915, p. 2.

    A propos de l'article de Pierre Lasserre. Concède qu'il ne faut pas insulter Nietzsche mais que son action est nocive, surtout pour les Français.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/René Bazin - Ajout: BAZIN René, "La Guerre révélatrice", in L'Echo de Paris, 20 mai 1915, p. 1.

    Commente et cite une brochure de propagande anglaise qui rend Nietzsche responsable de la guerre.

Ajout dans 1915.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Maurice Barrès - Ajout: BARRES Maurice, "Les Affinités Franco-Espagnoles", in L'Echo de Paris, 8 janvier 1915, p. 1.

    Rappelle que contrairement à d'autres, il a résisté au "germanisme": "Il y a vingt ans, alors que mes camarades s'en allaient chez les Nietzsche et les Ibsen et prétendaient recevoir la lumière à travers les brouillards germaniques, je trouvais mes inspirations à Venise, à Tolède, à Cordoue. Parsifal, qui ne m'avait pas parlé dans une atmosphère de bière et de charcuterie sur la colline de Bayreuth, me fut révélé au Montserrat, en Catalogne, comme un épisode essentiel de la Reconquête."

Ajout dans 1915.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/1902 - Ajout: Anonyme, "Un phalanstère près de Berlin", in L'Echo de Paris, 9 juin 1902, p. 3.

    A propos d'une quarantaine de littérateurs, poètes et savants réunis en communauté. Disciples de Nietzsche, leur but est de s'affranchir. Ils disposent d'une revue: Notre Communauté.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/1901 - Ajout: Anonyme, "L'oeuvre de Nietzsche", {Les Journaux de ce matin}, in L'Echo de Paris, 5 février 1901, p. 3.

    A propos de l'article de Jacques Morland dans L'Ermitage (février 1901).

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/1900 - Ajout: LE NAIN JAUNE, {Echos], in L'Echo de Paris, 28 août 1900, p. 1.

    Annonce de la mort de Nietzsche.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Willy - Ajout: WILLY, "Lettre de l'Ouvreuse", in L'Echo de Paris, 7 septembre 1897, p. 3.

    Finit: "Je suis contrainte d'écrire une fois encore le nom de cet encombrant Nietzsche, ne fût-ce que pour signaler la chronique hautaine et brillante (on m'y colle mon paquet, faut voir) où un Barrisson (?) de la Presse (mes souvenirs à tes sœurs, jeune homme) ramasse à poignées les aphorismes de Zarathustra pour en cribler Wagner, Wagner « faible, qui a titubé jusqu'à s'effondrer sénile devant la croix chrétienne, dans l'idéalisme le plus mesquin... Wagner, l'Orphée des petites émotions... » — Mon Dieu, oui, toutes petites, petites; quoi de plus menu que le Crépuscule des dieux, par exemple? Ah! paradoxal Barrisson, en écrivant de telles choses, penses-tu réussir?"

Ajout dans 1897

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Willy - Ajout: WILLY, "Lettre de l'Ouvreuse", in L'Echo de Paris, 24 août 1897, p. 3. Suite de tous ses articles sur Wagner et Nietzsche, soutient toujours que Nietzsche était fou, depuis longtemps, au moins 1876. "Mazette ! Il ne fait pas bon toucher à Nietzsche! Ses adorateurs n'admettent pas qu'on égratigne la statue de cet iconoclaste (c'est toujours drôle) et un nietzschéen fort échauffé, le Dr Schneider, me taille (comme son nom l'indique) des croupières dans une gazette wurtembergeoise, mais nigaude. D'arguments nouveaux, point; il se contente de ressasser, plus lourdement, ceux que mon aimable et  érudit contradicteur, Henri Albert, avait indiqués déjà : « Nietzche, prétend-il, n'est fou que depuis une dizaine, d'années ; après avoir lâché Wagner en 1876, il continua d'écrire des choses admirables ; il fut écœuré de voir Bayreuth ne pas répondre à l'idéal grec que tous — même Wagner — s'étaient fait ; ensuite, le christianisme envahissant Wagner, grâce à l'influence de sa femme, dégoûtait Nietzsche; enfin, l'Ouvreuse (die Logeschliesserin) ne sait ce qu'elle dit. » Voilà qui est net ! Schneider ist schneidig ! J'essaierai pourtant de répondre. Je sais bien que Nietzsche est en train de devenir dieu en France, depuis que deux jeunes israélites dont le nom m'échappe ont traduit (fort bien, ma foi) ce célèbre Fall Wagner si rageur, si amusant, si bourré d'erreurs — même matérielles, M. Schneider! — si inconsidérément prôné. N'importe! Vouloir faire prendre ce fumeux réclameur de clartés pour un véritable philosophe, c'est à crever de rire... Mais ceci exigerait d'autres développements... Quant à prétendre que Nietzsche était sain vers 77-78, ah non! La paralysie générale couve longtemps. L'exaltation de furieux orgueil qui a été la vraie cause de sa séparation d'avec Wagner peut même compter pour un signe notablement caractéristique de cet état latent. Et puis, quoi! « il a continué d'écrire des choses admirables » ; qu'est-ce que ça prouve ? D'abord elles paraissent surtout admirables aux Schneider; d'autres en pensent différemment ; ensuite Guy de Maupassant a écrit des « choses admirables», ou soi-disant telles, jusqu'au moment où il a empoigné un rasoir; il n'en était pas moins atteint, depuis plusieurs années, irrémédiablement."

Ajout dans 1897

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Willy - Ajout: WILLY, "Lettre de l'Ouvreuse", in L'Echo de Paris, 17 août 1897, p. 3.

    Suite à son article du 10 août 1897 : "Où la susceptibilité va-t-elle se nietzscher ? Pour avoir rappelé, dans ma dernière lettre, que l'auteur du Cas Wagner gâtifiait et pamphlétisait sous lui alors qu'il plaçait Parsifal au-dessous des barcarolles improvisées par les gondoliers (c'est pourtant sa seule excuse, ce ramollissement), je suis inondée de lettres, de protestations, même d'injures. Un Monsieur qui « fait dans les draps » — comme Nietzsche — m'envoie son opinion, si savoureuse que je serais folle de vous en priver. Voici : « Madame l'ouvreuse, Nietzsche esi Teuton, Wagner également Germain ; alors, que nous importent lea querelles de ces têtes de Boche ? Vive la France! » Evidemment."

Ajout dans 1897

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Willy - Ajout: WILLY, "Lettre de l'Ouvreuse", in L'Echo de Paris, 10 août 1897, p. 3.

    Toujours sur le même ton: "Et surtout, mes petits-pères, de ce que les hoirs sont infects, n'en arguons rien contre le génial défunt; ne donnons pas dans le ridicule de ces tard-venus qui « découvrent » Nietzsche et revigorent leur récent antiwagnérisme à l'aide de son fatras tumultueux. Certes, la Revue Blanche a raison de publier ces pages forcenées, mais non sans intérêt, datant des années de maboulite aiguë où sombra Zarathustra ; mais, à considérer froidement ce cas, ne trouvez-vous pas un titre de gloire pour Wagner d'avoir été admiré par Nietzsche, tant que Ie versatile philosophe eut la moelle intacte, et haï par le même quand le système nerveux du penseur cher à la Revue Blanche commença de se détériorer? D'ailleurs, il y a autre chose : en ses attaques furi-burlesques, Nietzsche a vu clair: ce qui l'affole, c'est le christianisme de Wagner. Il y aurait là-dessus un rude article à écrire".

Ajout dans 1897.

 

  • TRACES ORALES/Bribes - Ajout: "Au café", in Le Siècle, 6 mars 1927.

 

  • OUTILS/Nietzsche dans les dessins de presse - Ajout: Bande dessinée publiée dans Aventures, 12 avril 1941. Exemple

 

Ajout dans 1920

 

Ajout dans 1917.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Gyp - Ajout: GYP, "Les Flanchards. VI Les « déprimeuses »", in L'Excelsior, 3 août 1916, p. 11.

    Extrait:

    "LA BELLE MADAME TREILLE (à Mme d'Arradon). — Chère Madame, il faut absolument que vous m'accordiez une grâce que je suis venue vous demander...

    Mme D'ARRADON. — Mais... si je peux vous être agréable, j'en serai ravie ?...

    LA BELLE MADAME TREILLE. — Voici... Il s'agit de faire partie d'un comité féministe... (Mouvement de Mme d'Arradon) Oh !... Cela ne vous engagera à rien... C'est votre nom seulement que nous voulons avoir....

    LA PETITE D'EGLANTINE. — Ah! bien !... Vous tombez à pic !... Maman a le féminisme en horreur...

    LA BELLE MADAME TREILLE (à Mme d'Arradon). — Est-il possible ?....

    Mme D'ARRADON. — Oh ! oui !... C'est possible...

    LA BELLE MADAME TREILLE (ahurie). — Je n'en reviens pas... Une femme si intelligente ?... Ça ne vous étonne pas, Monsieur de Folligny?...

    FOLLIGNY. — Oh! moi!... ça m'étonne d'autant moins que je suis, quant aux femmes et à leur situation passée, présente, et future, absolument dans les mêmes idées que Nietzsche...

    LA BELLE MADAME TREILLE. — Ni... quoi ?...

    FOLLIGNY. — Nietzsche... Frédéric Nietzsche... un Allemand que je gobe malgré tout infiniment...

    LA BELLE MADAME TRÉILLE (aigre). Ah !... Et qu'est-ce qu'il dit, cet Allemand ?...

    FOLLIGNY, — Il ne dit rien... parce qu'il est mort... mais il a défini, jadis, selon la nature et le sens commun, le rôle 'normal de la femme, d'une façon qui me satisfait pleinement...

    Mme DESMARETS DE SAINT-GOND. — Peut-on, sans indiscrétion, connaître cette définition ?..,

    FOLLIGNY. —- On le peut, sans indiscrétion aucune... Il a dit... ou, du moins, il a fait dire par Zarathoustra...

    LA BELLE MADAME TREILLE. — Un autre Boche ?...

    FOLLIGNY. — Si vous voulez !... Il a dit : « L'homme doit être élevé pour la guerre et la femme pour le délassement du guerrier, et tout le reste est folie... »

    LA BELLE MADAME TREILLE. —; C'est idiot !...

    M. D'ARRADON (écartant violemment son paravent). — C'est admirable !... Voilà la première chose sensée que j'entends depuis que je suis là... (Un froid),

    Mme MONTBARD (Elle regarde son mari qui entre avec son fils Edgar). — Le fait est que c'est assez juste... (A Mme Desmarets de Saint-Gond.) Vous m'aviez dit que nous avions des chances de trouver ici Madame Noyelle et sa charmante fille?... Elle me plairait tout à fait pour mon fils Edgar, cette petite...

    FOLLIGNY. — Et comme la femme est élevée pour le délassement du guerrier... ça irait tout seul...

    Mme MONTBARD. — N'est-ce pas ?...

    FOLLIGNY (ahuri). — C'est qu'elle le croit !..."

    Le roman est publié en 1917.

Ajout dans 1916.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE - Ajout: GYP

Photo et petite notice

Ajout dans la Recherche par autrice

Ajout dans les Pseudonymes

 

 

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Nelly Melin - Ajout: MELIN Nelly, "Gustaf of Geijerstam", in La Grande Revue, 25 septembre 1912, p. 348-352.

    Conclut avec un parallèle avec Nietzsche: 

     

    "Je me demande donc si l’on eut raison de traiter parfois Geijerstam de pessimiste. Tendre, délicat, pitoyable, frémissant au moindre contact, adorateur des qualités féminines, c'est-à-dire tout l'opposé du surhomme nietzschéen, il n’en a pas moins fort bien conçu et entrevu ce qui fut peut-être le rêve suprême de Nietzsche cet au delà de l’optimisme et du pessimisme, où « la joie et la douleur s’anéantissent ou se confondent, où le bonheur et le malheur paraissent petits, où, par dessus tout, on atteint à ce qui n a pas de nom »."

Ajout dans 1912

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Guillaume Apollinaire - Ajout: APOLLINAIRE Guillaume, "Poèmes de guerre et d'amour", in La Grande Revue, 1er novembre 1917, p. 48-61

    Cite Nietzsche dans le poème intitulé "Désir" (p. 51-52).

Ajout dans 1917.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Marguerite Comert - Ajout: COMERT Marguerite, "Le Retour éternel", in La Grande Revue, n°22, 25 novembre 1913, p. 342-344.

    Poème. En 1910, Marguerite Comert a déjà publié dans la même revue un poème portant le même titre, avec la même illustration.

Ajout dans 1913.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE - Ajout: Marguerite Comert

 

Ajout dans 1916.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE - Ajout: J. -M. Cabe

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Jean Viollis Ajout: VIOLLIS Jean, "Sur l'influence de Nietzsche", in La Grande Revue, tome 15, 25 janvier 1911, p. 437.

    Signale que suite à la publication de l'enquête sur Nietzsche, la revue a reçu des communications et des lettres. Publie la lettre datée du 11 janvier 1911 de Maurice Mignon, chargé de conférences à la Faculté des Lettres de Lyon:

    "Monsieur, Je n’ai pas été « enquêté » par la Grande Revue sur l’influence intellectuelle de Nietzsche, mais cette enquête m’intéresse au plus haut point, et elle me semble d’une brûlante actualité; elle rappelle en moi des souvenirs de lycée qui me sont bien chers.

    Peut-être ne vous sera-t-il pas inutile de savoir que nous formions, quelques camarades et moi, dans la « cagne » d’il y a dix ans, au lycée Henri IV, un véritable petit cénacle de Nietzschéens. Et nous manifestions notre foi de toutes les manières, spécialement dans nos conférences philosophiques de préparation à l’Ecole Normale.

    Je crois que pas mal d’entre nous en ont rabattu, et ont perdu peu à peu cette ardeur de néophytes. Je lis dans la première partie de votre étude que Charles Derennes en particulier — mais il était déjà littérateur — « considère Nietzsche beaucoup moins comme un philosophe que comme un musicien d'idées », ce qui n’est pas si faux.

    Moi qui suis resté un littérateur dans L’Université, j’ai complètement abandonnée les théories de Nietzsche, et, très sincèrement, je crois que son influence sür la plupart d’entre nous aura été d’autant moins durable qu'elle elle fut plus exclusive, à un moment donné. Et ceci, peut-être, parce que le Nietzschéisme n’est pas aussi nouveau qu’il le paraît. Je suis assez sceptique depuis que j’ai trouvé le « surhomme » dans la Renaissance italienne, avec tous ses bons ou avec tous ses mauvais instincts. Léon Battista Alberti, d’un côté, ou Verocchio, — ou même Léonard de Vinci — Benvenuto Cellini de l'autre... Bref, Nietzsche et le Nietzschéisme m’apparaissent à présent comme une mode déjà ancienne".

 

 

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE - Ajout: 1909

 

OUVRAGES SUR NIETZSCHE 9

 

BATAULT Georges, Quatre méditations sur Nietzsche, Paris, Bibliothèque de l'Occident, 1909, 19 pages, vol. in-8.

 

BOURDEAU Jean, Pragmatisme et modernisme, Paris Alcan, 1909.

 

DIVOIRE Fernand, Les deux idées : faut-il devenir mage? Eliphas Lévi et Péladan ; Nietzsche le surhomme et le mage ; la doctrine des forts, Paris, H. Falque, 1909, 119 pages, vol. in-16. (Collection Bibliothèque des Entretiens idéalistes)

 

DWELSHAUVERS Georges, La philosophie de Nietzsche, Paris, Société française d'imprimerie et de librairie, 1909, 31 pages, 1 brochure in-8.

Contient les dernières leçons d'un cours professé à l'Ecole des Hautes Etudes sociales en novembre et décembre 1908.

 

GAILLARD Gaston, Nobilisme, Paris, 1909.

Contient un chapitre intitulé  "Le Surhomme" (p. 59-72)

 

HALEVY Daniel, Le travail du Zarathoustra, Paris, Cahiers de la Quinzaine, 12e cahier de la Xe série, avril 1909, 85 pages, vol. in-16.

Première version des trois chapitres de la quatrième partie de la biographie de Nietzsche à paraître : La tentatrice, Ainsi parla Zarathoustra et La visite de Heinrich von Stein.

 

HALEVY Daniel, La vie de Frédéric Nietzsche, Paris, Calmann-Lévy, 1909, 383 pages, vol. in-18.

 

LAVEDAN Henri, Bon an, Mal an, Paris, Perrin, 1909, p. 207-214.

27 juin 1908 (p. 207-214) consacré à Nietzsche. Dialogue ironique. Exemple puisé dans le début:

"— Eh bien, fit le Grincheux avec cette brusquerie virulente qui le caractérise, oui, j'ai... j'ai Nietzsche...

— Comment ! vous aussi ?

— Oui, moi aussi ! Seulement moi, je ne suis pas pour, moi... je suis contre. Il m'agace, il m'assomme... On ne parle que de lui. C'est trop. Ça continue à nous venir d'Allemagne, comme les jouets. Il y a vingt ans, c'était Schopenhauer... Passé de mode ! Aujourd'hui, ce qui se porte, c'est Nietzsche. Avez-vous lu Nietzsche? Etes-vous nietzschéen ? Aimez-vous Nietzsche ? Partout, du matin au soir, on n'entend éternuer que cela"(p. 207-208).

 

MICHAUX Baronne Jane, Nietzsche. Ses idées sur le féminisme. Sa morale, Paris, Henri Lavauzelle éditeur militaire, 1909, 23 pages, vol. in-8.

Texte d'une conférence faite le 18 février 1909 au salon international de "la Française" et le 25 février au "Lycéum".

 

OUVRAGES QUI EVOQUENT NIETZSCHE 15

 

ANDRILLON Henri, L'expansion de l'Allemagne et la France, Angoulême, L. Coquemard et Cie, 1909.

Etudie les points communs entre Bismarck et Nietzsche.

 

AUREL, Voici la femme, Paris, Sansot, 1909.

Avec plusieurs évocations de Nietzsche dont: "Elle voudrait aimer. Elle voudrait s'unir. Quel malheur qu'il n'y ait pas d'homme ! Pas d'homme au sens de Nietszche, au sens suprême, pas d'être assez fort, qui, sans la craindre, sans l'apaiser, l'assume." (p. 53)

 

DELIOR Paul, Remy de Gourmont et son Oeuvre, Paris, Mercure de France, 1909.

Avec un portrait de Remy de Gourmont et un autographe.

Souligne au long du livre les affinités avec Nietzsche.

 

FOUILLEE Alfred, Le socialisme et la sociologie réformiste, Paris, Alcan, 1909, VIII et 419 pages, vol. in -8. (Bibliothèque de philosophie contemporaine)

Ibid., 2ème édition, 1909.

  

LECLERE Alain, L'éducation morale rationnelle, Paris, Hachette, 1909.

 

LUGAN Alphonse, L'Action Française et l'Idée chrétienne, Paris, Bloud et Cie, 1909.

Dénonce une doctrine agnostique, amorale et achrétienne, inspirée de Nietzsche. 

  

MURET Maurice, La littérature allemande aujourd'hui, Paris, Perrin, 1909.

 

PALANTE Georges, La sensibilité individualiste, Paris, Alcan, 1909.

 

PAULHAN Fr., La morale de l'ironie, Paris, Alcan, 1909.

Contient : La contradiction de l'homme. - Le rôle de la morale. - Les immoralités de la morale. - L'ironie comme l'attitude morale.

 

PRADINES Maurice, L'erreur morale établie par l'histoire de l'évolution des systèmes, Paris, Alcan, 1909.

 

ROMAIN Yvonne deSemeurs d'Idées, Paris Sansot, 1909.

Evoque plusieurs fois un Nietzsche qui célèbre le triomphe de l'individu par l'égoïsme et la force, surtout d'après Edouard Schuré qui rédige la préface (voir par exemple Précurseurs et révoltés)

 

SARCEY YvonneLa route du bonheur, Paris, Librairie des Annales politiques et littéraires, 1909

7ème édition, 1909

Avec un chapitre sur les conférences d'Emile Faguet sur Nietzsche.

 

SCHINZ Albert, Anti-pragmatisme. Examen des droits respectifs de l'aristocratie intellectuelle et de la démocratie sociale, Paris, Alcan, Bibliothèque de philosophie contemporaine, 1909.

 

STEIN Louis, Le sens de l'existence, Paris, Giard et Brière, 1909.

Avec un appendice sur: "Le philosophe de l'aristocratie: Frédéric Nietzsche" (p. 423-432)

 

VALOIS Georges, L'homme qui vient. Philosophie de l'autorité, Nouvelle Librairie nationale, 1909

2ème édition. Voir la Préface à la deuxième édition où il se dit injustement accusé de nietzschéisme.

 

NIETZSCHE DANS LA LITTERATURE 3

 

BOULENGER Marcel, Les doigts de fée, Paris, Arthème Fayard, 1909.

Voir par exemple le compte-rendu de Jules Case dans Gil Blas du 4 février 1909.

 

LESUEUR Daniel, Le droit à la force, Paris, 1909.

Le roman paraît début juin.

Un extrait est publié dans L'Humanité du 9 juin 1909.

 

PREVOST Marcel, Pierre et Thérèse, Paris, Lemerre, 1909.

Marcel Prévost expose les fondements de ce roman dans "Les deux morales", in Le Journal, 17 juin 1909, p. 1.

C'est une sorte de réponse aux romans de Daniel Lesueur, Nietzschéenne (1908) et Le droit à la force (1909).

Imprimé le 19 mai 1909. Un exemplaire de 1909 indique 54ème édition.

Pas de "Nietzsche", de "nietzschéen" ni de "nietzschéenne" dans le roman; pas de "surhomme" ni de "surfemme" mais de nombreuses expressions:  "égoïste", "être fort", "j'ai le droit", "j'avais le droit", "écraser le serpent"...

Le roman est adapté au théâtre et la pièce en quatre actes est joué au Théâtre du Gymnase le 20 décembre 1909. Cf. L'Illustration théâtrale, n°136,15 janvier 1910.

Résumé et analyse dans Ernest La JeunesseDes soirs, des gens, des choses... (1909-1911), Paris, Maurice de Brunoff, 1914, p. 117-119.

  

ARTICLES SUR NIETZSCHE 104

 

ANDLER Charles, "Le premier système de Nietzsche ou la philosophie de l'Illusion", in Revue de métaphysique et de morale, tome 17, n°1, janvier 1909, p. 52-86.

 

GHEON Henri, "Ecce Homo ou le « cas Nietzsche »", in Nouvelle revue française, tome 1, n°9, 1909, p. 161-173.

Insiste : "Oui, en dépit de Mme Förster-Nietzsche, c'est un fait avéré, que commencé peut-être comme un examen de conscience, Ecce Homo devint vite, dans l'esprit de Nietzsche, un appel strident au public. Ecrite pour lui seul ou pour quelques amis, son apologie personnelle perd toute la portée cynique qu'il convient de lui conserver. Prenons-la donc pour ce qu'elle est vraiment, pour ce que Nietzsche a voulu qu'elle fût." (p. 163)

Il précise qu'il "comprend par quel sentiment de pudeur, la soeur du philosophe voulut retarder cet éclat suprême" mais ajoute aussitôt : "Mais voile-t-on l'ivresse de Dionysos? - Non certes, Mme Foerster-Nietzsche n'avait pas le droit de substituer sa propre pudeur à l'impudeur du grand homme." (p. 163)

 

LUQUET G. -H., "R. Berthelot. - Evolutionnisme et platonisme. Mélanges d'histoire de la philosophie et d'histoire des sciences", {V. Histoire de la philosophie}, in Revue philosophique de la France et de l'étranger, tome 67, n°1, janvier 1909, p. 95-98.

Félicite René Berthelot "de faire nettement des penseurs des hommes dont les idées ne sont pas le résultat d'une sorte de génération spontanée, mais sont conditionnées dans une large mesure par l'histoire des individu et les circonstances où il a vécu : c'est en particulier le leitmotiv des études sur Renan et Nietzsche." (p. 96)

Donne comme exemple l'influence "du vitalisme romantique sur Spencer, Guyau, Nietzsche, Bergson" et  celle de "Hoelderlin, Emerson et Paul Rée sur Nietzsche." (p. 97)

Félicite l'auteur d'avoir par ailleurs dissocié "ces thèses indépendantes pour confronter chacune d'elles isolément avec l'expérience" et d'avoir ainsi pu démontrer que "la philosophie de Nietzsche n'est ni une forme de l'anarchisme, ni une glorification de la force, ni un dilettantisme." (p. 97)

 

MIGOT Robert, "A la Gloire de Nietzsche. Le retour éternel", in Les Nouvelles d'Alger, 1er janvier 1909, p. 1.

 

Anonyme, "Bibliographie", in La Petite gazette aptésienne, 2 janvier 1909, p. 3.

Annonce la publication d'Ecce homo dans le Mercure de France et note: "Il faut lire cette autobiographie si l’on veut connaître ce philosophe autrement que par les sottes caricatures en vogue."

 

CHAUVELOT Robert, "Disciples de Zarathoustrâ", in L'Echo de Paris, 9 janvier 1909, p. 4.

Débute: "Depuis quelques dix ans, le nietzschéisme sévit en France. Il est de mode philosophique, mondaine et féminine. Tout récemment encore, une romancière de talent n'intitulait-elle point son œuvre dernière, œuvre d'observation psychologique contemporaine : Nietzschéenne ?... Bien mieux ! Nous avons eu, cet hiver 1907, de fort piquantes causeries d'Emile Faguet et de non moins curieux articles d'Yvonne Sarcey sur le palpitant sujet du « surhomme », de l'übermensch, c'est-à-dire sur cette thèse nouvelle et bien moderne de l'individualisme outrancier, plus farouchement despotique que l'égotisme aimaible de Barrès et que l'exclusivisme rêveur d'Ibsen. Ce singulier mouvement de pensée — venu d'Allemagne et probablement issu de l'évolution des doctrines autoritaires et désespérantes de Kant, de Max Stirner et de Schopenhauer — doit principalement son origine à la publication d'un volume de Nietzsche, qui présente d'indiscutables qualités de fond et dont le titre à lui seul est déjà presque une promesse : Ainsi parlait Zarathoustrâ... Il n'entre point dans ma pensée d'épiloguer sur cet ouvrage, ni sur sa portée sociale, diversement appréciée par les uns it les autres... pas plus que je n'ai l'intention d'établir le bilan respectif des théories altruiste et individualiste... Mais il m'a paru assez tentant d'étudier un peu sur place — oh ! le moins pliilosophiquement possible — les mœurs, les dogmes, le rite, la liturgie de cette secte importante des Pârsis."

Chronique reprise non signée le 9 janvier 1909 à la une de Le Mot d'ordre, de Le Réveil...

 

LICHTENBERGER Henri, "Franz Overbeck und Friedrich Nietzsche. Eine Freundschaft. Nach ungedruckten Dokumenten und im Zusammenhang mit der bisherigen Forschung dargestellt von C. A. Bernouilli ; Bd. II", {Littérature allemande}, in Revue universitaire, tome I, n°1, 15 janvier 1909, p. 51-52.

Prend clairement la défense du Nietzsche-Archiv et se range aux côtés d'Elisabeth Förster, contre l'école bâloise.

Résume brièvement le contenu du nouveau volume et conteste l'intérêt de certains des problèmes soulevés : "Je ne puis guère m'échauffer sur la question de savoir si la figure d'Ariane, l'amante de Dionysos, a été ou non inspirée à Nietzsche par une passion d'ailleurs toute intellectuelle pour Mme Cosima Wagner. Je ne tiens pas non plus pour bien essentiel de décider si l'Antichrétien a oui ou non été considéré à un moment donné par Nietzsche, dans les derniers temps de sa vie consciente, comme constituant à lui seul toute la Transvaluation des valeurs." (p. 51)

Discute  quelques-unes des thèses de Bernouilli et réserve au conflit qui oppose les héritiers des deux amis de Bâle un long paragraphe qui clôt le compte-rendu. Il s'intéresse d'abord à la forme de la contestation : "Reste la polémique contre le Nietzsche-Archiv et contre Elisabeth Förster-Nietzsche qui remplit une partie importante du volume. Elle est d'une violence calculée, qui paraît bien étonnante à nos habitudes françaises. Evidemment, M. B. a entendu passionner le débat, et il y aurait, dans ces conditions, quelque naïveté à déplorer l'outrance de ses attaques. Il a voulu forcer l'attention du public et il n'est pas douteux qu'il y ait réussi."

Sur le fond, il se montre partagé, voire sceptique : "Il ne m'est pas possible, dans les limites de ces comptes rendus, de discuter ses griefs. Je me borne, ici, à me demander si, même en supposant le portrait de Nietzsche par Overbeck plus exact que celui donné par Mme Förster, il était bien indispensable, pour la manifestation de la vérité et pour la gloire de Nietzsche, d'ameuter l'Allemagne littéraire contre la soeur du philosophe et si vraiment la réputation du grand penseur était en péril parce que Mme Förster en prenait soin à sa manière, qui n'est pas celle de M. B.."

Conclut finalement en désapprouvant l' "exécution" dont est victime le Nietzsche-Archiv et en apportant officiellement son soutien à Elisabeth Förster et à ses collaborateurs des archives : "Je doute que cette conviction s'impose irrésistiblement aux lecteurs de M. B. Et plus d'un, je crois, se détournera avec un véritable malaise d'une "exécution" à tout le moins inélégante, injuste et profondément stérile. Le Nietzsche-Archiv en publiant coup sur coup, cette année même, Ecce homo et des lettres de Nietzsche à Peter Gast vient d'ailleurs de démontrer une fois de plus sa bonne volonté à nous livrer tous les documents qu'il possède. L'oeuvre de Mme Förster et de ses collaborateurs peut avoir ses imperfections - eux-mêmes l'ont maintes fois reconnu avec la plus louable franchise. Mais elle reste assez imposante pour qu'il soit souverainement injuste de vouloir la discréditer en bloc." (p. 52)

 

DIVOIRE Fernand, "Les revues", in Les Entretiens idéalistes, 25 janvier 1909, p. 53-56.

Signale "la suite de cet Ecce Homo que M. Henri Albert fait à Nietzsche la mauvaise plaisanterie de traduire, les extraits qu'en avaient donnés Lauterbach d'une part et Lichtenberger de l'autre étant fort suffisants pour instruire les lecteurs" (p. 53).

 

Anonyme, "Godefroy E. : à propos du compte-rendu d' "Ecce Homo"", {Convocations diverses. Universités populaires}, in L'Humanité, 27 janvier 1909.

Annonce de la conférence.

 

Anonyme, "Nietzsche à Bâle", in Journal de Genève, 28 janvier 1909, p. 2.

A propos d'une cérémonie en hommage à Nietzsche.

 

GAULTIER Jules de, "Pragmatisme", in Mercure de France, tome 77, n°279, 1er février 1909, p. 408-428.

Moins une étude sur le pragmatisme qu'une longue réaction contre l'article de Georges Batault. S'explique longuement et clairement : "Ces rectifications ne sont pas sans importance, il me faut le dire, pour que le terme atténué dont j'use ici ne se confonde pas trop avec un euphémisme. Pourtant, je ne publierais pas cette réponse en cette place, si ce qu'elle implique de personnel n'entraînait des développement d'un ordre général, ne mettait en cause une notion autour de laquelle semble graviter l'intérêt de presque toutes les discussions philosophiques de l'heure présente : il s'agit de la notion de pragmatisme. Ajoute encore : Il m'a semblé d'ailleurs qu'en cette revue, où j'ai exposé une part considérable de mes points de vue philosophiques, laisser passer les appréciations de M. Batault sur mes propres idées, sur mes évaluations relatives à la pensée de Nietzsche, sur les rapports de ma conception métaphysique de l'existence avec celle de Nietzsche sans y contredire, c'était les tenir pour valables, et c'est pourtant, sur bien des points, ce que je ne saurais faire." (p. 408)

Se défend point par point contre tous les reproches que Batault lui a adressés, tant quant à la méthode que sur le fond. Il nie particulièrement être un philosophe intellectualiste et revendique au contraire hautement sa qualité de pragmatiste. C'est, il le précise lui-même, "l'objet principal" de son article. Pour le reste, c'est-à-dire sa qualité à représenter la philosophie de Nietzsche, il se défend à l'aide de citation mais ajoute seulement brièvement : "Quant à quelques insinuations plus particulières, contenues dans l'étude de M. Batault, je n'y insisterai guère. Selon M. Batault, j'aurais choisi, pour en faire état, dans l'oeuvre de Nietzsche, un passage isolé où serait exprimée une manière de voir en contradiction avec l'orientation générale de la pensée de Nietzsche. C'est ce qu'il faudrait voir." (p. 426)

Il ajoute un peu plus loin, toujours brièvement : "Je ne vois pas qu'il ait produit (...) aucun argument d'aucune sorte. Je ne puis prendre, en effet, pour des arguments, quelques phrases désobligeantes à mon endroit, où, (...) mes procédés d'exposition de la pensée de Nietzsche sont incriminés (...)" (p. 428)

 

TRARIEUX Gabriel, "Effigies", in La Revue, t. 9, 1er février 1909, p. 314-319.

Série de sonnets, sur Marc Aurèle, Tolstoï, Ibsen, Zola, Renan, Guyau... Sur Nietzsche (p. 315).

Tu vécus tes jours brefs en face des monts chastes

Que le soir violent vêt de pourpre et de faste,

Et ta pensée immense et tragique, ô Passant,

Imita leur contour, et leur ombre, et leur sang.

 

Dans l’univers sans Dieu, sans étoile, implacable,

Tu perçus, frémissant, cet invisible câble:

Le Retour Eternel, et, Surhomme indompté,

Tu voulus bien souffrir pendant l’éternité!

 

Front ceint de fleurs parmi les fronts couverts de cendre,

Ta devise, Antéchrist farouche d’un dieu tendre,

Fut: « Soyez durs! ceux qui sont durs sont les seuls forts! »

 

Puis, ayant fait ton œuvre, et vengé Prométhée,

O Titan, comme lui vaincu, d’un siècle athée,

Tu es entré vivant dans l’horreur de la mort...

 

D. H., "Bibliographie", in La Petite gazette aptésienne, 6 février 1909, p. 3.

Signale la publication d'Ecce homo dans le Mercure de France. Extrait relatif à l'esprit provençal.

 

 

CRITON, "Nietzsche", in L'Action française, 12 février 1909, p. 3.

Article de Charles Maurras.

 

BATAULT Georges, "Une lettre de M. Georges Batault", {Echos], in Mercure de France, 16 février 1909, p. 762-764.

  

MERAN Paul, "Nietzsche I", in La Croix, 18 février 1909, p. 4.

Premier d'une série de trois articles: voir le 23 et le 25 février 1909.

Annonce: "Nous donnerons un rapide aperçu de sa philosophie. Et d'abord, nous verrons le Nietzsche imparfait, en train de tâtonner et

de chercher sa voie ensuite le Nietzsche à son apogée, créateur du surhomme; nous critiquerons enfin l'ensemble de son œuvre."

 

MERAN Paul, "Nietzsche II" in La Croix, 23 février 1909, p. 4.

Deuxième d'une série de trois articles: voir le 18 et le 25 février 1909.

 

MERAN Paul, "Nietzsche III" in La Croix, 25 février 1909, p. 4.

Dernier d'une série de trois articles: voir le 18 et le 23 février 1919.

Conclut: "La morale nietzschéenne est en nos siècles de christianisme la représentation la plus crue du retour des esprits au paganisme ancien que nous constatons tous les jours. A ce titre, elle mérite d'être connue par ceux qui ont mission de combattre l'esprit païen.

M. Lichtenberger (...) s'est incliné « avec respect » devant Nietzsche, ce « héros de la pensée » et M. Faguet (...), tout en l'égratignant gentiment accepte plus d'une de ses idées, telle la possibilité de plusieurs morales à la fois. Mais Nietzsche n'est ni un héros, ni le penseur qui mérite le respect; et sa conception d'une pluralité de la morale, d'ailleurs si répandue sous des formes variées dans la philosophie française de nos jours n'est rien moins qu'établie. L'humanité, la nature humaine est essentiellement une, la morale aussi."

 

Anonyme, "Informations", in Le Figaro du 25 février 1909, p. 3.

A propos de la conférence de la baronne Jane Michaux sur "Nietzsche, ses idées sur le féminisme et sa morale".

Voir Jane Michaux, Nietzsche. Ses idées sur le féminisme. Sa morale, Paris, Henri Lavauzelle éditeur militaire, 1909, 23 pages, vol. in-8

 

DIVOIRE Fernand, "Faut-il devenir Surhomme?", in Les Entretiens idéalistes, 25 février 1909, p. 85-100.

 

ALBERT Henri, {Lettres allemandes}, in Mercure de France, 1er mars 1909, p. 172-177.

Signale un compte-rendu d'Ecce homo par Karl Strecker dans Das literarische Echo. (p. 177)

 

DWELSHAUVERS Georges, "La philosophie de Nietzsche", in Revue hebdomadaire des cours et conférences, t. 17, 4 mars 1909, p. 769-780.

Texte d'une leçon à l'Ecole des Hautes Etudes sociales à Paris à la fin de l'année 1908.

Premier d'une série de trois articles (voir le 18 mars et le 1er avril 1909).

Indique: "La présente étude critique sur la philosophie de Nietzsche a été rédigée d’après les trois dernières leçons de mon cours sur les Oeuvres et les idées de Frédéric Nietzsche (Ecole des Hautes Etudes Sociales, novembre et décembre 1908). C’est pour répondre au

désir exprimé par de nombreux auditeurs que je publie ces pages. Les leçons qui les précédèrent furent consacrées a la reconstitution

de la vie de Nietzsche et à l’analyse détaillée de ses œuvres. (...) Mon but est, ici, de rechercher ce que nous conserverons des idées de ce penseur" (p. 769).

 

BERNAERT Edouard, "Le Sabotage de la Morale", in L'Univers, 6 mars 1909, p. 1-2.

Constate le sabotage de la morale, contenu des programmes à l'appui. Nietzsche au programme des cours d'André Lalande à l'Ecole normale de Sèvres.

 

Anonyme, "Académie des Sciences morales et politiques", in Journal des Débats politiques et littéraires, 7 mars 1909, p. 4.

Signale la communication très applaudie d'Ernest Seillière sur Taine et Nietzsche (séance du 6 mars 1909)

 

DWELSHAUVERS Georges, "La philosophie de Nietzsche", in Revue hebdomadaire des cours et conférences, 19, 18 mars 1909, p. 54-64.

Texte d'une leçon à l'Ecole des Hautes Etudes sociales à Paris à la fin de l'année 1908.

Deuxième d'une série de trois articles (voir le 4 mars et le 1er avril 1909). 

 

DIVOIRE Fernand, "Les revues", in Les Entretiens idéalistes,  25 mars 1909, p. 164-166.

A propos de la discussion entre Louis Dumur, Jules de Gaultier et Georges Batault dans le Mercure de France. Se moque: "Le résultat le plus clair de ces interprétations, discussions et raisonnements au moyen desquels les trois fidèles écartèlent leur dieu, c'est qu'on commence à ne plus rien y comprendre." (p. 164)

 

Anonyme, {Echos}, in Journal des Débats politiques et littéraires, 30 mars 1909, p. 2-3.

Signale une soirée musicale organisée le samedi 27 mars 1909 chez la baronne et le baron Ernest Seillière. Au programme un Hymne à la vie de Nietzsche. Extrait. (p. 3)

 

ANDLER Charles, "Nietzsche et Jacob Burckhardt. Leur philosophie de l'histoire (suite et fin)", in Revue de synthèse historique, tome 18, n°53, avril 1909, p. 137-171.

Concernant les relations entre les deux hommes, il commence par remarquer : "C'est une intéressante question, et très débattue, que celle de savoir s'ils ont senti tous les cette solidarité de leur pensée que nous croyons si réelle. Il reste six lettres de Burckhardt à Nietzsche répartie sur douze années ; cinq lettres de Nietzsche à Burckhardt pour un temps à peine plus long. Faut-il les lire avec méfiance? La controverse pendante entre le Nietzsche-Archiv [Elisabeth Förster-Nietzsche] et le représentant de la tradition bâloise, Carl Albrecht Bernouilli, n'a pas d'autre point de départ." (p. 168) Ajoute aussitôt : "Pour être impartial, citons les textes." (p. 168) Cependant, il ajoute une note infrapaginale dans laquelle sa préférence ne fait aucun doute. Il cite le livre de Bernouilli, représentant de la tradition bâloise, puis celui de Richard Oehler, qui représente la tradition weimarienne et ajoute : "Bien entendu, c'est Carl Albrecht Bernouilli qui, pour tout ce qui concerne la vie bâloise de Nietzsche et de Burckhardt, est le mieux informé." (note 4, p. 168)

 

DWELSHAUVERS Georges, "La philosophie de Nietzsche", in Revue hebdomadaire des cours et conférences, 19, 1er avril 1909, p. 162-171.

Dernier d'une série de trois articles sur Nietzsche (voir le 4 et le 18 mars 1909).

Texte d'une leçon à l'Ecole des Hautes Etudes sociales à Paris à la fin de l'année 1908.

 

SEILLIERE Ernest, "Taine et Nietzsche", in Séances de l'Académie des Sciences morales et politiques, tome 71, avril 1909, p. 538-556.

Comptes rendus de la séance du 6 mars 1909.

Article fondé explicitement sur trois publications récentes : Ecce Homo, le livre de Bernouilli sur Nietzsche et Overbeck et la correspondance de Nietzsche avec Peter Gast. Insiste sur la publication d'Ecce Homo : "On a tout récemment publié en Allemagne (et déjà traduit en français) le dernier écrit de Frédéric Nietzsche, Ecce Homo. (...) Cette confession, aussi pathétique par son accent que par les circonstances qui l'ont vu naître, est rédigée en termes si violents contre la patrie de l'auteur et d'autre part si passionnément favorables à la France que les héritiers littéraires du philosophe saxon ont longtemps hésité avant de la présenter dans son ensemble au public allemand. Ils se sont avisés d'un expédient ingénieux : Ecce Homo a été imprimé dans une édition de grand luxe, à très haut prix et à un petit nombre d'exemplaires. Réservé de la sorte à quelques privilégiés, déjà tout acquis, pour la plupart, à la doctrine du maître, l'ouvrage risquait moins de soulever une tempête au delà du Rhin." (p. 538)

Exposé détaillé des relations entre Taine et Nietzsche à partir de 1886 et jusqu'à l'effondrement final de Nietzsche avec un long récit de la brouille entre Nietzsche et Erwin Rohde dont Taine est à l'origine.

 

BERTHELOT René, "Sur le pragmatisme de Nietzsche (deuxième article)", in Revue de métaphysique et de morale, tome 17, n°3, mai 1909, p. 386-412.

Contient "IV. Examen critique du pragmatisme de Nietzsche" (p. 386-402) et "V. Remarques sur les origines philosophiques du pragmatisme en général". (p. 402-412)

 

FOUILLEE Alfred, "Note sur Nietzsche et Lange. "Le retour éternel"", {Observations et discussions}, in Revue philosophique de la France et de l'étranger, tome 67, n°5, mai 1909, p. 519-525.

Conteste l'originalité de la théorie du retour éternel de Nietzsche (p. 519-521). Renonce à savoir si Nietzsche a lu la doctrine de Blanqui sur le retour éternel des chose mais montre qu'il a lu l'Histoire du matérialisme de Lange qui a trait à Blanqui (p. 519). Montre que l'idée de retour éternel est par ailleurs déjà chez les Grecs (p. 520) et aussi chez Guyau que Nietzsche connaissait très bien (p. 520-521). Note qu'il est en désaccord avec Georges Batault qui "présente l'hypothèse du retour comme une déduction de la science moderne, due au génie de Nietsche". (note 2, p. 521) Conteste enfin la justesse même de la théorie du retour éternel (p. 521-525).

 

ALBERT Henri, {Lettres allemandes}, in Mercure de France, 1er mai 1909, p. 175-179.

Signale dans Der Zwiebelfisch qu'un "article sur « trois livres mal venus » critique vivement les éditions d'Ecce homo et de Zarathoustra de Nietzsche publiées par le InseI-Vertag de Leipzig, avec « ornements » de M. H. Van de Velde et une édition de Shakespeare faite par les soins de Melchior Lechter. Pour le Ecce homo, en particulier, l'auteur le tient pour un de ces spécimens attardés du style malencontreux qui faisait fureur vers 1900" (p. 178)

 

ALBERT Henri, {Lettres allemandes}, in Mercure de France, 1er mai 1909, p. 175-179.

Signale dans Die Oesterreichische Rundschau la publication de lettres de Nietzsche à sa mère et à sa soeur. Note: 

"Ces lettres datent toutes de 1885 et sont empruntées à un volume de la correspondance du philosophe, avec sa famille dont la publication est prochaine. Mlle Nietzsche était alors fiancée au docteur B. Förster et devait s'embarquer avec celui-ci pour le Paraguay. On avait choisi comme date du mariag'e le 22 mai, anniversaire de la naissance de Richard Wagner. Nietzsche trouve cet hommage rendu au musicien peu en rapport avec ses préoccupations du moment. Sa soeur est restée fidèle à un culte qu'il a déserté depuis longtemps. Bien qu'il se sente touché, il a l'impression que Mlle Nietzsche choisit comme demeure un endroit où il s'était arrête jadis.

« Tout ce que tu fais appartient pour moi au souvenir et me parait être un écho. » Quetques semaines plus tôt il avait écrit: « Les hommes que j'aime, moi, sont morts depuis longtemps, par exemple l'abbé Galiani, ou Henri Beyle, ou Montaigne. » La lettre d'adieu, où, de Venise, il envoie ses voeux de bonheur à sa soeur et où il. fait, à cette occasion, une sorte de décompte avec le passé, est infiniment touchante et d'une grande élévation." (p. 178-179)

 

CLEMENT-JANIN, "Sur Nietzsche. Le retour éternel", in L'Action (supplément littéraire), 5 juin 1909, p. 5.

 

ROUJON Henry, "La Bonne pitié" in Le Figaro, 14 juin 1909, p. 1.

Sur la pitié et sur les propos de Nietzsche à ce sujet. Note: "Nietzsche est mort dans un cabanon, l'écume aux lèvres, pour s'être interdit de se mentir à lui-même et de mentir à ses semblables, et pour avoir tenté d'apercevoir ce qu'était vraiment le devoir humain".

Critique l'attitude de Daniel Lesueur.

 

BONNAL Général, "Etre fort", in Le Gaulois, 17 juin 1909, p. 1.

Longue présentation du roman de Daniel Lesueur qui vient de paraître, Le droit à la force. Présenté comme une suite du précédent roman, Nietzschéenne.

Le Gaulois a précédemment publié le roman en feuilletons.

 

PREVOST Marcel, "Les deux morales", in Le Journal, 17 juin 1909, p. 1.

Annonce qu'il va écrire un roman, Pierre et Thérèse, qui met en scène la morale égoïste (morale des maîtres de Nietzsche) à la morale altruiste (morale des esclaves) pour voir laquelle l'emporte sur l'autre. Raille les amateurs de Nietzsche qui ne sont que des arrivistes:

"Pauvre Nietzsche! Pauvre glorieux maître saxon! Avec son confrère de Dantzig, il aura partagé l'étrange destinée posthume d'être un philosophe pour snobs, un patron laïque pour gens à demi-culture prétentieuse. Pas de caillette mondaine, pas de gratte-papier émancipé, pas de cabotine teintée de bas-bleuisme qui ne nous serve, avec plus ou moins d'opportunité, la doctrine des deux morales et n'incline, naturellement, à choisir la morale des maîtres. Ces surhommes et ces surfemmes à la douzaine sont très risibles; ils ne sont pas extrêmement dangereux, car la crainte salutaire des démêlés avec la loi, ou simplement un souci persistant des convenances contient à l'ordinaire dans des iimites assez étroites les hardiesses de leur surhumanité".

Longuement cité par Robert de Bury, {Les Journaux}, in Mercure de France, 1er juillet 1909, p. 153-156, cit., p. 155.

Pierre et Thérèse paraît en 1909 aux éditions Lemerre (Paris). Un exemplaire de 1909 indique 54ème édition.

Pas de "Nietzsche", de "nietzschéen" ni de "nietzschéenne" dans le roman; pas de "surhomme" ni de "surfemme" mais de nombreuses expressions:  "égoïste", "être fort", "j'ai le droit", "j'avais le droit", "écraser le serpent"...

 

Anonyme, "Alfred W. Benn : La morale d'un immoraliste", in Revue de métaphysique et de morale, tome XVII, supplément de juillet 1909, p. 19.

Remarque que l'auteur "s'efforce de retracer la genèse de l'idée de surhomme." Selon Benn, cette idée serait née en 1870 ; vers 1878, elle se serait transformée en un "effort vers la production d'une certaine sorte de culture morale, du génie supérieur, considérée comme une fin universelle." Au moment de Zarathoustra, Nietzsche aurait hésité avant d'opter moins pour une "forme darwinienne, naturaliste" que pour une "forme logique, hégélienne".

 

BURY Robert de, {Les Journaux}, in Mercure de France, 1er juillet 1909, p. 153-156.

Signale ironique un article de Marcel Prévost dans Le Journal du 17 juin 1909: "Ce pauvre Nietzsche". (p. 155-156)

Note que l'auteur annonce qu'il va écrire un roman anti-nietzschéen; qu'il raille les amateurs de Nietzsche; cite longuement:

"Pauvre Nietzsche! Pauvre glorieux maître saxon! Avec son confrère de Dantzig, il aura partagé l'étrange destinée posthume d'être un philosophe pour snobs, un patron laïque pour gens à demi-culture prétentieuse. Pas de caillette mondaine, pas de gratte-papier émancipé, pas de cabotine teintée de bas-bleuisme qui ne nous serve, avec plus ou moins d'opportunité, la doctrine des deux morales et n'incline, naturellement, à choisir la morale des maîtres. Ces surhommes et ces surfemmes à la douzaine sont très risibles; ils ne sont pas extrêmement dangereux, car la crainte salutaire des démêlés avec la loi, ou simplement un souci persistant des «convenances contient à l'ordinaire dans des iimites assez étroites les hardiesses de leur surhumanité (...)".

 

TIEGHEM Paul van,"Les grands moralistes d'hier et d'aujourd'hui: Nietzsche", in Le Volume, n°40, 3 juillet 1909, p. 574-575.

 

CORCOS Fernand, "Le droit à la Force", in Le Socialiste, 18 juillet 1909, p. 3.

A propos de Daniel Lesueur, Le droit à la force. Se moque:

"Le bon populaire doit-il laisser passer cette éphémère publication prétentieuse ou doit-il la marquer au passage de quelques mots ironiques ? Il est bien difficile de se taire, — il est fâcheux aussi de donner de l'importance à ce qui n’en saurait avoir.

Mais c'est si drôle ! Depuis Nietzsche la force est en honneur dans les salons. Des jeunes gens désoeuvrés ont été tentés par le rôle de « surhommes ». Ils s'y sont essayés, — et bien mal. Ce qu'on appelle des femmes écrivains se sont évertuées à nous peindre des «Princesses de sciences » des « Nietzschéennes ». Il faut que la nécessité de l’énergie se fasse bien sentir dans les rangs bourgeois actuels, pour qu'elle soit en honneur !"

Extraits dans L'Humanité.

 

Anonyme, "Ecce homo", {Au jour le jour}, in Journal des Débats politiques et littéraires, 27 juillet 1909, p. 1.

 

Anonyme, "« Ecce homo »", in Le Temps, 29 juillet 1909, p. 1.

 

BATAULT Georges, "Nietzsche prophète", in Mercure de France, tome 80, n°291, 1er août 1909, p. 406-416.

 

DEHERME Georges, "Le Droit à la force, par Daniel Lesueur", in Coopération des idées, 1er août 1909.

Compte-rendu du dernier roman de Daniel Lesueur.

 

BOURDEAU Jean, {Revue des livres}, in Journal des Débats politiques et littéraires, 3 août 1909, p. 2.

Court compte-rendu de Fernand Divoire, Faut-il devenir mage?

Note: "On a beaucoup parlé de Nietzsche pour faire son apologie. D'autres le détestent sans le critiquer. M. Divoire est de ceux qui le combattent loyalement. En donnant au mot mage le sens de surhomme en opposition au mot chrétien, M. Divoire montre le

vice des doctrines de force."

 

B. P., "Nietzsche et la Cuisine", in La Petite Gironde, 13 août 1909, p. 1.

"Nietzsche, le philosophe à la mode parmi les snobinettes. qui prononcent son nom avec des gloussements attendris, comme si elles entendaient quelqtue chose à ses œuvres, est descendu un jour des hauteurs où il planait pour nous dire ses idées sur la nutrition." Puise des avis de Nietzsche dans Ecce homo.

 

L'OUVREUSE (WILLY), "Lettre de l'Ouvreuse", in Comoedia, 16 août 1909, p. 2.

Contient "Une nietzschiènne": titre éloquent... contre une jeune femme qui lit Nietzsche. Note qu'il faudrait recommander le livre de Pierre Lasserre, La morale de Nietzsche, "à certains emballés des deux sexes qui voient, dans l'auteur d'Also sprach Zarathonstra, je ne sais quel révolutionnaire niveleur façon Bakounine. C'est ainsi que se le représente Mlle Saadi ; la porteuse de ce nom persan est une toute jeune Suédoise, figurante dans la revue de la Scala d'Ostende, et qui lit Nietzsche, mon Dieu oui, en guise de feuilletons.

Croyez-moi, mignonne Scandinave aux yeux fauves, votre cher Nietzsche tenait la soif d'égalité pour une tare des « civilisations descendantes » (Crépuscule des Idoles) ; il méprisait les sirènes qui chantent « Egalité » sur le forum ; il haïssait cette doctrine vénéneuse propagée par le Christianisme (Antechrist). Honorez, Saadi, honorez l'aristocratie, choisie par Lasserre de l'entretien

des belles mœurs ; lisez le beau livre de Jules de Gaultier, de Kant à Nietzsche, et ne cessez point d'être charmante en midinette, en matelote et, au dernier acte, en fleur de pêcher."

 

ALBERT Henri, "Frédéric Nietzsche et Karl Hillebrand", {Lettres allemandes}, in Mercure de France, tome 80, n°292, 16 août 1909, p. 741-743.

 

GAULTIER Jules de, "Albert Schinz : Anti-pragmatisme", {Philosophie}, in Mercure de France, tome 80, n°292, 16 août 1909, p. 709-711.

Note en préambule : "Tout ce qui vaut quelque chose dans la doctrine à la mode du pragmatisme est dans Nietzsche, et s'y trouve exprimé avec une bien autre force et une autre beauté que celles qui se rencontrent dans les thèses des philosophes américains ou anglais." (p. 709) Remarque que ce n'est pas qu'ils manquent de vigueur ou d'ingéniosité mais que tout est "faussé chez eux par le souci moral qui les guide et les induit aux pires paradoxes."

 

GAULTIER Jules de, "Georges Batault : Quatre méditations sur Nietzsche", {Philosophie}, in Mercure de France, tome 80, n°292, 16 août 1909, p. 713.

Se contente de signaler les méditations "inspirées par un pèlerinage accompli à quelques-uns des lieux où vécut le maître de la Volonté de Puissance, de Sils Maria à Weimar."

 

HALEVY Daniel, "Mademoiselle de Meysenbug et Frédéric Nietzsche", {Variétés}, in Journal des Débats, mercredi 18 août 1909, p. 3..

Exposé des relations amicales et affectueuses entre Malwida von Meysenbug et Nietzsche à partir de 1872.  Montre qu'elle a blâmé l'attitude de Nietzsche à l'égard de Wagner à partir de Humain trop humain, sans lui retirer son affection. Raconte la rencontre avec Lou Salomé sans reprendre totalement la version alors proposée par Elisabeth Förster Nietzsche, se contentant de dire : "Qu'advint-il? (...) Nous le savons mal." Raconte la rupture au moment de la publication du Cas Wagner et remarque : "Melle de Meysenbug aurait été moins sévère si elle avait prévu le désastre imminent : trois mois après, Nietzsche était fou." Conclut : "Aussitôt vint la gloire et Mlle de Meysenbug ne vit pas sans surprise l'apothéose de ce malheureux homme qu'elle avait si bien aimé, si peu compris. Onze ans plus tard, quand elle apprit sa mort, cette vieille, très vieille amie, obstinée survivante à tous ses compagnons et à son siècle même (...) coupa de ses mains, à Sorrente où le hasard l'avait ramenée, de longues branches d'olivier. Mme Förster-Nietzsche reçut ces feuillages et les déposa sur le cercueil de son frère, - double souvenir d'un coeur de femme toujours fidèle, d'une terre toujours aimée."

 

Anonyme, "La gloire de Nietzsche", in Journal des Débats politiques et littéraires, 24 août 1909, p. 1.

Ironique. Anecdote d'un maçon qui a sur le bras un tatouage du visage de Nietzsche.

 

GRAVILLE, "Ecce homo", in La Gazette de France, 27 août 1909, p. 1-2.

 

AUBE Michel, "Nietzsche et la France", in Figaro, 28 août 1909, supplément du dimanche, p. 1.

 

LE DIABLE BOITEUX, "Tatouage nietzschéen", in Gil Blas, 29 août 1909, p. 1.

Ironique. Anecdote d'un maçon qui a sur le bras un tatouage du visage de Nietzsche.

 

Anonyme, "La philosophie de Nietzsche, par G. Dwelshauvers", in Revue de métaphysique et de morale, tome 17, supplément de septembre 1909, p. 10.

Signale que Dwelshauvers entreprend "de définir et de juger les conclusions du philosophe en elle-mêmes et indépendamment de sa vie." Note : "Sa psychologie lui paraît incohérente, sans originalité et en désaccord avec ce qu'on peut appeler sa logique et sa métaphysique" ; souligne le "caractère "pragmatiste"  de la logique de Nietzsche et "l'analogie qu'elle présente avec les vues de certains penseurs américains" ; admet le rapprochement avec Bergson. Signale que l'auteur définit la morale de Nietzsche comme "une morale de l'élan lyrique" qu'il conteste et qu'il condamne.

 

BERTHELOT René, "Sur le pragmatisme de Nietzsche (Suite et fin)", in Revue de métaphysique et de morale, tome 17, n°5, septembre 1909, p. 654-702.

Contient "VI Sur l'utilisation du pragmatisme théorique de Nietzsche" (p. 654-682) et "VII Utilisation du pragmatisme moral de Nietzsche". (p. 682-702)

 

GOURMONT Jean de, {Liitérature}, in Mercure de France, 1er septembre 1909, p. 119-123.

Se moque des comptes rendus de Philippe-Emmanuel Glaser (p. 121-122). A propos de celui qui est consacré à Daniel Lesueur, Nietzschéenne, note: "M. Glaser a décidément un sens critique des plus justes; pour lui Nietzsche est commenté dans le roman de Mme Daniel Lesueur, Nietzschéenne, « d'une façon si lumineuse tout à la fois, et si typique, que, grâce à vous, lui dit-il, nous entendrons peut-être désormais dire moins de sottises sur le compte du pauvre et grand philosophe allemand ». Si encore c'était de l'ironie." (p. 122)

 

SEGOND J., "Georges Berguer. - La notion de valeur, sa nature psychique, son importance en théologie", {I. Théorie de la connaissance}, in Revue philosophique de la France et de l'étranger, tome 68, n°9, septembre 1909, p. 292-297.

Compte-rendu du livre de Georges Berguer. Signale la division de l'ouvrage en trois partie : "1° une solution directe et théorique du problème de la valeur; 2° une contre-épreuve positive, qui consiste dans une analyse du fait de la conversion ; 3° une contre-épreuve négative, qui consiste dans l'analyse d'un cas anormal, celui de Nietzsche, lequel refuse à admettre le critère normal de l'évaluation." (p. 292) Détaille le contenu de cette troisième partie en citant : elle "montre où l'on arrive en refusant d'évaluer selon le critère de l'obligation." Ajoute en citant à nouveau : "elle "montre" donc "qu'on ne saurait remplacer l'obligation par un succédané quelconque sans entraîner l'humanité aux abîmes, en la privant du seul critère qui lui permette de juger de la vie et des choses de la vie"." (p. 296)

 

Anonyme, "Le surhomme devant l'occultiste", {Ca et là}, in L'Univers, 12 septembre 1909, p. 1.

Cite Edouard Schuré qui raconte la rencontre de Rudolf Steiner avec Nietzsche, à Naumburg.

 

FAGUET Emile, "Ecce Homo, par Frédéric Nietzsche", {Revue des livres}, in Annales politiques et littéraires, 19 septembre 1909, p. 267-269.

 

ERNEST-CHARLES J., "« Ecce homo »", in Gil Blas, 20 septembre 1909, p. 1.

 

Anonyme, {Echos}, in Journal des Débats politiques et littéraires, 23 septembre 1909, p. 2.

Annonce que grâce à des dons, Elisabeth Förster-Nietzsche va créer quatre ou cinq bourses de 1500 à 2000 marks. Elles seront attribuées à des peronnes qui n'auront rien d'autre à faire "que se réjouir, penser à eux-mêmes". 

 

Anonyme, {Art et science}, in Journal de Genève, 24 septembre 1909, p. 2.

A propos d'Elisabeth Förster-Nietzsche qui a fondé le Nietzsche-Archiv, des dons d'argent qu'elle reçoit, qui vont servir à accorder des bourses.

 

LE DIABLE BOITEUX, "La fondation Nietzsche", in Gil Blas, 24 septembre 1909, p. 1.

A propos d'Elisabeth Förster-Nietzsche qui a fondé le Nietzsche-Archiv, des dons d'argent qu'elle reçoit, qui vont servir à accorder des bourses.

 

GYSTROW E., "Nietzsche et son temps", in Le Mouvement socialiste, octobre 1909, p. 194-205.

Constate les déformations qu'a subi la doctrine de Nietzsche : "Les écrivassiers de toute catégorie se sont parés de ses royales dépouilles, en ont orné leurs écrits, et les gueux de toutes les races se sont crus des surhommes au teint blond et aux formes bestiales. Les partis qui, avec les manuscrits du grand homme, ont cru avoir acheté son génie, avaient déjà engagé sur son lit de souffrance une lutte d'injures et de traits envenimés. Et, la grande masse savait qu'il était devenu fou pour avoir trop philosophé. Juste châtiment à ses yeux!" (p. 194)

Soutient qu'il est important que les socialistes doivent formuler leur opinion et démontre que Nietzsche n'est pas romantique (195-198). Evoque la manière de lire et de discuter de Nietzsche : "Nietzsche est un homme qu'on aime à entendre en ses heures tranquilles, on se perd en lui. Mais on ne doit pas parler de lui au milieu du bruit et à la tribune. (...) Les valeurs morales que je puise dans Nietzsche, à côté des valeurs esthétiques, sont innombrables, mais elles m'appartiennent et n'appartiennent qu'à moi ; mon voisin en aperçoit et en tire d'autres. Quand j'entreprends une discussion avec Nietzsche, c'est en silence, pour moi seul, sans appel au public." (p. 200-201)

Ne nie pas la haine et le mépris de Nietzsche pour la démocratie politique (202) mais estime que Nietzsche est proche du socialisme parce qu'il prône le perfectionnement de l'individu, notamment par le mariage (203-204). Ajoute encore que Nietzsche et le socialiste ont en commun le "mépris de toute sentimentalité et l'horreur des piteuses rengaines que soufflent dans leur cornemuse les prétendus amis de la paix." (p. 204)

Conclut donc : "Nietzsche était des nôtres" (p. 204) tout en reconnaissant : "Il a été notre prophète sans le savoir." (p. 205)

 

BOUGRIS H., "Nietzsche et l'antisémitisme", in L'Univers israélite, 1 octobre 1909, p. 81-82.

Certains ont rangé Nietzsche parmi les antisémites. Des lettres publiées de lui récemment publiées dans La Revue montrent le contraire.

 

LE DIABLE BOITEUX, "Nietzsche et Hugo", in Gil Blas, 3 octobre 1909, p. 1.

 

HALEVY Daniel, "Friedrich Nietzsche, Briefe an Mutter und Schwester", {Revue des livres}, Journal des Débats politiques et littéraires, 5 octobre 1909, p. 3.

Le volume de lettres n'a qu'un seul intérêt: montrer qu'il n'existait aucune intimité réelle entre Nietzsche, sa mère et sa soeur, Elisabeth Förster-Nietzsche.

 

HALEVY Daniel, "La fin de Frédéric Nietzsche" in Le Figaro, 9 octobre 1909, p. 4.

Extrait de Daniel Halévy, La vie de Frédéric Nietzsche.

 

Anonyme, "Bibliographie", in Le Courrier européen, 10 octobre 1909, p. 594-595.

Compte-rendu d'Ecce homo et rappel des conditions d'édition en Allemagne, contraires à celles souhaitées par Nietzsche et Henri Albert, en France (p. 594).

 

BATAULT Georges, "Le romantisme de Nietzsche", in Revue du Mois, tome 8, 10 octobre 1909, p. 463-475.

Partant du principe que le romantisme est un mouvement littéraire et philosophique qui a "submergé toute une partie du XIXème siècle et lui a fourni ses lignes de conduite", se propose d'étudier si Nietzsche a subi l'influence romantique, par quels côtés de ses doctrines il participe au romantisme et si on peut le classer parmi les oeuvres romantiques (p. 463).

Estime que Nietzsche a subi le malaise romantique, qu'"il en  souffert, puis avoir traversé victorieusement cette crise, il est devenu pleinement conscient de lui-même, le philosophe de la vie intense." (p. 470) Oppose nettement le héros nietzschéen et le héros romantique et conclut : "Dernier philosophe en date du XIXème siècle, Frédéric Nietzsche, professeur de courage, de confiance et d'énergie, ne nous montre-t-il pas d'un grand geste héroïque, la route à suivre pour être digne de vivre, pour rendre la vie digne d'être vécue, rayonnante et belle?" (p. 475)

 

GLASER Ph. -E., "Petite chronique des lettres", in Le Figaro, 15 octobre 1909, p. 5.

Comte-rendu de Daniel HalévyLa vie de Frédéric Nietzsche, "un fort beau livre", "où les idées du philosophe allemand, si répandues et à la fois si peu connues et si mal comprises, sont éclairées et étudiées à travers sa vie. En des pages merveilleusement compréhensives et documentées, l'auteur nous fait suivre, parallèlement, l'existence tourmentée de l'homme et le calvaire de cette pensée géniale et obscure, jusqu'à la tristesse et au néant de la folie et de la mort."

 

MORSIER E. de, {Faits et documents}, in La Revue, 15 octobre 1909, p. 537-542.

Compte-rendu de Carl Becker, Le culte de Nietzsche, un "réquisitoire impitoyable" contre Nietzsche. (p. 542)

 

Anonyme, "Süddeutsche Monatshefte", {Analyse des revues étrangères}, in La Revue, 15 octobre 1909, p. 551.

Compte-rendu d'un article de Josef Hofmiller sur la publication des lettres de Nietzsche à sa mère et à sa soeur. Note: "L’auteur fait observer, toutefois, que la publication de ces lettres ne répond pas tout à fait à l’attente du public qui réclame une véritable biographie de Nietzsche et se trouve un peu déçu par les notes, gloses, paraphrases et panégyriques que prodigue Mme Fœrster-Nietzsche." 

 

Anonyme, "La vie de Frédéric Nietzsche", {Echos}, in Journal des Débats politiques et littéraire, 16 octobre 1909, p. 2.

Compte-rendu de Daniel Halévy, La vie de Frédéric Nietzsche.

 

ALBERT Henri, "Friedrich Nietzsche: Briefe an Mutter und Schwester", in Mercure de France, 16 octobre 1909, p. 729-733.

 

LICHTENBERGER Henri, "Les tendresses de Nietzsche. Ses lettres à sa mère et à sa soeur", in L'Opinion, 16 octobre 1909.

Article cité d'après les annonces dans la presse (L'indépendant rémois, Le petit bourguignon, Le petit Temps...)

 

DESCHAMPS Gaston, {La Vie littéraire}, in Le Temps, 31 octobre 1909, p. 2.

Compte-rendu de Daniel HalévyLa vie de Frédéric Nietzsche.

 

ALBERT Henri, "Daniel Halévy : La Vie de Frédéric Nietzsche", {Lettres allemandes}, in Mercure de France, tome 82, n°297, 1er novembre 1909, p. 170-171.

Commence par reconnaître que le livre de Daniel Halévy répond "à un véritable besoin" et "résume ce qu'il convient actuellement de connaître des destinées intellectuelles et de la vie extérieure de Nietzsche." (p. 170-171) Regrette même : "L'espace nous manque ici pour appuyer par des arguments tout le bien que nous pensons de la Vie de Frédéric Nietzsche." (p. 171)

Sensible à la discrétion de Daniel Halévy, constate avec reconnaissance que le livre est "sobrement écrit, sans souci de vaines polémiques" et il félicite l'auteur : "M. Halévy traite avec une grande réserve les problèmes (souligné dans le texte) sur lesquels les Allemands se sont appesantis depuis dix ans. Les détails concernant les relations du philosophe avec Overbeck, sur le "malentendu" Lou Salomé, ne sauraient nous intéresser."

Continue sur ce sujet, s'identifiant totalement à Halévy : "Réservons aussi notre jugement sur les causes de la maladie de Nietzsche, car les documents les plus importants nous font encore défaut pour pouvoir parler en connaissance de cause."

Sensible au travail de Daniel Halévy, travail sur les documents à l'aide de tous les témoignages sérieux disponibles, apprécie particulièrement que Daniel Halévy ait réussi à se faire "une opinion personnelle" : "M. Halévy a utilisé avec beaucoup de bonheur les trois volumes de la biographie de Nietzsche écrite par sa soeur, ainsi que les recueils de correspondance. De ci de là il a pu corriger ses appréciations, fixer tel épisode mal connu d'après des volumes de souvenirs publiés dans ces dernières années, ceux de Deussen, de Lansky, de Mlle de Meysenbug. Le volumineux pamphlet de Bernouilli, qu'il a consulté avec la prudence qui s'imposait, lui a également fourni quelques matériaux."

Conclut en regrettant : "Nous pourrions reprocher à M. Halévy d'avoir trop laissé dans l'ombre la personnalité de la soeur de Nietzsche. Evidemment, le rôle joué par Mme Foerster a été considérablement grossi, même par certains critiques français. Mais, de là à ignorer à peu près complètement celle qui fut pendant de longues années la compagne de tous les instants, il y a un pas considérable à franchir. Halévy n'a pas voulu s'expliquer dans son livre au sujet de cette singulière réserve (il l'a fait ailleurs), mais s'il consent à relire attentivement les deux volumes de lettres de famille du philosophe, son esprit d'équité le forcera à convenir qu'il est allé trop loin dans son ostracisme."

 

OSSIP-LOURIE, "Voprossi filosofii i psychologuii", {Revue des périodiques étrangers}, in Revue philosophique de la France et de l'étranger, tome 68, n°11, novembre 1909, p. 548-550.

Compte-rendu d'un article de V. F. Tschige intitulé "Nietzsche moraliste". (p. 549-550) Note que l'auteur est "un grand admirateur de Nietzsche qu'il compare à Hegel et Comte, "les plus grands penseurs du XIXe siècle"." Remarque qu'en tant que psychiatre, il "nie l'influence de la maladie de Nietzsche sur ses facultés intellectuelles." Précise qu'il réfute l'opinion d'Alfred Fouillée selon lequel "Nietzsche est un anarchiste, antilibertaire, antiégalitaire pour qui, toute la morale étant abolie, le mieux est qu'un bon tyran fasse la loi." Ajoute que selon Tschige, "Nietzsche n'est pas seulement un négateur et un démoralisateur, mais aussi et surtout un constructeur." (p. 549).

 

SEGUR Nicolas, "Nietzsche et les origines de sa philosophie", in La Revue, tome 83, 1er novembre 1909, p. 46-61.

 

WEBER Louis, "La morale des idées-forces", {Etudes critiques}, in Revue de métaphysique et de morale, tome 17, n°6, novembre 1909, p. 836-847.

D'après Alfred Fouillée, "l'homme étant un animal scientifique, est ipso facto un animal moral, quoi qu'aient pu prétendre un Stirner et un Nietzsche." (p. 838) Cite intégralement un passage de Fouillée : "Quant aux Nietzschéens, ce sont des romantiques attardés, de petits Rousseaux égarés en plein vingtième siècle, des rétrogrades sous le masque de révolutionnaire, des naïfs qui se croient des Satans." (p. 847)

 

LASSERRE Pierre, "La vie de Nietzschein L'Action française, 2 novembre 1909, p. 3.

Compte-rendu de Daniel HalévyLa vie de Frédéric Nietzsche

 

RIVAROL, "Le Surcrétin", in L'action française, 6 novembre 1909, p. 1.

Se moque du néologisme "survol" inventé par Jean Aicard.

 

BALLOT Marcel, "La vie de Frédéric Nietzsche", {La Vie littéraire], in Le Figaro, 8 novembre 1909, p. 4.

Etude de Daniel Halévy, La vie de Frédéric Nietzsche. Suite et fin publiée dans Le Figaro, 15 novembre 1909, p. 5.

 

LE DIABLE BOITEUX , "Un débat nietzschéen", in Gil Blas, 11 novembre 1909, p. 1.

A propos de la proposition de donner à une rue de Weimar le nom de Nietzsche.

 

Anonyme, "Jurisprudence", in Le droit d'auteur, 15 novembre 1909, p. 146-148.

Allemagne: "Lettres missives de Nietzsche; conditions dont dépend la protection du droit d'auteur à leur égard. Garanties pour la remise d'une copie à délivrer aux héritiers par les destinataires. (Tribunal de l'Empire, 1re ch. civile. Audience du 7 novembre 1908.)"

Une note précise: "Arrêts du Tribunal de l'Empire en matière civile, vol. 19; p. 401. V. le jugement de la Cour d'appel de Thuringe, à Jéna, prononcé le 6 novembre 1907, ainsi qu'un exposé détaillé du procès, Gewerblicher Rechtsschutz und Urheberrecht, 1908, n° 4, p. 129 a 132.

Détaille sur trois pages la position de la demanderesse, Elisabeth Förster-Nietzsche, qui s'oppose à la publication des lettres de Nietzsche à Franz Overbeck.

 

BALLOT Marcel, "La vie de Frédéric Nietzsche (Fin)", {La Vie littéraire}, in Le Figaro, 15 novembre 1909, p. 5.

Suite et fin de l'étude de Daniel Halévy, La vie de Frédéric Nietzsche. Voir le début publié dans Le Figaro du 8 novembre 1909, p. 4..

 

TRIBOULETTE, ""Sur" à toutes les sauces", {Choses et autres}, in La Vie parisienne, 20 novembre 1909, p. 855.

 

BOURDEAU Jean, "Frédéric Nietzsche et Richard Wagner", in Journal des Débats, 23 novembre 1909, p. 1.

 

Anonyme, "Nietzsche et la Suisse", {Notes du jour}, in Journal de Genève, 23 novembre 1909, p. 1.

 

Anonyme, "Instantané. M. Daniel Halévy", {Echos}, in Le Figaro, 26 novembre 1909, p. 1.

Eléments biographiques sur Daniel Halévy et éloge de sa Vie de Frédéric Nietzsche qui lui vaut "les suffrages de tout le public éclairé".

 

SALOMON Michel, "La vie de Frédéric Nietzsche", in Journal de Genève, 29 novembre 1909, p. 1.

Compte-rendu de Daniel HalévyLa vie de Frédéric Nietzsche

 

GUERNUT Henri, "Le travail de Zarathoustra, par Daniel Halévy", in La Revue socialiste, tome 49, juillet-décembre 1909, p. 760.

Cinq lignes sur les circonstances tragiques dans lesquelles, selon Daniel Halévy, naquit l'ouvrage et sur la sensibilité aiguë de Nietzsche.

 

SEVERAC J. -B., "La Vie de Frédéric Nietzsche, par Daniel Halévy", {Revue des livres}, in Le mouvement socialiste, décembre 1909, p. 395-396.

Commence par postuler, Elisabeth Förster-Nietzsche et Henri Lichtenberger l'ont toujours affirmé : "S'il est toujours vrai que la vie d'un poète, d'un artiste ou d'un philosophe est le commentaire indispensable de son oeuvre, c'est tout particulièrement vrai quand il s'agit de Frédéric Nietzsche." (p. 395)

Continue en citant un passage de La philosophie de Nietzsche d'Henri Lichtenberger qui explique que celle-ci est "avant tout l'histoire de son âme." Séverac ajoute aussitôt : "Toute biographie de Nietzsche - à condition qu'elle soit exacte - nous aidera singulièrement à comprendre sa pensée. Mais elle sera d'autant plus précieuse qu'elle se donnera davantage comme un commentaire de l'oeuvre. Les détails extérieurs, les petits faits de la vie matérielle auront peu de prix. Les études, les amitiés, les actes, les milieux géographiques jetteront au contraire une lumière très vive." (p. 396)

Reconnaît que c'est la tâche que s'est fixé Daniel Halévy : "Il a voulu nous faire connaître le Nietzsche "intérieur". (...) Les recherches, les lectures, les voyages, les méditations nécessaires à l'accomplissement d'une telle tâche, on devine que M. Daniel Halévy les a tous faits. On sent qu'il connaît dans tous ses détails l'existence de Nietzsche. Mais toutes ces choses n'ont été pour lui que les matériaux bruts de l'oeuvre à réaliser." (p. 396)

Conclut en adressant à Halévy le plus beau des compliments et exprime explicitement ce que le livre représentera désormais en France: "Le résultat est que La Vie de Frédéric Nietzsche est un beau livre en même temps qu'un livre vrai. C'est par sa lecture qu'il faudra désormais commencer ou recommencer l'étude de la philosophie de Nietzsche, et, au cours de cette étude, c'est au livre de M. Daniel Halévy qu'il faudra recourir s'il advient que l'on se sente perdu." (p. 396)

 

MEUNIER Mario, {Les revues}, in Le Feu, 1er décembre 1909, p. 257-258.

Compte-rendu de l'article de Nicolas Ségur sur Nietzsche dans La Revue.

 

SCHLUMBERGER Jean, "Notes", in Nouvelle revue française, n°11, 1er décembre 1909, p. 416-427.

Compte-rendu de La vie de Frédéric Nietzsche par Daniel Halévy (p. 420-423)

 

GIDE André, "Journal sans date", in Nouvelle revue française, n°11, 1er décembre 1909, p. 407-415.

Attaque vivement Pierre Lasserre qui a critiqué la biographie de Daniel Halévy (p. 408-412)

 

WYZEWA Teodor de, "La mère de Frédéric Nietzsche", in Le Gaulois, 4 décembre 1909, p. 4.

 

BOURDEAU Jean, "L'expérience sentimentale de Nietzsche" in Journal des Débats, 21 décembre 1909, p.1.

 

SAINT-GEORGES DE BOUHELIER, "L'Immoralisme et son Prophète", in L'Echo de Paris, 21 décembre 1909, p. 1.

 

ARTICLES AVEC NIETZSCHE 72

 

PICAVET François, "Thomisme et philosophie médiévale (fin)", {Revue générale}, in Revue philosophique de la France et de l'étranger, tome 67, n°1, janvier 1909, p. 57-68.

Signale des articles de la Revue néo-scolastique qui évoquent une "conspiration ourdie par un certain nombre de catholiques de France contre la philosophie scolastique" (p. 60) et cite : "(...) sous prétexte de rajeunissement, (...) la philosophie scolastique sera remplacée par l'étude autrement pratique de l'évolution progressive des idées philosophiques modernes, pendant toute la période qui s'étend de Bacon à Nietzsche." (p. 61)

 

CHARBONNEL Victor, "La renaissance du paganisme", in Akademos, tome 1, 15 janvier 1909, p. 26-33.

Recherche les causes de la renaissance du paganisme qu'il constate. Evoque le rôle du positivisme et de Renan et ajoute : "Enfin, la philosophie de Nietzsche a singulièrement contribué à systématiser les tendances que les oeuvres précédentes avaient flattées et entretenues ; elle a répandu, plus que toute autre, le mépris des morales anciennes." (p. 28) Constate que certains ont objecté à Nietzsche : "Admettons que vos prémisses soient justes et que vous ayez raison de faire table rase des morales anciennes! Ne comprenez-vous point que votre système n'est qu'un encouragement à l'orgueil des médiocres, autorisés par vous à se croire capables d'atteindre à l'idéal du surhomme?..." (p. 29) Remarque pour sa part : "A supposer que la lecture des écrits du philosophe allemand fasse naître chez quelques impuissants des illusions grandioses qui les mèneront aux déceptions les plus cruelles, faudra-t-il s'en plaindre à l'excès?... Tôt ou tard, mécaniquement, le triage s'opérera entre les dégénérés et les forts." (p. 29)

Loue Nietzsche "d'avoir sapé, en même temps que le morne pessimisme de Schopenhauer, la Raison pratique de Kant, ce docteur officiel de l'Eglise laïques, dont l'influence est encore prépondérante dans l'Enseignement où trop d'esprits, soi-disant affranchis de tout préjugé, adhèrent à cet étroit dogmatisme." (p. 30)

Considère qu'en somme, "ce qui importe, c'est bien moins d'assurer le pâturage au troupeau confus, que de mettre en lumière les fronts olympiens!" S'en félicite en remarquant : "Et seuls protesteront les utopistes pour qui la fraternité attendrie est un besoin et l'égalité absolue, un dogme! Seuls se récrieront ceux qui se plaisent à être éternellement dupes ou qui se sentent comprimés dans les lisières de leur incurable médiocrité!" (p. 31)

 

VANNOZ Léon, "Les aspirations de la jeunesse intellectuelle", in La Revue, 15 janvier 1909, p. 145-156.

Parmi les tendances nouvelles initiées par Bergson, constate que l'intelligence et la raison "ne sont pas le tout de l’homme, et qu’il est une autre connaissance, aussi légitime et fondée que celle qu’elles nous procurent. Par-delà le domaine des abstractions, il y a la vie profonde, la sensibilité, l’instinct, la volonté, qui se résolvent, par instants, en intuition. Schopenhauer, Nietzsche déjà nous avaient conduits dans cette voie, mais peut-être les études de M. Bergson, par leur finesse et leur documentation biologique, ont-elles singulièrement renforcé et précisé les aperçus de ses illustres devanciers." (p. 150)

Montre l'importance de ces nouvelles tendances dans de nombreux domaines (politique, social, moral, esthétique...)

 

GILLARD, "Les droits de l'enfant", in Le Volume, 16 janvier 1909, p. 218-220.

Dénonce l'hypocrisie du mariage. Approuve les vues de Nietzsche sur le mariage et l'enfant et cite Ainsi parlait Zarathoustra (p. 219).

 

RAPPOPORT Charles, "La Faillite morale de la Bourgeoisie", in Le Midi socialiste, 17 janvier 1909, p. 1.

Note: "De Bonald, Joseph de Maistre, et tout récemment, Nietzsche, le philosophe des hoberaux allemands et polonais, ont précédé M. Georges Soreî, dans les Réflexions sur la violence, prêchant le culte de la cruauté qui, dans la pratique, aboutit tout naturellement à la glorification de la bête humaine et du régime de l’exploitation de l’homme par l’homme."

 

DOUMIC René, "Le droit au bonheur", in Le Gaulois, 22 janvier 1909, p. 1.

Constate le succès de cette idée fausse: le droit au bonheur. Affirme qu'il n'est pas difficile de reconstituer la série des modes littéraires qui ont précédé et préparé ce dogme de la morale nouvelle. Tout remonte à une poussée d'individualisme vingt ans auparavant; puis Ibsen, puis Nietzsche.

"L'influence d'Ibsen était à la veille de s'épuiser quand elle fut reprise et renforcée par celle de Nietzsche. Entre ces deux penseurs, il n'y a, je le sais, que des différences. Mais, encore une fois, il se fait dans les cerveaux les amalgames les plus inattendus, et nous sommes habiles à tirer, même des doctrines les plus contradictoires, des matériaux pour édifier notre propre théorie. La théorie du "surhomme", interprétée d'une certaine façon, est si commode! Les obligations, les devoirs, tout ce qui rend la vie difficile, est bon pour le commun des mortels. Il faut une religion pour le peuple et il faut une morale pour les hommes ordinaires; l'homme supérieur en est dispensé. Cela est bien agréable à savoir! Il n'est alors que de choisir la meilleure part et de se ranger dans la bonne catégorie."

La théorie du droit au bonheur a tout envahi: essais, romans, théâtre. Remise en cause du mariage, féminisme: un vent de folie souffle sur la littérature européenne. "C'est un obscurcissement de la conscience universelle".

 

ARCHAMBAULT Paul, "Autour d'une doctrine", in Le Sillon, n°2, 25 janvier 1909, p. 77-80.

Dénonce les orientations agnostiques, amorales et achrétienne de l'Action française. Reproduit une lettre de Georges Valois (p. 78-79) qu'il avait accusé dans un article du 25 décembre 1908. Georges Valois se défend:

Votre collaborateur me paraît avoir été mal informé, ou avoir jugé après une lecture très superficielle et incomplète à coup sûr, car il me paraît impossible de dire d'un ouvrage qui est un développement, dont l'esprit du dernier chapitre s'oppose en quelque sorte à l'esprit du premier, qui part de la barbarie, de l'absence de foi et de loi pour aboutir à l'extrême civilisation et au Christ, il est impossible, me semble-t-il, de dire de cet ouvrage qu'il est directement inspiré de Nietzche. Le vrai est que je suis parti du point Nietzche, ou plutôt de l'état où, débarrassé par lui des « nuées », je cherchais une voie. J'ai très précisément expliqué cela dans l'Introduction de l'Homme qui vient : « Je dois à Nietzche ma libération », ai-je écrit (p. 8), et j'ai ajouté : « Ces étrangers, en somme, ne nous suffisent pas : avec eux, nous pratiquons le culte de la Force, mais nous autres, Français, nous entendons pratiquer, lorsque nous équilibrons notre esprit, un culte plus parfait : celui de l'ordre. Ce n'est pas Nietzche qui nous l'enseigne » (p. 11). La conclusion de cette introduction est d'ailleurs parfaitement étrangère à l'esprit nietzchéen : « travailler et prier : toute la dignité de l homme est là et toute sa grandeur. Et tout devoir humain, toute nécessité humaine se résume essentiellement en ces deux mots..."

Argumente un peu mais Paul Archambault persiste.

 

GAULTIER Jules de, "Les deux erreurs de la métaphysique", in Revue philosophique de la France et de l'étranger, tome 67, n°2, février 1909, p. 113-141.

Expose la théorie de la connaissance de Kant en renvoyant à un de ses propres ouvrages sur Nietzsche. (p. 128)

 

RZEWUSKI Stanislas, "La Criminelle", in Le Gaulois, 3 février 1909, p. 3.

Roman. L'héroïne, la comtesse Rostoff "était bien une de ces reines de beauté et d'orgueil dont le monde d'aujourd'hui acclame la souveraineté, un de ces êtres néfastes, charmants et redoutables qui ne connaissent point d'autre loi que celle de leur volonté et de leur orgueil, qui ne pardonneraient pas une injure, mais eux-mêmes une fois terrassés ou vaincus par le sort, n'acceptent pas de pardon.

Le dur, l'implacable Nietzsche, le philosophe à la mode des temps présents, l'ennemi des faibles, le panégyriste de la violence et de la force était son maître et son guide dans la vie".

 

CASE Jules, "Les doigts de fée", in Gil Blas, 4 février 1909, p. 1.

A propos d'un roman de Marcel Boulenger et d'un personnage "nietzschéen", note: "On ne s'étonnera pas de voir surgir dans ce roman la grosse moustache et les yeux flamboyants de Frédéric Nietzche. Il est l'invité de rigueur de tout écrit moderne. On peut même dire qu'on se l'arrache. Car il a assez de complaisances ou du moins un évangile suffisamment sibyllique pour permettre aux uns et aux autres, fussent-ils d'irréductibles ennemis, de se recommander, à raisons égales, de son entraînante parole.

Notre orfèvre, par exemple, qui, sauf erreur, a tous les caractères du bijoutier de la Reine, peut l'invoquer en toute sécurité. Mais ses

adversaires, les croquants de la République, prêts à saccager toutes les beautés pour arriver, parlent, eux aussi, la langue de Zarahoustra."

 

DRUMONT Edouard, "L'Ex-Abbé Loisy au Collège de France", in La Libre parole, 20 février 1909, p. 1.

Cite un article de J. Sortel dans Le Progrès de Salonique: "Le surhomme de Nietzsche est juif. Ce fou génial, qui transcrivit les prophéties de Zarathustra, était Juif par sa mère. Sa table des valeurs transvaluée est un code du parfait anarchiste. Marx et Lassalle, ce sont des Juifs. Si la Société chancelle sur ses bases, c'est que ces apôtres, ces nabis modernes l'ont ébranlée avec le souffle puissant de leur verbe régénérateur.

Flavien Brenier réagit à cet article dans La Bastille, le 27 février 1909.

 

BRENIER Flavien, "Les Juifs et la Réforme", in La Bastille: journal antimaçonnique, 27 février 1909, p. 3-4.

Réagit à l'article d'Edouard Drumont dans La Libre parole du 20 février 1909. Cite à son tour un article de J. Sortel dans Le Progrès de Salonique: "Le surhomme de Nietzsche est juif. Ce fou génial, qui transcrivit les prophéties de Zarathustra, était Juif par sa mère. Sa table des valeurs transvaluée est un code du parfait anarchiste. Marx et Lassalle, ce sont des Juifs. Si la Société chancelle sur ses bases, c'est que ces apôtres, ces nabis modernes l'ont ébranlée avec le souffle puissant de leur verbe régénérateur."

 

Anonyme, "Les suicides dans la jeunesse", in La Croix, 27 février 1909, p. 4.

Détaille les résultats d'une enquête sur le suicide de jeunes en Suisse. Parmi les causes: "des lectures démoralisantes (Nietzsche, Zola, Schopenhauer)".

 

BALDENSPERGER Fernand, "Le procès de l'individualisme", in Mercure de France, 1er mars 1909, p. 24-39.

Note: "Bien des indices, à l'heure présente, se rencontrent et se renforcent pour annoncer, dans divers domaines, un phénomène dont on pouvait désespérer il y a quelques années: le retour d'attention, au moins théorique" à l'individualisme.

Remarque le rôle de Nietzsche dans ce retour: "Il est possible que la diffusion des idées de  Nietzsche soit pour quelque chose dans cette résistance opposée par l'individualisme aux excès des doctrines communautaires; et on doit savoir gré à ses traducteurs et à ses exégètes français d'avoir fortifié cette citadelle aristocratique. Cependant, il fallait que la divulgation du nietzschéisme perdît sa roideur agressive et émoussat sa pointe pour que le bénéfice en fût assuré: le tumulte dionysiaque a dû au préalable se calmer, et l'on s'est

convaincu, en somme, que le surhomme ne viendrait jamais." (p. 24-25)

Suppose aussi l'influence de Tolstoï et l'insuffisance des morales uniquement altruistes.

 

CHIAPELLI Alessandro, "Naturalisme, humanisme et philosophie des valeurs", in Revue philosophique de la France et de l'étranger, tome 67, n°3, mars 1909, p. 225-255.

Constate que le pragmatisme, qui "tire sa force de la critique du naturalisme",  "enlève aussi tout crédit à ce qui fait le fond de la culture moderne, à la recherche scientifique (...)." (p. 239-240)

Compare : "De même que Nietzsche a renversé le tableau des valeurs morales, le pragmatisme retourne le système des valeurs de la connaissance en substituant au concept, qui devient pour lui un pur expédient, l'intuition, de façon à aboutir à un radicalisme empirique." (p. 240)

 

WEBER Louis, " La morale d'Epictète et les besoins présents de l'enseignement moral ", in Revue de métaphysique et de morale, tome 17, n°2, mars 1909, p. 203-236.

En matière éducative, désire qu'on insiste sur le contraste entre le moral et l'immoral, le bien et le mal et déplore : "(...) on saute volontiers, chez nous, d'une exagération à l'autre : les petits-fils de nos égalitaires de 1848 s'engouent de l'idéal hyper-aristocratique de Nietzsche. L'Uebermensch est à la mode. Ce n'est certes pas sur cet idéal extravagant, imagination d'un paralytique au début de sa maladie, que se modèlera la réalité éthique de demain. Il n'exprime pas moins cependant, sous une forme boursouflée et quasi caricaturale, le besoin ressenti par la société contemporaine d'hommes choisis, spécialement entraînés, qui ne reflètent pas seulement les idéaux ordinaires, dépréciés parce qu'ils sont tombés dans le domaine des médiocres, mais qui donnent l'exemple d'une action morale supérieure au niveau moyen." (p. 216)

 

BOUGLE Célestin, "Opinions. A la CGT", in La Dépêche, 3 mars 1909, p. 1.

S'interroge sur les orientations de la CGT. Note que les aphorismes de Nietzsche et les métaphores de Bergson ont servi à construire un syndicalisme antidémocratique.

 

MARNI J., "Souffrir", in Le Journal, 18 mars 1909, p. 2.

Roman. Un jeune homme soutient "à la Sorbonne, dans l'amphithéâtre Descartes, une thèse latine et une thèse française: Les Sources françaises de la philosophie de Nietzsche."

En volume: Juven félix, 1909, in12.

 

RESCLAUZE DE BERMON Mme, Le lien, in L'Eclair, 18 mars 1909, p. 2.

Roman inédit. Met en scène une femme insensible: "Avant de rentrer chez elle, Mme Bresle s'arrêta au Louvre pour quelques emplètes. Comme elle remontait en voiture, une enfant en haillons, le visage bleui sous une capeline dont l’usure avait ajouré les mailles, lui tendit des épingles plantées dans un papier rose. Elle passa, indifférente, mettant sans pitié entre elle et la petite main tuméfiée qui l'implorait, la portière qu’elle referma d’un coup sec.

Et cette femme qui, pelotonnée dans ses fourrures, les pieds sur la bouillotte, fixait d’un regard insensible les plus pitoyables misères, avait la prétention d'être philanthrope. Rêvant avec Nietzsche d’une liberté qui ramènerait l’homme à l’état de nature, elle éprouvait pour l’humanité en général cette pitié vague qui flotte dans les romans de Tolstoï." Elle est d'un esprit "calculateur et froid, nourrie de lectures subversives, avec le goût dangereux du paradoxe et le besoin d'étonner son prochain".

Evocations de Nietzsche dans la suite du roman, cf. L'Eclair du 20 mars et du 27 mars 1909.

 

Collectif, "Adhésions et objections", in Poesia, vol. 5, n°6, avril 1909, p. 5-11.

Réactions au Manifeste du futurisme (publié dans Le Figaro le 20 février 1909) et à une interview de Marinetti: "Les victoires du futurisme". Réaction d'André Ibels (p. 6-7) qui conclut ainsi:

"Vivent les Vivants ! Tuons les Morts ! Vinci, le Tasse, Corneille, Dante, ne sont que des souvenirs.., mais des souvenirs qui nous forcent à piétiner sur place. En verité qu'on délaisse leurs oeuvres !... Chaque époque ne doit avoir que ses artistes, et ceux-ci, vieillis, doivent disparaìtre sitòt que se lève une aube nouvelle. Que m'importe de vivre demain dans la mémoire des hommes?... C'est le soleil radieux d'aujourd'hui que je désire et que je veux de toutes les forces de mon corps et de mon esprit assez émancipé pour savoir que le geste seul affirme la vie — et l'affranchit ! Les imbéciles ne manqueront point de dire que c'est là du Nietzschisme, comme si, avant Nietzsche, l'homme n'avaint pas osé penser et agir! Mais hélas... tout cela n'est, et ne sera encore pendant longtemps, que de la littérature !..." (p. 7)

 

LE DIABLE BOITEUX, "La bonne bibliothèque", in Gil Blas, 3 avril 1909, p. 1.

Signale une enquête réalisée par une revue franco-italienne (Coenobium) pour déterminer les "quarante vrais immortels, les quarante écrivains dont un "libre cénobite" composerait sa bibliothèque". Dante est premier; Nietzsche arrive en 23ème position.

  

VONTADE Jacques, "La Lueur sur la cime", in La République française, 4 avril 1909, p. 2.

Les personnages discutent des idées de Nietzsche.

 

BOUGLE Célestin, " Syndicalistes et bergsoniens", in Revue du mois, tome 7, 10 avril 1909, p. 403-416.

Constate que les théoriciens du syndicalisme révolutionnaire ne sont pas issus de la classe ouvrière mais qu'il s'agit d'intellectuels, des "évadés de la classe ennemie" (p. 404) qui "portent, à des degrés divers, les marques d'une forte culture, ou scientifique, ou littéraire. Ils ne peuvent se retenir de citer, dans leurs savants commentaires de la pensée syndicaliste, non seulement du Marx ou du Proudhon, - cela va de soi, - mais du Nietzsche, du Hegel, et par dessus tout du Bergson." (p. 405)

 

Anonyme, "Le Bottin des lettres", in L'Intransigeant, 11 avril 1909, p. 2.

Anecdote: "B..., qui est mort récemment, était un éditeur confiant, mais peu lettré. Un jour que nous regardions les livres nouveaux à  un étalage, me désignant un ouvrage, paru à une librairie célèbre par son intransigeance littéraire :

—« Hein ! ces esthètes, ils ont capitulé, les voilà qui éditent de la physique amusante!

C’était la Gaya Scienza (la Gaie Science) de Frédéric Nietzsche!"

 

LICHTENBERGER Henri, "Malwida de Meysenbug. - Le Soir de ma Vie", {Littérature allemande}, in Revue universitaire, tome I, n°4, 15 avril 1909, p. 369.

Souligne que les "souvenirs historiques ne sont pas la partie la moins intéressante du volume" et énumère : "Mlle de Meysenbug avait des amis dans toute nation et de tout parti : Wagner, Nietzsche, Liszt, M. et Mme Minghetti, Alex. Warsberg, Romain Rolland, M. de Bülow, etc."

 

ALBERT Henri, "G. Ouckama Knoop : Aus den Papieren des Freiherrn von Skarpl", {Lettres allemandes}, in Mercure de France, tome 78, n°284, 16 avril 1909, p. 732-733.

Au sujet de certains propos du héros, le baron Skarpl, remarque : "Involontairement, ces boutades nous font penser aux sentences de Zarathoustra. Mais l'auteur semble avoir deviné les rapprochements que l'on ne manquera pas de faire et il s'en est expliqué en faisant dire à Skarpl que Nietzsche "n'est pas son prophète". Il trouve chez lui trop de théologie. Ses propos sont ceux d'un prédicateur tombé dans la démence. Il ne parle pas comme un fils des dieux qui a grandi en liberté.  Chez le demi-aristocrate Nietzsche, Skarpl croit deviner l'homme qui n'a jamais joui d'une parfaite santé sexuelle." (p. 733)

 

L.L., "Choses et autres", in L'Univers israélite, 23 avril 1909, p. 178-181.

Citation: "Antisémite est un nom pour les ratés" (Nietzsche)" (p. 179)

 

LALO Charles, "Beauté naturelle et beauté artistique", in Revue philosophique de la France et de l'étranger, tome 67, n°5, mai 1909, p. 480-518.

Constate que même dans "les arts imitatifs, comme a peinture et le plus souvent la littérature, l'imitation est loin d'être absolue" sans quoi l'art "cesserait aussitôt d'être lui-même" et cite une phrase de Nietzsche : "Avec la nature sans style aucun, dit Nietzsche, l'art n'a rien à faire". (p. 495)

 

LECOQ Jean, "L'Education pessimiste", {Propos d'actualité}, in Le Petit journal, 28 mai 1909, p. 1.

A propos du suicide d'un jeune garçon de quatorze ans, s'indigne des lectures pessimistes (Nietzsche, Schopenhauer...) que ses maîtres et ses parents ont autorisées.

 

COULON Marcel, "La complexité de Remy de Gourmont", in Mercure de France, 1er juin 1909, p. 385-416.

Souligne les affinités de Remy de Gourmont avec Nietzsche.

 

LABERTHONNIERE L., "Une alliance avec L'Action française. Réponse à M. Pedro Descoqs", in Annales de philosophie chrétienne, t. 10, juin 1909, p. 277-345.

Réponse à un article de Pedro Descoqs. Persiste à dénoncer l'influence de Nietzsche sur les orientations de membres de L'action française.

 

CANUDO Ricciotto, "Le théâtre", in La Phalange, 20 juin 1909, p. 150-158.

A propos de la pièce d'Henri-René Lenormand, Les possédés, jouée au Théâtre des Arts (p. 154-158).

Juge: "navrant". Et: "Zarathoustra aurait souri longuement devant la pièce de M. Lenormand, mais le sachant jeune, et en art au moins peu expérimenté, il serait allé avec bonté lui donner des conseils : celui-ci surtout que Nietzsche a noté de sa main : « Près des fleurs, des herbes et des papillons il faut savoir s'abaisser à la hauteur d'un enfant qui les dépasse à peine... Celui qui veut prendre part à toute les bonnes choses doit aussi s'attendre à avoir des heures où il est petit ». Et il lui aurait rappelé aussi peut-être qu'un « génie » ne sort pas tout armé du cerveau de son père, mais qu'il n'est au contraire que la résultante d'une longue formation, martelée par tous les coups, mentaux, moraux, sentimentaux de la vie hostile."(p. 157)

 

VALIN Pierre, "L'évolution de la philosophie du 19e au 20e siècle. Science et philosophie", in La Phalange, 20 juin 1909, p. 159-177.

Suite le 20 juillet et le 20 août, fin le 20 septembre 1909.

Commence: "Malgré les différences personnelles de tempérament, de génie, d'habitudes, les penseurs les plus en vue d'une

période intellectuelle semblent être entraînés, quelquefois malgré eux, par un même courant, vers une même direction. (...), la tendance générale du siècle dernier, particulièrement en France, a été marquée avec tant de netteté qu'il n'est pas difficile de la caractériser": "démontrer  l'impossibilité radicale de toute philosophie sérieuse".

Insiste: "Je me suis, après tant d'autres, laissé entraîner à défendre la philosophie. C'est qu'elle fut tant attaquée dans ces dernières années !" Nietzsche a "maltraité la philosophie" (p. 161) et les "philosophes de vocation ou de profession ne l'ont guère ménagée, eux non plus. La plupart ne songent plus à édifier, mais à détruire ; les grandes constructions métaphysiques du début du siècle, celles de Hegel, par exemple, sont considérées plutôt froidement. Comme les Ribot, les Janet, les Binet, on aspire surtout à faire de la philosophie une partie des sciences d'observation, d'expérimentation, d'analyse.

Bilan: "(...) tandis que les uns nient toute philosophie non expérimentale ; que les autres, suivant la même idée, appliquent à des observations leurs facultés généralisatrices, un troisième groupe, celui des ratiocineurs, s'efforce, selon l'expression de M. Rageot, « de replâtrer le Kantisme selon la marche de la science » ou d'adapter le positivisme à un certain idéalisme qui lui ressemble comme un frère cadet.

Observe: "De Fichte à Schelling, de Schelling à Hegel, puis, indirectement, à Schopenhauer et à Nietzsche, la négation du monde est allée s'affirmant, et ses adeptes sont toujours plus certains de la vérité de leur erreur" (p. 165)

Montre les similitudes entre Nietzsche et Haeckel (p. 168) et Nietzsche et Henri Poincaré (p. 169) quant à la "valeur" de la vérité. Cf. Poincaré, La Valeur de la science et La science et l'hypothèse.

  

DAUDET Léon, "Les Poisons de l'adolescence", in L'Action française, 6 juin 1909, p. 1.

Part d'un fait divers, un lycéen qui s'est suicidé, qu'il attribue l'influence démoralisante de la philosophie allemande en France. En 1884 déjà et note: "Nietzsche n'existait pas encore en tant que fétiche de pensée. Pour la bonne raison qu'il promenait alors son début

de paralysie générale et le plan de la quatrième partie de son satané Zarathoustra autour des lacs de l'Engadine. Mais nous avions pour le remplacer Hartmann et la Philosophie de l'lnconscient. On jouait à se désespérer avec ce fameux inconscient, mer sombre, froide et sans rivages où l'on peut pêcher toute espèce de poissons, à la manière de Monaco-Roulette, et piquer une tête quand on en a décidément assez du monde des apparences et du poids du Fatum. J'ai gardé mes cahiers d'alors. Quand j'en ouvre un, par hasard, je retrouve cette odeur de désenchantement, de cave humide, qui émane de ces diables d'hyper-criticistes. Les misérables ont-ils assez tirebouchonné les cerveaux de ceux que mon père appelait: les petits de la Défaite!"

 

SERNADA Fernand, "La Féministe", in Gil Blas, 24 juin 1909, p. 1.

Moqueries contre la féministe, avec par exemple: "Elle a lu Karl Marx, Schopenhauer et Nietzsche, ce qui ne l'a point empêchée de vibrer à des strophes de Musset et de se sentir délicieusement triste  aux mélodies de Schumann"

Finit: "Son but, c'est le grand soir féminin, l'heure sublime de l'affranchissement et des jougs brisés ; elle l'espère, elle l'attend et quand tout sera prêt pour la lutte dernière, si la révolution n'éclate pas alors, c'est qu'une couturière n'aura pas à temps livré sa robe, ou qu'elle aura, ce soir-là, par inadvertance, oublié sa boîte de poudre de riz ou son bâton de rouge".

 

BORDIER Paul, "Sealsfield, ses idées, ses sources", in Revue germanique, t. V, juillet 1909, p. 369-421.

Voit en Sealsfield un "précurseur naturel de Nietzsche" (p. 418-420).

  

VALTOUR G. M., "Pensées", in Le Travail de la femme et de la jeune fille, n°36, juillet 1909, p. 233.

"Ce pauvre fou de Nietzsche retardait, il nous a donné le « surhomme », aujourd’hui c’est la « surfemme » qu'il nous faut."

G. M. Valtour est le pseudonyme de Louis-Gustave Vapereau et de son gendre Maurice Tourneux.

 

ARREAT Lucien, "Ludwig Stein. - Philosophische Strömungen der Gegenwart", {I. Philosophie générale}, in Revue philosophique de la France et de l'étranger, tome 68, n°7, juillet 1909, p. 76-78.

Précise la structure de l'ouvrage de Louis Stein et signale qu'il contient un chapitre "individualisme" qui parle de Stirner et de Nietzsche "auxquels on pourrait opposer la sentence de Comte : "L'individu est une fiction comme l'atome"." (p. 77)

 

MONTFORT Eugène de, "Mélanges. A propos de Walt Whitman", in Les Marges, 4, juillet 1909, p. 6-11.

Remarque : "La traduction de Bazalgette nous paraît venir à point. On est préparé ici à goûter la voix de Walt Whitman. Ce poète de l'énergie, de la force, de la santé continuera chez nous l'oeuvre de Nietzche." (p. 9-10) Met en évidence les points communs mais aussi les différences : "(...) s'ils chantent tous les deux la force, l'un en ferait sans doute un plus mauvais usage que l'autre." (p. 10)

 

JAURES Jean, "Mouvement social", {La politique}, in Le Midi socialiste, 12 juillet 1909, p. 1.

Au temps de l'Affaire, les "les savants, les artistes, les philosophes se promettaient de mettre la force de la vérité et de la beauté au service d’une idée nouvelle, d’un monde nouveau. Tout ce mouvement s’est arrêté et dispersé". Emile Zola est mort, Anatole France est retourné à une sorte de désenchantement, Romain Rolland ne connait rien au socialisme...

Constate "que la pensée nationale est coupée en deux, et que la part de pensée qui s’exprime par les formes de l’art ne comprend plus ou presque plus la part de pensée qui se traduit par l’action politique et sociale. Les romanciers, Marcel Prévost, Mme Daniel Lesueur, semblent s’appliquer surtout à être maintenant les conseillers, les éducateurs de la bourgeoisie.

Développe: "Mme Lesueur, qui dans un roman précédent avait tenté une application assez aventureuse des théories de Nietzsche et exalté l’énergie individuelle, réclame maintenant pour la classe bougeoise le droit à la vigoureuse action collective, « le droit à la force ». (...) Soit ; mais il ne suffit pas d’avoir la force et d’être résolu à l’exercer. Encore faut-il que ce soit au nom d’une idée".

Analyse: "Mme Daniel Lesueur hésite à aller jusqu’au bout de ses thèses. Dans « Le Droit à la force », Clément Fontes, qui doit être le représentant de la noble et dure doctrine nietzschéenne et régénérer par des initiatives d’énergie farouche la mollesse bourgeoise, n’ose pas cependant frapper son père, coupable des plus lâches méfaits. Et il laisse à un alcoolique, à un dégénéré, le soin d’éliminer l'individu malfaisant."

Conclut: "Non, les courants de pensée qui iront contre le socialisme n'aboutiront pas ; ils se perdront dans le sable. Mais à quoi tient le divorce de forces qui, au temps de l'Affaire, avaient paru se rapprocher et s’unir ? Pour une part, au besoin factice de changement des artistes qui, quand ils ont épuisé l'émotion d’une idée passent à une autre ; pour une part aussi à la médiocrité de l'action politique et sociale qui se traîne depuis quelques années. Dans cet ordre aussi, les défaillances du gouvernement radical ont fait œuvre de dissociation, de dïssolution."

 

LICHTENBERGER Henri, "Maurice Muret. - La littérature allemande aujourd'hui", {Littérature allemande}, in Revue universitaire, tome II, n°7, 15 juillet 1909, p. 149-151.

Constate que Maurice Muret "a l'impression  que la renaissance économique dont le nouvel Empire est le théâtre ne va pas de pair avec un renouveau littéraire et artistique" (p. 150) et acquiesce. Remarque : "Il a trop de souci de l'équité et de la mesure pour reprendre à son compte les véhémentes invectives de Nietzsche contre la culture allemande et proclamer avec lui que "la puissance abêtit" ou que "l'Allemagne est le grand pays plat d'Europe"." (p. 150) Reconnaît, comme Muret, qu'aucun penseur de l'Allemagne d'aujourd'hui n'approche de Nietzsche.

 

PELLISSIER Georges, "Les derniers romans français", in La Revue, 15 juillet 1909, p. 256-260.

A propos de Marcel Prévost, Pierre et Thérèse, note: "Son livre est une protestation contre ce faux nietzschéisme en vertu duquel le fort se met au-dessus de la morale « bourgeoise » : ridicule encore plus qu’odieux lorsqu’il est prôné, comme à l’ordinaire, par de bien petits hommes, les véritables surhommes qui l’ont mis en pratique ne sauraient le justifier, quelque bien qu’ils aient pu faire, — mais la plupart ont d’ailleurs fait beaucoup plus de mal que de bien, — il faut maintenir contre eux ce principe imprescriptible, que la force, même quand elle veut se rendre utile, ne crée aucun droit contre le droit." (p. 259)

 

RZEWUSKI Stanislas, "La grande Beauté", in Le Siècle, 17 juillet 1909, p. 1.

Roman. 

"—Lanfrey est un des rarissimes décavés parisiens qui soient parvenus à refaire une existence nouvelle. Les autres, après leurs folies de jeunesse, finissent lamentablement, comme moi, par exemple, sans nulle vanité, inutiles et aigris, s'ennuyant à mourir dans quelque petite ville de province. Lui, a trouvé moyen de gagner plusieurs millions après sa débâcle, je ne sais où, en Amérique... ou en Australie, dans je ne sais quelles spéculalions... oh ! il est très intelligent, très instruit, il est très fort! Impossible de le nier!

— C'est fantastique ! dit Césarine.

— Oui, mais c'est comme ça, continua le vicomte ; personne ne pensait plus à lui dans le pays... Dix ans de vagabondage et d'exil... Puis, tout à coup, le voilà qui revient riche, indépendant, se moquant de tout le monde.

— Achille te l'a dit, ajouta Fabienne, il acheta sans marchander le manoir et la terre d'IIauteville.

— Oui, et il y vit dans la retraite et le bien-être, comme un coq en pâte, il se repose des orages d'autrefois.

—Ah ! c'est un veinard !

—Sans doute, insistait Fabienne, mais c'est aussi un homme si pervers, si dangereux ! Il vous débite des choses à faire frémir, des théories que la police ne devrait pas permettre !

Césarine ne put s'empêcher de sourire, elle n'en avait pourtant guère envie.

— La police ? Ah ! ma pauvre Fabienne !... Celle-ci continuait toutefois ses récriminations.

— Tu ne l'as pas vu depuis dix ans, tu ne peux pas savoir ! C'est un homme qui ne respecte plus rien, ni la morale, ni les lois, ni les convenances mondaines ! rien !

— Oh ! Je connais ses théories d'anarchiste lettré, répondait Césarine d'un ton ennuyé. Tout cela est bien en fantin, bien démodé, bien inoffénsif !— Ah ! tu trouves ? Et bien nous, en province, nous estimons que c'est un révolutionnaire dangereux ! Très intelligent, très lettré, tout ce que tu voudras, mais dangereux au possible !

— Ne dites donc pas de bêtises, ma petite Fabienne!

—Comment ! Les idées de M. Lanfrey ? Mais c'est le scandale du pays !' Tiens ! Il y a trois mois à peine,- au bal du sous-préfet, on en parlait encore avec indignation ! Et insolent avec ça, et orgueilleux ! II ne fréquente personne !

— Oui, c'esï un individu bien antipathique, ajouta M. de Parpacé. Mais le monde est si bête ! On en a fait une espèce de personnage fatal, un héros de roman. Alors, tout de suite, cela lui donne du prestige... Les femmes en raffolent !

— Décidément, je vois que vous ne l'aimez guère, ce pauvre Lanfrey !

— En province, chère amie, nous détestons les poseurs. Or, ce monsieur, évidemment, veut épater le monde avec ses théories, mais cela ne prend plus !

— Vous disiez le contraire à l'instant même, riposta Césanne un peu agacée.

— Auprès des  imbéciles, je ne dis pas. Tenez, un académicien de Caen l'a surnommé le surhomme. Eh bien, les gens du pays répètent ça sans comprendre. Il parait que c'est une allusion à je ne sais quel bouquin subversif d'un philosophe allemand, un nommé Nietzsche... Dire que nous serons toujours envahis par l'étranger !... Nietzsche, vous devez connaître ça, Césarine, vous qui lisez tant de choses ?

— Oui,mon cher Achille, je connais ça, répondit la belle madame Duparc sans daigner mettre la moindre ironie dans sa réponse. Oui, j'ai même lu autrefois les œuvres de ce grand et agaçant écrivain allemand, ce qui ne m'empêche pas d'être une aussi bonne Française que les femmes du monde de votre sous-préfecture.

— Oh ! Je n'en doute pas ! Seulement, si les idées de ce M. Nietzsche sont celles de Jacques Lanfrey, je ne lui en fais pas mon compliment ! Le surhomme ! Quelle ineptie ! De mon temps, les gens de cette espèce s'appelaient des démagogues, des anarchistes. Au moins , on comprenait tout de suite !

(...)"

 

VALIN Pierre, "L'évolution de la philosophie du 19e au 20e siècle. L'évolution et la psychologie comparée", in La Phalange, 20 juillet 1909, p. 235-250.

Suite de l'article publié le 20 juin 1909; suite le 20 août et fin le 20 septembre 1909.

Sur le "dieu Hasard de Nietzsche" (p. 242) et sur les similitudes entre le Dr. Janet et Nietzsche (p.  248).

 

BONNAUD Dominique, "Faits divers... et d'été", in Annales politiques et littéraires, 25 juillet 1909, p. 81-86.

Voir Traces orales/Théâtre/Dominique Bonnaud.

 

RZEWUSKI Stanislas, "Detlev de Liliencron", {La vie littéraire à l'étranger}, in Le Figaro, 31 juillet 1909, p. 

"Pour tout dire en un mot, Liliencron a défendu avec éclat, dans la poésie allemande, les idées de Nietzsche, le grand, sublime et

décevant apologiste de la volonté de puissance. La doctrine du surhomme qui fut à la mode chez nous il y a quelques années et

qui commence, fort heureusement, à paraître singulièrement inefficace et vide au point de vue philosophique ce qu'elle a toujours

été, d'ailleurs, cette doctrine antisociale et dont tout le génie littéraire de Nietzche ne parvient plus à dissimuler l'insuffisance, n'a

point trouvé, jusqu'à présent, d'adeptes mieux doués ni plus célèbres que le poète auquel nous consacrons cet article et ce fut là, peut-

être, une des raisons de sa popularité".

 

PAWLOWSKI Gaston de, "Cueillez, si m'en croyez...", in Comoedia, 31 juillet 1909, p. 1.

 Il faut vivre avec son temps, se faire une philosophie, ne pas s'embarrasser de lourds préjugés et de vains scrupules, accomplir honnêtement son petit bonhomme de chemin, cueillir l'heure présente, être indulgent pour autrui, pas trop sévère pour soi, se cuirasser d'indifférence, lire de beaux livres, aimer de belles filles, vivre pour une belle idée, fut-elle une chimère, et, comme Figaro, se hâter de rire de tout.

Ainsi comprise, la vie, en dépit de ce que prétendent ceux qui souffrent de Nietzsche et de l'estomac, vaut tout de même d'être vécue et d'être aimée."

 

OLIVETTI A. O., "Action directe et médiation", in Le Mouvement Socialiste, juillet-août 1909, p. 26-38.

Utilise les idées de Nietzsche sur la Grèce antique pour faire l'éloge de l'action directe du prolétariat.

 

SAINT-YVES Jean, "La lumière perdue", in La Patrie, 15 août 1909, p. 4.

Roman. Idées de Nietzsche dans la discussion.

Aussi dans les feuilletons suivants: 16 août...

 

VALIN Pierre, "L'évolution de la philosophie du 19e au 20e siècle (Suite) Les mystiques modernes", in La Phalange, 20 août 1909, p. 375-383.

Fait suite aux articles du 20 juin et du 20 juillet 1909; fin le 20 septembre.

S'intéresse au point de vue moral et note: "de cette conception d'activité, de force, dominante dans les penseurs contemporains des écoles les plus diverses ; de ce désir, même morbide, de s'assujettir les entités que certains soupçonnent sous la matière et au

centre des phénomènes physiques ; de cette tendance à prendre possession d'un domaine dont la science a tant reculé les limites ; de tout cela doit surgir une morale plus hautaine, plus vigoureuse et plus active, proche parente de la morale des maîtres, comme dit Nietzsche." (p. 379)

Analyse, Guyau puis Nietzsche (p. 379-381). Sur Nietzsche, conclut: "Dans les époques de grande force et d'activité forcenée, les grandes natures se sont souvent imposées au monde par des égoïsmes débordants, créateurs de grandes choses, mais dont les heurts étaient terribles : leur immoralité était la morale de Nietzsche de « Par delà le bien et le mal ». Quelques auteurs, renchérissant sur cette idée, ont proclamé l'immoralité ou l'amoralité de l'avenir : je ne crois pas qu'il faille s'y arrêter longtemps." (p. 381)

 

VALIN Pierre, "L'évolution de la philosophie du 19e au 20e siècle (Suite et fin)", in La Phalange, 20 septembre 1909, p. 385-404.

Voir les articles du 20 juin, 20 juillet et 20 août 1909.

Conclut qu'on peut "dire que la période ouverte par les travaux du 19e siècle qui ont élargi le domaine de l'esprit sera une

période d'activité spirituelle intense et, peut-être, sans précédent. Une énergie plus grande circulera parmi l'humanité. (...) Quels seront, dans cette période nouvelle, les porte-paroles de la philosophie ? Je ne me charge pas de le deviner. Cependant, je crois utile de citer ceux qui, en France, dans le moment présent, peuvent, à mon sens, être considérés comme les représentants les plus remarquables de la pensée moderne ; je veux dire : MM. Poincaré, Le Bon, Bergson, et Warrain, les trois premiers pourvus de toutes les estampilles officielles nécessaires pour parvenir à la célébrité, le dernier, penseur solitaire, mais non moins remarquable.

M. Poincaré est proclamé le plus grand mathématicien vivant ; il est membre de l'Académie des Sciences, membre de l'Académie Française, professeur de mécanique céleste."

Finalement: "Il n'est donc point de vérité absolue et M. Poincaré serait un suivant de Nietzsche ? La science, comme la philosophie, n'a qu'une valeur, celle de sa commodité et de la richesse de ses applications ; mais, dit à peu près le savant mathématicien, la science pratique n'a d'autre valeur que de nous mettre à même de penser plus librement. « La seule réalité objective, dit-il, ce sont les rapports des choses d'où résulte l'harmonie universelle. Ils ne sauraient être conçus en dehors d'un esprit qui les conçoit» mais ils «sont objectifs parce qu'ils sont, deviendront ou resteront communs à tous les êtres pensants ».

 

SEILLIERE Ernest, "Les cinq générations du romantisme", in Journal des Débats politiques et littéraires, 15 septembre 1909, p. 1.

Note: "Après les désillusions de 1848, l'Allemagne inaugure une nouvelle période morale en prêtant l'oreille aux leçons, longtemps dédaignées, de Schopenhauer, qui devient le philosophe de la quatrième génération romantique. Le jeune Nietzsche et ses amis sont tout surpris de reconnaître dans la doctrine de ce maître vénéré de leur adolescence une sorte de « cristallisation » des doctrines du romantisme allemand qu'il a su débarrasser pourtant de ses « impuretés cléricales ». Nietzsche sera donc lui aussi un pur romantique pendant la première et la dernière période de sa vie, mais il parviendra très tard à la notoriété et, avant lui le plus influent des guides de la jeunesse, c'est Richard Wagner."

  

DUGAS L., "A. Leclère. - L'éducation morale rationnelle", {II. Morale}, in Revue philosophique de la France et de l'étranger, tome 68, n°10, octobre 1909, p. 417-423.

Note qu'Alain Leclère est favorable à l'enseignement moral sous la forme philosophique, au moins pour "prévenir ou enrayer la mauvaise philosophie, qui germe spontanément dans les esprits ou qui se forme, comme elle peut, au hasard des lectures." (p. 420) Remarque qu'il ne faut pas craindre "la liberté philosophique, comme si elle devait toujours engendrer et ne pouvait engendrer que le scepticisme moral d'un Nietzsche ou d'un Hobbes." (p. 421)

 

PALANTE Georges, "Fr. Paulhan. - La morale de l'ironie", {II. Morale}, in Revue philosophique de la France et de l'étranger, tome 68, n°10, octobre 1909, p. 414-417.

Au sujet du second chapitre du livre de Fr. Paulhan, consacré au Rôle de la morale, remarque : "La morale intervient pour réconcilier les adversaires ou plutôt pour faire céder le moi individuel devant le moi social. On peut prévoir que cette pauvre morale aura fort à faire et qu'elle sera battue plus d'une fois. Du moins, si l'âme sociale ne réduit pas complètement l'âme individuelle, elle la dupe sans cesse à l'aide de déguisements nouveaux. Elle inspire secrètement même les doctrines les plus antisociales telles que l'anarchisme d'un Stirner et l'individualisme d'un Nietzsche." (p. 415)

 

HALEVY Daniel, "Les nouveaux aspects du socialisme", {Etudes sociales}, in Pages libres n°457, 2 octobre 1909, p. 367-379.

Compte-rendu du livre d'Edouard Berth, Les nouveaux aspects du socialisme. Trouve dans cet ouvrage des traces évidentes de l'influence de Nietzsche (p. 378).

 

WELLS H. -G., "Au temps de la comète", in Revue hebdomadaire, n°42, 15 octobre 1909, p. 363-375.

Roman publié en 1906 (In the days of the Comet); traduction française publiée en plusieurs fois dans la Revue hebdomadaire. En volume aux éditions du Mercure de France en 1910.

Chapitre V. Révolté contre Dieu et les hommes, le héros se revendique disciple de Nietzsche par provocation lors d'une discussion:

"Je ne sais comment la supériorité morale du christianisme sur toute autre religion fut mise en cause: alors la hardiesse de nos affirmations et de nos généralisations ne connut plus de limites, nos données historiques étant de part et d'autre des plus vagues. J'en

arrivai à citer Nietzsche, un philosophe allemand fort en vogue à l'époque, et dont je me déclarai le disciple.

Pour un disciple, je dois avouer que je connaissais mal les ouvrages de mon auteur. A vrai dire, tout ce que je connaissais de lui me venait de la lecture d'un article de deux colonnes, paru la semaine précédente, dans le Clairon, mon journal socialiste" (p. 368-369).

Se prépare à commettre des crimes et se décrit ainsi " Je me sentais aussi énergique et amoral que si j'eusse été le Surhomme même de Nietzsche" (p. 371)

 

FAGUET Emile, "Le souligné", in Revue hebdomadaire, n°43, 23 octobre 1909, p. 451-457.

Soutient que l'excès de soulignement est signe de folie: "Les fous soulignent furieusement. Ils soulignent en double, en triple expédition. (...) Tous les aliénistes sont d'accord sur cette observation. Nietzsche a toujours souligné énormément mais dans son dernier volume, Ecce homo, non seulement il souligne plus que jamais, mais il souligne les mots évidemment insignifiants. Il écrira par

exemple « L'humanité se partage en animaux d'élite et en bêtes de troupeau. Plus on va loin dans la connaissance, plus on se convainc de cette conviction sur laquelle nous devons faire reposer toute la morale, comme aussi toute la sociologie pratique »; ou quelque

chose d'approchant. Ce n'est pas le seul signe de proche aliénation mentale que donne le pauvre grand homme dans Ecce homo, mais c'en est un, très significatif" (p. 456).

 

BLUM Léon, "Pulcinella. Pièce en trois actes, en vers de Melle J. d'Orliac", in Comoedia, 25 octobre 1909, p. 1.

Résume l'histoire: "Une vieille bohémienne, nommée Mittra, tient prisonniers dans sa roulotte, deux belles filles, Pulcinella et Colombine, un joli garçon, Scaramouche. Tous trois sont mimes, et de leur talent nourrissent la vieille qui, en revanche, les injurie

et les bat. Scaramouche et Colombine supportent assez patiemment cette vie, d'autant qu'ils sont amoureux l'un de l'autre; Pulcinella, au contraire, se révolte et voudrait s'enfuir. Mais voilà: pour fuir, il fau-rait de l'argent, et c'est Mittra qui tient la caisse. Il faudrait encore que Pulcinella pût décider Scaramouche à fuir avec elle, or elle aussi est amoureuse du joli garçon. Un berger, nommé Zaffri, appelé en consultation, lui donne un conseil fort simple. Il suffira de tuer Mittra et de voler Scaramouche à Colombine. De quoi s'agit-il?

D'être heureux. Quand un obstacle s'oppose à notre bonheur, on le brise, et seuls les faibles, les esclaves se laissent arrêter par

le scrupule ou la pitié. Pulcinella exécute docilement la première partie de l'ordonnance; elle étrangle la vieille sorcière. Mais quand il s'agit d'enlever Scaramouche à Colombine, elle recule devant le désespoir de sa douce compagne. Puïcinella n'est pas encore tout à fait mûre pour la « morale des maîtres » Nous repasserons.

Juge: Pulcinella est donc, révérence parler, un symbole nietzschéen. Ce que le sage berger conseille à son insuffisante élève, c'est de sauter « par delà le bien et le mal » ou encore de broyer la tête du serpent noir, ainsi qu'il est dit dans l'apologue de Zarathustra, dont M. Paul Adam a fait un si bel usage. Le malheur est que pour un sujet si ample et si simple à la fois, il faudrait d'autres dons dramatiques ou poétiques que ceux dont Mlle Jehanne d'Orliac a jusqu'ici donné la preuve. Nulle clarté, nulle force; ce n'est, trois actes durant, qu'un tourbillonnement confus d'idées et de mots. Il faut un vigoureux effort pour écouter jusqu'au bout ces tirades interminables, d'une verbosité incohérente et dévergondée."

 

NOZIERE, {Le Théâtre}, in Gil Blas, 25 octobre 1909, p. 3.

Compte-rendu de la pièce de Jehanne d'Orliac, Pulcinella (Théâtre des Arts), "qui combat, non sans générosité, l'égoïsme philosophique de Nietzsche".

 

SHAW Bernard, "Manuel de poche du parfait révolutionnaire", in La Grande revue, 25 octobre 1909, p. 639-655.

Note: "A chaque génération réapparaissent et la désespérance des institutions et l'inexorable « Il faut naître de nouveau » et même « naître différent », comme l'a établi Mme Poyser (...). Ce n’est pas avec Nietzsche qu’est née l’aspiration de l’Homme vers le Surhomme. Ce n’est pas avec la fin de la vogue de Nietzsche que cessera cette aspiration. Mais toujours, elle fut étouffée par la même question : Quelle espèce d’homme sera ce surhomme ? On ne demande pas une surpomme, mais une pomme mangeable... On ne demande pas un surcheval, mais un cheval plus fort ou plus rapide. De même, on ne doit pas demander le surhomme, mais spécifier l’espèce d’homme que l’on veut. Malheureusement, on ne sait pas quelle espèce d’homme on veut. Peut-être est-ce une sorte d’athlète-philosophe de bonne mine, qui aurait pour compagne une femme belle et saine ?" (p. 640)

 

DROMARD Dr., "Le dilettantisme sentimental", in Revue philosophique de la France et de l'étranger, tome 68, n°11, novembre 1909, p. 487-503.

Commence : "Nietzsche insiste à plusieurs reprises sur ce fait qu'en toutes circonstances nous trouvons à nos états d'âme une raison unique, alors que cette raison n'est en somme, parmi beaucoup d'autres que la plus apparente, et non point même la plus importante ni la plus profonde. Et c'est ainsi qu'on pleure "pour avoir la réputation d'être tendre" ; on pleure "pour être plaint" ; on pleure "pour être pleuré" ; enfin, on pleure "pour éviter la honte de ne pleurer pas." Mais il est bien étonnant que l'auteur n'ait point complété le cortège des motifs par ceci encore qui me semble essentiel : "On pleure pour se voir pleurer." (p. 487)

 

DUGAS L., "Mes souvenirs affectifs d'enfant", in Revue philosophique de la France et de l'étranger, tome 68, n°11, novembre 1909, p. 504-516.

Distingue "deux mémoires : émotive et passionnelle" et soutient que le passionné "n'a pas de souvenir affectif au sens propre" parce qu' "il oublie systématiquement le passé qu'il ne réussit pas à intégrer dans le présent ; il le raye de sa vie." Ajoute une note : "Cf. le parti philosophique que Nietzsche a tiré de la même observation ou de la même loi psychologique dans le paradoxe sur le danger des études historiques (Considérations inactuelles : les études historiques, notamment p. 196 et suiv. de la trad. franç.)." (p. 512)

 

JACQUES-PIERRE, "Brillante réouverture", in Le Figaro, 30 novembre 1909, p. 1.

Signale la réouverture très suivie (notamment par les femmes) des cours à la Sorbonne pour l'année 1909-1910.

Evoque le cours public (lundi) de Charles Andler sur "Nietzsche, sa vie et sa pensée" dans l'amphitéâtre Turgot:

"(...) par une petite porte, derrière la chaire, entre un homme mince, un peux roux, ayant l'air d'un Anglais né en Allemagne:  c'est M. Andler, professeur de langue et littérature allemandes. Penché sur ses feuillets, d'une voix un peu timide et qui n'atteint pas toujours les hauteurs lointaines de l'amphithéâtre Turgot, il aborde le sujet de son cours de cette année « Nietzsche, sa vie et sa, pensée ». II fait un tableau remarquable du milieu où est né le philosophe, des influencës qu'il a subies pendant son enfance. Et son langage clair, précis, est très apprécié par son auditoire.

L'annonce de ce cours figure déjà dans "Aux Ecoles" dans Le Figaro du 29 novembre 1909, p. 2.

 

LUQUET G. -H., "W. Windelband. - Die Philosophie im deutschen Geistesleben des XIX. Jahrhunderts", {I. Philosophie générale}, in Revue philosophique de la France et de l'étranger, tome 68, n°12, décembre 1909, p. 657-660.

Détaille le contenu du chapitre V : "Les nouveaux problèmes de la valeur et le retour à l'idéalisme". (p. 659-660) Note : "Tendance toujours croissante à l'individualisme, qui se manifeste surtout dans l'art (impressionnisme) et qui a trouvé son expression dans Nietzsche, ce qui explique le succès de celui-ci. Il a bien posé, s'il n'a pas su le résoudre, le problème, qui consiste dans l'opposition entre intellectualisme et volontarisme, rationalisme et irrationalisme." (p. 660)

 

FEUILLEDEVIGNE, {Echos}, in La Lanterne (Supplément), 11 décembre 1909, p. 1.

Rappelle que Nietzsche aimait beaucoup la France mais note qu'il était très injuste pour Hugo. Résume quelques appréciations sur Michelet et Georges Sand.

 

GERARD Rosemonde (Mme Rostand), pièce en vers à la gloire de son fils Maurice Rostand, dans le numéro de Noël de l'Illustration, décembre 1909.

Référence citée d'après la parodie publiée dans Gil Blas, 25 décembre 1909, p. 1.

 

Anonyme, "Chemins en Espagne", in Ruy Blas, 18 décembre 1909, p. 14.

L'homme d'affaire Edouard Lepelletier serait un "surfinancier".

 

PICK-ME-UP, "Le rire de la semaine", in Le Rire: journal humoristique, n°359, 18 décembre 1909, p. 2-3.

Se moque d'un poème de Mme Rostand (alias Rosemonde Gérard) qui vante la science de son fils de dix-huit ans, Maurice Rostand.

"Tu m'apportes le mot, tu me tends la pensée

Tu parles avec feu; tu juges avec goût,

Et l'on peut tout te demander, car tu sais tout,

Oui, tu sais tout.

 

C'est dire qu'il en sait plus long que M. Lintilhac lui-même.

Le jeune Maurice sait :

 

Tous les rois, tous les dieux de la mythologie !

Tous les poètes grecs, tous les auteurs latins !

Et tous les Boniface! et tous les Constantins!

Les seize Ptolémée et les deux Zoroastre!

 

Décidément, il n'y a plus de gosses ! Continuons à savourer :

 

J'écoute et tu sais tout : les paroles des Sages,

Les discours des Romains et les lois des Hébreux!

(...)

Toi, tu connais les plus terribles philosophes

D'aujourd'hui, les plus sombres penseurs d'autrefois.

(...)

Et maintenant ton front pâlit » sur Epictète !

(...)

Et maintenant tu lis Renan, tu connais Nietzsche

Et tu trouves Leibnitz enfantin.

 

Il trouve Leibnitz enfantin! Voyez-vous cela, le petit coquin !

Mais voici mieux :

 

Et maintenant, voilà, tu connais le « surhomme »,

Tu lis Pline le jeune et Pline l'ancien,

Et tu sais ce que c'est qu'un carpocratien."

Raille.

 

YVERMONT Ary-René d', "Lettres étrangères", in Flammes, 20 décembre 1909, p. 271-274.

 

MUSTIERE Henry, "Tu-sais-tout!", in Gil Blas, 25 décembre 1909, p. 1.

Parodie de la pièce en vers de Rosemonde Gérard à la gloire de son fils de dix-huit ans, Maurice Rostand.

 

HOREAU L. -J., "Traditions de Noël", in L'Echo nogentais, 25 décembre 1909, p. 1.

Poème de Noël, avec Nietzsche.

 

BRAUNSCHWIG Marcel, "La vie spirituelle", in Revue du mois, tome 8, juillet-décembre 1909, p. 209-225.

Discussion au sujet de la solitude de notre moi et de l'incommunicabilité entre les âmes. Vigny le déplorait, Quincey aussi : "Et Nietzsche déclarait également que "l'impossibilité de se communiquer est en vérité la pire des solitudes"." (p. 211)

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Emile Faguet - Ajout: FAGUET Emile, {La semaine dramatique}, in Journal des débats politiques et littéraires, 15 août 1904, p. 1-2.

    Analyse de la pièce de Camille MauclairLe génie est un crime (La Grande Revue)

    Pièce non jouée, d'inspiration très nietzschéenne.

Ajout dans 1904

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Camille Mauclair - Ajout: MAUCLAIR Camille, "Le génie est un crime", in La Grande Revue, 1er février 1903, p. 311-366.

    Début d'une pièce en 4 actes, non jouée.

    Elle est aussi annoncée sous le titre "La Présence".

    Dédicace à Nietzsche et omniprésence dans la pièce (voir notamment le personnage d'Olivier Dorel)

Ajout dans 1903.

 

  • TRADUCTIONS DES OEUVRES DE NIETZSCHE/1898-1910 - Précisions et lien: NIETZSCHE, "Considérations sur l'Etat", in La Grande Revue, vol. 24, 1er octobre 1902, p. 52-71.

    Inédits extraits de la deuxième partie de Nietzsche, Humain trop humain, traduit par Henri Albert, annoncé à paraître prochainement.

    Annonces de cette traduction dans La République française (3 octobre), La Fronde (5 octobre)  et dans La Lanterne (7 octobre)

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/1902 - Ajout: Anonyme, "Bibliographie", in La Grande Revue, 1er janvier 1902, p. 257-260.

    Compte-rendu de Nietzsche, Aurore, traduit par Henri Albert. Reconnaissance exprimée à Henri Albert.

 

  • TRADUCTIONS DES OEUVRES DE NIETZSCHE/Fragments 1898-1910 - Précisions et ajout du lien vers: NIETZSCHE, « La religion comme expression de la décadence », in La Grande Revue, n°21, 1er janvier 1902, p. 33-48.

    Fragments inédits (extraits de La volonté de puissance) traduits et introduits par Henri Albert (p. 33).

    Annonces de cette traduction publiées dans Le Journal, le Journal des Débats et Le Temps.

    Le XIXème siècle et Le Rappel du 3 janvier 1902 contiennent de longs extraits.

 

Ajout des liens dans 1901.

 

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Paul Bourget - Ajout: BOURGET Paul, Le Tribun. Chronique de 1911, Paris, Plon, 1912

    Pièce en 3 actes, avec une lettre à Charles Maurras de 50 pages en guise de préface: hommage à ses idées et défense de sa pièce accusée d'être une pièce à thèse. Courte présentation du personnage principal Portal, partisan de l'individualisme (p. XLVII-XLIX).

    C'est à la fois un socialiste, professeur de philosophie, nietzschéen et nihiliste, président du conseil des ministre d'après Ernest La JeunesseDes soirs, des gens, des choses... (1909-1911), Paris, Maurice de Brunoff, 1914.  Sur la pièce de Paul BourgetLe Tribun (p. 249-252).

    Nietzsche est nommément cité une fois par Georges, le fils de Portal, face au journaliste Bourdelot:

    GEORGES

    "Il n'y a qu'un seul philosophe de notre temps qui ait eu le courage d'aller jusqu'au bout de vos doctrines. Aussi n'en voulez-vous

    pas plus qu'il ne voulait de vous, d'ailleurs. C'est Nietzsche.

    BOURDELOT

    Avec son surhomme? C'est le plus beau pseudonyme de l'apache.

    GEORGES

    Pourquoi pas?" (p. 29-30)

    Le pièce a été repréentée au Théâtre du Vaudeville (Paris), le 15 mars 1911 sous la direction de M. Porel.

    Elle est reprise en 1924 au Théâtre Edouard VII (Paris)

Ajouts dans 1912.

 

Ajouts dans 1914

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE - Ajout: Ernest La Jeunesse.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Louis Bertrand - Ajout: Voir le Fonds Louis Bertrand (manuscrits, correspondance, dossiers, portraits... )

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Alphonse Séché - Ajout: Une lettre du 6 juillet 1919 adressée à Louis Bertrand donne des indications sur son orientation politique à cette époque. Ses idées voisinent avec celles de L'Action française, mais elles ne font que voisiner.

 

  • TRACES ORALES/Conférences 1909-1910 - Ajout: Jules Bois, L'Humanité divine

Conférence prononcée début décembre 1909 à l'Odéon, au pied de l'Acropole, sur L'Humanité divine: titre d'un recueil de poèmes publié en 1910. D'après le compte-rendu publié dans L'Intransigeant du 5 décembre 1909. Jules Bois "s’est attaché à montrer que c’est en Grèce que s’est réalisée surtout cette union de l’humain et du divin, par le chef-d’œuvre et par l’héroïsme. Il a lu des poèmes qui ont été très goûtés et il a opposé au surhumain de Nietzche, monstre d'égoïsme et de domination, le héros hellénique et latin qui, lui, est à la fois fort et bienfaisant."

Ajouts dans Lieux de parole et Conférenciers

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Henri Mazel - Ajout: MAZEL Henri, Ce qu'il faut lire dans sa vie, Paris, Mercure de France, 1906.

    Auteurs et ouvrages conseillés par tranche d'âge. Recommande la lecture des oeuvres de Nietzsche aux 25-31 ans. Déconseille les pages choisies, recommande quelques titres, indique quelques ouvrages sur Nietzsche.

    11ème édition en 1917.

Ajouts dans 1906.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Paul Archambault - Ajout: ARCHAMBAULT Paul, "La violence", in Le Sillon, t. 2, n°24, 25 décembre 1908, p. 466-474.

    Dénonce l'inspiration directement nietzschéenne du livre de Georges ValoisL'Homme qui vient. (p. 468)

Ajouts dans 1908

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE - Ajout: Paul Archambault: notice et photo

Ajout dans la Recherche par auteur

 

 

JANVIER 2022

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Pierre Paraf - Ajout: PARAF Pierre, "Nietzsche et l'Europe de 1933", in La République, 3 juin 1933, p. 2. (L.V.)

Ajout dans 1933

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE - Ajout: Pierre Paraf (1893-1989). Écrivain et journaliste français, pacifiste et antiraciste , Pierre Paraf a notamment été vice-président de la Ligue internationale contre l’antisémitisme (LICA) fondée en 1929, vice-président, président (1962) et président d’honneur (1980) du Mouvement contre le racisme, l’antisémitisme et pour la paix (MRAP) fondé en 1949, devenu Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples. Il a reçu de nombreuses récompenses.

    Voir sa notice dans Le Maitron.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Daniel Lesueur, Nietzschéenne 1908 - Ajout: Nouvelle édition en 1919 avec une nouvelle préface.

    Cette préface paraît aussi dans Le Gaulois du 18 octobre 1919.

 

  • OUTILS/Nietzsche dans les dessins de presse - Ajout: Dessin publié dans La Baïonnette31 mai 1917.

 

  • OUTILS/Nietzsche dans les dessins de presse - Ajout: Dessin publié dans La Vie parisienne15 novembre 1913

 

  • OUTILS/Nietzsche dans les dessins de presse - Ajout: Dessin publié dans Le Journal amusant, 30 novembre 1912

 

  • OUTILS/Nietzsche dans les dessins de presse - Ajout: Dessin publié dans Le Rire, 18 décembre 1915

 

 

  • TRACES ORALES/Conférences 1909-1910 - Ajout: Edouard Herriot, L'éducation civique. 

Conférence donnée par Edouard Herriot, maire de Lyon, à la séance d'inauguration de la Fédération des P. A. de la région lyonnaise, devant des jeunes gens.

Publiée dans L'Ecole laïque de Toulouse du 27 février1909.

D'après le texte publié aussi dans Conférences, 1909.

Favorable au développement des individualités sans aller jusqu'à l'exagération de Nietzsche qui aboutirait à l'anarchie.

 

  • TRADUCTIONS DE NIETZSCHE/1898-1910 - Ajout: NIETZSCHE, "Fragment", in La Petite gazette aptésienne : Journal de littérature, d'art, de critique et d'informations, 1er mai 1909, p. 1. Aphorisme 324 du Gai Savoir.

     

 

  • TRACES ORALES/Conférences 1909-1910 - Ajout: Etudiants d'Action Française, Nietzsche et l'anarchisme, discussion organisée par le Cercle Joseph de Maistre les 10 et 17 décembre 1909 à la Faculté des Sciences de la Sorbonne.

 

  • TRACES ORALES/Conférences 1909-1910 - Ajout: Henri Lichtenberger. Conférence donnée fin janvier 1909 à Aix-la-Chapelle: "où en est la France relativement à la connaissance de la langue et des choses d'Allemagne".

D'après le compte-rendu publié dans le Journal de Genève.

Evoque le succès de Nietzsche en France et les raisons de ce succès.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/1908 - Ajout: A., {Revue des livres}, in Journal des Débats politiques et littéraires, 7 juillet 1908, p. 2.

    Compte-rendu du roman de Daniel LesueurNietzschéenne.

    Extrait: "Le roman de Mme Daniel Lesueur, dont on a beaucoup parlé, est la mise en action dramatique de la crise de la volonté. Au fond, on l'a dit, comme moyen de relèvement moral et comme école de perfection et d'héroïsme, le nietzschisme est peut- être discutable. Le christianisme est tout indiqué et serait bien plus efficace: on n'a rien trouvé de mieux jusqu'ici. Le livre de Mme Daniel Lesueur est extrêmement attrayant il remue les idées, il fait penser et réfléchir et, littérairement ou philosophiquement, il ne sera indifférent à personne."

 

  • TRACES ORALES/Cours 1906-1908 - Ajout: Jules Combarieu, Histoire du Théâtre lyrique. Le culte de Dionysos. Cours au Collège de France en 1908.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/1908 - Ajout: COMBARIEU Jules, "Le Théâtre lyrique. Le culte de Dionysos", in La Revue musicale, vol. 8, n°7, 1er avril 1908, p. 193-200.

    Cours au Collège de France.

    Extrait: "Dans un livre qui est plein d'étrangetés, de chimères et de belles fulgurations, Nietzsche a mis son intelligence à la torture pour découvrir un lien entre ces deux extrêmes: le culte de Dionysos, tout de libre joie sensuelle, et le spectacle offert à la foule (comme épisode d'une fête !) des pires catastrophes que l'homme puisse connaître. Avec sa grande imagination d'esthéticien allemand et romantique, Nietzsche agrandit le problème et y voit tout de suite un intérêt d'ordre universel. En constatant chez les Grecs un désir toujours grandissant de réjouissances bruyantes, avec un amour contraire de l'« horrible », une âpre inclination pour le mythe tragique, pour tout ce qu il y a de terreur, de cruauté, de mystère, de néant, de fatalité au fond des choses de la vie, il pose des questions troublantes comme celles-ci : en somme, le sensualisme débridé des Hellènes n'était-il pas fait de détresse initiale, de misère, de mélancolie et de douleur ? ou bien, si l'on admet l'antériorité du bonheur de vivre, le tragique sort-il naturellement de la force, de la santé exubérante, de l'excès de vitalité ? Y a-t-il une névrose de la jeunesse des peuples et de leur adolescence ? Les Grecs, précisément dans la splendeur première de leur jeunesse, ont-ils eu le besoin du tragique parce qu'ils étaient pessimistes ? Nietzsche, très intrépide, va jusqu'à demander : s'il est vrai que le culte de Dionysos est d'un naturalisme absolument libre, ignorant le quod decet des sociétés modernes, et que ce culte coïncide avec la plus grande force du génie grec et l'éclat premier de sa jeunesse, faut-il dire que tout ce qui est venu plus tard pour régler la nature (goût, logique, morale, esprit scientifique) n'a pu être qu'un symptôme du déclin de la force, une preuve de vieillesse, de lassitude physiologique, le signe d'une corruption à laquelle il fallait trouver un remède?... J'indique ces problèmes à titre de curiosité ; je n'ai nullement à les résoudre. Je me bornerai à marquer les étapes principales de l'évolution d'où le théâtre lyrique est sorti" (p. 193-194).

Ajout: Jules Combarieu

 

  • TRACES ORALES/Conférences 1907-1908 - Ajout: René Doumic: Le droit au bonheur dans la littérature contemporaine

Conférence donnée le 15 mars 1908 au Cercle catholique de Fribourg.
Sur la présence néfaste des idées de Nietzsche dans la littérature (notamment dans Les Mouettes de Paul Adam).
D'après le texte de la conférence reproduit dans La Liberté du 18 mars 1908, p. 3.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE - Ajout: 1908.

LES OUVRAGES (35)

 Ouvrages avec un chapitre sur Nietzsche 4

 Ouvrages qui évoquent plus ou moins brièvement Nietzsche 27

 Nietzsche dans la littérature 4

 LES ARTICLES (201)

 Articles et comptes rendus sur Nietzsche 129

 Articles qui évoquent Nietzsche  72

 TOUT (236)

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE - Débuts de la mise en ligne de 1908. Ajouts dans les auteurs.

 

  • TRACES ORALES/THEATRE - Ajout: Les Mouettes, comédie en trois actes, en prose, de Paul Adam (1906)

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/1914 - Ajout: Protestation contre les propos de Jean Aicard sur Nietzsche (conférence sur Alfred de Vigny, mars 1914), citation de Nietzsche à l'appui, dans La Terre latine, avril 1914.

    Référence citée d'après Le Liseur, {Revue des revues}, in La critique indépendante, 15 mai 1914, p. 3.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/1914 - Ajout: Le Liseur, {Revue des revues}, in La critique indépendante, 15 mai 1914, p. 3.

    Signale: La Terre Latine (avril) proteste contre les affirmations de Jean Aicard qui ne doit guère connaître Nietzsche que par ouï-dire. Et elle met sous les yeux de l'ignorant académicien cette phrase de l'auteur de Zarathoustra qui est plus que jamais d'actualité: « Contre la mode d'aujourd'hui et contre les apparences, il faut défendre cette proposition, qui est de simple honnêteté historique, et n'en pus démordre: tout ce que l'Europe a connu de noblesse, noblesse de la sensibilité, du goût. des mœurs, noblesse en tous les sens élevés du mot, tout cela est l'œuvre et la création propre de la France »".

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Roger Le Brun - Ajout: LE BRUN Roger, "Le théâtre", in Almanach des lettres françaises 1906, Paris, Sansot, 1907, p. 231-333.

    Contient une critique de la pièce de Paul AdamLes Mouettes (p. 295-298).

    Discute le "nietzschéisme" du héros avec un aperçu sur la manière dont le problème est traité en novembre 1906.

Ajouts dans 1907.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE - Ajout: Roger Le Brun.

Ajout dans la recherche par auteur.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Georges Casella - Ajout: CASELLA Georges, La nouvelle littérature (1895-1905), Paris, Sansot 1906.

    Contient "Mallarmé et Nietzsche" (p. 35-37). 

    Apprécie: " Ce qui fut mauvais et contraire à notre génie propre dans les influences reçues de l'étranger, une influence étrangère le neutralisa. Frédéric Nietzsche fit contrepoids à Tolstoï. Avec Zarasthoustra, c'était, mêlée aux inquiétudes modernes, toute la lumière d'Hellas qui venait à nous, ses méthodes, son âme, ses erreurs, sa volupté précise. Au troupeau stupide, il opposa le conducteur de troupeau; à l'adoration naturaliste de l'éphémère, il opposa le culte de l'inactuel ; à l'observation hésitante et méticuleuse du détail, la vision lyrique, la prescience du prophète. Il nous apprit surtout à discipliner les forces et les élans de la cité intérieure. Sa morale fut haute comme son esthétique, elles étaient humaines dans le sens que la Grèce antique donnait à cette épithète, surhumaines par rapport à nous. Ses disciples eurent l'ivresse de la plastique idéale. A la religion de la pitié il substitua celle de l'énergie, du désir de dominer « La vertu qui donne »" (p. 36).

    Sur Remy de Gourmont: "A son propos, quand on a parlé de l'influence nietzschéenne, il a fait remarquer très justement que

    Nietzsche n'aurait pas eu tant de succès, si sa pensée n'avait été pensée par des esprits orientés déjà comme le sien, si Zarathoustra n'avait été la traduction de la pensée d'une génération..." (p. 55)

    Rapporte un jugement du critique Ernest-Charles: "Il ne saurait être superflu de se demander encore si ce n'est pas précisément parce qu'il mourut fou qu'il est bien prouvé que Nietzsche fut véritablement un homme de génie" (p. 60).

Ajouts dans 1906.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Pierre Lasserre - Modification de la notice: Agrégé de philosophie, il devient docteur ès lettres en 1907 avec une thèse complémentaire intitulée, Les idées de Nietzsche sur la musique. et une thèse principale sur Le romantisme français. A ses débuts disciple de Charles Maurras et membre actif de l'Action française, il s'en séparera progressivement, radicalement en 1914.

    Voir Hugues Laroche (2014).

Ajout d'une photo de la stèle de Pierre Lasserre (Orthez)

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Pierre Lasserre - Correction d'une erreurLASSERRE Pierre, Les idées de Nietzsche sur la musique, Paris, Mercure de France, 1907.

    Fausse indication de la page de titre: "1905"

    Le livre reproduit la petite thèse (thèse complémentaire) de doctorat de Pierre Lasserre, soutenue le 2 mars 1907. Il paraît bien en 1907.

    Réédition en 1927 (Garnier-Mercure de France) et en 1929 (Calmann-Lévy)

Rectifications dans 1905 et 1907.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Charles ab der Halden - Ajout: HALDEN Charles ab der, "Ainsi parlait Zarathoustra", in Le Volume, n°10, 5 décembre 1914, p. 37-39.

    Critique français et auteur de manuels scolaires, Charles ab der Halden revient sur l'influence de Nietzsche avant la guerre. Démontre la responsabilité de Nietzsche dans la déclenchement de la guerre.

Ajouts dans 1914.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE - Ajout: Charles ab der Halden.

Ajout dans la recherche par auteur/autrice

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Adolphe Brisson - Ajout d'une indication: Cette chronique est reproduite dans Adolphe Brisson, Le Théâtre, deuxième série, Paris, Flammarion, 1908.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/1914 - Ajout: Anonyme, "M. Jean Aicard parle d'Alfred de Vigny", in Le Temps, 7 mars 1914, p. 3.

    A propos d'une conférence sur Alfred de Vigny, note que Jean Aicard a conclu avec un parallèle entre Nietzsche et Vigny: "Pour M. Aicard, « Nietzsche a fait son temps et il voit en lui un antéchrist dont le nom est à celui du pur Vigny comme le nom de Lucifer est à celui d'Elva ». A Nietzsche, contempteur des morales courantes et excitateur des mauvais instincts individualistes, il opposa Vigny, dont la morale héroïque « au point de vue de l'évolution de la race, de la société, de la nation, de l'humanité est bienfaisante à tous, donne la paix du cœur à qui la sert, et n'a jamais empêché l'illustration de l'individu »".

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Aurel - Ajout: AUREL, "Chronique dramatique", in Les Ecrits français, n°1, 5 décembre 1913, p. 69-73.

    Profession de foi pour ce premier numéro de la revue. Explique: 

    Quand une flambée chauvine ne sera émotive que patriotiquement, je ne dirai pas qu’elle est patriote mais qu'elle nous trahit. Je dirai qu’il est temps que l’on sache que le génie français est plus actif à se renouveler en tourment et en profondeur que les beaux Dostoiewsky de partout.

    Je parlerai des pièces qui montreront qu’avant Nietzsche et sans lui, nous étions surhumains et le restons à Paris tous les jours, puisqu’on ne nous permet pas d’être humains, ce qui est au delà.

    Sans Tolstoï et peut-être malgré lui, parce que nous n’aimons pas ressembler, nous sommes déchirés de compassions lustrales. Dans nos vies ordonnées comme un convoi funèbre, tous les cataclysmes ont place, et notre goût, notre mesure, qui sont notre prison, sont un fort élément du drame perpétuel. Et nous sommes aussi de grands mystiques, puisque nos sens sont infinis. Que tout cela se prouve à la française sur nos scènes, où je resterai sur ma faim et le dirai." (p. 70)

Ajouts dans 1913.

 

Ajouts dans 1914.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Jules Bois - Ajout: BOIS Jules, "Une lettre", in La Critique Internationale, 15 janvier 1914, p. 2.

     Explique sa position personnelle précise par rapport à la théorie de l'Eternel Retour.

Ajouts dans 1914.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE - Ajout: Gaston Sauvebois

Ajout: SAUVEBOIS Gaston, "La Femme et la Littérature", in La Critique Indépendante, 1er décembre 1911, p. 1.

A propos d'une enquête dans le Gil Blas sur la question: "Y a-t-il à côté de la littérature de l'homme qui est la littérature tout court, une littérature féminine ?". Estime que non. Constate: "Les mieux douées des femmes ne se sont jamais montrées supérieures aux mieux doués des hommes ni même leurs égales. Nous attendons encore un Rabelais, un Racine. un Hugo, un Beethoven, un Nietzsche en jupons".

Ajouts dans 1911 et dans la Recherche par auteur/autrice

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Félix Vallotton - Ajout: Deux de ces portraits sont reproduits dans Bruno's Weekly, vol. 2, n°11, 11 mars 1916.

Ajouts dans 1897.

 

  • Dans quel ordre les Français découvrent-ils Nietzsche? Mise à jour avec ajout: Dans Le Cas Wagner, les éditions Albert Schultz annoncent:

    "La traduction française des Œuvres complètes de Frédéric Nietzsche est en préparation".

     Un plan est dressé.

     L'annonce de ce projet est relayée par la critique  comme ici dans les Entretiens politiques et littéraires, vol. 5, n°32, décembre 1892 (photo).

     Pour des raisons inconnues, il ne se réalisera pas.

Ajout du plan de publication des volumes.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Jacques-Emile Blanche - Ajout: Voir la bibliographie mise en ligne en 2017.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Teodor de Wyzewa - Ajout: Voir la bibliographie réalisée par Esther Jakubec et Catherine Méneux (2017)

Ajout d'un lien pour le portrait.

 

  • OUTILS/Nietzsche dans les dessins de presse - Ajout: Dessin publié dans Le Rire, 10 décembre 1910

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Frank Grandjean - Ajout: GRANDJEAN Frank, Une révolution dans la philosophie. La doctrine de M. Henri Bergson, Genève (Atar), Paris (Alcan), 1913.

    Réédition revue et augmentée en 1916, rééditée en 1930.

    Nombreuses évocations de Nietzsche.

Ajouts dans 1913.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE -Ajout: Marie Lenéru. Avec une photo et quelques indications biographiques.

Ajout dans la Recherche par auteur/autrice.

 

Ajouts dans 1907.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Eugène Fournière - Ajout: FOURNIERE Eugène, "Han Ryner. - Petit manuel individualiste", in Revue socialiste, t. 42, n°252, décembre 1905, p. 763-764.

    Note qu'Han Ryner n'est pas un disciple de Nietzsche. Il réprouve Montaigne, Stendhal et Nietzsche, "les « égoïstes lâches » et « tous ceux qui étendent aux relations des hommes la loi brutale du combat pour la vie »" (p. 763).

Ajouts dans 1905.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/E. de Mosier - Correction: Edouard de Morsier.

Correction dans la recherche par auteur et dans 1913.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Eugène Fournière - Ajout: FOURNIERE Eugène, "A. Hamon. - Socialisme et anarchisme", in Revue socialiste, t. 42, n°252, décembre 1905, p. 748-750.

    Note: "Il va sans dire que les aristocrates, nihilistes sociaux et moraux, strugglers, nietzchéens, littérateurs, fantaisistes, « en dehors », qui se qualifient d'anarchistes et d'individualistes, n'ont rien de commun avec l'anarchie contractuelle de Proudhon et avec le communisme fédéraliste de Kropotkine et de ses amis." (p. 748).

Ajouts dans 1905

 

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Jean de Fabrègues - Ajout: Lire Véronique Auzépy-Chavagnac, Jean De Fabrègues et la jeune droite catholique. Aux sources de la Révolution nationale, Presses Universitaires du Septentrion, 2002.

 

Ajout d'un lien sur la page de Paul Bourget

 

Ajout d'un lien sur la page de Jean Bourdeau

 

  • Modifications de la présentation du site pour favoriser la navigation: précisions, liens...

 

 

DECEMBRE 2021

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Antoine GUILLAND - Ajout: GUILLAND Antoine, "La correspondance de Nietzsche et d'Overbeck", {Chronique allemande}, in Bibliothèque universelle et revue suisse, t. LXXXVI, mai 1917, p. 329-331.

Ajouts dans 1917.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/André Lalande - Ajout: LALANDE André, "Vocabulaire technique et critique de la philosophie. Fascicule 16", in Bulletin de la Société française de philosophie, vol. 13, 1913, p. 167-248.

    Entrée:

    "Perspectivisme, D. Perspectivismus ; E. Perspectivism; I. Prospettivismo.

    A. Nom donné par NIETZSCHE au fait que toute connaissance est perspective, c'est-à-dire relative aux besoins, et spécialement aux besoins vitaux, de l'être qui connait; et qu'en particulier, la nature de la conscience animale exige une représentation du monde générale et conceptuelle qui s'oppose à la réalité profonde et essentiellement individuelle des êtres. Voir Die fröhliche Wissenschaft, not. §§ 110, 111, 354.

    B. La doctrine même qui soutient qu'il en est ainsi. Voir R. RERTHELOT, Un romantisme utilitaire, I, 1 : « Le perspectivisme de Nietzsche ».

    Rad. int. : Perspektivism" (p. 167).

Ajouts dans 1913.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/H. -J. Dumex - Ajout: DUMEX H. -J., "Nietzsche. Un théoricien de l'anticatholicisme. Culture moderne et surhomme", in Revue apologétique (Bruxelles), mai 1912, p. 817-831.

    D'après la bibliographie publiée dans le Bulletin de la Société française de philosophie de 1913.

Ajouts dans 1912.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE - Ajout: H. -J. Dumex

Ajout dans la Recherche par auteur/autrice

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Freddy Mirguet - Ajout: MIRGUET Freddy, "Nietzsche, son œuvre et spécialement «Ainsi parlait Zarathoustra»", in L'Ecole nationale, 5 octobre 1912, p. 36-40.

    D'après la bibliographie publiée par le Bulletin de la Société française de philosophie de 1913.

Ajouts dans 1912.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE - Ajout: Freddy Mirguet

Ajout dans la Recherche par auteur/autrice

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/René Lauret - Ajout: LAURET René, "Nietzsche et la culture française", in Les Marches de l'Est, 15 février 1911.

    D'après la bibliographie publiée dans le Bulletin de la Société française de philosophie de 1913.

Ajouts dans 1911.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Paul Spafer - Ajout: STAPFER Paul, "Sois bon (première partie)", in Bibliothèque universelle et revue suisse, t. LXXIV, avril 1914, p. 5-31.

    "Un homme d'une grande culture et de beaucoup d'esprit, que le goût perverti de notre décadence a seul pu admirer comme un auteur de génie, Frédéric Nietzsche, s'est amusé, pour étonner le monde, à construire la théorie philosophique des actes et des sentiments inhumains qui suscitent les beaux crimes et conduisent leurs auteurs quelquefois sur le trône et, plus souvent, à l'échafaud.

    Nietzsche est un auteur singulièrement piquant, sans contredit, piquant de toute son armure de porc-épic ; c'est même un excitateur d'idées fécond et suggestif ; en scandalisant il fait penser, et l'on profite plus à la lecture de ce génie méchant qu'à celle de la plupart des sages ; mais qu'on l'ait pris au sérieux, qu'on l'ait honoré comme un guide et comme un maître, qu'on n'ait pas vu dans l'extravagance de ses paradoxes les simples prodromes de la folie aiguë où il devait finir sa triste existence, c'est un signe éclatant de la badauderie du public et de la critique elle-même, de leur promptitude à s'enticher des nouveautés les plus absurdes dès qu'elles font un peu de fracas. Qu'un farceur ou un déclamateur, pour distraire son ennui, vienne faire l'apologie de la force brutale et de la méchanceté, il sera bien impossible de ne pas en être frappé, comme on ne peut s'empêcher d'être attentif à un grand coup de poing que l'on reçoit dans le dos ; mais par quel prestige du talent et du style (car Nietzsche est un écrivain) cette morale d'apache a-t-elle pu être classée parmi les doctrines philosophiques ? Un penseur aux yeux duquel la bonté - qui est le trait le plus divin de l'homme - n'est qu'une faiblesse dégradante, se met d'emblée hors de la philosophie qui éclaire, instruit et réchauffe, comme il est hors de l'humanité" (p. 12-13). 

Ajouts dans 1914.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Antoine Guilland - Ajout: GUILLAND Antoine, "A propos de Nietzsche", {Chronique allemande}, in Bibliothèque universelle et revue suisse, t. LXXIV, avril 1914, p. 188-190.

    Commente Richard M. Meyer, Nietzsche, sein Leben und seine Werke; la biographie de Nietzsche par sa sœur et Joseph Spindler, Nietzsches Persönlichkeit und Lehre.

    Conclut: "Un bon connaisseur de Nietzsche, M. Henri Albert, son traducteur français, remarque non sans finesse que ces déductions (celles de Spindler) servent surtout à démontrer qu'on peut découvrir dans Nietzsche tout ce que l'on veut bien y mettre. C'est ce que font les Allemands, qui s'attachent surtout à faire ressortir le créateur des valeurs nouvelles, le fondateur d'une morale ou d'une religion, le prophète qui a ouvert des avenues nouvelles à la pensée, alors que les Français s'attachent dans Nietzsche au côté esthétique, étudient l'écrivain, le missionnaire de culture, et que les Anglais sont surtout intéressés par le problème religieux, c'est-à-dire l'attitude de Nietzsche à l'égard du christianisme et des problèmes chrétiens, le libre arbitre ou la rédemption.

    Et c'est là le privilège d'une riche pensée de fournir matière à des commentaires sans fin" (p. 190).

Ajouts dans 1914.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE - Ajout: Antoine Guilland

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/1915 - Ajouts: OSSIP-LOURIE, "Nietzsche jugé par un Russe", {Chronique russe}, in Bibliothèque universelle et revue suisse, t. LXXX, octobre 1915, p. 165-166.

    Eloge de l'interprétation de Nietzsche par Eugène de Roberty.

     

    OSSIP-LOURIE, "Zarathustra et Raskolnikov", {Chronique russe}, in Bibliothèque universelle et revue suisse, t. LXXX, octobre 1915, p. 166-167.

 

  • TRACES ORALES/COURS/Cours 1908-1910 - Ajout: Maurice Millioud, Lecture critique de l'ouvrage de Nietzsche: la volonté de puissance

Cours de philosophie à l'Université de Lausanne pendant l'hiver 1908-1909.

D'après le programme des cours publié dans la Revue de métaphysique et de morale.

 

  • TRACES ORALES/THEATRE - Ajout: Nietzsche dans L'honneur, drame en un acte en vers de Jean Aicard (1917)

 

  • OUTILS - Ajout: Nietzsche dans les dessins de presse voir.

 

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/J. Fontaine - Ajout: Abbé J. Fontaine, "Le moralisme philosophique et la déchristianisation", in Revue catholique des institutions et du droit, septembre 1907, p. 219-238.

    Etudie la morale de Guyau et déplore: "Ainsi la morale, sans obligation ni sanction, aboutit au triomphe, à la déification de la force ; elle rejoint celle de Nietzsche ; toutes les deux contribuent à créer le surhomme, la belle bête humaine, fière et forte, orgueilleuse et féroce, rugissant de joie en dépeçant ses victimes, perdue dans la pleine et enivrante satisfaction de toutes ses passions et de toutes ses convoitises, en dehors de tout frein moral et religieux" (p. 227). 

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE - Ajout: Abbé J. Fontaine

Ajout dans la recherche par auteur/autrice

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Antoine Lestra - Ajout: LESTRA Antoine, « L'Homme qui vient », in Revue catholique des institutions et du droit, septembre 1907, p. 285-287.

    Compte-rendu de Georges Valois, L'Homme qui vient. Philosophie de l'autorité.

    Note les affinités et les différences avec Nietzsche.

Ajouts dans 1907.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE - Ajout: Antoine Lestra

Ajout dans la recherche par auteur/autrice

 

 

Ajouts dans 1912.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Lionel Dauriac, "Quelques réflexions sur la philosophie de M. Henri Bergson" (1911) - Ajout: Souligne les affinités entre Bergson et Nietzsche: "Vraiment quand on songe au plaisir avec lequel Nietzsche aurait lu et commenté L'Évolution Créatrice, on regrette qu'il ne soit plus là pour assister au succès de ce livre et pour constater chez nous l'existence d'un mouvement si favorable à la diffusion des idées bergsoniennes (cela va sans dire) et... nietzschéennes" (p. 58).

Ajouts dans 1911.

 

  • TRACES ORALES/CONFERENCES/Conférences 1903-1904 - Ajout: Henri Lichtenberger, Frédéric Nietzsche. 

Conférence organisée le 23 janvier 1903 par la Revue alsacienne illustrée, à Strasbourg.

D'après la liste publiée par la Revue alsacienne illustrée (1908)

 

  • TRACES ORALES/CONFERENCES/Conférences 1907-1908 - Ajout: Mme Aurel, "La femme de lettres". 

Communication à la séance de la Société de sociologie de Paris, du mercredi 11 novembre 1908.

D'après le compte-rendu publié dans la Revue internationale de sociologie, n°12, décembre 1908, p. 858-876.

Communication de Mme Aurel (p. 869-875). Sur Nietzsche: "Ce qui caractérise l’antiféminisme littéraire quand il devient brutal, c’est son manque absolu d'observation, nous vînt-il des plus grands esprits. Je vais vous citer un ou deux exemples (…). Il est trop certain que tous ceux qui, en ce moment, dévorent de la femme seraient les hommes les plus doux s’ils nous adressaient la parole (mais oui, sans cela ils n’auraient aucun talent!) Aussi personnellement ces violences me sont-elles suspectes. Et cependant citons. Le grand Nietzsche avait dit, voici un quart de siècle: «Si tu vas parmi les femmes, prends ton fouet ! » Or, me dit Henri Albert, son traducteur admiratif et passionné, Nietzsche est mort chaste, et peut-être bien de cela. Il fallait bien payer un jugement pareil, et fondé sur quoi, je vous prie, puisqu’il n'a vu les femmes que de loin? (p. 870)

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Benjamin Guinaudeau - Ajout: GUINAUDEAU B., "Nietzsche et les femmes", in L'Avenir, 11 décembre 1932, p. 1. (L.V.)

Ajouts dans 1932

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/1918 - Ajout: L. Ch., {Notations}, in L'information financière, économique et politique, 27 mai 1918, p. 1.

    "M. Pierre Loti citait récemment, dans le Figaro, des extraits de Nietzsche où la nation allemande était fort malmenée. Ces jugements ont dû surprendre les auteurs qui classaient volontiers Nietzsche sans l’avoir jamais lu. Il est vrai qu’il y a de tout chez ce philosophe".

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE - Ajout: André Honnorat, photo, dates et HONNORAT André, "Nietzsche et les Allemands", in L'information financière, économique et politique,  28 janvier 1915, p. 3.

Ajouts dans Recherche par autrice/auteur et dans 1915.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Jean Aicard - Ajout: AICARD Jean, "Le surboche", in L'information financière, économique et politique, 11 janvier 1915, p. 1.

Ajouts dans 1915.

 

 

Ajouts dans 1918.

 

  • TRACES ORALES/CONFERENCES/Conférences 1937-1938 - Ajout: Débat sur NietzscheCauserie organisée par le Groupe d'études sociologiques, à l'Equipement de la Maison, rue de Belgrade, le mercredi 16 février 1938, à 20h30. D'après l'annonce publiée dans Le Petit Dauphinois du 15 février 1938. 

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Jean Thorel - Ajout d'une photo, dates et THOREL Jean, "La poésie et les poètes contemporains en Allemagne", in Revue des Deux Mondes, t. 135, 15 mai 1896, p. 300-326. Note qu'il a suffisamment été question de Nietzsche dans la revue et qu'il n'y a donc pas lieu d'y revenir longuement. Souligne l'énorme influence de Nietzsche sur la jeunesse allemande. Discute si Nietzsche a sa place parmi les poètes ou les métaphysiciens (p. 314-315).

Ajouts dans 1896.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Lucien Lévy-Bruhl - Ajout: LEVY-BRUHL Lucien, "La crise de la métaphysique en Allemagne", in Revue des Deux Mondes, t. 129, 15 mai 1895, p. 341-367.

    Dresse un bilan. Note : "Nietzsche a été récemment l'objet d'un engouement très vif : mais la mode qui l'a porté aux nues commence déjà à l'abandonner. C'est d'ailleurs un brillant moraliste, non un métaphysicien ; et les paradoxes violents et exaspérés où il se complaît ne fournissent pas les éléments d'un système qui se tienne" (p. 342).

Ajouts dans 1895.

 

  • TRACES ORALES/CONFERENCES/Conférences 1935-1936 - Ajout: Conférence de Félicien Challaye sur La philosophie de Nietzsche et la théorie du fascismeConférence donnée à l'Union Fédérale des Etudiants, à Angers, le jeudi 28 mars 1935. D'après l'annonce publiée dans Le Barrage, le 28 mars 1935.

 

 

  • TRACES ORALES/CONFERENCES/Conférences 1923-1924 - Ajout: Groupe de culture générale pour jeunes filles et femmes: La pensée de NietzscheConférence organisée par l'UCJF (Union chrétienne des jeunes filles) à la Taconnerie, le 10 mai 1924, à 17h. D'après l'annonce publiée dans le Journal de Genève du 10 mai 1924.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Gonzague Truc - Ajout: TRUC Gonzague, "Le romantisme de Nietzsche", in L'Opinion, 29 janvier 1921.

    D'après l'annonce publiée dans L'Europe nouvelle du 12 février 1921. (L.V.)

Ajouts dans 1921.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Claire Richer - Ajouts: Elève de Charles Andler à la Sorbonne. Originaire de Dresde.

 

  • TRACES ORALES/COURS/COURS 1922-1924 - Ajout: Chanoine Clément Besse: Nietzsche: Apollon ou Dyonisios [sic].  Cours de philosophie qui fait partie des cours spéciaux réservés aux jeunes filles, à l'Institut catholique de Paris. D'après l'annonce publiée dans La Semaine à Paris du 23 février 1923, p. 32.

 

  • TRACES ORALES/COURS/Cours de 1926-1930, Cours de Charles Andler au Collège de France - Précisions: La dernière philosophie de Nietzsche, les vendredis, à 15h, salle 3.

Explication du texte allemand du Zarathoustra de Nietzsche, les mardis, à 10h, salle 4.

Ouverture des cours le 3 décembre 1926

 

  • TRACES ORALES/COURS/COURS 1922-1924 - Ajout: Chanoine Clément Besse: Nietzsche, le surhomme. 

Cours de philosophie qui fait partie des cours spéciaux réservés aux jeunes filles, à l'Institut catholique de Paris, le mercredi à 15h30.

D'après l'annonce publiée dans La Semaine à Paris du 9 mars 1923, p. 32.

 

  • OUTILS/NOUVELLES COMMUNICATIONS ET PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE ET LA FRANCE/Approches philosophiques - Ajout: Andrea Schellino. La pensée de la décadence de Baudelaire à Nietzsche, Classiques Garnier, 2020. La bibliographie, l'index des noms et la table des matières sont accessibles en ligne. Issu de sa thèse, Le Concept de décadence de Baudelaire à Nietzsche (Université Paris-Sorbonne, 2017, sous la direction d'André Guyaux).

 

NOVEMBRE 2021

 

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Arvède Barine - Ajouts d'indications: Arvède Barine est un pseudonyme utilisé par Louise-Cécile Bouffé, historienne et critique littéraire française.

    Lire: Isabelle Ernot, "Une historienne au tournant du siècle : Arvède Barine", in Mil neuf cent, n°16, 1998. Figures d'intellectuelles. p. 93-131.

    Voir les lettres que Jean Bourdeau lui a adressées, notamment en 1893, avec l'allusion à la recherche d'un article sur l'influence théâtrale de Nietzsche: lire

 

  • TRACES ORALES/CONFERENCES/Conférences 1907-1908 - Ajout: Mme Bérard: Le nietzschéisme. Conférence donnée à l'Institut familial, le jeudi 26 novembre 1908 à 16h30.

D'après l'annonce publiée dans Le Télégramme du 29 novembre 1908.

Ajouts dans Recherche par noms et Lieux de paroles

 

Ajout de la contribution dans Contacts

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Pierre Loti - Ajout: Jean-Pierre Dumont, "Nietzsche et Loti. Et vice versa" (2021) télécharger

 

  • TRACES ORALES/CONFERENCES - Ajout: Conférences 1919-1920

Modifications correspondantes dans Recherche par noms et Lieux de paroles.

 

  • TRACES ORALES/CONFERENCES - Ajout: Conférences 1939-1940

Modifications correspondantes dans Recherche par noms et Lieux de paroles.

 

  • TRACES ORALES/CONFERENCES - Ajout: Conférences 1937-1938

Modifications correspondantes dans Recherche par noms et Lieux de paroles.

 

  • TRACES ORALES/CONFERENCES/Conférences 1911-1912 - Ajout: Conférence de Jean Rivain sur Les origines de l'Action française (1899-1900); Nietzsche et l'anarchisme de Pierre Lasserre.

Modifications correspondantes dans Recherche par noms et Lieux de paroles.

 

  • TRACES ORALES/CONFERENCES/Conférences 1907-1908 - Ajout: Conférence de M. DOP sur Les sciences naturelles et l'évolution de la société.

Modifications correspondantes dans Recherche par noms et Lieux de paroles.

 

  • TRACES ORALES/CONFERENCES - Ajout: Conférences 1921-1922

Modifications correspondantes dans Recherche par noms et Lieux de paroles.

 

  • TRACES ORALES/CONFERENCES - Ajout: Conférences 1923-1924

Modifications correspondantes dans Recherche par noms et Lieux de paroles.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/1928 - Ajout: G. A., "Le "Nietzsche" de Charles Andler", in Journal de Genève, 25 septembre 1928, p. 1.

    Compte-rendu du tome 4, La maturité de Nietzsche. (L.V.)

 

  • TRACES ORALES/CONFERENCES - Ajout: Conférences 1925-1926.

Modifications correspondantes dans Recherche par noms et Lieux de paroles.

 

  • TRACES ORALES/CONFERENCES - Ajout: Conférences 1927-1928

Modifications correspondantes dans Recherche par noms et Lieux de paroles.

 

  • TRACES ORALES/CONFERENCES 1935-1936 - Ajout: M. D'ESTOURNELLES DE CONSTANT, Wagner, ses idées philosophiques, philologiques, dramatiques et musicales; influence de Schopenhauer et de Nietzsche. Conférence donnée le samedi 26 janvier 1935 à 14h45 au Musée du Louvre, 4 rue des Tuileries. D'après l'annonce publiée dans le Journal des débats politiques et littéraires du 25 janvier 1935, p. 6.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Régis Jolivet - Ajout: En 1929, Régis Jolivet a fait une communication sur Nietzsche et Strindberg à la Société des Etudes germaniques.

 

  • TRACES ORALES/CONFERENCES - Ajout: Conférences 1929-1930.

Modifications correspondantes dans Lieux de paroles et Recherche par noms

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Pierre DRIEU LA ROCHELLE - Ajout de liens vers les articles:  "Nietzsche contre Marx", in Les Nouvelles littéraires, 10 juin 1933, p. 1 et "Nietzsche contre Marx", in Les Nouvelles littéraires, 24 juin 1933, p. 4.

 

 

  • TRACES ORALES/CONFERENCES - Ajout: Conférences 1931-1932.

Modifications correspondantes dans Lieux de paroles et Recherche par noms

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Charles Andler - Ajout: ANDLER Charles, "Frédéric Nietzsche", in Les Cahiers de Radio-Paris, n°6, 15 juin 1932 , p. 565-572. (L.V.)

    Texte d'une conférence donnée dans l'auditorium de la Compagnie française de radiophonie, dans le cadre d'un cycle de conférences sur la littérature allemande, prononcée le 11 mai 1932 à Radio-Paris, à 19h.

Ajouts dans 1932

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Jacques Bainville - Modification du lien: Jacques Bainville

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Jacques Bainville - Ajout: Voir aussi ce site qui lui est consacré depuis 2018: Jacques Bainville

 

OCTOBRE 2021

 

TRADUCTIONS DES OEUVRES DE NIETZSCHE/1919-1939 - Ajout: BERTAUX Pierre, « L'idée de Patrie », in Nouvelles littéraires, 23 juillet 1932, p. 1-2.

Origine non identifiée. Présenté comme un écrit de la jeunesse de Nietzsche, en 1862 environ.

Ajout également dans liste des traducteurs.

 

OUTILS - Ajout: Projet Foucault Fiches de Lectures (FFL): 24 résultats avec Nietzsche

 

PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/1928/FÖRSTER-NIETZSCHE Elisabeth"Nietzsche et Wagner", in Les Nouvelles littéraires, 24 mars 1928, p. 12 - Ajout: A vérifier.

 

PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/1928 - Ajout: BRUNOT Henriette, "Lauréate d'un concours allemand une Française nous parle de Nietzsche et la France", dans Le Quotidien, 15 octobre 1928, p. 1. (L.V.) Ajout correspondant dans Recherche par auteur/autrice.

 

PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/1928 - Ajouts concernant la discussion Paul Voivenel/Charles Andler/Carl Albrecht Bernoulli/Camille Spiess dans Comoedia

 

PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Camille Spiess/"Nietzsche et la syphilis", in Comoedia, 7 juillet 1928, p. 2 - Ajout du lien et précisions: Réaction à un article de Paul Voivenel ("Sigma et génie: la maladie de Nietzsche", in Comoedia, 29 juin 1928, p. 5) qui prétend que Nietzsche avait des relations homosexuelles avec Peter Gast. Reconnait la syphilis mais nie l'homosexualité.

 

PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Camille Spiess/, "Lettre sur le cas Nietzsche", in Comoedia, 23 juillet 1928, p. 2 - Ajout du lien et précisions: Nouvelle participation au problème de l'homosexualité de Nietzsche: thèse du docteur Paul Voivenel (29 juin 1928) contestée par Charles Andler et Carl Albrecht Bernoulli (15 juillet 1928).

 

PUBLICATIONS SUR NIETZCHE/Paul Voivenel/"Sigma et génie: la maladie de Nietzsche", in Comoedia, 29 juin 1928, p. 5 - Ajout: sera suivi d'une protestation de Charles Andler et Carl Albrecht Bernoulli: "Nietzsche fut-il atteint par "Sigma"?", in Comoedia, 15 juillet 1928, p. 1.

 

PUBLICATIONS SUR NIETZCHE/Paul Voivenel/"Sigma et génie: la maladie de Nietzsche", in Comoedia, 23 juillet 1928, p. 1 - Ajout: Réponse à la protestation de Charles Andler et Carl Albrecht Bernoulli (15 juillet).

 

PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Charles Andler/"Nietzsche fut-il atteint par "Sigma"?", in Comoedia, 15 juillet 1928, p. 1 - Ajout de précisions: Protestation contre l'article de Paul Voivenel: "Sigma et génie: la maladie de Nietzsche", in Comoedia, 29 juin 1928, p. 5.

Avec une lettre de protestation de Carl Albrecht Bernoulli.

Sera suivi d'une réponse de Paul Voivenel: "Sigma et génie: la maladie de Nietzsche", in Comoedia, 23 juillet 1928, p. 1.

 

PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Charler Andler - Ajout d'un lien vers Nietzsche, sa vie et sa pensée, tome 4 (1928)

 

PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Charler Andler - Ajout d'une photo pour Nietzsche, sa vie et sa pensée, tome 4 et tome 6.

 

OUTILS - Ajout: La lettre de Nietzsche à Jakob Burckhardt du 6 janvier 1889Lettre manuscrite (e-manuscripta)

 

RECHERCHE PAR AUTEUR/AUTRICE - Ajout: Ricarda Huch (pseudonyme: Richard Hugo)

 

PUBLICATION SUR NIETZSCHE/Claire Charles-Geniaux - Ajout: GENIAUX C.C. , "Nietzsche... et deux femmes!" dans Lyon Républicain, 9 mai 1933, p. 1. (L.V.) Modifications correspondantes.

 

PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Pierre Missac - Ajout d'un lien vers l'article: MISSAC Pierre, "Nietzsche et le racisme", in La Grande revue, t. 141, mars 1933, p. 40-56.

 

PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Jacque Bompard - Ajout: lien vers l'article. BOMPARD Jacques, "Le cinquantenaire de Zarathoustra", in La Grande revue, t. 142, juillet 1933, p. 50-69.

 

PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Pierre Lasserre - Correction de numéro de page et ajout du lien: LASSERRE Pierre, "Réflexions sur Nietzsche", in Revue universelle, 15 juin 1921, p. 658-676.

 

PUBLICATION SUR NIETZSCHE/Robert Pitrou - Correction: PITROU Robert, "Autour de Wagner", in Revue des cours et conférences, n°12, 30 mai 1937, p. 289-305. (au lieu de 1936). Ajout du lien vers l'article. Modifications correspondantes.

 

PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Alfred Fouillée: suppression de deux liens défaillants et correction d'un lien.

 

 

SEPTEMBRE 2021

 

PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Charles Andler/A propos de Charles Andler - Ajout: Fritz Taubert, « Salomon Grumbach et Charles Andler, une polémique entre deux socialistes convaincus avant la Première Guerre mondiale », extrait du colloque Veilles de guerre, 2014.

 

PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE - Ajout: Lucien CORNET: CORNET Lucien, "Chronique de la guerre" , in Pages de gloire, 11 juillet 1915, p. 2.

Ajouts correspondants dans 1915 et Recherche par auteur

 

PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/1898 - Ajout: EHRHARD A., "Henri Lichtenberger, La Philosophie de Nietzsche", in Revue critique d'histoire et de littérature, t. 46, juillet-décembre 1898, p. 178-180.

Ajouts correspondants dans Recherche par auteur et dans 1898.

 

 

JUILLET 2021

 

  • TRACES ORALES/Conférences 1911-1912 - Ajout: Charles Andler, "Ce qu'on peut apprendre de Nietzsche", conférence donnée à l'Université Nouvelle (Bruxelles), le samedi 28 octobre 1911. D'après l'annonce publiée dans L'Art moderne, 23 juillet 1911.

 

 

JUIN 2021

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Eugène Fournière - Ajout: Ecouter Eugène Fournière (1912)

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Eugène Fournière - Ajout: Lire Philippe Chanial, "Le socialisme, un libéralisme d'extrême-gauche? Eugène Fournière, la question individualiste et l'association", in Eugène Fournière, Essai sur l'individualisme, réédition, Editions Le Bord de l'eau, 2009, p. 7-113.

 

  • TRADUCTIONS DES OEUVRES DE NIETZSCHE/Liste des traducteurs - Ajout: et des traductrices.

 

  • TRADUCTIONS DES OEUVRES DE NIETZSCHE/Liste des traducteurs - Ajout: Maria Parazzoli (1893)

 

  • TRADUCTIONS DES OEUVRES DE NIETZSCHE/ 1892-1897 - Ajout [JLP]: PARAZZOLI Maria, "Morgenröthe (Aurores) par Friedrich Nietzsche", in L'Art Social, novembre 1893, p. 289-293.

    Traduction française de la préface de l'édition de 1887.

 

  • Accueil: Spécial 15 juin/football

 

  • PUBLICATION SUR NIETZSCHE/Arvède Barine - Ajout: Voir les lettres que Jean Bourdeau lui a adressées, notamment en 1893, avec l'allusion à la recherche d'un article sur l'influence théâtrale de Nietzsche: lire

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Pierre Loti - Correction: "Julien" au lieu de "Jules" (J.P)

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/ Charles-Victor LANGLOIS - Ajout: Lire: Xavier Hélary, "Charles-Victor Langlois, le maître désabusé de l’école méthodique", dans Isabelle Guyot-Bachy et Jean-Marie Moeglin (dir.), La naissance de la médiévistique. Les historiens et leurs sources en Europe (XIXe–début du XXe siècle). Actes du colloque de Nancy, 8-10 novembre 2012, Genève, Droz, 2015, p. 335-365.

Ajout d'une photographie.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Charles-Victor Langlois - Ajout: Pseudonyme utilisé: Pons Daumelas

 

 

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Lucien Lévy-Bruhl - Ajout: Lucien Lévy-Bruhl fait partie des fondateurs de L'Humanité et il y participe à ses débuts sous le pseudonyme de Deuzelles; cf. P. Albert, "Les sociétés de L’Humanité, de 1904 à 1920" in C. Delporte, C. Pennetier, J.-F. Sirinelli et S. Wolikow (dir.), "L’Humanité" de Jaurès à nos jours, Paris, Nouveau-Monde Éditions, 2004. 

 

 

MAI 2021

  

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Jean Marnold et PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Georges Casella - Ajout: duel entre Jean Marnold et Georges Casella (video).

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Maurice Barrès - Ajout: BARRES Maurice, Les amitiés françaises. Notes sur l'acquisition par un petit Lorrain des sentiments qui donnent un prix à une vie, Paris, Félix Juven, 1903.

    Nombreuses rééditions (1908, 1911, 1918, 1919, 1924, 1927) d'après le site Maurras.

     

    Note: "[...] tout Wagner et tout Nietzsche et leur solide administration, qu'est-ce que vous voulez que ça me fasse? Ce n'est pas la question de savoir où est la supériorité. Tout mon cœur est parti dans ma sixième année par la route de Mirecourt, avec les zouaves et les turcos qui grelottaient et qui mendiaient et de qui, trente jours avant, j'étais si sûr qu'ils allaient à la gloire" (p. 24).

Ajouts dans 1903.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Maurice Barrès - Ajout: BARRES Maurice, De Hegel aux cantines du Nord, Paris, Sansot, 1904.

    Voir la note 6 (Max Stirner) rédigée par le secrétaire de Maurice Barrès, Eugène Nolent: "Précurseur du « Sur homme » il [Stirner] appelle son livre « le livre qu'on quitte monarque .» Mais l'individualisme doit chercher ailleurs que chez Stirner, l'expression raisonnable de sa doctrine; Nietzsche en Allemagne, un « Homme libre » et « l'Ennemi des lois en France », en sont, avec moins d'outrance, des expositions plus parfaites" (p. 85).

    En 1915, ce rapprochement entre Nietzsche et Barrès est rappelé dans la presse, pour protester contre l'article de Barrès, "Nous élargirons notre Nationalisme".

Ajouts dans 1904.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Léon Daudet - Ajout: Ecouter Léon Daudet (1919) Spécial fête des mères!

 

Ajouts dans 1915.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/André Suarès - Suppression: SUARES André, Commentaire sur la guerre des Boches, vol. 1: Eux et nous, Paris, Emile-Paul frères, 1915. 

Suppression dans 1915

 

Ajouts dans 1917.

 

Ajouts dans 1915.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Louis Bertrand - Ajout: BERTRAND Louis, "Les grands coupables", in Paris-Midi, 10 février 1916, p. 2.

    Extrait du livre de Louis Bertrand, du même titre. Commence par: "Nietzche (sic) est un Allemand, et même un Sur-Allemand, - un Prussien".

Ajouts dans 1916.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/1916 - Ajout: Anonyme, "Romain Rolland et les bafouilleurs", in Les Hommes du jour, 2 décembre 1916.

    Se moque des critiques d'Henri Albert, "sans doute, pour se faire pardonner d'avoir traduit Nietzsche".

 

 

 

Ajouts dans 1900.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Paul Bourget - Ajout: BOURGET Paul, "De Kant et de Goethe", in L'Echo de Paris, 29 novembre 1914, p. 1-2.

    De la responsabilité de Kant et de Goethe dans la guerre. Nietzsche n'est pas nommé mais évoqué à la fin avec le "surhomme".

Ajouts dans 1914.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE - Ajout: Paul Bourget.

Ajout dans Recherche par auteur/autrice

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Maurice Barrès - Ajout: BARRES Maurice, Autour de Jeanne d'Arc, Paris, Champion, 1916.

    Note que "l'Allemagne s'enfonce dans une conception inhumaine et antichrétienne, dont Nietzsche est le plus récent prophète" (p. 58). Mêle Goethe, Hegelianisme, Marxisme, Wagnérisme, les doctrines de l'état-major et de Nietzsche (p. 59).

Ajouts dans 1916.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Maurice Barrès - Ajout: BARRES Maurice, "Nous élargirons notre Nationalisme", in L'Echo de Paris, 20 avril 1915, p. 1.

    Soutient: "Il est clair que certains ouvriers français, en adoptant le Marxisme, certains amateurs en se livrant aux rêves wagnériens, d'autres curieux en applaudissant les délires de Nietzsche ont trahi la cause de la France. Ils n’ont pas servi leur patrie. On devait prévoir qu’ils préparaient un milieu où l’on verrait plus aisément apparaître ce dont nous fûmes les témoins en août, Unser Gott, le Méphisto d’Outre-Rhin, Satan surgissant au milieu de ses bataillons barbares et disant : « Tu m’as livré ton âme. Je viens prendre possession de toi ». N’y avait-il pas droit? Il croyait bien avoir détourné les Français de leur source primitive (...)".

Ajouts dans 1915.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Victor Snell - Ajout: SNELL Victor, "La Littérature d'après la Guerre", {Actualités littéraires}, in L'Humanité, 28 décembre 1915, p. 3.

    Contre la littérature de guerre: écrits d'Alphonse Séché, Maurice Barrès, Louis Bertrand... (notamment contre Nietzsche).

Ajouts dans 1915.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE - Ajout: Victor Snell

Ajout dans Recherche par auteur/autrice

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Maurice Barrès - Ajout: BARRES Maurice, "Nous élargirons notre nationalisme", in La Patience, 22 avril 1915, p. 8-10.

    Soutient: "Il est clair que certains ouvriers français, en adoptant le Marxisme, certains amateurs en se livrant aux rêves wagnériens, d'autres curieux en applaudissant les délires de Nietzsche ont trahi la cause de la France. Ils n’ont pas servi leur patrie. On devait prévoir qu’ils préparaient un milieu où l’on verrait plus aisément apparaître ce dont nous fûmes les témoins en août, Unser Gott, le Méphisto d’Outre-Rhin, Satan surgissant au milieu de ses bataillons barbares et disant : « Tu m’as livré ton âme. Je viens prendre possession de toi ». N’y avait-il pas droit? Il croyait bien avoir détourné les Français de leur source primitive (...)" (p. 10).

Ajouts dans 1915.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Edgard Milhaud - Ajout: MILHAUD Edgard, Du Droit de la force à la force du droit, Genève, Atar, 1915.

     

    Extrait: "De l'arrêt de l'investigation scientifique et critique à l'apologétique il n'y a qu'un pas. L'acceptation silencieuse des coups de force achemine à la réduction théorique du droit à la force, puis à la proclamation du droit de la force. Schopenhauer déclare : « Dans le monde de l'homme, comme dans le monde animal, ce qui règne, c'est la force et non le droit... Le droit n'est que la mesure de la puissance de chacun ». Et Max Stirner : « Que m'importe le droit ? Je n'en ai pas besoin. Ce que je puis acquérir par la force, je le possède et j'en jouis. Ce dont je ne puis m'emparer, j'y renonce, et je ne vais pas, en manière de consolation, me pavaner avec mon

    prétendu droit, avec mon droit imprescriptible. » Quand à Nietzsche, son nom seul est l'évocation de l'amoralisme transcendantal, et sa maxime célèbre : « Alles ist erlaubt - Tout est permis » devance, couvre et dépasse le « Not kennt kein Gebot - Nécessité ne connaît pas de loi » de M. de Bethmann-Hollweg".

Ajouts dans 1915.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Henry Bérenger - Ajout: BERENGER Henry, "Némésis", {Heures de guerre}, in Paris-Midi, 9 mai 1915, p. 1.

    Soutient: "Les intellectuels comme Nietzsche, Treitschke et Bernhardi n'ont fait que systématiser les impulsions de la race. Ils ont été les pédants de la Barbarie teutonne, mais le fait d'avoir mis des lunettes d'or au Gorille ne masque pas son horrible nudité".

Ajouts dans 1915.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Raymond de Nys - Ajout: NYS Raymond de, "La religion prussienne du Pouvoir", in Paris-Midi, 28 décembre 1914, p. 1-2. Place Nietzsche parmi les "apôtres du culte infâme" et dénonce longuement.

Ajouts dans 1914.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE - Ajout: Raymond de Nys

Ajouts dans Recherche par auteur/autrice

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/1914 - Ajout: Anonyme, "Le véritable instigateur de la guerre", in Paris-Midi, 15 décembre 1914, p. 2. C'est Nietzsche, selon l'article de Louis Bertrand, "Nietzsche et la guerre".

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/1913 - Ajout: Anonyme, "Mariéton à Sceaux", in Paris-Midi, 7 juin 1913, p. 1

     

    "Il nous semble l'entendre encore, enthousiaste, pétulant, bégayant et tirant souvent un spirituel parti de son défaut de langue.

    - Nietzsche, disait-il un jour, est un grand f..., f..., f...

    - Philosophe? acheva quelqu'un pour lui.

    - Mais non, un grand f... umiste !"

 

  • TRACES ORALES - Ajout: Bribes recueillies dans les revues et dans la presse (Laure Verbaere, 2021)

Ajout: Un bon mot de l'écrivain français Paul Mariéton recueilli dans Paris-Midi (7 juin 1913)

 

  • OUTILS/Que pensait Emile Zola de Nietzsche? - Ajout: Morale chrétienne et surhumanité (La Cravache, 6 décembre 1913).

Le christianisme a faussé la morale. La morale, en effet, est fondée sur la nature humaine, elle détermine les conditions les plus favorables à l'épanouissement des facultés individuelles, à l'équilibre harmonieux des droits et des devoirs. L'idéal chrétien tend à la restriction, à l'étouffement de la nature et des passions. Les vertus qu'il préconise sont, non pas surhumaines, mais anti-humaines et anti-sociales.

 

  • PUBLICATIONS UR NIETZSCHE/ Paul Vaillant-Couturier - Ajout: VAILLANT-COUTURIER Paul, La visite du berger: poèmes, Paris, Editions du temps présent, 1913. Nomme Nietzsche dans un de ses poèmes: Je ne me souviens plus.

Ajout de quelques informations biographiques et d'une photographie. Ajouts dans 1913.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE - Ajout: Paul Vaillant-Couturier.

Ajouts dans Recherche par auteur/autrice et dan Pseudonymes

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Joachim Gasquet - Ajout: GASQUET Joachim, Tu ne tueras point..., Paris, Oudin, 1913. Roman avec un personnage principal inspiré par la lecture de Nietzsche.

Ajouts dans 1913.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Léon Hendryk - Ajout: HENDRYK Léon, La Volonté d'harmonie, Paris, Grasset, 1913. Réplique à Nietzsche, La Volonté de puissance.

Ajouts dans 1913.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE - Ajout: Léon Hendryk

Ajouts dans Recherche par auteur/autrice et Pseudonymes

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Louis Benoist-Hanappier, En marge de Nietzsche - Ajout: Des extraits sont publiés dans Paris-Midi, 25 avril 1912, p. 2.

Ajouts dans 1912.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Jules de Gaultier, Entretiens avec ceux d'hier et d'aujourd’hui. Comment naissent les dogmes?, Paris, Mercure de France, 1912 - Ajout: Un extrait a paru dans Paris-Midi du 22 avril 1912.

Ajouts dans 1912

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Marie Dauguet - Ajout: DAUGUET Marie, L'essor victorieux, Paris, Sansot, 1911. D'inspiration nietzschéenne. Voir par exemple Le roncier.

Ajouts dans 1911.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE - Ajout: Marie Dauguet

Ajouts dans Recherche par auteur/autrice

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Alfred Mortier, Marginales - Ajout: Probablement écrit par sa femme: voir Aurel

Ajouts dans 1935 et signalement dans Aurel.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Jules de Gaultier - Ajout: GAULTIER Jules de, "Comment naissent les dogmes", in Paris-Midi, 1er septembre 1911, p. 2. 

    Evoque ce qui arrive quand "la noble philosophie de Nietzsche" est mal comprise.

    Article repris en 1912.

Ajouts dans 1911.

 

Ajouts dans 1921.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/1904 - Correction d'une erreur (JLP): déplacement de 1903 à 1904 de DARLU Alphonse (dir.), Etudes sur la philosophie morale au XIXème siècle, conférences de l'Ecole des Hautes Etudes sociales, par MM. G. Belot, A. Darlu, Ch. Gide, M. Bernès, A. Landry, J. -E. Roberty, R. Allier, H. Lichtenberger et L. Brunschwicg, Paris, Alcan, 1904. [Bibliothèque générale des sciences sociales], vol. in-8.

    Recueil de neuf leçons professées à l'Ecole libre des Hautes Etudes sociales en 1902-1903. L'étude d'Henri Lichtenberger porte sur Nietzsche. Selon l'INB, "Frédéric Nietzsche", p. 243-278.

Corrections correspondantes dans 1903, 1904 et Alphonse Darlu.

 

  • THEATRE - Ajout: Les Possédés, pièce en trois actes d'Henri-René Lenormand (1909) avec un lien vers une page dédiée.

 

 

  • CONTACT - Ajout: Mécénat accepté (la touche "s" de mon clavier est bloquée!!)

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Mécislas Golberg - Ajout: Lire Pierre Aubéry, Mécislas Golberg 1868-1907. Biographie intellectuelle suivie de fragments inédits de son Journal, Paris, lettres modernes 1978. (avec une analyse de son article d'août 1897, p. 54-55)

 

  • TRACES ORALES/COURS/Cours 1906-1908 - Ajout pour le cours d'Henri Delacroix sur Nietzsche

"— As-tu vu que Delacroix va faire à Caen un cours sur Schopenhauer, Nietzche et Wagner: ça sera passionnant. Souhaitons qu'il paraisse dans la Revue des Cours et Conférences ! Ce Delacroix m'est très sympathique" (Lettre d'Henri Franck à Maurice Martelli du 19 octobre 1906).

 

  • TRACES ORALES/Cours 1908-1909 - Ajout: Alfred Croiset, La "République" de Platon. Cours donné à la Faculté des lettres de Paris. A propos du principe d''exaltation de la force (dégagé de l'opposition du principe de l'exaltation de la foule et de celui de l'exaltation de l'individu), remarque que Calliclès est l'ancêtre de Nietzsche, exposant par avance la théorie du surhomme. Ajoute: "notons, en passant, combien souvent toutes les grandes discussions futures se trouvent en germe dans les théories grecques" (p. 198). D'après la publication du cours dans la Revue des cours et conférences, t. 18, n°5, 16 décembre 1909, p. 193-199.

Ajout dans Recherche par noms.

 

  • THEATRE - Ajout: Le Surhomme, farce en 1 acte (en russe) d'Anatoli Lounatcharski (dimanche 17 mars 1907 à 20h30 aux Grands Salons, au profit des camarades russes sans travail)

 

  • TRACES ORALES/Conférences/Conférences 1907-1908 - Ajout: Bauer, Deutsche Lyrik sect Goethes Tode: Nietzsche und Wagner. Conférence donnée à la Faculté des lettres de Paris le 4 juin 1908 à 2h. D'après l'annonce publiée dans Le Progrès de la Côte-d'Or, p. 2.

Ajouts dans Recherche par noms et Recherche par lieux.

 

  • TRACES ORALES/ COURS/Cours 1908-1909 - Ajout: André Lalande, Cours sur Nietzsche. Sujet donné aux élèves de première année dans le cours de philosophie d'André Lalande à la Faculté de lettres de Paris: "Dégager et coordonner les idées essentielles soutenues par Nietzsche dans le chapitre 1 du livre 1 de la Volonté de puissance (Le Nihilisme, p. 34-66, traduct. Henri Albert)". D'après l'article dans L'Univers du 6 mars 1909, p. 1.

Ajouts dans Recherche par noms et Recherche par lieux

 

  • TRACES ORALES/Conférences/Conférences 1935-1936 - Ajout: M. Plantagenet, Nietzsche et l'individu. Conférence donnée le 1er décembre 1936 à 16h30 au Collège libre des sciences sociales (28 rue Serpente, Paris). D'après l'annonce publiée dans Excelsior du 1er décembre 1936, p. 2.

Ajout dans Recherche par noms. 

 

  • TRACES ORALES/Conférences/Conférences 1935-1936 - Correction à propos de la conférence de M. Plantagenet du 24 novembre 1936. Nouveau titre, lieu corrigé et nouvelle source: Conférence donnée le 24 novembre 1936 à 16h30 au Collège libre des sciences sociales (28 rue Serpente, Paris). D'après l'annonce publiée dans Excelsior du 24 novembre 1936, p. 2. Aussi d'après l'annonce publiée dans L'Œuvre du 24 novembre 1936, p. 7. 

 

  • TRACES ORALES/Conférences/Conférences 1901-1902 - Ajout: Teodor de Wyzewa, Wagner. Conférence donnée le 4 mars 1901. Parle de Nietzsche, Le Cas Wagner. D'après l'annonce publiée dans La Gazette du 5 mars 1901, p. 2.

Ajout dans Recherche par noms.

 

  • TRACES ORALES/COURS/Cours 1905-1906 - Ajout: M. Landormy, Nietzsche. Cours au programme 1905-1906 de l'Association rémoise d'Enseignement supérieur. D'après l'annonce publiée dans L'Indépendant rémois du 15 novembre 1905, p. 2.

Ajouts dans Recherche par noms et Recherche par lieux

 

  • TRACES ORALES/Conférences/Conférences 1909-1910 - Ajout: José de Charmoy, Baudelaire et Nietzsche. Causerie donnée le 11 mai 1910 lors d'une réception. D'après l'annonce publiée dans Le Figaro du 12 mai 1910, p. 2.

Ajouts dans Recherche par noms et Recherche par lieux.

 

  • TRACES ORALES/Conférences/Conférences 1869-1900 - Ajout: Charles ALBERT, L'art et la société. Conférence donnée Salle de l'Espérance le 27 juin 1896.

    Elle est publiée en 1896. lire

    Extrait:  "Aujourd’hui d’où soufflera l’inspiration ? Nous avons encore des religions et des autels. Seulement nous n’y croyons plus. Selon les paroles si profondes de Frédéric Nietsche (sic) « le prêtre moderne sait lui aussi qu’il n’y a plus de Dieu, plus de péché, plus de Sauveur »".

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Séverine - Ajout: Lire son article de 1890(!) intitulé "Le droit à l'avortement" (aucun rapport avec Nietzsche mais étonnant)

 

  • TRACES ORALES/Conférences - Révisions, liens, corrections... jusqu'en 1908. A suivre

 

  • TRACE ORALES/COURS - Ajouts de liens, de photographies, quelques corrections...

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Georges Bataille - Ajout: lire Benoît Goetz, "Éternel retour de Nietzsche", in Le Portique [En ligne], 29 | 2012, document 8, mis en ligne le 15 décembre 2014

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Roger Caillois - Ajout: photographe

 

Ajout également dans Publications sur Nietzsche/Roger Caillois et Publications sur Nietzsche/Michel Leiris

 

  • TRACES ORALES/CONFERENCES 1935-1936 -Vérification et rectification Henri Lefebvre -1936)

 

  • TRACE ORALES/Recherche par noms et Recherche par lieux - Ajout des noms et des lieux concernant les conférences ajoutées 1935-1936

 

  • TRACES ORALES/ CONFERENCES - Ajout: Conférences 1935-1936

 

  • TRACE ORALES/Recherche par noms et Recherche par lieux - Ajout des noms et des lieux concernant les conférences ajoutées 1933-1934

 

  • TRACES ORALES/CONFERENCES - Ajout: Conférences 1933-1934.

 

  • OUTILS/PUBLICATIONS ET COMMUNICATIONS RECENTES SUR LA RECEPTION DE NIETZSCHE EN FRANCE/Approches historiennes - Ajout: Pierre-André Taguieff,  Les nietzschéens et leurs ennemis, Paris, Cerf, 2021. (avec une bibliographie p. 387-476). Pour mémoire, Pierre-André Taguieff a aussi écrit "Le paradigme traditionaliste : horreur de la modernité et antilibéralisme : Nietzsche dans la rhétorique réactionnaire" in Alain Boyer et al. (dir.), Pourquoi nous ne sommes pas nietzschéens, Paris, Grasset,1991, p. 219-305). Egalement "The traditionalist paradigm - horror of modernity and antiliberalism : Nietzsche in reactionary rhetoric", in Alain Boyer et al. (dir.), Why we are not Nietzscheans, transl. by Robert de Loaiza, Chicago, London 1997, p. 158-224.

 

  • TRACES ORALES/Théâtre - Ajout: Nietzsche dans Cœur de Française d'Aristide Bruant et Arthur Bernède (1912)

 

  • TRACES ORALES - Ajout: Théâtre

 

  • TRACES ORALES/Conférences 1911-1912 - Ajout: Dr. J. Meyers, "Nietzsche und die moderne Kultur". Conférence en allemand prononcée dans la grande salle de la Bourse (Mülhausen), le 22 novembre 1911 à 20h15, organisée par le Goerresverein. D'après l'annonce publiée dans Express, 11 novembre 1911, p. 2.

Ajouts dans Recherche par noms et Recherche par lieux

 

  • TRACES ORALES/Conférences 1909-1910 - Ajout: M. Dupouy, "Goethe, Wagner et Nietzsche dans la France contemporaine". Conférence donnée le mardi 20 décembre 1910 à 17h15 à l'Association rémoise d'enseignement secondaire supérieur. D'après l'annonce publiée dans L'Indépendant rémois du 18 décembre 1910, p. 4.

Ajouts dans Recherche par lieux et Recherche par noms

 

  • TRACES ORALES/Conférences 1905-1906 - Ajout: Friedrich Rittelmeyer, "Nietzsche et son hostilité au christianisme". Conférence donnée le mardi soir 28 novembre 1905 (en allemand) au cercle de la rue d'Alsace. D'après l'annonce publiée dans Express, 23 novembre 1905, p. 2.

 

  • TRACES ORALES/Conférences 1905-1906 - Ajout: Friedrich Rittelmeyer, "Frédéric Nietzsche et le christianisme". Conférence donnée le lundi soir 27 novembre 1905 (en allemand) au cercle de la rue d'Alsace. D'après l'annonce publiée dans Express, 23 novembre 1905, p. 2.

Ajouts dans Recherche par lieux et Recherche par noms

 

  • TRACES ORALES/Recherche par noms - Ajout en titre: Professeures, conférencières, oratrices.

 

  • TRACES ORALES/Conférences 1905-1906 - Ajout: Marguerite Souley-Darqué, "La philosophie de Nietzsche". Conférence organisée par L'Union fraternelle des femmes le 1er mai 1906. Conférence prononcée à la mairie de 13ème arrondissement (Paris) à 3h. D'après l'annonce publiée dans L'Action, 1er mai 1906, p. 4.

Ajouts dans Recherche par lieux et Recherche par noms.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Marguerite Souley-Darqué - Ajouts: SOULEY-DARQUE Marguerite, "La philosophie de Tolstoï", in Bulletin mensuel de la maçonnerie mixte en France et à l'étranger, t. 5, n°8, décembre 1899, p. 516-527.

    Conférence  à la Grande Loge maçonnique. Lieu: 5 rue Payenne (Paris, 5e) (Les réunions ont lieu le samedi soir et le dimanche après-midi). Fait des parallèles avec Nietzsche.

    SOULEY-DARQUE Marguerite"La philosophie de Tolstoï", in Bulletin mensuel de la maçonnerie mixte en France et à l'étranger, t. 6, n°1, janvier-février 1900, p. 13-22.

    Suite et fin.

Ajout dans 1899 et 1900

 

  • TRACE ORALES/Conférences 1869-1800 - Ajout: Marguerite Souley-Darqué, "La philosophie de Tolstoï", conférence  à la Grande Loge maçonnique. Lieu: 5 rue Payenne (Paris, 5e) (Les réunions ont lieu le samedi soir et le dimanche après-midi)

Fait des parallèles avec Nietzsche.

Reproduite dans le Bulletin mensuel de la maçonnerie mixte en France et à l'étranger, t. 5, n°8, décembre 1899, p. 516-527 et t. 6, n°1, janvier-février 1900, p. 13-22.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Marguerite Souley-Darqué - Ajout: SOULEY-DARQUE Marguerite"Conférence sur Nietzsche", in Bulletin mensuel de la maçonnerie mixte en France et à l'étranger, t. 5, n°3, avril-mai 1899, p. 427-445.

    Texte d'une conférence intitulée: "Nietzsche féministe et moraliste".

Ajouts dans 1899.

 

  • TRACE ORALES/Conférences 1869-1800 - Ajout: Marguerite Souley-Darqué, "Nietzsche féministe et moraliste". Conférence sur Nietzsche prononcée au début de l'année 1899 à la Grande Loge maçonnique. Lieu: 5 rue Payenne (Paris, 5e) (Les réunions ont lieu le samedi soir et le dimanche après-midi)

Reproduite dans le Bulletin mensuel de la maçonnerie mixte en France et à l'étranger, t. 5, n°3, avril-mai 1899, p. 427-445.

 

  • TRACES ORALES/Conférence/1869-1900 - Ajout: Victor Charbonnel, La Surhumanité d'après Nietzsche et d'après la conscience. Conférence donnée au début de l'année 1899 d'après "Compte-rendu moral des travaux de la Gr. L. pendant l'année 1899" par S. Gr. Chancel in Bulletin mensuel de la maçonnerie mixte en France et à l'étranger, t. 6, n°1, janvier-février 1900, p. 1-5.  Lieu: 5 rue Payenne (Paris, 5e) (Les réunions ont lieu le samedi soir et le dimanche après-midi)

Ajouts dans Recherche par lieux et Recherche par noms.

 

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Gabriel Tarde - Ajout: Dans la bibliothèque scientifique complète de Gabriel Tarde, on trouve un exemplaire de Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra (dans l'édition de 1917); un exemplaire d'Henri Lichtenberger, La philosophie de Nietzsche (2ème édition de 1898); un exemplaire d'Alfred Fouillée, Nietzsche et l'immoralisme (édition originale de 1902) annoté par Gabriel Tarde; un exemplaire d'Eugène de Roberty, Frédéric Nietzsche: contribution à l'histoire des idées philosophiques et sociales à la fin du XIXe siècle (édition originale de 1902) dédicacé par l'auteur à Gabriel Tarde. (voir Fonds Tarde)

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Han Ryner - Ajout: voir aussi Han Ryner, Le Subjectivisme.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Lucien Lévi - Ajout: LEVI Lucien, "Science, philosophie et religion", in Bulletin trimestriel de la maçonnerie mixte en France et à l'étranger, t. 18, n°7, juillet-août 1912, p. 104-112.

    Point de vue de Nietzsche sur la religion, p. 105-106.

Ajouts d'une photographie et de quelques indications biographiques et ajouts dans 1912.

 

  • RECHERCHE PAR AUTEUR/AUTRICE - Ajout Lucien Lévi.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Célestin Bouglé - Ajout: lire Emmanuel Naquet, "Un républicain en droits de l’Homme: le cas du philosophe-sociologue Célestin Bouglé", in Les Études Sociales, vol. 165, n°1, 2017, p. 6-30.

 

AVRIL 2021

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Jacques Morland. Correction dans MORLAND Jacques, "Outre-Rhin : impressions et croquis", in La Vogue, 5, 15 mars 1900, p. 204-208. [4]

    Résumé de sa lecture d'un article d'Elisabeth Förster-Nietzsche sur Nietzsche: (p. 107-108) remplacé par (p. 207-208).

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Eugène Tavernier - Ajout: TAVERNIER Eugène, "Antichrist", in L'Univers, 1er janvier 1895, p. 1.

    Compte-rendu de Nietzsche, Der Antichrist. Critique longuement cette "parole de haine et de malédiction".

Ajouts dans 1895.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Eugène Tavernier - Ajout: TAVERNIER Eugène, "Les maîtres de la pensée contemporaine", in L'Univers, 18 mai 1904, p. 1.

    Compte-rendu de l'ouvrage publié sous ce titre par Jean Bourdeau.

    A propos du chapitre sur Nietzsche, note: "En France, le public qui a quelque notion de Frédéric Nietzsche est très restreint. Heureusement ! Si ce prophète, tombé dans la folie vulgaire après s'être livré au dévergondage intellectuel, si le prophète du moi insolent et cynique pouvait nous laisser tranquilles, ce serait autant de gagné. N'avons-nous pas assez d'énergumènes chez nous! (...) M. Bourdeau, qui connaît fort bien la philosophie et la littérature allemandes (son petit volume sur Schopenhauer est un bijou), M. Bourdeau a eu le courage d'analyser l'œuvre nietzschéenne, appelée par lui exactement « le néo-cynisme aristocratique ». Il nous en donne une idée saisissante. On a le spectacle de l'orgueil humain haletant et frénétique".

Ajouts dans 1904.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Abbé Delfour - Ajout: DELFOUR Abbé, "L'idée de force chez Stendhal", in L'Univers, 18 avril 1913, p. 1.

    Parallèles avec Nietzsche.

Ajouts dans 1913.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Léonie Bernardini - Ajout de quelques indications: (1868-19..) Femme de lettres, Léonie Bernardini est l'épouse du journaliste Erik Sjoestedt (1866-1929).

    En 1910, elle reçoit le Prix de l'Académie pour Pages suédoises. Essais sur la psychologie d’un peuple et d'une terre.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Léonie Bernardini-Sjoestedt/ BERNARDINI-SJOESTEDT Léonie, La révision des valeurs de la femme, Paris, Flammarion, 1911. Ajout:  Un extrait a paru dans La Revue du 15 avril 1910.

 

  • Recherche par auteur/autrice - Ajout: Jean GUIRAUD

Ajout dans 1917 et Publications sur Nietzsche/GUIRAUD Jean: GUIRAUD Jean, "Culture germanique et culture latine", in La Croix, supplément du numéro du 22/23 juillet 1917.

Dénonce les récents enthousiasmes latins. Témoigne et dénonce: "Dans nos lycées, on étudiait presque uniquement la philosophie allemande. C'est ce que démontre fort bien M. Vaugeois dans son livre sur la Morale de Kant dans l'Université. Moi aussi j'ai été, comme M. Léon Daudet, l'élève de Burdeau, au lycée Louis-le-Grand, et je me rappelle que sa classe était une petite chapelle dont Kant était le dieu. (...)

 Avec Kant, c'étaient tous les philosophes allemands qui avaient envahi notre enseignement officiel et l'âme française. M. Boutroux nous initiait à leur pensée en traduisant l'Histoire de la philosophie allemande, de Zeller, devenue le manuel de l'Histoire de la pensée humaine.

Les matérialistes introduisaient la psychologie physiologique de Wundt et avec elle les instruments destinés à percevoir et à mesurer la vie de l'esprit; ils nous initiaient au matérialisme de Buchner et d'Haeckel.

Le cynisme de Schopenhauer, son nihilisme désespérant, entraient pour une large part dans l'éducation morale de la jeunesse universitaire, depuis que, éclectique dans ses admirations germaniques, l'Université l'avait introduit dans ses bibliothèques scolaires où vint finalement le rejoindre Nietzsche avec sa théorie du surhomme s'élevant au-dessus et aux dépens de l'humanité tout entière, comme une magnifique plante sur un fumier. On ne voyait pas alors que c'était exactement la théorie de la domination allemande sur le monde et on était si aveugle qu'il suffisait qu'une doctrine philosophique eût passé le Rhin pour que, idéaliste ou matérialiste, individualiste ou étatiste, dogmatique ou sceptique, elle entrât de plain-pied dans l'Université et, par elle, dans les cerveaux des jeunes Français.

 

  • Recherche par auteur/autrice - Ajout: Théodore Delmont

Ajout dans 1917 et dans Publications sur Nietzsche: DELMONT Théodore, "L'intoxication allemande", in L'Univers, 9 décembre 1917, p. 232-234.

Dénonce la glorification de la philosophie allemande (dont Nietzsche) dans l'enseignement français, à partir des programmes de philosophie dans les quinze facultés. S'appuie beaucoup sur un article de Jean Guiraud dans La Croix (22 juillet 1917)

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Abbé Delfour - Ajout: DELFOUR Abbé, "Une définition du sans-patrie", in L'Univers, 26 octobre 1907, p. 1.

    A propos des vues de Nietzsche (le "sans-patrie") sur le socialisme et l'Allemagne.

Ajouts dans 1907.

 

  • RECHERCHE PAR AUTEUR/AUTRICE - Ajout: Jean LUBAC (oubli)

 

Ajouts dans 1900

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE - Ajout: LUCENS

Ajouts dans Recherche par auteur/autrice

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Abbé Delfour - Ajout: DELFOUR Abbé, "Un fils de Zarathoustra", in L'Univers, 30 octobre 1913, p. 1.

    A propos d'André Gide "nietzschéen".

Ajouts dans 1913.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Jean Rameau - Ajout: RAMEAU Jean, "La vie et la littérature", in Le Gaulois, 7 octobre 1898, p. 1.

    Raconte: "L'année dernière, un de mes amis se trouvait dans le salon d'une de nos élégantes d'avant-garde. Sur les tables, on voyait la plupart des volumes qu'il faut lire. Il y avait là du Nietzsche, du d'Annunzio, de l'Ibsen, deux ou trois symbolistes français et l'inévitable revue anarchiste que reçoivent les millionnaires du dernier bateau. Mon ami fut indiscret et dérangea légèrement une pile de livres à la mode. Sous l'un d'eux, il découvrit un volume de George Sand, corné à plusieurs pages. On l'avait oublié là, le pauvre! C'était lui sans doute qui consolait la maîtresse de maison des symboles et des nietzcheries".

Ajouts dans 1898

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE - Ajout: Jean Rameau

Ajout dans Recherche par auteur/autrice

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/1892 - Ajouts de liens sur le nom des auteurs.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Marcelle Tinayre - Ajout: TINAYRE Marcelle, "L'Autobiographie et le Roman", in La Fronde, 22 avril 1900, p. 1.

    Note: "M. Gabriel d'Annunzio ignore la pudeur chrétienne. Qu'il soit wagnérien, tolstoïsant, nietzschéen, socialiste, etc., il demeure avant tout et malgré tout, un des plus grands païens qui soient au monde. Son œuvre — romans de la Rose et romans du Lys — ressemble. à un palais florentin, presque trop somptueux, où flotte un lourd parfum d'orange et de tubéreuse, où resplendissent en des cadres d'or, sur des socles ciselés et fleuris, les belles figures nues de l'Amour et de la Volupté. Ses héros sont païens comme lui, païens raffinés, un peu dégénérés et qui se souviennent de l'Antiquité à travers la Renaissance. Quelques-uns nous paraissent odieux et insupportables; mais vus dans l'ensemble de l'œuvre, parmi l'orgie des couleurs et des odeurs, ils expriment merveilleusement l'artiste sensualité latine".

Ajouts dans 1900.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Louise Debor - Ajout: DEBOR Louise, "Les grands hommes et M. Georges Brandès", in La Fronde, 13 mars 1902, p. 1.

    A propos d'une récente conférence du critique danois sur Nietzsche (Paris): "M. Brandès nous a développé les principes de l'individualisme Nietzschéen. C'est l'individu supérieur, le grand homme, le surhomme, le héros. dans tous les ordres d'activité, qui importe le plus, qui importe seul au progrès de la civilisation. La culture forcément moyenne et médiocre des masses est de moins de prix que l'apparition d'un seul génie, dont une seule trouvaille enrichit à perpétuité l'humanité. Mieux vaut un seul Pasteur que des millions d'hommes sachant lire et écrire". Discute et conteste.

Ajouts dan 1902

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Ajout: Louise Debor

Ajout dans Recherche par auteur/autrice

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Séverine - Ajout: SEVERINE, "Notes d'une frondeuse", in La Fronde, 16 octobre 1926, p. 1.

    Eloge des anniversaires, que certains négligent: "C'est parce qu'ils ne savent pas, ces petits, qu'ils nous semblent parfois si secs, tellement dépourvus de tendresse - si nietzschéens!" (L.V.)

Ajouts dans 1926.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Ajout: Séverine

Ajout dan Recherche par auteur/autrice et dans Pseudonymes

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/1903 - Ajout: Anonyme, {Bibliographie}, in La Fronde, 15 juillet 1903, p. 4.

    Compte-rendu d'Alfred Fouillée, Nietzsche et l'immoralisme.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Odette Laguerre - Ajout: LAGUERRE Odette, "Est-ce un krack?", in La Fronde, 13 juin 1903, p. 1.

    Conteste les résultats et les conclusions d'une enquête de Jean Jussieu sur le Krack de l'Intellectuelle et l'échec de la co-éducation aux Etats-Unis. Conteste l'infériorité du cerveau féminin: "Comment, Mesdames, vous n'avez encore produit ni un Tolstoï, ni un Gorki, ni un Nietzsche, ni un Maeterlinck, ni un Kipling, comme vous le fait justement observer M. Jussieu, et vous vous permettez de triompher dans les examens et les concours, de conquérir tous les honneurs!" Invoque le manque de recul de l'expérience de la co-éducation.

Ajouts dans 1903

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/ Ajout: Odette Laguerre

Ajout dans Recherche par auteur/autrice

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Françoise Benassis - Ajout: BENASSIS Françoise, "Une Erreur de Nietzsche", in La Fronde, 6 avril 1903, p. 1.

Ajouts dans 1903.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE - Ajout: Françoise Benassis

Ajout dans Recherche par auteur/autrice

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/1903 -Ajout: Anonyme, {Bibliographie}, in La Fronde, 12 mars 1903, p. 4.

    Compte-rendu d'Alfred Fouillée, Nietzsche et l'immoralisme.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/1902 - Ajout: Anonyme, "Individualisme et démocratie", {Réponses}, in La Fronde, 29 décembre 1902, p. 2.

    S'appuie sur un article de Jean Ernest-Charles sur Nietzsche (Revue bleue) et discute la relation entre nietzschéisme et démocratie.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/1902 - Ajout: Anonyme, "Presse infantile", in La Fronde, 14 septembre 1902, p. 2.

    Signale un fascicule mensuel intitulé La Critique des Etudiants qui a huit collaborateurs "dont l'un disserte avec une logique serrée sur Nietzsche".

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE - Ajout: OXALIS

Ajouts dans Recherche par auteur/autrice et dans 1902.

Ajout: OXALIS, "La Mémoire amoureuse des hommes", in La Fronde, 7 septembre 1902, p. 3.

Note: "Une chose curieuse, c'est la haine qui survient à la suite de la séduction, surtout à l'égard des jeunes filles. L'homme fait souvent l'impossible pour obtenir l'amour, mais aussitôt sa passion satisfaite, une réaction brutale se produit. C est la mysogynie. - Se méprendre sur ce problème fondamental de l'homme et de la femme ; nier leur antagonisme foncier et la nécessité de leur désaccord éternel... c'est le signe typique d'une platitude et d'une trivialité cérébrale sans remède. - Ainsi parle Nietzsche, dont les idées extravagantes et fausses semblent sortir d'un cerveau détraqué!..."

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Mary Léopold-Lacour - Ajout: LEOPOLD-LACOUR Mary, "La femme Parsie", in La Fronde, 13 avril 1902, p. 2.

    S'étonne que Nietzsche ait été "d'un si étroit antiféminisme".

Ajouts dans 1902.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Thilda Harlor - Ajout: HARLOR Thilda, "Trois Vices modernes", in La Fronde, 16 février 1902, p. 1. A propos de pensées de Nietzsche, "Le surmenage, la curiosité et la compassion, voilà nos vices modernes".

Ajouts dans 1902.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZCHE - Ajout: Alice Maur.

Ajout: MAUR Alice, "La jeune fille", in La Fronde, 4 novembre 1901, p. 1. A propos du statut de la jeune fille, évoque des propos de Nietzsche.

Ajouts dans 1901 et Recherche par auteur/autrice.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZCHE/Jules de Gaultier - Ajout: GAULTIER Jules de, "Vérités et vérité", {Réponses}, in La Fronde, 15 septembre 1901, p. 2.

    Sollicité pour répondre à la question: "Y a-t-il des vérités ou la vérité existe-t-elle?", Jules de Gaultier évoque Nietzsche.

Ajouts dans 1901.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE - Ajout: Mytha.

Ajout: MYTHA, "Maternité et féminisme", in La Fronde 23 août 1901, p. 1. Evoque idées de Nietzsche.

Ajouts correspondants dans 1901 et Recherche par auteur/autrice.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZCHE/Thilda HARLOR - Ajout: HARLOR Thilda, "Mercure de France", {Les Revues}, in La Fronde, 19 août 1901, p. 2.

    A propos des "Flâneries inactuelles" de Nietzsche publiées par Henri Albert.

    Remarque: "Quelques-unes sont discutables ou même antipathiques et rendues plus blessantes encore par le tranchant du ton. D'autres sont justes et fines. Tout le paragraphe sur la Psychologie de l'artiste serait à citer".

Ajout correspondants dans 1901.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZCHE/Thilda HARLOR - Ajout: HARLOR Thilda, "Religion nouvelle?", in La Fronde, 26 juin 1901, p. 1.

    A propos d'une enquête publiée dans La Revue sur les tendances contemporaines, rapporte des propos de Nietzsche sur la vérité.

Ajouts correspondants dans 1901.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/1900 - Ajout: Anonyme, "Les Morts", {La potinière}, in La Vogue, 15 septembre 1900. Annonce de la mort de Nietzsche.

 

Résumé de sa lecture d'un article d'Elisabeth Förster-Nietzsche sur Nietzsche (p. 207-208).

Changements dans 1900.

 

Ajout de la date exacte (15 octobre) et replacement correct dans 1900.

 

  • TRADUCTIONS DE NIETZSCHE/ 1898-1910 - Ajout: NIETZSCHE,  « Sur les femmes », in La Vogue, 15 mai 1900, p. 109-114.

    Sélection d'aphorismes extraits du Gai savoir, traduit par Henri Albert.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Thilda Harlor - Ajout: HARLOR Thilda, "A travers les Revues", {La semaine artistique}, in La Fronde, 5 novembre 1900, p. 2.

    A propos de l'article de Jean Bourdeau (septembre).

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Thilda Harlor - Ajout: HARLOR Thilda, "Nietzsche et les femmes", {La Semaine artistique}, in La Fronde, 8 octobre 1900, p. 2.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Marguerite Souley-Darqué - Correction de la série d'articles sur la philosophie de Nietzsche en 1900 dans La Fronde: ajout d'un article, ajouts des pages et des liens.

Modifications correspondantes dans 1900.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/1900 - Ajout: Anonyme, "Nietzsche", {Nécrologie}, in La Fronde, 27 août 1900, p. 1.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Renée Rambaud - Ajout: RAMBAUD Renée, "Les Conférences", in La Fronde, 11 avril 1900, p. 3.

    Compte-rendu de la conférence sur Nietzsche faite la veille par Marguerite Souley-Darqué.

Ajouts correspondants dans 1900.

 

  • Recherche par auteur/autrice - Ajout: Renée Rambaud

Ajout correspondant dans Publications sur Nietzsche

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Clémence Royer - Ajout: ROYER Clémence, "La Loi du retour Périodique", {Réponses}, in La Fronde, 8 avril 1900, p. 3.

    Réponse à la question posée le 25 mars: "Que penser de la théorie de Nietzsche sur le retour éternel?"

Ajout dans 1900 et ajout de quelques indications biographiques et d'une photo.

 

  • Recherche par auteur/autrice - Ajout: Clémence Royer

Ajout correspondant dans Publications sur Nietzsche

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Henri Lichtenberger - Ajout: photo

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Henri Lichtenberger - Ajout: LICHTENBERGER Henri, "Réponses. Nietzsche et Wagner", in La Fronde, 1 avril 1900, p. 3.

    Réponse d'Henri Lichtenberger à une question posée dans la revue le 25 mars: "Pourquoi Nietzsche après avoir tant admiré Wagner, est-il devenu un de ses adversaires?"

Ajouts correspondants dans 1900.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Mary Léopold-Lacour - Ajout: LEOPOLD-LACOUR Mary, "Gamme de Jours, in La Fronde, 27 février 1900, p. 1-2.

    Eloge d'Henri Lichtenberger (La philosophie de Nietzsche 1898); discussion des idées de Nietzsche et critique; Nietzsche s'est trompé.(p. 2)

    "L'erreur de Nietzsche fut de ne voir que le côté utilitaire ou, si l'on veut, économique des doctrines socialistes et de les mépriser de ce point de vue partiel et inférieur.

    Au-delà du progrès économique et par ce progrès, c'est tout l'homme qui secouera l'antique servitude. Le but n'est autre que l'émancipation intégrale et le progrès indéfini des facultés humaines - pour chacun, donc pour tous".

Ajouts correspondants dans 1900.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE et Recherche par auteur/autrice - Ajouts: Mary Léopold-Lacour

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/1899 - Ajout: Anonyme, "Nietzsche musicien", {Réponses aux questions posées le 16 août}, in La Fronde, 21 août 1899, p. 3.

    Réponses aux questions: "Est-il vrai que Nietzsche fut musicien? Quelles seraient, dans l'affirmative, le nom de ses œuvres musicales. Pourrait-on donner aussi, quelques détails de librairie sur l'œuvre entière du célèbre philosophe."

    En guise de réponse, propos de Teodor de Wyzewa.

 

Ajouts correspondants dans 1899.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Thilda Harlor - Ajout: HARLOR Thilda, {Les Revues}, in La Fronde, 22 juin 1899, p. 6.

    Signale la publication dans le Mercure de France de traductions de Nietzsche (Maximes et pointes) et d'un article de Jules de Gaultier qui rapproche le Kantisme et l'Hindouisme et qui pense qu'avec Nietzsche "une nouvelle angoisse métaphysique est née".

Ajouts correspondants dans 1899.

 

 

Ajouts correspondants dans 1899.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Marie Bonnevial - Ajout de Bonnevial Marie, {Les concerts}, in La Fronde, 30 janvier 1899, p. 3.

    Discussion critique de la symphonie de Strauss inspirée de Nietzsche : Ainsi parla Zoroastre. Estime que le compositeur a fait un mauvais choix.

Ajouts correspondants dans la rechercher par auteur/autrice et dans 1899.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Thilda Harlor - Ajout: HARLOR Thilda, {Les revues}, in La Fronde, 12 janvier 1899, p. 6.

    D'après un article du Mercure de France [non trouvé], analyse des préjugés de Nietzsche sur l'amour masculin et sur l'amour féminin.

Ajouts correspondants dans 1899.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Alfred Vallette - Ajout: portrait publié en 1898 dans le Mercure de France.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Thilda Harlor - Correction des dates des deux articles de 1898 et ajout d'un lien: HARLOR Thilda{Courrier de la "Fronde"}, in La Fronde, 29 mai 1898, p. 3.

    Réponse à la demande de Claire Lévy: "On voudrait un résumé précis de la doctrine du philosophe allemand Nietzsche" publiée dans La Fronde du 22 mai 1898.

 

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/THILDA HARLOR - Correction d'une erreur: suppression de l'article de 1898 sur Gabriel d'Annunzio qui est en fait de Paule Vigneron, "Le Député de la Beauté", in La Fronde, 20 janvier 1898, p. 1.

    A propos de Gabriel d'Annunzio : "Au lieu de déchaîner simplement et librement les instincts, il prétend les entraîner méthodiquement par la volonté mise au service d'un égoïsme supérieur, et arriver à une création qui semble le but final de son œuvre : la brute intellectuelle !

    C'est là une conception morale inférieure et surannée ; c'est l'idée darwinienne faussée par Nietsche, sur laquelle a vécu la génération qui a précédé la nôtre. On en a senti tout le danger, et des esprits éminents se sont rejoints des deux bouts de l'horizon pour la combattre." 

Corrections correspondantes dans 1898.

 

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Charles Du Bos - Correction: Bénédicte Coste (lire), lien revu. 

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Charles Du Bos - Ajout: Dans son Journal (1928), il écrit en date du 27 juillet: "Oui, ce matin, en sortant de la chapelle de Bénédictines, après mon entretien avec l'aumônier, j'avais – comment dire ? – le sens qu'il y a comme une accablante dignité dans ce qui nous est à la fois offert et demandé, et que rien de tout cela n'est pour rire, et que somme toute il n'existe ici-bas que deux solutions également radicales, également exigeantes : la foi qui ne soit pas pour rire, ou bien le nihilisme héroïque, consumant, destructeur de l'être même, d'un Nietzsche ; – et il m'apparaît aujourd'hui qu'à partir du moment où, tout en ne cessant d'avoir pour la personne et peut-être même pour la figure de Nietzsche la plus tendre vénération, j'avais fait le tour de sa doctrine et senti non seulement ses limites, mais son caractère de cercle vicieux, j'étais prédestiné à ma situation actuelle" (p. 151-152).

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Charles Du Bos - Ajout: C'est dans son Journal (1924) qu'il parle le plus de Nietzsche. Cette année-là, il assiste avec le frères Baruzi aux cours de Charles Andler sur Nietzsche; il lit "avec avidité" les quatre volumes du Nietzsche déjà parus et, comme Bernard Grothuysen, attend impatiemment les suivants.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Charles Du Bos - Ajout du lien vers DU BOS Charles, Dialogue avec André Gide, Paris, "Au Sans pareil", 1929.

Ajouts également dans 1929.

 

  • CONTACT - Actualisation de l'adresse de Donato Longo

 

 

  • TRADUCTIONS DES OEUVRES DE NIETZSCHE/1919-1940 - Ajout à propos de La volonté de puissance (1935 et 1937): Pour les rééditions voir: aperçu graphique

 

  • TRADUCTIONS DES OEUVRES DE NIETZSCHE/1898-1910 - Ajout à propos de La volonté de puissance (1903): Pour les rééditions voir: aperçu graphique

 

 

 

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/1906/Articles sur Nietzsche - Ajout: Anonyme, "Mme Forster-Nietzsche", in Le Journal, 23 août 1906, p. 5.

    A propos des fêtes organisées à Weimar en l'honneur d'Elisabeth Förster-Nietzsche.

 

  • OUTILS - Ajout: Voir la place de Nietzsche dans un relevé des noms les plus cités dans la NRF de 1908 à 1914

 

Ajouts également dans 1906, articles qui évoquent Nietzsche.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/EMILE DURKHEIM - AjoutSur 1095 traces d'emprunts d'ouvrages de Durkheim dans plusieurs bibliothèques (1878-1917), il n'existe pas de trace d'emprunt d'un livre de Nietzsche ou sur Nietzsche. Cf. Matthieu Béra, "Les emprunts de Durkheim dans les bibliothèques de L'École Normale Supérieure et de la Sorbonne / Durkheim's Loans from the Libraries of the ENS and the Sorbonne, 1902–1917, in Durkheimian Studies / Études Durkheimiennes, vol. 22, 2016, p. 3–46. 

 

MARS 2021

 

 

  • OUTILS/PUBLICATIONS ET COMMUNICATIONS RECENTES/APPROCHES PHILOSOPHIQUES - Ajout: Paul STEPHAN, Alfred BETSCHART et Andreas Urs SOMMER (org.), Zwischen Leben und Existenz - Nietzsche und französische Existenzialismus/Between Life and Existence. Nietzsche and French Existentialism: 31 juillet-2 août 2020 (conférences en ligne)

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Frédéric Rauh - Ajouts: lire Emile Durkheim, "Frédéric Rauh", in Études Durkheimiennes, vol. 12 (2006), p. 30-33 et aussi Massimo Borlandi, "Durkheim, Rauh et la part qui revient à l'individu dans la genèse des phénomènes sociaux", in Études Durkheimiennes, vol. 12 2(006), p. 17–29.

Le 9 décembre 2009, une Journée d'études a été organisée sur le thème Philosophie morale et socialisme : l’expérience morale de Frédéric Rauh (1861-1909)

 

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Jean-Paul Sartre - Ajout: Lire  Juliette Simont, "Empédocle chez Nietzsche et Sartre: Impuissance de la volonté et volonté de puissance, in Etudes sartriennes, n°20, 2016, p. 79-100 et Grégory Cormann, "Sartre et la pensée allemande dans les années 1920", in Etudes sartriennes, n°20, 2016, p. 101-146. 

 

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Georges Bataille - Ajout: Lire Germana Berlantini, "Texte et contexte: Georges Bataille lecteur de Nietzsche dans la revue "Acéphale"", in Nietzsche-Studien, Bd. 49, 2020, p. 197-215.

 

Ajouts également de Germaine Dupuy, recherche.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/1898 - Ajout: BARRACAND Léon, "Conférence de M. Téodor de Wyzewa", in La Gazette nationale, 24 mars 1898, p. 2.

    Résumé de la conférence sur Nietzsche donnée le 22 mars 1898.

Ajouts également de Léon Barracand et recherche.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/1898 - Ajout: WILLY, "Lettre de l'Ouvreuse", in L'Echo de Paris, 13 septembre 1898, p. 3.

Ajout également dans Willy

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/1898 - Ajout: Anonyme (Le Passant), {Les ont-dit chez nous}, in Le XIXe siècle, 22 avril 1898, p. 1.

    "Le célèbre philosophe allemand Frédéric Nietzsche qui, depuis quelque temps, est interné dans un asile, se trouve en voie de convalescence. Il est sorti de son immobilité et de son mutisme. Pour se distraire, il lit des romans. Ses auteurs préférés sont Richebourg et Ponson du Terrail."

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/1898 - Ajout: Anonyme, "Nietzsche et son influence d'après Teodor de Wyzewa", in La Vie moderne, 3 avril 1898, p. 5.

    Résumé de la conférence donnée sur ce thème le 22 mars 1898.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/1931 - Ajout: GENIAUX C.C., "Nietzsche et les femmes", in La Femme de France, 16 août 1931, p. 19. (L.V.)

Ajouts également dans Claire Charles-Géniaux

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Thilda Harlor - Ajout: HARLOR Thilda"Les Conférences", in La Fronde du 28 mars 1898, p. 3.

    Compte-rendu de la conférence sur l'influence de Nietzsche, donnée par Teodor de Wyzewa le 22 mars 1898.

Ajouts également dans 1898

 

  • TRACES ORALES/CONFERENCES 1869-1900 - Ajout à propos de la conférence de Teodor de Wyzewa du 22 mars 1898: Compte-rendu par Thilda Harlor dans La Fronde du 29 mars 1898, p. 3.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/ARTICLES SUR NIETZSCHE - Ajout: HARLOR Thilda{Courrier de la "Fronde"}, in La Fronde, 29 mai 1898, p. 3.

    Réponse à la demande de Claire Lévy: "On voudrait un résumé précis de la doctrine du philosophe allemand Nietzsche" publiée dans La Fronde du 22 mai 1898.

Ajout également dans tout 1898 et Thilda Harlor

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/ARTICLES QUI EVOQUENT NIETZSCHE - Ajout: HARLOR Thilda, "Le député de la Beauté", in La Fronde, 20 janvier 1898, p. 1. [ERREUR CORRIGEE EN AVRIL]

    A propos de Gabriel d'Annunzio. Rapprochement de ses conceptions avec celles de Nietzsche: "C'est là une conception morale inférieure et surannée ; c'est l'idée darwinienne faussée par Nietsche, sur laquelle a vécu la génération qui a précédé la nôtre. On en a senti tout le danger, et des esprits éminents se sont rejoints des deux bouts de l'horizon pour la combattre."

Ajouts également dans recherche par auteur/autrice et dans 1898. 

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE - Modification: Recherche par auteur/autrice. Uniformisation en cours.

 

Ajouts également dans Recherche par auteur/autrice et dans 1900.

 

  • Pour le 8 mars: ajout d'un article de Daniel LESUEUR, "Vivre en beauté", in La Fronde, 23 février 1900, p. 1.

 

 

FEVRIER 2021

 

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Jean Wahl - Ajout: Lire Barbara Wahl, Autour de Jean Wahl: textes, traces, témoignages (2012) et Interview Jean Wahl par Pierre Boutang (extrait) sur la période 1941-1945 (1972).

Voir aussi Georges Blin, « La "non-philosophie" de Jean Wahl », in Fontaine, 1 avril 1946, p. 632-648 et 1 mai 1946, p. 808-826.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Rachel Bespaloff - Ajout: Lire Barbara Wahl, Faire surface (2010)

 

  • OUTILS/Publications et communications récentes sur Nietzsche en France/Approches philosophiques - Ajout:  Daniel Solonca, Influenţa lui Nietzsche asupra filosofiei franceze recente,  Deva, Editura Karina, 2013.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Paul Valéry - Ajout: Lire: Ralph-Rainer Wuthenow, "Nietzsche in Frankreich: Reaktionen und Einwände von Paul Valéry", in Marta Kopij, Wojciech Kunicki (dir.), Nietzsche und Schopenhauer : Rezeptionsphänomene der Wendezeiten, Leipzig, 2006, p. 113-125

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZCHE/Charles-Louis Philippe - Ajout: Lire: Claude Herzfeld, Charles-Louis Philippe : entre Nietzsche et Dostoïevski, Paris, L'Harmattan, 2009.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Hugues Rebell - Ajout: Lire aussi Melinda Schehlein: Hugues Rebell, a Nietzschean writer in fin-de-siècle France : his literary and political achievement, Lewiston and Queenston,  Lampeter, 2011.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Georges Bataille - Ajout: Lire Carlos Marroquin, "Georges Bataille und die Gruppe Acéphale", in André Reichert, Jaime de Salas, Ulrich Johannes Schneider, Nietzsche und die Postmoderne, Leipzig, 2012, p. 141-147.

 

  • OUTILS/Publications et communications récentes sur Nietzsche en France/Approches philosophiques - Ajout: Diana Lohwasser, "Nietzsche und der Französische Existenzialismus", in Günter Gödde, Nikolaos Loukidelis, Jörg Zirfas (dir.), Nietzsche und die Lebenskunst: ein philosophisch-psychologisches Kompendium, Stuttgart, 2016, p. 221-228.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZCHE/Jean-Paul Sartre - Ajout: Lire Peter Bürger, "Sartre, ein Nietzscheaner?", in Peter Bürger, "Nach vorwärts erinnern" : Relektüren zwischen Hegel und Nietzsche, Göttingen, 2016, p. 130-136.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/ Jules Lemaître - Ajout: Lire: Bertrand Joly, Nationalistes et conservateurs en France, 1885-1902, Paris, Les Indes savantes, 2008 et Sarah Huguet, "La République introuvable de Jules Lemaître (1853-1914). Essai d’interprétation d’un virage réactionnaire", in Page 19, n°1, hiver 2013, p. 23-33.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Georges Palante - Ajout: Lire Dominique Depenne: "Georges Palante contre Emile Durkheim: individualisme et sociologie", in Christian Le Bart, Philippe Corcuff et François de Singly (dir.), L'individu aujourd'hui: débats sociologiques et contrepoints philosophiques, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2010, p. 49-66.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/André Malraux - Ajout: Malraux aurait lu Nietzsche à seize ans puis il l'aurait relu en Indochine lors de sa réclusion (d'après Christiane Moatti, "André Malraux lecteur", in Revue des Lettres Modernes,  n° 11, 2001, p. 63.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Emile Zola - Ajout: lire Nietzsche et Zola (Jean-Pierre Dumont, septembre 2019)

  

JANVIER 2021

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Daniel Halévy - Ajout: Lire Marianne et Daniel Halévy-André Spire, Correspondance 1899-1961, Paris, H. Champion, 2020.

 

  • OUTILS - Modification: regroupement des données bibliographiques vers Bibliographies et données bibliographiques.

 

  • OUTILS/Publications et communications récentes sur Nietzsche en France/Approches philosophiques  - Ajout: Gavin Rae and Emma Ingala (ed.), Historical Traces and Future Pathways of Poststructuralism, New York and Oxon, Routledge, 2021. Voir notamment la première partie "Historical Traces"

 

  • OUTILS/Publications et communications récentes sur Nietzsche en France/Approches philosophiques - Ajout: Gesa von Essen, "Nietzsche erzählen: Zur Aktualität eines „Ausstrahlungsphänomen[s]“ in der Literatur der Gegenwart", in Ralph Häfner, Sebastian Kaufmann, and Andreas Urs Sommer (dir.), Nietzsches Literaturen, W. de Gruyter, 2019, p. 423-454.

 

  • OUTILS/Publications et communications récentes sur Nietzsche en France/Approches philosophiques - Ajout: Paolo d'Iorio, "Nietzsches Bibliothek und französische Lektüren", in Ralph Häfner, Sebastian Kaufmann, and Andreas Urs Sommer (dir.), Nietzsches Literaturen, W. de Gruyter, 2019, p. 127-146.

 

  • OUTILS/Publications et communications récentes sur Nietzsche en France/Pistes de lecture -Ajout:  Andreas Urs Sommer, "The History of Philosophy as Counter- History: Strategies of Philosophico- Historiographical Dissidence", in Gerald Hartung and Valentin Pluder (éd.), From Hegel to Windelband, W. de Gruyter, 2015, p. 159-180.

 

  • OUTILS/Publications et communications récentes sur Nietzsche en France/Approches philosophiques - Ajout: Ole Kliemann, Der "stumme" Weise. Existentielles Denken bei Nietzsche und Merleau-Ponty, Dissertation zur Erlangung des Doktorgrades der Philosophischen Fakultät der Christian-Albrechts-Universität zu Kiel, 2015. lire

 

 

  • CONTACTS/CONTACT - Ajout: Je suis heureuse d'annoncer la participation de Julien DupréIl a autorisé la publication de Nietzsche et les nationalistes français. Réceptions et usages d’une œuvre philosophique (1898 – 1945). Il s'agit de son Mémoire de Master en histoire des idées politiques contemporaines 2018-2020 (sous la direction d'Olivier Dard). lire

 

  • HISTOIRE - Ajout: Julien Dupré, Nietzsche et les nationalistes français. Réceptions et usages d’une œuvre philosophique (1898 – 1945) lire

 

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/1868-1891 - Ajout: Anonyme, {Théâtres et concerts}, in Le Clairon, 7 octobre 1891, p. 4.

    A propos de la pièce de Strindberg, Mademoiselle Julie, reprise mot à mot des quelques lignes sur Nietzsche dans le Journal des Débats du 6 octobre 1891.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/1868-1891 - Ajout: Anonyme, {Bulletin de l'étranger}, in Revue Bleue, t. XLVI, n°20, 15 novembre 1890, p. 640. 

    "Tout récemment encore, on enfermait dans une maison de santé le plus original des métaphysiciens allemands depuis Schopenhauer, Frédéric Nietsche, ancien professeur de philosophie à l’Université de Bâle. Celui-là, au surplus, semblait prédestiné à la folie : ses œuvres, De ce côté et de l’autre côté, les Paroles de Zarathustra, le cas Wagner, sont un mélange singulier d’idées neuves, subtiles, spirituelles et de divagations insensées. Le cas Wagner en particulier est une des choses les plus curieuses que l’on puisse lire : Nietsche y fait publiquement pénitence de son admiration de jadis pour Richard Wagner, dont il a été l’un des premiers amis et des plus ardents partisans. Il qualifie l’art wagnérien de névrose, de retour à l'animalité, etc. Ces paradoxes de Nietsche ont eu en Allemagne un retentissement extraordinaire, et ont déterminé chez les jeunes artistes allemands une agitation antiwagnérienne qui ne semble pas près de finir. "

 

Ajout également dans 1926.

 

  • TRACES ORALES/Conférences/Conférences 1909-1910 - Ajout: orateur inconnu: La philosophie de Nietzsche. Conférence prononcée le mercredi 28 septembre 1910 à La libre Discussion, Causeries du 4ème, 69 rue de l'Hôtel-de-Ville (Paris). D'après l'annonce publiée dans Le Libertaire du 4 septembre 1910, p. 4.

 

  • OUTILS - Ajout: Renée Thomas, "Nietzsche dans l'enseignement de la philosophie en classe Terminale" (1985)

 

 

DECEMBRE 2020

 

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/CHARLES ANDLER/INFORMATIONS SUR CHARLES ANDLER - Ajout: Steven Bastow, "The discourse of 19th-century French liberal socialism", in Journal of Political Ideologies 24 (2019), p. 112-193.

 

 

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Henri Bergson - Ajout: unique archive de la voix d'Henri Bergson

 

 

 

 

Ajout aussi d'un portrait

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  • TRACES ORALES - Modification: Meilleure visibilité de la Recherche par noms et de la recherche par lieux de paroles

 

 

Ajout aussi d'une précision: l'article de 1918 dans Le Figaro est extrait de son livre L'horreur allemande, Paris, Calmann-Lévy, 1918.

Ajout aussi dans publications de 1918.

 

 

  • CONTACT - Ajout: Je suis heureuse d'annoncer la participation de Rahel Wartenweiler qui a donné son autorisation pour publier sur le site son mémoire de recherche: Charles Andler et la politisation de Nietzsche: une analyse de la dimension politique d’un transfert culturel (1890-1933).

 

  • HISTOIRE - Ajout: Rahel Wartenweiler, Charles Andler et la politisation de Nietzsche : une analyse de la dimension politique d’un transfert culturel (1890-1933). Il s'agit de son mémoire présenté en vue de l’obtention du diplôme de « Master Recherche en Sciences Sociales » de l’EHESS, Mention Histoire – Spécialité Histoire, 2009, sous la direction de Christophe Prochasson.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/CHARLES ANDLER/INFORMATIONS SUR CHARLES ANDLER - Ajout: Rahel Wartenweiler, Charles Andler et la politisation de Nietzsche: une analyse de la dimension politique d’un transfert culturel (1890-1933), mémoire présenté en vue de l’obtention du diplôme de « Master Recherche en Sciences Sociales » de l’EHESS, Mention Histoire – Spécialité Histoire, 2009, sous la direction de Christophe Prochasson. lire

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/1911 et Jean-Baptiste Séverac - Ajout du lien et précisions: SEVERAC Jean-Baptiste, "Nietzsche et le socialisme", in Le Mouvement socialiste, février 1911, p. 142-147. Compte-rendu de l'article de Charles Andler: "Les opinions sociales de Nietzsche" (p. 144-147) 

 

  • OUTILS - Ajout: Les cours de Gilles Deleuze à Paris 8-Vincennes-Saint-Denis (1979-1987): archives sonores

 

NOVEMBRE 2020

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/GUSTAVE LE BON - Ajout: Lire: Benoît Marpeau, Gustave Le Bon - Parcours d'un intellectuel 1841-1931, CNRS éditions 2000.

 

 

OCTOBRE 2020

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/LUCIEN HERR - Ajout: Voir Anne-Cécile Grandmougin, Lucien Herr bibliothécaire (lire), Mémoire pour le diplôme de conservateur de bibliothèque, Université de Lyon, 2011 (avec en annexe des lettres de Lucien Herr et des rapports sur la gestion de la bibliothèque).

 

  • PUBLICATIONS ET COMMUNICATIONS RECENTES/APPROCHES PHILOSOPHIQUES - Ajout: Marc B. de Launay: Nietzsche et la race, Paris, Seuil, 2020. "Hitler rend visite en 1932 à la sœur de Nietzsche qui règne à Weimar sur les archives de son frère ; Mussolini, devenu fasciste, subventionne l’entreprise d’édition de ses œuvres : est-ce à dire que le philosophe, qui meurt en 1900, mais dont l’œuvre s’arrête en 1889, a pu contribuer à l’apparition du fascisme et du nazisme, alimenter leur propagande et soutenir leur idéologie raciste ?"

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/1869-1891 - Ajout: Anonyme, "Friedrich Nietzsche, Jenseits von Gut und Böse", in Revue internationale, vol. 11, 1886.

 

SEPTEMBRE 2020

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/PIERRE DRIEU LA ROCHELLE - Ajout: Lire l'entretien de Frédéric Lefèvre avec Pierre Drieu La RochelleLa littérature et la guerre (Les Cahiers de Radio-Paris, 15 janvier 1934)

 

  • OUTILS - Ajout: Friedrich Nietzsche, Franz und Ida Overbeck: Briefwechsel lire (L'histoire de la publication de cette correspondance concerne de près la réception française de Nietzsche)

 

JUILLET 2020

 

  • CONTACTS - Bienvenue à Christian Roy parmi les participants du site avec son édition commentée de l'article d'Arnaud Dandieu: "Le sang de Nietzsche".

Ajouts d'une notice biographique, d'une photo et d'un téléchargement (dans Contact, dans Histoire et dans les Brèves).

 

 

JUIN 2020

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Lucien Lévy-Bruhl - Ajout: Lire: Pascale Gruson, « Lucien Lévy-Bruhl (1857-1939) », in F. Beilecke et K. Marmetschke (dir.), Der intellektuelle und der mandarin. Für Hans Manfred Bock, Berlin, Walter De Gruyter, Kassel University Press, 2005, p. 315-338.

 

 

  • TRACES ORALES/TRACES DE COURS -Ajout: diaporama avec des clichés de cours à la Sorbonne et des portraits (NuBIS)

 

 

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Georges Dumas - Ajout: Cliché: La Sorbonne: Conférence de M. le Professeur Dumas

 

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Gustave Lanson - Ajouts: Cliché: cours de M. le professeur Lanson à la Sorbonne et Cliché: La Sorbonne. M. le Professeur Lanson

 

 

  • OUTILS/PUBLICATIONS ET COMMUNICATIONS RECENTES SUR NIETZSCHE ET LA FRANCE/APPROCHES HISTORIENNES 2 - Ajout: Ali Nematollahy, "Nietzsche in France 1890-1914", in The Philosophical Forum, vol. 40, n°2, Summer 2009, p. 169-180. lire. Voir aussi Anarchism: Anarchism and Literature in France 1870-1900, Lambert Acad. Publ. (LAP), 2011. [JLP]

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Valentine de Saint-Point - Ajout: lien vers la conférence du 29 février 2020: La femme futuriste. voir la conférence

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Charles Andler - Ajout d'une nouvelle page: Informations sur Charles Andler et lettres publiées. Avec des ajouts:

 

Christophe Prochasson, « Les configurations d’un vertige: Charles Andler und Deutschland », traduit par Olaf Müller et Pierre Krügel in: FÜRBETH, Frank, KRÜGEL, Pierre, METZNER, Ernst E. et MÜLLER, Olaf (dir.), Zur Geschichte und Problematik der Nationalphilologien in Europa : 150 Jahre Erste Germanistenversammlung in Frankfurt am Main (1846-1996), Tübingen, Max Niemeyer Verlag, 1999, p. 411-424. 

 

Christophe Prochasson, « L’"Affaire" Andler / Jaurès : une analyse de controverse », Jean Jaurès. Cahiers trimestriels, juillet-septembre 1997, n° 145, p. 45-62.

 

Pascale Gruson, « Charles Andler (1866-1933) : Begründer der modernen französischen Germanistik », in Gerhard Sauder (dir.), Germanisten im Osten Frankreichs (Annalies Universitatis Saraviensis, Bd. 19), St. Ingbert, Röhrig Universitätsverlag, 2002, p. 23-40.  (Actes du colloque organisé le 27 mars 2000 à Saarbrücken)

 

Antoinette Blum, "Charles Andler", in Christoph König (dir.), Internationales Germanistenlexikon, Bd. 1, Berlin/New York, Walter de Gruyter, 2003, p. 35-38.

 

Antoinette Blum, « Charles Andler et Lucien Herr : une correspondance », in Madeleine Rebérioux et Gilles Candar (dir.), Jaurès et les intellectuels, Paris, Les Éditions de l’atelier, Éditions ouvrières, 1994, p. 179-185. 

 

David Marc Hoffmann, Zur Geschichte des Nietzsche-Archivs : Chronik, Studien und Dokumente (Supplementa Nietzscheana, Bd. 2, dir. par Wolfgang Müller-Lauter et Karl Pestalozzi), Berlin/New York, Walter de Gruyter, 1991.

 

Kenneth G. Botsford, Restoring the Dialectic: Lucien Herr, Charles Andler, and the French Hegel, 1888-1934, University at Albany, Department of History, 2001.

 

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Charles Andler - Ajout: Daniel Lindenberg, "Andler et le séminaire Marx", in L'amitié Charles Péguy, 23e année, avril-juin 2000, p. 183-190. (JLP)

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Charles Andler - Ajout: Géraldi Leroy, "Andler, Jaurès, Herr, Péguy en 1913: la polémique sur la social-démocratie", in L'amitié Charles Péguy, 18e année, n°70, avril-juin 1995, p. 66-78. (JLP)

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Charles Andler - Ajout: Auguste Cornu, "La jeunesse de Karl Marx", in la pensée, juin 1979, n°205, p. 26-29. [Mauvais souvenirs d'étudiant de Charles Andler] (JLP)

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Charler Andler - Ajout: Hans Manfred Bock, "Das Elsaß als geistige Lebensform. Zur Bedeutung regionaler Identität und ihrer Repräsentanten (Charles Andler, Lucien Herr, Henri Lichtenberger) für Robert Minder", in Albrecht Betz und Richard Faber (éd.), Kultur, Literatur und Wissenschaft in Deutschland und Frankreich. Zum 100. Geburtstag von Robert Minder, Würzburg, Königshausen und Neumann, 2004, p. 61-76.

 

 

 

MAI 2020

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Hugues Rebell - Ajout:  Lire aussi Marius Boisson, Hugues Rebell intime, Paris, Marcel Seheur, 1930 et André Billy, "Hugues Rebell", in L'Œuvre, 1er juillet 1930. Et nouveau portrait.

 

  • OUTILS/PUBLICATIONS ET COMMUNICATIONS RECENTES SUR LA RECEPTION DE NIETZSCHE/Pistes de lecture - Ajout: Olivier Belin, Catherine Mayaux et Anne Verdure-Mary (dir.), Bibliothèques d'écrivains. Lecture et création, histoire et transmission, Rosenberg et Sellier, 2019. (ouvrage issu d’un séminaire du laboratoire Lexiques, Textes, Discours, Dictionnaires (LT2D) de l’Université de Cergy-Pontoise et d’un colloque co-organisé avec la Bibliothèque nationale de France en 2014)

 

  • OUTILS/PUBLICATIONS ET COMMUNICATIONS RECENTES SUR LA RECEPTION DE NIETZSCHE/Approches philosophiques - Ajout: Andreas Urs Sommer, Nietzsche und die Folgen, Stuttgart, J.B. Metzler, 2017, 2ème édition augmentée, 2019. Voir particulièrement: Fake Nietzsche (p. 197-224)

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Jean Wahl - Ajout: Lire: Oriane Petteni, "La philosophie française postmoderne et les inventions narratives du roman moderniste américain: Pour une réévaluation de l’influence de Jean Wahl", Symposium, 2019.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Daniel Halévy - Ajout: Voir par exemple le compte-rendu par René Gerin dans L'Œuvre, 22 juillet 1944, p. 2.

 

 

 

AVRIL 2020

  

  • OUTILS - Ajout: Nietzsche à la Bibliothèque Nationale et à la Bibliothèque de la Sorbonne (1936)

 

  • ACCUEIL - Changement du titre: Nietzsche et la France

 

  • OUTILS - Ajout: Charles Andler, Nietzsche et Henri Bergson. Les volumes de Nietzsche, sa vie et sa pensée (1920-1931) dédicacés à Henri Bergson voir. Ajouts également dans Charles Andler et dans Henri Bergson

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Thierry Maulnier - Ajout: image de la dédicace d'un exemplaire de Nietzsche, réédité en 1943: "A Mademoiselle Geneviève Leiris ce livre de jeunesse, que l'auteur juge un peu vieilli".

 

 

 

MARS 2020

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Charles Andler - Ajout: Daniel Lindenberg, "Herr, Andler, Sorel. Trois intellectuels décomposent le marxisme", in Georges Sorel, Paris, L'Herne, 1986.

 

  •  PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Georges Sorel - Ajout: Voir aussi: Propos de Georges Sorel, recueillis par Jean Variot (Paris, Gallimard, 1935)

 

FEVRIER 2020

  

  • OUTILS/COMMUNICATIONS ET PUBLICATIONS RECENTES/Approches philosophiques - Ajout: Wilson Frezzatti Jr., Nietzsche e a psicofisiologia francesa do século XIX, São Paulo, Humanitas, 2019.

 

 

  • OUTILS/COMMUNICATIONS ET PUBLICATIONS RECENTES/Approches philosophiques - Ajout: Andreas Urs Sommer, Was bleibt von Nietzsches Philosophie?, Berlin, Duncker & Humblot, 2018.

 

 

  • OUTILS/COMMUNICATIONS ET PUBLICATIONS RECENTES/Approches philosophiques - Ajout: Jacques-Olivier Bégot, «“Wir Heimatlosen” : Nietzsche à la croisée des chemins», Études germaniques, vol. 70/4 (2015), p. 591-604.

 

 

  • OUTILS/COMMUNICATIONS ET PUBLICATIONS RECENTES/Approches philosophiques - Ajout: Marc de Launay, « Heideggers Nietzsche und seine Rezeption in Frankreich », in Heidegger und Nietzsche, Heidegger-Jahrbuch 2, Fribourg-Munich, Karl Alber, 2005, p. 363-372.

 

 

  • OUTILS/COMMUNICATIONS ET PUBLICATIONS RECENTES/Approches philosophiques - Ajout: « Nietzsche-Critique ». Nietzsche et la philosophie sociale. „Nietzsche-Kritik’’. Nietzsche und Sozialphilosophie, colloque organisé avec le soutien du CIERA dans le cadre des colloques juniors et du Centre de recherches en philosophie allemande et contemporaine de l’Université de Strasbourg, 14 février 2020 à Strasbourg. (programme)

 

 

  • OUTILS/COMMUNICATIONS ET PUBLICATIONS RECENTES/Approches philosophiques - Ajout: Olivier Agard, "Autour de la réception de Jean-Marie Guyau en Allemagne", in Olivier Agard, Gerald Hartung et Heike Koenig (éd.), Die Lebensphilosophie zwischen Frankreich und Deutschland / La philosophie de la vie entre la France et l'Allemagne, Studien zur Geschichte und Aktualität der Lebensphilosophie / Études sur l'histoire et l'actualité de la philosophie de la vie, Baden-Baden, Ergon Verlag, 2018, p. 87-106.

 

 

  • OUTILS/COMMUNICATIONS ET PUBLICATIONS RECENTES/Approches philosophiques - Ajout: Jean-Marie Guyau et ses contemporains: colloque international (22-23 mars 2018) organisé par l'Université Paris 8 et son laboratoire d’études et des recherches « Logiques contemporaines de la philosophie », avec le Département de philosophie de l’université autonome de Barcelona, l’Université de Modène-Reggio Emilia et l’ENS-Pisa. Plusieurs interventions sur Nietzsche: le programme

 

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Jean Guéhenno - Ajout: « Dirai-je ce qu'était le ciel poétique de ces années, d'après quels astres nous nous orientions, Barrès, Gide, Jaurès, Romain Rolland, et cette plus lointaine étoile, au feu dur et exaltant, Nietzsche ? Il me semble maintenant que tous ces maîtres, si divers par les idées, avaient tous pour nous la même voix." (Journal d'un homme de quarante ans, 1934)

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Charles Andler - Ajout: Sur les relations entre Charles Andler et Charles Péguy, voir Philippe Bedouret, Barrès, Maurras et Péguy face au germanisme (1870-1914), thèse de l'Ecole pratique des hautes études sous la direction de Jacques Le Rider, 2005

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Charles Andler -Ajout: voir la belle préface de Marc de Launay à Gaétan Picon, Nietzsche. La vérité de la vie intense, Paris, Hachette, 1998.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Valentine de Saint-Point - Ajout: Bibliographie

 

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Charles Andler -Ajout: Hans Manfred Bock, "Charles Andler und Henri Lichtenberger: zwei divergierende Wege der französischen Germanistik im 20. Jahrhundert? Charles Andler et Henri Lichtenberger: deux voies divergentes de la germanistique française du XXe siècle ?", conférence prononcée le 23 novembre 2011 lors du colloque international "France-Allemagne au XXe siècle. La production d'un savoir scientifique sur l'autre 2. Les spécialistes universitaires de l'Allemagne et de la France au XXe siècle", 23-25 novembre 2011, MSH Lorraine et Université Paul Verlaine-Metz.  

 

Graphique 2: Le nombre de lettres choisies par année

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Frédéric Rauh - Ajout: Voir Robert Junod, Frédéric Rauh: essai de biographie intellectuelle, Genève, A. Jullien, 1932 et Christophe Prochasson, "Frédéric Rauh, le socialisme, la réforme et la morale", in Mil neuf cent. Revue d’histoire intellectuelle, 30, 2012, p.39-53.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Charles Andler -Ajout: Voir la longue préface de Christophe Prochasson sur Charles Andler dans Charles Andler, La civilisation socialiste (1910), Lormont, le Bord de l'eau, 2010.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Charles Andler - Ajout: Documents sur la proposition française (dont Charles Andler) d'attribuer à Karl Kraus le Prix Nobel

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Victor Delbos - Ajout:  Voir Jean-Louis Vieillard-Baron, "Delbos et Bergson, un spiritualisme nouveau", in Revue philosophique de la France et de l'étranger, t. 141, 3,  2016, p. 373-380.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Victor Basch - Ajout: Egalement: Pascale Gruson et F. Basch, L. Crips (dir.), Victor Basch. Un intellectuel cosmopolite, Paris, Berg international, 2000.

 

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/1930/les articles - Ajout: Anonyme, "Nietzsche en France: l'influence de Nietzsche sur la pensée française, par Geneviève Bianquis", in Revue de métaphysique et de morale, t. 37, n°1, janvier-mars 1930, supplément, p. 9-10. [L.V.] Modifications liées dans les écrits et 1930.

 

 

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Charles Andler - Ajout: Jacques Meine, Edmond Vermeil, le germaniste (1878-1964). Du Languedocien à l’Européen,  Actes du Colloque international tenu à Congénies (Gard) et à Nîmes sous l'égide de l'Association Maurice Aliger sous la direction de Jean-Marc Roger (†) et Jacques Meine, les 1er et 2 octobre 2011, Paris, L’Harmattan, 2012. Contient un inédit d'Edmond Vermeil, « Souvenirs d'enfance et de jeunesse », p. 89-165. (en ligne)

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Edmond Vermeil - Ajouts: Jacques Meine, Edmond Vermeil, le germaniste (1878-1964). Du Languedocien à l’Européen,  Actes du Colloque international tenu à Congénies (Gard) et à Nîmes sous l'égide de l'Association Maurice Aliger sous la direction de Jean-Marc Roger (†) et Jacques Meine, les 1er et 2 octobre 2011, Paris, L’Harmattan, 2012. Contient un inédit d'Edmond Vermeil, "Souvenirs d'enfance et de jeunesse ", p. 89-165. (en ligne)

 

Lire: Katja Marmetschke, Feindbeobachtung und Verständigung. Der Germanist Edmond Vermeil (1878-1964) in den deutsch-französischen Beziehungen, Böhlau Verlag, Köln, Weimar, Wien, 2008.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Edmond Vermeil - Suppression du "Dossier" (page personnelle inaccessible)

 

  • OUTILS/Ajout: graphique 3: Principales victimes de la sélection (Nietzsche, Dernières lettres, hiver 1887-hiver 1889, traduction, présentation et notes par Yannick Souladié, Paris, Editions Manucius, 2011)

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Adrien Veber - Ajout: indications biographiques

 

 

  • OUTILS/PUBLICATIONS ET COMMUNICATIONS RECENTES/Approches philosophiques - Ajout: Clément Bertot et Jean Leclercq (dir.), Nietzsche et la phénoménologie. Entre textes, réceptions et interprétations, Paris, Garnier, 2019.

 

  • OUTILS/ Ajout: Friedrich Nietzsche, une pathobiographie basée sur une revue systématique de la littérature (2019)

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Emile Durkheim - Ajout:  Dominique Merllié, « ‪Correspondance d’Émile Durkheim avec Lucien Lévy-Bruhl‪ », in Revue européenne des sciences sociales, 2017/2 (55-2), p. 105-168.

Ajout également dans Lucien Lévy-Bruhl.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Geneviève Bianquis - Correction: "Nietzsche, ses précurseurs et sa doctrine, par Charles Andler", in Revue de synthèse historique, tome 36, n°10, décembre 1923, p. 117-134 (au lieu de 177-134). Correction dans 1923.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Charles Andler - Ajout: Geneviève Bianquis, "Quelques souvenirs sur Charles Andler", in Etudes germaniques, n°1, janvier-mars 1946. Ce numéro contient une bibliographie de ses œuvres.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Félix Bertaux - Ajout: Souvenir de Pierre Bertaux: "Un de mes premiers souvenirs d’enfance — je devais avoir cinq ans —c’est mon père parlant à table de Nietzsche, sur lequel il avait entrepris une thèse. Ce nom était pour moi celui d’un ami de la famille, je ne l’avais encore jamais vu, mais j’aurais trouvé tout natu­rel qu’il vienne partager notre dîner." cf. Pierre Bertaux, Mémoires interrompus, Paris,  Presses Sorbonne Nouvelle, 2000 (Chapitre 2)

 

 

JANVIER 2020

  

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Charles Andler - Ajout: Un projet de recherche sur Charles Andler vient de démarrer au Centre canadien d'études allemandes et européennes dirigé par Martine Béland (2019, Montréal)

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Charles Andler - Ajout: Daniel Lindenberg, "Un maître des études germaniques malgré lui", in Préfaces, 13, mai-juin 1989, 89-92.

Ernest Tonnelat, "Ch. Andler philosophe", in Revue Philosophique de la France et de l'Etranger, t. 124, N° 9/10, septembre-octobre 1937, p. 59-79

 

  • ETAT DES LIEUX/Weimarer Nietzsche Bibliographie - Changement du lien qui n'était plus valide. De même dans OUTILS/Quatre bibliographies.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Georges Sorel - Ajout: Pierre-André Taguieff, "Violence, utopie, décadence. Entre Sorel et Freund", étude ayant servi de base à une communication faite au colloque international « Penser le conflit avec Julien Freund », Université de Strasbourg (CNRS, EHESS, Sciences Po-Paris/CEVIPOF), Misha, 11-12 mars 2010.

 

 

Voir aussi Don Longo, La philosophie de Nietzsche et le mouvement socialiste français (1890-1914).

Christophe Prochasson, « Sur la réception du marxisme en France : le cas Andler (1890-1920) », in Revue de synthèse, n° 1, janvier-mars 1989.

Lire Jacques Viard, « Une lettre inconnue de Charles Andler à Charles Péguy en 1913 », in Revue d’histoire moderne et contemporaine, tome 19, n°3, Juillet-septembre 1972, p. 498-509.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Charles Andler - Ajout: Voir aussi Gilles Candar, « Une lettre d'Andler sur les œuvres de Jaurès. Une polémique qui ne passe pas... », in Cahiers Jaurès, 2004/1, n° 171, p. 49-55.

 

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Charles Andler - Ajout: Des extraits de lettres de Charles Andler à Bernard Lazare sont publiées en 1933 dans Les Nouvelles littéraires.

 

  • TRADUCTIONS DE NIETZSCHE/1892-1897 - Ajout: NIETZSCHE, « De la chasteté », in Le Thyrse, tome 2, n°1, octobre 1897, p. 23-24. Traduit par Henri Albert.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Marie-Anne Cochet - Ajout: En 1905, elle publie un poème dans Le Thyrse et une comédie en vers: Au clair de la Lune (aux éditions de la Revue du Languedoc, Lamalou-les-Bains). Française réfugiée à Genève pendant la première guerre mondiale, Marie-Anne Cochet est dans les années 20 professeur à Bruxelles où elle se sent "en exil". Elle adresse six lettres à Emile Meyerson entre 1924 et 1927 (d'après Lettres françaises, 2009, p. 273). En 1925, elle publie un ouvrage récompensé par l'Académie des Sciences morales et politiques: Essai sur l'emploi du sentiment religieux comme base d'autorité politique (du 3e au 20e siècle), avec une préface de Paul Decoster, professeur de philosophie à l'Université libre de Bruxelles, président de la Ligue Belge pour la Défense des Droits de l'Homme et du Citoyen. . Presses universitaires de France, Paris, 1925.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Robert de Traz - Ajout: Sur les relations de Robert de Traz avec Nietzsche et Gide, lire: Jean-Pierre Meylan, La Revue de Genève miroir des lettres européennes 1920-1930, Genève, Droz, 1969.

 

  • OUTILS/Aperçus des publications et contributions récentes/Pistes de lecture - Ajout: Charles Braverman, Kant, philosophe français du XIXe siècle : entre science, philosophie et épistémologie, thèse de doctorat en philosophie de l'Université de Lorraine, 2017, sous la direction de Christophe Bouriau et de Philippe Nabonnand.

 

  • OUTILS/Aperçus des publications et contributions récentes/Pistes de lecture - Ajout: Laurent Fedi, Kant, une passion française, 1795-1940, Hildesheim, Georg Olms Verlag, 2018.

 

  • OUTILS/Aperçus des publications et contributions récentes/Approches historiennes -  Ajout: Philippe Bedouret, Barrès, Maurras et Péguy face au germanisme: 1870-1914, thèse de doctorat en histoire contemporaine, sous la direction de Jacques Le Rider, 2005.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Jules de Gaultier/"Nietzsche et la vertu des contraires, in Mercure de France, 1912 - Ajout: [A vérifier]

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Léon Brunschvicg - Ajout: A lire: Léon Brunschvicg, Agenda retrouvé 1892-1942, Paris, Editions de Minuit, 1948. 

 

  • OUTILS/Aperçus des publications et contributions récentes/Approches historiennes -  Ajout: Florence Heim, Abel Gance et Friedrich Nietzsche: surmonter la connaissance du tragique (1914-1930), Mémoire final de Master 2, Etudes cinématographiques et audiovisuelles, sous la direction de Laurent Véray, 2018. En préparation: La culture cinématographique muette française sous le prisme du nietzschéisme, sous la direction d'Eric Alliez.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Elie Faure - Ajout: Consulter: Coralie Truffet, Thèmes et motifs nietzschéens dans l'esthétique d'Elie Faure, thèse de l'Ecole du Louvre, 2017. (JLP)

 

  • OUTILS/Aperçus des publications et contributions récentes/Approches historiennes -  Ajout: Coralie Truffet, Thèmes et motifs nietzschéens dans l'esthétique d'Elie Faure, thèse de l'Ecole du Louvre, 2017. (JLP)

 

  • OUTILS/Aperçus des publications et contributions récentes/Approches historiennes -  Ajout: Laurent Robert, "La tentation du roman à thèse chez Daniel Lesueur" in Andrea Del Lungo, Brigitte Louichon (dir.), La Littérature en bas-bleus. Romancières en France de 1870 à 1914, Tome III, Romancières en France de 1870 à 1914, Classique Garnier, Paris, 2017, p. 145-155.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Daniel Lesueur - Ajout: Récent: Laurent Robert, Situations de Nietzschéenne, communication à l'Association des Amis de Daniel Lesueur, Paris, 12 mars 2016 (JLP) et Laurent Robert, De La Ville noire à Nietzschéenne : l’utopie sociale chez George Sand et Daniel Lesueur, communication au colloque "George Sand et ses consoeurs : la femme artiste et intellectuelle au XIXe siècle" (Università degli Studi di Verona, du 29/06/2015 au 01/07/2015). A lire: Laurent Robert, "La tentation du roman à thèse chez Daniel Lesueur" in Andrea Del Lungo, Brigitte Louichon (dir.), La Littérature en bas-bleus. Romancières en France de 1870 à 1914, Tome III, Romancières en France de 1870 à 1914, Classique Garnier, Paris, 2017, p. 145-155.

 

  • OUTILS/Aperçus des publications et contributions récentes/Approches historiennes -  Ajout: Laurent Robert, Situations de Nietzschéenne, communication à l'Association des Amis de Daniel Lesueur, Paris, 12 mars 2016. (JLP)

 

  • OUTILS/Aperçus des publications et contributions récentes/Approches historiennes -  Ajout: Laurent Robert, De La Ville noire à Nietzschéenne : l’utopie sociale chez George Sand et Daniel Lesueur, communication au colloque "George Sand et ses consoeurs : la femme artiste et intellectuelle au XIXe siècle" (Università degli Studi di Verona, du 29/06/2015 au 01/07/2015).

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Ernest Seillière - Ajout: Lire Silvin Le Goff, Parcours et pensée d'un intellectuel français de la première moitié du 20ème siècle : Ernest Seillière (1866-1955) : l'incarnation nouvelle de la figure du médiateur dans le champ intellectuel, thèse de doctorat en histoire contemporaine, sous la direction de Didier Musiedlak., 2017. (JLP)

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Gabriel Marcel - Ajout: lire Paulo Alexandre Marcelino Malafaia, Gabriel Marcel et a morte de deus, thèse de philosophie, Rio de Janeiro, 2017. (JLP)

 

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Robert de Traz/ "Nietzsche et les hauteurs", in Revue de Genève, décembre 1924, p. 385-395 - Ajout: L'étude est reprise dans Essais et analyses, Paris, Crès, 1926 (JLP)

 

 

 

 

DECEMBRE 2019

 

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Victor Basch - Ajout: Lire C. Trautmann-waller, "Victor Basch : l’esthétique entre la France et l’Allemagne", in Revue de Métaphysique et de Morale, 2002/2, n° 34, p. 77-90.

 

 

 

 

  • CONTACT - Ajout d'Yves Méra, petit-fils d'Edouard Méra.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Capitaine Méra - Ajout d'indications biographiques et de photographies fournies par son petit-fils, Yves Méra.

 

  • PUBLICATIONS SUR NIETZSCHE/Yves Le Dantec - Correction: l'auteur est Félix Le Dantec. (Merci à JLP pour cette correction) Photographie et indications biographiques: Breton. Philosophe des sciences, Félix Le Dantec est ... Corrections dans Recherche par auteur, ouvrages 1906, Tout 1906. Ajout de l'éditeur: Flammarion.

 

  • OUTILS/Aperçus des publications et contributions récentes/Approches historiennes - Correction du nom et du titre concernant Wilson Antonio Frezzatti junior, 2012 (Merci à JLP pour cette correction) Suppression du lien (défaillant)

 

  • TRACES ORALES/conférences 1869-1900 - Ajout - Conférence prononcée par le révérend curé de Lucerne, M. Wassmer, le dimanche 4 novembre 1900 après-midi, au Casino, Zurich III, lors de la XVIe assemblée cantonale des catholiques zurichois. Avec les ajouts correspondants dans Lieux de paroles et Aperçu par auteur.

 

  • TRACES ORALES/Ajout: Conférences 1911-1912 avec les ajouts correspondants dans Lieux de paroles et Aperçu par auteur.

 

  • TRACES ORALES/Noms - Ajout: Mécislas Golberg 1901 (Merci à JLP pour cette information)

 

  • TRACES ORALES/Lieux de parole - Ajout: Café Voltaire (Paris)

 

  • TRACES ORALES/Conférences 1901-1902 - Ajout:  Conférence sur Nietzsche de Mécislas Golberg, donnée le 20 mai 1901 à 20h30 au Café Voltaire, place de l'Odéon (Paris) 

 

  • OUTILS/Aperçus des publications et contributions récentes/Approches historiennes - Ajout: Un théâtre dionysiaque. Nietzsche dans le théâtre français du XXe siècle, d'Antonin Artaud à Jean Vauthier, thèse soutenue en 2015, sous la direction de Jeanyves Guérin (Paris).

 

  • OUTILS/Aperçus des publications et contributions récentes/Approches historiennes - Ajout: "Les passeuses: un moment féministe dans les transferts culturels des idées nietzschéennes", contribution au XIIIe Congrès international du GIRN, jeudi 5 décembre 2019 à 9h30, Université catholique de Louvain. (programme)

 

  • BREVES - Ajout: Nietzsche et l'Europe, XIIIe Congrès international du GIRN: 3-5 décembre 2019, Université catholique de Louvain (programme)  avec une intervention sur l'"héritage" de Nietzsche.

 

  • OUTILS/Aperçus des publications et contributions récentes/Approches historiennes - Ajout: Louis Pinto, "Le sociologue face à l'histoire de la philosophie", in Vincent Citot (dir.), Problèmes épistémologiques en histoire de la philosophie